Bienvenue à Sott.net
jeu., 27 avr. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
Carte

Comet

Deux nouvelles comètes découvertes les 14 et 16 janvier 2013

Deux nouvelles comètes ont été découvertes durant ce mois de janvier, une dont le passage au périhélie se fera le 30 juin 2013 (au même moment que la pluie de météores des Bootides de juin), et le second le 13 décembre 2013, date de la pluie d'étoiles filantes des Ursides.

© Inconnu
P/2013 AL76 (Catalina)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde, découvert le 14 Janvier 2013 par J. A. Johnson et R. E. Hill dans le cadre du Catalina Sky Survey, a montré des caractéristiques cométaires au cours des observations de suivi effectuées par G. Hug (Sandlot Observatory, Scranton), P. Ruiz (ESA Optical Ground Station, Tenerife), P. Birtwhistle (Great Shefford), Hidetaka Sato (via iTelescope Observatory, Mayhill), et J. V. Scotti (LPL/Spacewatch II).

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2013 AL76 (Catalina) indiquent un passage au périhélie le 13 Décembre 2013 à une distance d'environ 2 UA du Soleil, et une période d'environ 15,8 ans.
Minor Planet Center (MPEC 2013-B77)
Scully CFA Harvard
JPL Nasa

Magnify

Stockage de données dans de l'ADN, des chercheurs britanniques réitèrent l'expérience

Se servir de l'ADN pour stocker des données, c'est possible et c'est même ce que vient de faire une équipe de chercheurs britanniques de l'Université de Cambridge. Dans un article publié par la prestigieuse revue Nature, ils assurent être parvenus à encoder numériquement dans de l'ADN plusieurs objets dont une publication scientifique, une photo, mais aussi un sonnet de Shakespeare ainsi qu'une partie du célèbre discours de Martin Luther King, I Have A Dream.

Selon eux, la molécule aurait une capacité de stockage tellement puissante qu'ils estiment pouvoir conserver les données équivalentes à un demi-million de DVD, soit deux petaoctets, dans un seul gramme de cette matière. Les chercheurs affirment encore que l'ADN offre une garantie de stockage sur plusieurs milliers d'années, la preuve, on récupère de l'ADN de mammouth encore intact aujourd'hui.

Cult

La religion ne fait pas aimer son prochain

© Inconnu

« Aime ton prochain comme toi-même ». Est-ce que la religion fait en sorte que les gens sont plus gentils, avenants et confiants ? D'après une étude, cela ne semble pas être manifeste.

Ce que suggère l'étude, c'est surtout un effet intra-groupe. Les fidèles semblent plus coopératifs et moins centrés sur eux-mêmes lorsqu'ils sont en contact avec les personnes qui ont la même foi. Évidemment, cette étude issue de l'université de Nottingham va provoquer des controverses. Elle a été menée pour le compte du gouvernement afin de déterminer le rôle de la religion dans la vie publique.

Elle s'est portée sur des Malaisiens qui avaient différentes croyances religieuses. Il s'agissait d'une série de tâches qui impliquent le partage d'argent avec d'autres participants. Il y avait des chrétiens, hindous, musulmans, bouddhistes et athées. On a remarqué durant les jeux qu'il y avait peu de différences entre les niveaux de coopération et de générosité lorsque les gens ne savaient rien des croyances des autres et lorsqu'ils apprenaient qu'ils appartenaient à d'autres croyances. En revanche, dès qu'on leur disait que la personne en face était « du même bord », les volontaires faisaient bien plus confiance et faisaient preuve de davantage de générosité avec l'argent.

C'est triste, mais la religion ne semble pas modifier pas le comportement des gens en général. Cela affecte seulement la diversité des relations avec les autres.

Pi

Mère porteuse pour bébé Néandertal : une erreur de traduction !

© TF1/LCI
Après le séquençage du génome de Néandertal, une étude révèle des croisements avec les hommes et lève le voile sur des traits génétiques uniques à l'homme dans l'évolution.

Tous les médias ont cru en ce jeune chercheur anglais qui cherchait à ressusciter l'homme de Néandertal. Il s'agissait en fait d'une erreur de traduction faite depuis son interview au magazine allemand Der Spiegel.

Un projet fou a rapidement fait le tour de la Toile et des médias mercredi : un professeur anglais enseignant la génétique à Harvard voudrait reconstituer l'ADN de l'homme de Néandertal, une espèce éteinte il y a près de 33 000 ans. Mais l'information est erronée et vient d'une erreur de traduction faite par The Independent.

Interviewé par le magazine allemand Der Spiegel, George Church expliquait en réalité qu'il est « théoriquement possible » qu'un jour nous puissions cloner un homme de Néandertal, dont le génome a été décodé en 2009. La méthode : récupérer l'ADN sur des os fossilisés, l'intégrer dans une cellule souche humaine et cloner ensuite le résultat.

Mais il faudrait, pour cela, commencer par créer une femme Néandertal, qui puisse recevoir ensuite des foetus et accoucher d'eux... Le journal anglais a donc mal interprété ses dires. D'autant plus que le scientifique, mettant fin mardi aux rumeurs dans le Boston Herald, a précisé qu'il était lui-même opposé à un tel projet.

Nebula

Mettre le feu à l'obscurité

Une nouvelle image du télescope APEX (Atacama Pathfinder Experiment) au Chili, montre une vue magnifique de nuages de poussière cosmique dans la région d'Orion. Alors que ces nuages interstellaires denses semblent sombres et obscurs sur les observations en lumière visible, la caméra LABOCA d'APEX peut détecter le rayonnement de chaleur de la poussière et révéler l'emplacement caché où se forment les nouvelles étoiles. Mais l'un de ces nuages sombres n'est pas ce qu'il semble être.

© ESO/APEX (MPIfR/ESO/OSO)/T. Stanke et al./Digitized Sky Survey 2
Dans l'espace, les nuages denses de gaz et de poussière cosmique sont les lieux de naissance des nouvelles étoiles. En lumière visible, cette poussière sombre et opaque cache les étoiles qui se trouvent derrière. Ces nuages sont si occultant que, quand l'astronome William Herschel observa l'un d'entre eux dans la constellation du Scorpion en 1774, il pensa qu'il s'agissait d'une région du ciel vide d'étoiles et l'on dit qu'il se serait exclamé, « Ma parole, il y a un trou dans le ciel à cet endroit ! » [1]

Afin de mieux comprendre la formation des étoiles, les astronomes ont besoin de télescopes qui peuvent observer dans de plus grandes longueurs d'onde comme les longueurs d'onde submillimétriques dans lesquelles les sombres grains de poussière brillent plutôt que d'absorber la lumière. APEX, sur le plateau de Chajnantor dans les Andes chiliennes, est la plus grande antenne submillimétrique en service dans l'hémisphère sud et ce télescope est idéal pour étudier la naissance des étoiles.

Fireball 4

Les astéroïdes attisent les convoitises

© DR

Les astéroïdes potentiellement riches en métaux précieux ou en eau, sous forme de glace, attisent les convoitises d'investisseurs aux Etats-Unis.

Une deuxième société en moins d'un an a annoncé mardi son intention d'exploiter cette manne céleste que sont les astéroides.

Deep Space Industries prévoit de lancer à partir de 2015 une flotte de sondes pour prospecter et exploiter des astéroïdes croisant à proximité de la Terre. « Utiliser les ressources se trouvant dans l'espace est la seule façon de pouvoir assurer un développement spatial durable », estime le directeur général de l'entreprise, David Gump.

« On découvre plus de 900 nouveaux astéroïdes passant près de la Terre chaque année et ces objets peuvent être aussi importants pour les activités spatiales de ce siècle que l'ont été les gisements de minerais de fer du Minnesota pour l'industrie automobile de Detroit au XXe siècle », explique-t-il dans un communiqué.

Galaxy

La Terre a été bombardée par des rayons gamma au VIIIe siècle

Image

Cet événement a eu lieu entre 3 000 et 12 000 années lumière du soleil Crédit ESO.
Ce flash serait dû à la fusion de deux trous noirs ayant envoyé des rayons sur la terre au 8ème siècle.

Il y a 1 300 ans, la Terre a été frappée par de mystérieux rayons cosmiques. C'est en tout cas la conclusion à laquelle sont arrivés des chercheurs japonais en juin dernier pour expliquer la trace de rayonnement inscrite dans les anneaux de troncs d'arbres. Le chercheur Fusa Miyake et ses collègues de l'université de Nagoya, qui ont daté l'événement mystérieux à l'année 774 ou 775, ont analysé le carbone 14 (une variété radioactive de carbone qui se forme lorsque les rayons cosmiques traversent les atomes de l'atmosphère terrestre) contenu dans les anneaux de croissance de deux cèdres du Japon (Cryptoméria).

L'équipe nippone a mis en évidence une forte et brusque hausse du taux de carbone 14, d'environ 1,2 %, une augmentation environ 20 fois supérieure aux variations attribuées aux changements de l'activité du Soleil. Ces données correspondaient avec d'autres relevés déjà réalisés sur des arbres d'Amérique du Nord et d'Europe.

Nebula

Un filament de quasars de quatre milliards d'années-lumière

Une équipe internationale d'astronomes a débusqué dans un catalogue récent ce qui semble être le plus grand groupe de quasars connu. S'étendant sur quatre milliards d'années-lumière, cette grande structure est quelque peu problématique pour le modèle cosmologique standard, qui repose sur l'hypothèse de l'homogénéité du cosmos observable à grande échelle.

Les équations de la relativité générale d'Einstein forment un système non linéaire de dix équations aux dérivées partielles hyperboliques. Inutile de dire qu'elles sont notoirement difficiles à résoudre. À tel point que c'est en général impossible, sauf si l'on suppose que l'on peut faire certaines hypothèses simplificatrices, souvent en utilisant des symétries présentes dans le système physique étudié.

Un bon exemple est celui de la théorie des trous noirs, où il suffit de demander que la solution des équations d'Einstein décrive une étoile statique, à symétrie sphérique avec un horizon des événements, pour tomber rapidement sur la solution de Schwarzschild.

Fireball 5

Les comètes de 2013, les nouvelles et les « perdues et retrouvées »

Ce n'est pas deux comètes que nous aurons l'occasion de suivre durant l'année 2013, mais quatre, car deux ont été redécouvertes cette année après avoir « disparues ». Cette liste ne contient néanmoins pas la comète ISON qui devrait frôler le soleil en novembre 2013.

© Inconnu
P/2013 A2 (Scotti)

Une nouvelle comète a été découverte par J. V. Scotti sur les images CCD obtenues le 06 Janvier 2013 avec le télescope de 0,9-m f/3 du Steward Observatory, Kitt Peak. La nature cométaire de l'objet a été confirmée par les observations de J. V. Scotti et T. H. Bressi (LPL/Spacewatch II), et de celles de N. Howes et E. Guido obtenues le 08 Janvier via le Ritchey-Chretien de 2.0-m f/10.0 du Haleakala-Faulkes Telescope North, après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center. Peter Phelps (Hazelmere School, UK) a utilisé le Faulkes Telescope South un peu plus tard dans la journée pour aider à confirmer la nature de l'objet.

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2013 A2 (Scotti) indiquent un passage au périhélie le 16 Mai 2013 à une distance d'environ 1,9 UA du Soleil, et une période d'environ 10 ans.

Minor Planet Center (MPEC 2013-A45)

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 23 Février 2013 à une distance d'environ 2,1 UA du Soleil, et une période d'environ 8 ans.

Minor Planet Center (MPEC 2013-A85)
Scully Cfa Harvard
JPL Nasa
Remanzacco blogpost

P/2012 WA34 (Lemmon-PANSTARRS)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde a été découvert le 26 Novembre 2012 dans le cadre du Mt. Lemmon survey, répertorié comme tel sous la dénomination de 2012 WA34, et le 07 Janvier 2013 par l'équipe du programme de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System), quand des caractéristiques cométaires ont été notées par M. Micheli (Mauna Kea) lors d'observations de confirmation de l'objet après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center. Des observations supplémentaires de Pan-STARRS datant du 26 Septembre 2011 ont également été identifiées.

Les éléments orbitaux de la comète P/2012 WA34 (Lemmon-PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 24 Janvier 2013 à une distance d'environ 3,1 UA du Soleil, et une période d'environ 10,5 ans.

Minor Planet Center (MPEC 2013-A66)
Scully Cfa Harvard
JPL Nasa

P/2005 YQ127 = 2013 A3 (LINEAR)

La comète P/2005 YQ127 (LINEAR) a été retrouvée les 07 et 18 Janvier 2013 par Jim V. Scotti (LPL/Spacewatch II).
Découvert initialement le 28 Décembre 2005 par le télescope de surveillance LINEAR, et répertorié en tant qu'astéroïde sous la dénomination de 2005 YQ127, cet objet avait montré par la suite des caractéristiques cométaires. La comète P/2005 YQ127 (LINEAR), qui était passée au périhélie le 04 Novembre 2005 à une distance de 1,9 UA du Soleil, avait été observée pour la dernière fois le 19 Mars 2006.

Les éléments orbitaux de la comète P/2005 YQ127 = 2013 A3 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 05 Juin 2013 à une distance d'environ 1,9 UA du Soleil, et une période d'environ 7,58 ans.

Minor Planet Center (MPEC 2013-B18)
Scully Cfa Harvard
JPL Nasa

P/2006 K2 = 2013 B1 (McNaught)

La comète P/2006 K2 (McNaught), découverte initialement par Rob McNaught le 22 Mai 2006 dans le cadre du Siding Spring Survey et observée pour la dernière fois le le 20 Août 2006, a été retrouvée les 19 et 20 Janvier 2013 par J. V. Scotti (LPL/Spacewatch II).

Les éléments orbitaux de la comète P/2006 K2 = 2013 B1 (McNaught) indiquent un passage au périhélie le 02 Août 2013 à une distance d'environ 2,1 UA du Soleil, et une période d'environ 7,1 ans.

Minor Planet Center (MPEC 2013-B58)
Scully Cfa Harvard
JPL Nasa

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil
COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois
Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

Magnify

Un scientifique veut redonner vie à l'homme de Néandertal

Image
Il a la barbe bien fournie, l'air débonnaire et le sourire franc. En apparence, George Church n'a donc rien du savant fou. D'autant plus qu'à 58 ans, ce professeur de génétique à Harvard est l'un des pionniers d'une branche un peu particulière de la science: la biologie synthétique, dont le but est de recréer certains des organismes in vitro, grâce à de l'ADN.

Son nouveau dada, redonner vie, pourquoi pas, à l'homme de Néandertal. C'est ce qu'il explique dans une interview au magazine allemand Der Spiegel publiée le 18 janvier. D'après lui, et il est bien placé pour le savoir, les technologies dont nous disposons nous permettraient de cloner des membres de cette espèce d'homme disparue il y a environ 28.000 ans.

Lire et écrire de l'ADN sont des procédés désormais suffisamment rapides pour que cela ait lieu de son vivant, affirme-t-il. Seule ombre au tableau, il faudrait déjà savoir comment cloner des humains, mais aussi se l'autoriser. Néanmoins, Church estime que cela devrait être possible rapidement. Quant à la législation, si elle interdit le clonage humain dans certains pays comme l'Allemagne ou la France, il affirme que ce n'est pas le cas partout et n'exclut pas que les lois puissent changer.