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ven., 26 mai 2017
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Science et Technologie
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Fireball 4

Les astéroïdes attisent les convoitises

© DR

Les astéroïdes potentiellement riches en métaux précieux ou en eau, sous forme de glace, attisent les convoitises d'investisseurs aux Etats-Unis.

Une deuxième société en moins d'un an a annoncé mardi son intention d'exploiter cette manne céleste que sont les astéroides.

Deep Space Industries prévoit de lancer à partir de 2015 une flotte de sondes pour prospecter et exploiter des astéroïdes croisant à proximité de la Terre. « Utiliser les ressources se trouvant dans l'espace est la seule façon de pouvoir assurer un développement spatial durable », estime le directeur général de l'entreprise, David Gump.

« On découvre plus de 900 nouveaux astéroïdes passant près de la Terre chaque année et ces objets peuvent être aussi importants pour les activités spatiales de ce siècle que l'ont été les gisements de minerais de fer du Minnesota pour l'industrie automobile de Detroit au XXe siècle », explique-t-il dans un communiqué.

Galaxy

La Terre a été bombardée par des rayons gamma au VIIIe siècle

Image

Cet événement a eu lieu entre 3 000 et 12 000 années lumière du soleil Crédit ESO.
Ce flash serait dû à la fusion de deux trous noirs ayant envoyé des rayons sur la terre au 8ème siècle.

Il y a 1 300 ans, la Terre a été frappée par de mystérieux rayons cosmiques. C'est en tout cas la conclusion à laquelle sont arrivés des chercheurs japonais en juin dernier pour expliquer la trace de rayonnement inscrite dans les anneaux de troncs d'arbres. Le chercheur Fusa Miyake et ses collègues de l'université de Nagoya, qui ont daté l'événement mystérieux à l'année 774 ou 775, ont analysé le carbone 14 (une variété radioactive de carbone qui se forme lorsque les rayons cosmiques traversent les atomes de l'atmosphère terrestre) contenu dans les anneaux de croissance de deux cèdres du Japon (Cryptoméria).

L'équipe nippone a mis en évidence une forte et brusque hausse du taux de carbone 14, d'environ 1,2 %, une augmentation environ 20 fois supérieure aux variations attribuées aux changements de l'activité du Soleil. Ces données correspondaient avec d'autres relevés déjà réalisés sur des arbres d'Amérique du Nord et d'Europe.

Nebula

Un filament de quasars de quatre milliards d'années-lumière

Une équipe internationale d'astronomes a débusqué dans un catalogue récent ce qui semble être le plus grand groupe de quasars connu. S'étendant sur quatre milliards d'années-lumière, cette grande structure est quelque peu problématique pour le modèle cosmologique standard, qui repose sur l'hypothèse de l'homogénéité du cosmos observable à grande échelle.

Les équations de la relativité générale d'Einstein forment un système non linéaire de dix équations aux dérivées partielles hyperboliques. Inutile de dire qu'elles sont notoirement difficiles à résoudre. À tel point que c'est en général impossible, sauf si l'on suppose que l'on peut faire certaines hypothèses simplificatrices, souvent en utilisant des symétries présentes dans le système physique étudié.

Un bon exemple est celui de la théorie des trous noirs, où il suffit de demander que la solution des équations d'Einstein décrive une étoile statique, à symétrie sphérique avec un horizon des événements, pour tomber rapidement sur la solution de Schwarzschild.

Fireball 5

Les comètes de 2013, les nouvelles et les « perdues et retrouvées »

Ce n'est pas deux comètes que nous aurons l'occasion de suivre durant l'année 2013, mais quatre, car deux ont été redécouvertes cette année après avoir « disparues ». Cette liste ne contient néanmoins pas la comète ISON qui devrait frôler le soleil en novembre 2013.

© Inconnu
P/2013 A2 (Scotti)

Une nouvelle comète a été découverte par J. V. Scotti sur les images CCD obtenues le 06 Janvier 2013 avec le télescope de 0,9-m f/3 du Steward Observatory, Kitt Peak. La nature cométaire de l'objet a été confirmée par les observations de J. V. Scotti et T. H. Bressi (LPL/Spacewatch II), et de celles de N. Howes et E. Guido obtenues le 08 Janvier via le Ritchey-Chretien de 2.0-m f/10.0 du Haleakala-Faulkes Telescope North, après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center. Peter Phelps (Hazelmere School, UK) a utilisé le Faulkes Telescope South un peu plus tard dans la journée pour aider à confirmer la nature de l'objet.

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2013 A2 (Scotti) indiquent un passage au périhélie le 16 Mai 2013 à une distance d'environ 1,9 UA du Soleil, et une période d'environ 10 ans.

Minor Planet Center (MPEC 2013-A45)

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 23 Février 2013 à une distance d'environ 2,1 UA du Soleil, et une période d'environ 8 ans.

Minor Planet Center (MPEC 2013-A85)
Scully Cfa Harvard
JPL Nasa
Remanzacco blogpost

P/2012 WA34 (Lemmon-PANSTARRS)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde a été découvert le 26 Novembre 2012 dans le cadre du Mt. Lemmon survey, répertorié comme tel sous la dénomination de 2012 WA34, et le 07 Janvier 2013 par l'équipe du programme de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System), quand des caractéristiques cométaires ont été notées par M. Micheli (Mauna Kea) lors d'observations de confirmation de l'objet après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center. Des observations supplémentaires de Pan-STARRS datant du 26 Septembre 2011 ont également été identifiées.

Les éléments orbitaux de la comète P/2012 WA34 (Lemmon-PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 24 Janvier 2013 à une distance d'environ 3,1 UA du Soleil, et une période d'environ 10,5 ans.

Minor Planet Center (MPEC 2013-A66)
Scully Cfa Harvard
JPL Nasa

P/2005 YQ127 = 2013 A3 (LINEAR)

La comète P/2005 YQ127 (LINEAR) a été retrouvée les 07 et 18 Janvier 2013 par Jim V. Scotti (LPL/Spacewatch II).
Découvert initialement le 28 Décembre 2005 par le télescope de surveillance LINEAR, et répertorié en tant qu'astéroïde sous la dénomination de 2005 YQ127, cet objet avait montré par la suite des caractéristiques cométaires. La comète P/2005 YQ127 (LINEAR), qui était passée au périhélie le 04 Novembre 2005 à une distance de 1,9 UA du Soleil, avait été observée pour la dernière fois le 19 Mars 2006.

Les éléments orbitaux de la comète P/2005 YQ127 = 2013 A3 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 05 Juin 2013 à une distance d'environ 1,9 UA du Soleil, et une période d'environ 7,58 ans.

Minor Planet Center (MPEC 2013-B18)
Scully Cfa Harvard
JPL Nasa

P/2006 K2 = 2013 B1 (McNaught)

La comète P/2006 K2 (McNaught), découverte initialement par Rob McNaught le 22 Mai 2006 dans le cadre du Siding Spring Survey et observée pour la dernière fois le le 20 Août 2006, a été retrouvée les 19 et 20 Janvier 2013 par J. V. Scotti (LPL/Spacewatch II).

Les éléments orbitaux de la comète P/2006 K2 = 2013 B1 (McNaught) indiquent un passage au périhélie le 02 Août 2013 à une distance d'environ 2,1 UA du Soleil, et une période d'environ 7,1 ans.

Minor Planet Center (MPEC 2013-B58)
Scully Cfa Harvard
JPL Nasa

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil
COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois
Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

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Un scientifique veut redonner vie à l'homme de Néandertal

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Il a la barbe bien fournie, l'air débonnaire et le sourire franc. En apparence, George Church n'a donc rien du savant fou. D'autant plus qu'à 58 ans, ce professeur de génétique à Harvard est l'un des pionniers d'une branche un peu particulière de la science: la biologie synthétique, dont le but est de recréer certains des organismes in vitro, grâce à de l'ADN.

Son nouveau dada, redonner vie, pourquoi pas, à l'homme de Néandertal. C'est ce qu'il explique dans une interview au magazine allemand Der Spiegel publiée le 18 janvier. D'après lui, et il est bien placé pour le savoir, les technologies dont nous disposons nous permettraient de cloner des membres de cette espèce d'homme disparue il y a environ 28.000 ans.

Lire et écrire de l'ADN sont des procédés désormais suffisamment rapides pour que cela ait lieu de son vivant, affirme-t-il. Seule ombre au tableau, il faudrait déjà savoir comment cloner des humains, mais aussi se l'autoriser. Néanmoins, Church estime que cela devrait être possible rapidement. Quant à la législation, si elle interdit le clonage humain dans certains pays comme l'Allemagne ou la France, il affirme que ce n'est pas le cas partout et n'exclut pas que les lois puissent changer.

Galaxy

La lumière venue de l'ombre

Une nouvelle image évocatrice de l'ESO montre un nuage sombre dans lequel de nouvelles étoiles se forment avec un amas d'étoiles brillantes qui ont déjà émergé de leur nurserie stellaire de poussière. Cette nouvelle image a été prise avec le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l'Observatoire de La Silla au Chili. Il s'agit de la meilleure image jamais réalisée en lumière visible de cet objet peu connu.

Sur la gauche de cette nouvelle image, il y a une colonne sombre ressemblant à un nuage de fumée. Sur la droite brille un petit groupe d'étoiles lumineuses. Au premier regard, ces deux structures ne pourraient pas être plus différentes l'une de l'autre, mais elles sont en fait étroitement liées. Le nuage contient une quantité considérable de poussière cosmique froide. Il s'agit d'une nurserie où de nouvelles étoiles sont en train de naître. Il est probable que le Soleil s'est formé dans une région de formation stellaire similaire, il y a plus de quatre milliards d'années.

Ce nuage est appelé Lupus 3. Il se trouve à environ 600 années-lumière de la Terre dans la constellation du Scorpion. La zone montrée ici fait environ cinq années-lumière de large.

© ESO/F. Comeron
Le nuage sombre Lupus 3 et les jeunes étoiles chaudes qui y sont associées

Galaxy

Les étoiles binaires à grande séparation sont un danger pour les systèmes planétaires

Une équipe internationale d'astronomes, dont un chercheur du LAB1 (CNRS/Université Bordeaux 1), a montré que les systèmes planétaires avec des étoiles binaires à grande séparation sont particulièrement sensibles aux perturbations violentes et favorisent l'éjection d'une ou de plusieurs planètes gazeuses (comme Jupiter et Saturne) dans l'espace interstellaire.

Ce résultat sera publié le 17 janvier dans la revue Nature.

© Nathan Kaib - Cnrs-Insu
Ce film montre deux simulations du bouleversement d'un système planétaire d'étoiles binaires à large séparation, sous l'effet de perturbations galactiques. A gauche, une vue de l'extérieur montrant l'orbite autour de notre système solaire d'une étoile binaire hypothétique de 0,1 masse solaire, avec une séparation initiale orbitale de 10 000 UA. A droite, une vue rapprochée des orbites de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Lorsque l'orbite de la binaire devient excentrique, cela peut éventuellement exciter les orbites de planètes et Uranus et Neptune sont alors éjectées du système solaire.

Galaxy

Les modèles météorologiques d'une naine brune

A l'aide des télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, des astronomes ont sondé l'atmosphère tumultueuse d'une naine brune nommée 2MASSJ22282889-431026, créant la « carte météo » la plus détaillée à ce jour de cette catégorie de corps froids ayant la forme d'une étoile.

© Nasa / JPL-Caltech
Vue d'artiste illustrant la naine brune nommée 2MASSJ22282889-431026.
Les vues montrent des nuages de dimension planétaire poussés par le vent, qui enveloppent ces mondes étranges. Les naines brunes se forment à partir de la condensation de gaz, de manière similaire à des étoiles, mais manquent de masse pour fusionner des atomes et produire de l'énergie.

Au lieu de cela, ces objets, que certains appellent des étoiles ratées, sont plus semblables aux planètes gazeuses avec leurs atmosphères complexes et variées. Cette recherche est une étape vers une meilleure compréhension non seulement des naines brunes, mais aussi de l'atmosphère des planètes hors de notre Système solaire.

Evil Rays

Des chercheurs indiens en pointe dans la lutte contre le cancer

© Inconnu

La recherche contre le cancer n'est plus seulement l'apanage des pays développés et l'Inde commence à s'illustrer dans ce combat. Une équipe de chercheurs indiens, dirigée par le Docteur Raghavan Sathees, de l'Institut Indien des Sciences de Bangalore, a identifié une molécule très prometteuse dans la lutte contre le cancer : la SCR7.

On sait que la cassure du double-brin de l'ADN entraîne une altération de certains gènes qui peut ensuite provoquer des cancers. Cette altération est principalement réparée par deux mécanismes : la recombinaison homologue et non homologue.

Ces chercheurs ont montré que cette molécule, la SCR7, permet l'inhibition de la ligase IV, dans le cadre du mécanisme de recombinaison non homologue, et induit ainsi l'apoptose - le « suicide » - des cellules cancéreuses.

Plus important encore, la SCR7 entrave la progression tumorale dans des modèles murins et potentialise les effets thérapeutiques des traitements classiques, radiothérapie ou chimiothérapie. Cette molécule pourrait donc être utilisée contre des tumeurs qui ne répondent pas aux traitements habituels.

Source : The Indian Express, « Indian scientists identify molecule to help cancer treatment »

Eye 1

Big Brother : une puce biométrique alimentée par votre portable !

© Inconnu

Des scientifiques de l'université d'Oregon aux Etats-Unis viennent de développer une puce biométrique de la taille d'un timbre poste alimentée uniquement par les radiofréquences des mobiles. Cette puce autonome peut mesurer une multitude de paramètres biologiques, comme le rythme cardiaque, la température ou les calories dépensées.

Cette puce biométrique utilise le couplage inductif par résonance magnétique, une technologie similaire à celle qui permet de recharger certains mobiles par induction. Elle est capable de capter les ondes du téléphone dans un rayon de 5 mètres.

En outre, cette puce aurait un coût d'environ 20 centimes d'euros, bien inférieur à celui des systèmes concurrents. Compte tenu de sa petite taille et de sa faible épaisseur, cette puce pourrait facilement être placée sur n'importe quel endroit du corps pour mesurer et transmettre des signaux biologiques.

Les chercheurs précisent enfin que cette puce peut également exploiter, le cas échéant, d'autres sources d'énergie interne, comme la chaleur corporelle ou le mouvement. Cette technologie pourrait être commercialisée à compter de la mi-2013.