
Selon les données publiées jeudi par le ministère américain de l'Agriculture (USDA), la mortalité a éliminé pas moins de 23,2 % des colonies au cours de l'hiver qui vient de se terminer. Ce taux est cependant légèrement moins élevé que celui de l'hiver précédent, au cours duquel 30 % des colonies avaient disparu.
Reste que selon l'USDA, les taux de mortalité des dernières années sont tellement élevés qu'ils compromettent littéralement la survie des abeilles à long terme. Sans que les experts s'accordent sur un facteur déterminant, quelque 30,5 % en moyenne des colonies d'abeilles meurent chaque année depuis l'hiver 2006-2007.
Le risque que cela représente pour la population est d'ailleurs bien réel, puisque pas moins de 25 % des cultures américaines dépendent directement de la pollinisation des abeilles. La Californie, l'État le plus gourmand en abeilles, est le plus touché par ces pertes. Pour sa seule production d'amandes, cet État de l'ouest des États-Unis a besoin de 1,5 et 1,7 million de colonies, soit 60 % des abeilles élevées dans le pays.












Commentaire: La disparition « mystérieuse » des abeilles recèle en fait de moins en moins de mystère.
Elle est sans doute le résultat d'une conjonction de facteurs délétères. Comme le dit très justement M. Neumann, du Centre agroscope Liebefeld-Posieux (Berne, Suisse) : « on peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte ».
Voici une liste non exhaustive des causes participant à la disparition des abeilles :
- les flaques d'eau toxiques
- les insecticides et champignons pathogènes
- les pesticides
- Les ondes electro-magnétiques
Une autre facteur très important : la qualité de l'alimentation des abeilles. Comment s'étonner en effet que les abeilles succombent plus facilement aux agressions extérieures, quelles qu'elles soient, lorsque par souci de productivité et d'exploitation commerciale, on leur soutire constamment leur miel (qui constitue leur aliment principal ) pour leur donner à la place... du sucre industriel, bio, ou pas.