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mar., 20 fév. 2018
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
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Comet

Des preuves de vie d'extraterrestre dans une météorite découverte au Sri Lanka

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S'il y a une nouvelle scientifique qui est assurée d'avoir un impact viral, c'est bien la découverte de vie extraterrestre. Même si c'est la 15e fois que le même scientifique l'annonce - avec toujours aussi peu de preuves.

«Des fossiles d'algues découverts dans une météorite», s'excite la twittosphère depuis lundi matin. Le point de départ est un article initialement publié en ligne en janvier, dans une revue appelée le Journal of Cosmology - dont la crédibilité a été plusieurs fois mise en doute ces dernières années - puis republié ce lundi, sous une forme augmentée, sur le serveur de pré-publication ArXiv. Le premier signataire de la version de janvier est un nommé Chandra Wickramasinghe, connu dans les cercles spécialisés comme un des plus fervents promoteurs de la panspermie, c'est-à-dire l'hypothèse selon laquelle la vie serait apparue sur Terre grâce à des météorites ou des comètes.

Comme l'écrivait en janvier l'astronome Phil Plait, du blogue Bad Astronomy, la panspermie est une hypothèse plausible, mais la promotion qu'en fait Wickramasinghe laisse quelque peu à désirer :
Il a dit que la grippe provenait de l'espace. Il a dit que le SRAS [syndrome respiratoire aigu sévère] provenait de l'espace. Il a affirmé que des cellules vivantes trouvées dans la stratosphère provenaient de l'espace. Il a dit qu'une étrange pluie rouge en Inde provenait de l'espace (il a été prouvé qu'il n'en était rien).

Radar

Nouvelle approche des chambres magmatiques

Des chercheurs de l'Université de Bristol (Grande Bretagne) ont publié dans le Journal of Geophysical Research les résultats d'une nouvelle étude censée aider les scientifiques dans la compréhension des processus de formation des chambres magmatiques et le déclenchement des éruptions. La recherche a été financée par le Conseil Européen de la Recherche.

Caldeira de Crater Lake (Etats Unis)
© Claude Grandpey
Caldeira de Crater Lake (Etats Unis)
C'est bien connu : à l'issue des éruptions les plus violentes, il peut se produire l'effondrement du couvercle qui se trouve au-dessus du réservoir magmatique qui vient de se vider. Il se forme alors une dépression appelée caldeira. Il s'agit de l'un des événements les plus dévastateurs sur Terre car il menace les zones habitées à proximité et peut avoir un impact sur le climat de la planète.

L'étude, réalisée par deux étudiants du département des Sciences de la Terre de l'Université de Bristol, montre que les chambres magmatiques susceptibles de provoquer des éruptions donnant naissance à des caldeiras se développent probablement plus rapidement et avec une montée de magma initiale plus faible qu'on le pensait jusqu'à présent.

Satellite

Un satellite russe touché par un débris spatial

Le nanosatellite russe BLITS a été heurté par un fragment du satellite météorologique chinois Fengyun-1C, a écrit dans son blog l'expert du Center for Space Standards and Innovation (Colorado) Thomas Kelso.

Selon le chercheur, les spécialistes du Service International de télémétrie laser (ILRS) ont détecté un brusque changement des paramètres de l'orbite du satellite russe. Lancé en 2009, l'appareil représente une boule réflecteur d'une masse de 7,5 kilos.

Après avoir consulté la base de données sur les débris spatiaux, les experts ont constaté que le nanosatellite russe avait été touché par un fragment du satellite chinois Fengyun-1C, détruit en 2007 lors des essais d'armes antisatellites menés par la Chine.

Commentaire: Peut-être que le satellite russe a été heurté par une météorite/fragment cométaire ? Vu l'augmentation substantielle de cesdits objets qui s'approchent de la Terre, ce serait une explication à considérer pour la communauté scientifique.


Clipboard

Le singe ne se laisse pas acheter par les Hommes qu'il juge égoïstes

Le capucin à houppe noire n'est pas dupe. S'il juge qu'une personne est égoïste, il n'acceptera pas de traitement de faveur de sa part. Il est capable de rejeter de la nourriture offerte par une personne qu'il aurait vue refuser d'aider quelqu'un d'autre.

Le capucin à houppe noire vit en Amérique du Sud et principalement au Brésil. Il est connu pour son caractère sociable et son intelligence. Il utilise quotidiennement des outils pour casser les coques des noix. Il jette, secoue et transporte divers alimen
© José Reynaldo da Fonseca, cc by sa 3.0
Le capucin à houppe noire vit en Amérique du Sud et principalement au Brésil. Il est connu pour son caractère sociable et son intelligence. Il utilise quotidiennement des outils pour casser les coques des noix. Il jette, secoue et transporte divers aliments et objets.
Les singes refuseraient-ils l'égoïsme ? Les capucins sont de petits singes d'Amérique. La plupart des espèces du genre Cebus sont réputées pour être instinctivement sociables et coopératives. Elles sont aussi connues pour leur intelligence. Le capucin à houppe noire par exemple (Cebus apella) frappe des noix contre une branche pour les casser et utilise des outils pour râper l'écorce des arbres...

Comme l'Homme, ce capucin semble être capable de se faire une idée sur une personne juste en la regardant. S'il peut choisir, il préférera un traitement de faveur de la part de quelqu'un qui est capable d'aider et de partager plutôt que d'un égoïste. C'est en tout cas ce que suggère une étude dirigée par le chercheur James Anderson de l'université de Stirling (Royaume-Uni), dont les résultats ont été publiés dans Nature Communications.

Snowflake Cold

Les éruptions volcaniques ont un effet de refroidissement sur la planète

Les petites éruptions volcaniques ont un effet de refroidissement sur la planète, et ralentissent ainsi le réchauffement climatique mondial, en bloquant la lumière du soleil dans l'atmosphère.

Les températures moyennes mondiales ont augmenté ces dernières années, mais pas autant qu'elles n'auraient dû, grâce à une série de petites éruptions volcaniques qui ont rejeté les particules bloquant la lumière du soleil dans l'atmosphère.

C'est la conclusion d'une nouvelle étude, qui a aussi montré que des particules microscopiques dérivant des cheminées industrielles n'ont pas eu beaucoup d'effet pour refroidir la planète, d'après un article du journal Science.

Entre 2000 et 2010, la concentration atmosphérique moyenne de dioxyde de carbone - un gaz à effet de serre- a augmenté de plus de 5%, passant de 370 parts par million à presque 390 parts par million.

Nebula

Origine de la vie : nouvelles pistes avec des molécules interstellaires

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Certaines des molécules organiques découvertes dans les nuages moléculaires. On détecte leurs traces dans le rayonnement radio du milieu interstellaire avec des radiotélescopes comme celui de Green Bank, que l'on voit en arrière-plan.© Bill Saxton, NRAO, AUI, NSF
On pense que bien des molécules organiques ayant permis à la vie d'apparaître sur Terre se sont probablement formées dans l'espace avant d'être apportées sur notre planète par des comètes et des météorites. De nouvelles techniques d'identification ont permis de détecter les précurseurs d'une base de l'ADN et d'un acide aminé dans des nuages moléculaires à l'aide du radiotélescope de Green Bank.

Sagittarius B2 (Sgr B2) est un nuage moléculaire géant de gaz et de poussières qui se trouve à environ 120 parsecs du centre de la Voie lactée. C'est l'un des plus grands dans la Galaxie, couvrant une région de 45 pc de diamètre. La masse totale de Sgr B2 est estimée à 3 millions de fois la masse du Soleil, avec une densité moyenne de 3.000 atomes d'hydrogène par cm3, soit une densité environ 20 à 40 fois plus élevée que dans un nuage moléculaire typique.

Les températures dans le nuage peuvent varier de 40 K à 300 K selon la distance à laquelle on se trouve des lieux où des étoiles se forment. Les températures moyennes et la pression dans Sgr B2 sont donc faibles, et la vitesse des réactions chimiques y est extrêmement lente. Toutefois, Sgr B2 est en réalité très riche en molécules organiques complexes, à tel point que presque la moitié des molécules interstellaires connues ont été trouvées dans Sgr B2.

Solar Flares

Spectaculaires arches de feu et pluie coronale sur le Soleil

L'observatoire solaire Solar Dynamics Observatory (SDO) a brillamment terminé sa troisième année d'étude du Soleil. La Nasa a mis en ligne récemment de superbes vidéos avec des images ayant marqué l'année 2012. On voit en particulier celle de la formation d'une boucle coronale impressionnante, donnant lieu à ce qu'on appelle une pluie coronale.


Cette vidéo montre des images du Soleil prises pendant l'année 2012 par SDO. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle avec deux barres horizontales en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître, si ce n'est pas déjà le cas. En passant simplement la souris sur le rectangle, vous devriez voir l'expression « Traduire les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix de la langue, choisissez « français », puis cliquez sur « OK ». © Nasa


Solar Dynamics Observatory (SDO) est un satellite lancé par la Nasa le 11 février 2010. Il tourne autour de la Terre sur la fameuse orbite de Clarke (l'orbite géostationnaire autour de l'équateur), il est donc en rotation géosynchrone. Sa mission est de permettre de mieux comprendre comment et pourquoi le champ magnétique du Soleil change et comment cela affecte l'activité de l'astre.

Vers une météorologie solaire et spatiale

À terme, on espère que cela contribuera à l'établissement d'une véritable météorologie spatiale qui nous permettra de mieux protéger notre civilisation technologique et ses satellites des colères du Soleil. On devrait aussi mieux comprendre les relations entre notre étoile et le climat de notre planète.

Solar Flares

Panne du soleil ou double Pic ? La NASA n'arrive pas à prédire le maximum solaire

Traduit de l'anglais par Les Chroniques de Rorscharch

Depuis quelques années le soleil se comporte anormalement. Quand la NASA fait semblant de ne pas savoir pourquoi , ça donne ce papier où la désinformation tourne à fond.

ISES Solar Cycle Sunspot Number progression_janvier_2013
© NDAA/SWPC Boulder, CO, USA
Progression du nombre de tâches solaires en janvier 2013
Quelque chose d'inattendu est en train d'arriver au soleil. 2013 est censée être l'année du Maximum Solaire, le pic du cycle de 11 ans des taches solaires. Pourtant, 2013 est arrivée et l'activité solaire est relativement faible. Le nombre des taches solaires est bien en dessous de sa valeur en 2011, et les fortes éruptions solaires sont rares depuis de nombreux mois.

Le calme a conduit certains observateurs à se demander si les prévisionnistes ont raté le coche. Le physicien Dean Pesnell du Goddard Space Flight Center a une explication différente :

« C'est bien le maximum solaire », affirme t-il. « Mais il semble différent de ce que nous attendions, car il comporte un double pic ».

Network

Cloud : la perte totale des données est possible. La preuve par 2e2 et megauplaod

L'affaire 2e2 a violemment secoué le secteur informatique anglais. Du jour au lendemain, de très grosses sociétés se sont trouvées privées de leurs données en raison de la faillite du prestataire cloud. Elles ont eu le choix entre payer des sommes importantes pour récupérer leurs données, ou acheter une tonne de Kleenex pour pleurer. Analyse d'un risque insuffisamment pris en compte dans les projets de cloud.

On l'a déjà dit et on ne le répétera jamais assez : basculer son infrastructure informatique en mode cloud n'est pas un acte anodin.

Il y a évidemment les aspects économiques de la décision. Les économies escomptées à court terme sont-elles réellement des économies si on les compare aux coûts récurrents qu'implique cette architecture ? L'exercice doit être réalisé au cas par cas, car la réponse qu'apportera mon voisin n'est pas nécessairement la même que la mienne.

Fireball 4

Une météorite de 18 kg trouvée par des chercheurs belges en Antarctique

Cinq scientifiques de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) en expédition à la station Princess Elisabeth ont découvert le 28 janvier dernier une météorite de 18 kg dans la calotte glaciaire en Antarctique, indique jeudi dans un communiqué l'International Polar Foundation. Cette chondrite ordinaire est la plus grosse trouvée dans la région depuis 1988.

Ces scientifiques font partie du projet SAMBA, qui correspond à la contribution belge à la recherche globale de météorites en Antarctique pilotée par le Japon et les USA, et qui est notamment soutenu par l'International Polar Foundation.

"Cette météorite est une découverte assez inattendue, non seulement par son poids, mais parce qu'il est exceptionnel de trouver des éléments de telle taille en Antarctique", explique Vinciane Debaille, géologue de l'ULB qui dirigeait l'équipe belge.