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ven., 29 juil. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
Carte

Ark

Y a-t-il vraiment 100 milliards de neurones dans notre cerveau ?

© Golgi, 1885
Hippocampe

Le cerveau est un enchevêtrement de milliards de cellules, dont la plupart sont désespérément transparentes et dont les axones se mêlent et s'entremêlent tel un rassemblement de serpent en chaleur dans des milliers de piscines olympiques(...). Les compter est clairement un défi de taille alors d'où est sorti ce chiffre de « 100 milliards » ?

C'est une légère supputation combinée avec une bonne dose d'extrapolation éducative.
© Purkinje-Cajal
Cellule
Ce nombre, qui est maintenant estimé être plus proche des 86 milliards, est compliqué à obtenir par le fait que le cerveau contient beaucoup de cellules qui ne sont pas des neurones (comme les cellules gliales).

Le cerveau n'est pas non plus uniformément rempli de cellules nerveuses, avec des zones en contenant beaucoup plus que d'autres.

Les anciennes méthodes s'appuyaient sur des produits de contraste qui colorisaient de manière aléatoire, les cellules nerveuses contenues dans une fine tranche du cerveau (comme la méthode de Golgi illustrée en en-tête et dans l'image ci-contre : et dans l'image ci-contre : cellule de Purkinje par Santiago Ramón y Cajal .

Vous calculez le nombre dans la tranche entière, puis compter les tranches de différentes régions du cerveau, un peu de gymnastique mathématique en combinant les deux et vous obtenez une estimation de 100 milliards.

Camera

Un calamar géant filmé dans le Pacifique

Des scientifiques et des chaînes de télévision japonaise et américaine ont annoncé lundi avoir filmé pour la première fois un calamar géant par 900 mètres de fond dans l'océan Pacifique. L'animal mythique, de couleur argentée, a été filmé le 10 juillet dernier par une équipe du Musée scientifique national japonais en collaboration avec la chaîne de télévision publique japonaise NHK et la chaîne spécialisée Discovery Channel.

© AFP
Une image du calamar géant tirée de la vidéo
Le calamar géant, dont le nom scientifique est architeuthis, a été repéré par 630 mètres de fond par une équipe en sous-marin à environ quinze kilomètres à l'est de l'île de Chichi, dans le Pacifique nord. Le submersible avec trois personnes à bord dont Tsunemi Kubodera, du musée scientifique nippon, a suivi le géant jusqu'à 900 mètres de profondeur avant qu'il ne disparaisse dans les abysses.

La NHK a diffusé des images du calamar, dont le seul corps a été évalué à trois mètres de long. Sa longueur totale « a été estimée à huit mètres, en l'absence de ses deux principaux tentacules qui étaient sectionnés », a déclaré Tsunemi Kubodera. Ce dernier, qui n'a pas été en mesure d'expliquer la raison de cette mutilation, a indiqué que c'était la toute première fois qu'un calamar de cette taille avait été filmé dans son habitat naturel.

Kubodera avait déjà filmé un calamar géant en 2006 mais depuis un bateau de surface après avoir ramené le monstre en surface. Il faudra attendre le 27 janvier pour découvrir la vidéo.

Nebula

Un ado français remet en cause les théories d'Einstein

Image

La galaxie Andromède vue par le télescope spatial infrarouge américain Wise en février 2010. © JPL. Caltech / Sipa Press
C'est un lycéen strasbourgeois de 15 ans. Sa découverte lui vaut de faire la une du magazine scientifique britannique "Nature".

Avec son père astrophysicien anglais du CNRS et d'autres chercheurs, il a découvert qu'une grande partie des galaxies naines voisines de la galaxie géante Andromède effectue une rotation autour de cette dernière. Une théorie qui remet en cause "tout un pan de l'astrophysique moderne", a réagi fièrement sur RTL Rodrigo Ibata, père de Neil.

À la fin des vacances d'été, son père a voulu lui apprendre la programmation. "J'ai demandé à mon fils de programmer une modélisation des mouvements de ces galaxies naines et en un week-end, il a découvert qu'elle formait un disque qui tournait !" a expliqué Rodrigo Ibata dans le journal L'Alsace. Rodrigo Ibata et son équipe ont ensuite interprété les résultats pour en conclure que le placement des petites galaxies autour des grosses ne se fait pas de manière aléatoire.

Blue Planet

L'Himalaya doit encore craindre de redoutables séismes !

© Inconnu

Deux séismes particulièrement puissants ont touché l'Himalaya en moins de 700 ans. Ils ont laissé des traces géologiques insoupçonnées jusqu'à présent en surface. Cette découverte implique qu'il devrait encore en survenir d'autres à l'avenir... bien plus rapidement qu'on le pensait jusqu'à maintenant.

Les plaques tectoniques sont en mouvement perpétuel, se déplaçant de quelques centimètres par an dans une direction donnée. Les dorsales océaniques ou les rifts trahissent la présence de zones où les plaques s'écartent. En d'autres lieux, elles peuvent subduire ou entrer en collision, donnant alors naissance aux chaînes de montagnes. La chaîne de l'Himalaya est ainsi née de la rencontre entre la plaque indienne, qui remonte vers le nord à la vitesse de 4 à 5 cm par an, et la plaque eurasienne.

Une fraction de la poussée engendrée provoquerait depuis des millions d'années un coulissement irrégulier d'une partie de la structure lithosphérique indienne sous la plaque asiatique, entraînant au passage l'apparition d'importantes contraintes et donc l'accumulation d'énergie dans la croûte terrestre. Sa libération est très clairement perceptible par l'Homme, puisqu'elle donne naissance aux tremblements de terre. L'Himalaya fut ainsi touché par d'importants séismes (magnitudes comprises entre 7,8 et 8,5) en 1897, 1905, 1934 et 1950. Problème : aucune rupture de faille n'a été observée en surface, ce qui signifierait que de l'énergie est toujours accumulée sous terre. Un séisme encore plus puissant pourrait donc survenir.

Chalkboard

On sait mieux comment les fœtus deviennent des mâles ou des femelles

© DR

Des chercheurs de l'Université de Genève publient une découverte sur la détermination sexuelle.

Le mystère de la naissance est un peu moins épais grâce à des chercheurs de l'Université de Genève. Ceux-ci viennent de publier dans la revue PLos Genetics une découverte sur la détermination sexuelle des embryons. En clair, on comprend mieux comment le fœtus devient un mâle ou une femelle. Cela permettra une meilleure prise en charge des cas d'ambiguïté sexuelle, problème qui touche environ un nouveau-né sur 3 000.

On sait que chez les mammifères, le développement sexuel commence dès la conception, quand le spermatozoïde transmet à l'ovule un chromosome X ou Y qui va déterminer le sexe de l'embryon à venir. Ce que l'on comprenait moins bien jusque-là, c'est comment, au-delà de sept semaines de gestation, ce sexe génétique contrôle la formation d'ovaires ou de testicules, qui sont responsables de la sécrétion d'hormones nécessaires à la féminisation ou masculinisation du fœtus.

Snakes in Suits

Un professeur autrichien veut exterminer ceux qui ne croient pas au réchauffement climatique

Image
L'obsession de certains par le réchauffement climatique dépasse toutes les bornes de l'imaginable. Un professeur autrichien vient d'écrire un long réquisitoire pour demander la peine de mort contre tous ceux qui doutent du réchauffement climatique.

Ce gauchiste convaincu commence par dire qu'il est normalement contre la peine de mort. Il cite l'exemple de tueurs de masse comme Breivik et explique que même pour eux, il serait contre la peine de mort [source]

Il explique aussi qu'il sait que certaines théories avancées sont fausses ou exagérées, par contre, si elles ont la moindre chance de se réaliser, il faudrait les prendre aux sérieux et commencer par exterminer tous ceux qui en doutent. A propos de chance, il fait un calcul probabilistique rapide qui prouve que ce professeur devrait revenir au lycée. Tenez-vous bien : « si dix millions de personnes peuvent mourir avec une probabilité de 10%, c'est comme si un million de personnes allaient mourir avec une probabilité de 100% ».

Donc si je lance un dé, j'ai 1 chance sur 6 de tomber sur le chiffre 6. Mais 2 chances sur 6 de tomber sur le chiffre 3. Et donc 6 chances sur 6 (fait certain) de tomber sur 1. Et ca veut déjà exterminer du monde. C'est avec ce genre de « science » que ce dogme est entretenu.

Mars

Une météorite martienne unique par sa richesse en eau

Une météorite martienne de 2,1 milliards d'années découverte récemment diffère de toutes les autres issues de la planète rouge mais s'avère très proche des roches de surface analysées par les véhicules de la NASA sur Mars.

© EPA
Elle a été nommée NWA (Northwest Africa) 7034 et surnommée « Beauté noire » (Black Beauty).
Une étude d'un an de Carl Agee et ses collègues révèle que la météorite s'est formée au début de la période Amazonienne et qu'elle contient environ dix fois plus d'eau que les autres météorites martiennes.

L'eau a pu provenir d'une source volcanique ou d'un aquifère proche de la surface, ce qui suggère qu'une activité aqueuse a persisté en surface sur Mars durant tout le début de l'Amazonien.

La météorite présente une composition en isotopes de l'oxygène unique, ce qui montre l'existence de multiples réservoirs à isotope de l'oxygène dans la croûte de Mars. Ces nouvelles données pourraient remettre en cause des idées établies depuis longtemps sur la géologie martienne.

Family

Les bébés apprennent à parler avant même de naître

Selon une étude américano-suédoise, les bébés commenceraient à se familiariser avec leur langue avant même qu'ils naissent. Pour cela, les fœtus se mettraient à écouter leur mère dès la 30e semaine de grossesse.

Vous voulez que votre futur enfant parle un anglais impeccable ? Alors commencez à lui apprendre avant même qu'il soit né ! En effet, s'il a été démontré que les bébés comprenaient dès l'âge de 6 mois les mots qu'on leur adresse, l'apprentissage de la langue commencerait bien avant. C'est ce que suggère une étude menée en parallèle par des chercheurs suédois et américains et publiée dans la revue Acta Paediatrica.

Selon celle-ci, les bébés seraient capables de distinguer bien avant cela les mots étrangers de ceux appartenant à leur langue maternelle, et pour cause : l'apprentissage de leur langue démarrerait dans le ventre de leur mère. Pour arriver à une telle conclusion, les chercheurs de l'université de Washington et ceux de l'université de Tacoma ont observé, chacun dans leur pays, 40 bébés filles et garçons entre 7 et 75 heures après leur naissance.

Jupiter

Quand la Lune tente de nous cacher Jupiter... et Io

© Rafael Defavari

Cette vidéo (plus bas sur cette page) montre la Lune passant devant Jupiter lors d'un évènement d'occultation le 25 décembre 2012. Bien que Jupiter semblait être très près de la Lune dans la nuit de Noël, de notre point de vue ici sur Terre, en réalité les deux mondes étaient séparés par 625 000 000 km de distance. La Lune a bloqué la vue de la planète géante pendant une heure et dix minutes.

La vidéo, diffusée à 5x sa vitesse réelle, a été captée par une caméra de l'astrophotographe Rafael Defavari à partir de la ville de São Bernardo do Campo, au Brésil.

A la fin de la séquence, il a également obtenu une vue de Jupiter réapparaissant derrière la Lune, avec sa propre lune Io. Vous pouvez également voir l'ombre de Io sur les sommet des nuages ​​de Jupiter (on peut aussi la voir dans l'image d'entête que je n'ai pas annoté, dans la bande sombre, le bas du milieu à droite sur Jupiter).

Ark

Y a-t-il un Google dans notre cerveau ?

© Inconnu

Les résultats publiés par Alexander Huth, chercheur à l'Institut de neurosciences Helen Wills de l'université de Californie à Berkeley, et ses collègues dans la revue Neuron du 20 décembre 2012 conduisent à se poser la question : « Y a-t-il un Google dans notre cerveau ? » Un sous Google ? Un super Google ?

Comment sommes-nous capables de retrouver ou de reconnaître, souvent instantanément, un mot, une image, une notion, une action ? Difficile de ne pas penser à Internet et à la difficulté, pour un moteur de recherche, de faire de même avec le contenu de la Toile.

Une autre étude devra le déterminer, mais celle-ci montre déjà comment nous rangeons la multitude d'objets et d'actions que nous voyons dans notre matière grise. La principale découverte des chercheurs, c'est qu'il n'existe pas de zones isolées pour chaque catégorie d'images mais un « espace sémantique continu ». Pas de tiroirs donc mais un tissu, un maillage imbriqué...

© Alexander Huth et al. Neuron
Sélectivité des catégories das deux « voxels » du cerveau