Les acteurs extérieurs, éloignés de la frénésie qui se concentre en grande partie sur l'Europe, doivent secouer la tête avec incrédulité devant l'empressement des responsables européens à se joindre à cette « guerre ». A-t-elle été délibérément provoquée ? Y a-t-il une escalade « en préparation » ?
Quel est l'événement géostratégique le plus important de la semaine ? Eh bien, c'est l'Inde qui a
insisté pour supprimer le dollar américain dans ses échanges avec la Russie et le remplacer par la monnaie locale (tandis que les États-Unis réagissent en menaçant l'Inde de sanctions distinctes).
La liste des « récalcitrants » s'allonge : La Chine a elle aussi été menacée de sanctions par les États-Unis pour ne pas s'être jointe aux sanctions contre la Russie. D'autres États, dont la Turquie, le Brésil (un Bolsonaro sceptique) et les États du Golfe, boycottent la « guerre contre la Russie ».
En fait, c'est surtout l'Europe qui s'est lancée dans une « guerre économique et financière totale contre la Russie », à l'instar des commentaires du ministre français des Finances, Bruno Le Maire. « Nous allons provoquer l'effondrement de l'économie russe ». Le reste du monde reste particulièrement « cool » et distant.
Je me souviens avoir été informé par un britannique de haut rang en 2006 que la guerre contre l'Irak avait déjà été décidée et qu'elle transformerait le Moyen-Orient (à l'avantage des États-Unis). Lorsque j'ai émis des doutes, on m'a dit de faire avec, ou d'être renvoyé (dans le cas où je serais exilé).