Les Maîtres du MondeS


Sheriff

SOTT Focus: Ukraine : le retour de la propagande de guerre

Thierry Meyssan interrompt sa série de chroniques sur le conflit titanesque qui oppose la Russie aux États-Unis. Il s'adresse à tous pour casser les mensonges de la propagande de guerre.

stephan bandera
Stepan Bandera (au centre) portant la Croix du Mérite allemand 2e classe avec épées. Il ne se prétendait pas nazi, juste « nationaliste » ukrainien. Dès 1935, Bandera prône la violence politique. Il fait assassiner une soixantaine de personnalités dont deux ministres polonais. Durant la Seconde Guerre mondiale, il organise l’extermination des intellectuels juifs et slaves. Le nouveau régime ukrainien a élevé des monuments à sa gloire dont un à Lviv, ville où il supervisa un massacre.
L'opinion publique occidentale est révoltée par la guerre en Ukraine et se mobilise pour porter secours aux Ukrainiens en fuite. Pour tous, c'est évident : le dictateur Poutine ne supporte pas la nouvelle démocratie ukrainienne.

Brick Wall

Dévastation de la base militaire de Yavorov

Dévastation de la base militaire de Yavorov
Camp ukrainien de Yavorov
Le 13 mars 2022, l'armée russe a dévasté le camp ukrainien de Yavorov (photo). Il s'agit du plus grand camp d'entraînement militaire en Europe. Il a été construit par les Soviétiques pour simuler le déploiement en formation de combat et l'attaque d'une division de chars, puis légué à l'Ukraine. Il était utilisé depuis huit ans par l'Otan pour former les soldats de la Défense territoriale ukrainienne, c'est-à-dire les bandéristes (ou « néo-nazis » selon la terminologie russe).

Bomb

Washington combat-il la Russie jusqu'au dernier ukrainien ?

Ron Paul
© Getty ImagesLe Dr Ron Paul est un ancien membre du Congrès et conseiller distingué de l’Institut Mises.
Alors que l'invasion russe de l'Ukraine a dépassé sa troisième semaine, il y a de légers espoirs que les négociations entre les deux parties puissent bientôt aboutir à un cessez-le-feu. Mais avec le discours belliciste strident de Washington, on dirait presque que le gouvernement américain détesterait que cela se produise.

Le Congrès et l'administration américaine semblent déterminés à entraîner les États-Unis dans une guerre avec la Russie au sujet de l'Ukraine. Le sénateur Lindsay Graham appelle ouvertement à tuer le président russe et de nombreux membres de la Chambre des représentants ont exigé que l'administration établisse une « zone d'exclusion aérienne » au-dessus de l'Ukraine.

Pistol

Un monde en guerre

guerre des mondes
Les acteurs extérieurs, éloignés de la frénésie qui se concentre en grande partie sur l'Europe, doivent secouer la tête avec incrédulité devant l'empressement des responsables européens à se joindre à cette « guerre ». A-t-elle été délibérément provoquée ? Y a-t-il une escalade « en préparation » ?

Quel est l'événement géostratégique le plus important de la semaine ? Eh bien, c'est l'Inde qui a insisté pour supprimer le dollar américain dans ses échanges avec la Russie et le remplacer par la monnaie locale (tandis que les États-Unis réagissent en menaçant l'Inde de sanctions distinctes). La liste des « récalcitrants » s'allonge : La Chine a elle aussi été menacée de sanctions par les États-Unis pour ne pas s'être jointe aux sanctions contre la Russie. D'autres États, dont la Turquie, le Brésil (un Bolsonaro sceptique) et les États du Golfe, boycottent la « guerre contre la Russie ». En fait, c'est surtout l'Europe qui s'est lancée dans une « guerre économique et financière totale contre la Russie », à l'instar des commentaires du ministre français des Finances, Bruno Le Maire. « Nous allons provoquer l'effondrement de l'économie russe ». Le reste du monde reste particulièrement « cool » et distant.

Je me souviens avoir été informé par un britannique de haut rang en 2006 que la guerre contre l'Irak avait déjà été décidée et qu'elle transformerait le Moyen-Orient (à l'avantage des États-Unis). Lorsque j'ai émis des doutes, on m'a dit de faire avec, ou d'être renvoyé (dans le cas où je serais exilé).

Snakes in Suits

Les Psychopathes Majuscules, leur empire otaniste et leur « paix » de génocide, de saccage et de mensonges

Ceux qui ont perpétré des bombardements, des massacres et des pillages contre l'Irak, la Libye, la Syrie, la Yougoslavie, la Colombie, le Yémen, la Somalie, l'Afghanistan, la Palestine, le Congo, l'Indonésie et des dizaines d'autres pays, en les bombardant par le biais de leur OTAN ou par le biais des régimes fascistes qu'ils soutiennent, en entraînant des armées génocidaires, des hordes de paramilitaires et de fanatiques religieux, en fomentant des coups d'État et des exterminations politiques, nous disent qu'ils sont les grands « défenseurs de la paix ».
Psychopathes 6%
© Sott.net
Les Psychopathes Majuscules, prédateurs de l'humanité, nous disent que les "mauvais" sont ceux qui ne s'agenouillent pas devant leur volonté... Et c'est pourquoi toute l'humanité doit répudier le pays qui a osé refuser l'encerclement de l'OTAN (la plus grande force de guerre existante).

Les Psychopathes Majuscules, responsables de millions de morts pour saccager des pays, nous intoxiquent à travers leur appareil médiatique : en diabolisant à coups d'omissions et de mensonges le pays qui décide de se défendre d'un encerclement de bases militaires et qui décide de défendre un peuple frère contre les bombardements exécutés depuis huit ans par le régime néonazi voisin installé et armé, précisément, par les psychopathes majuscules qui s'érigent en maîtres du monde et en donneurs de leçons...

Putin

Vladimir Poutine aurait-il déjà gagné la guerre ?

Bernard Wicht est expert en stratégie militaire et privat-docent à la Faculté des sciences politiques de l'Université de Lausanne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine géopolitique, notamment sur la transformation de l'État moderne, celle de l'outil militaire et la défense citoyenne.
poutine armée
Dans mes premières analyses de la guerre russo-ukrainienne, je me suis interrogé sur les objectifs de la Russie à court terme et je restais perplexe sur ce qu'elle pouvait obtenir en Ukraine dans le cadre des opérations militaires en cours.

Bomb

Les causes profondes de la guerre en Ukraine

guerre ukraine russie drapeau
Dans les temps troublés, quand plus personne ne sait ce qui se passe et que les meutes d'indignés et de pseudo-experts submergent l'espace public de pathos et de théories oiseuses, il convient de revenir aux fondamentaux. En l'occurrence, à Montesquieu. Qui a dit deux choses importantes. La première est qu'en matière de guerre il ne faut pas confondre les causes apparentes avec les causes profondes, et la seconde qu'il ne faut pas confondre ceux qui l'ont déclenchée avec ceux qui l'ont rendue inévitable.

Wall Street

Sanctions contre la Russie : la globalisation préfère le suicide à la répudiation

sanctions russie
Nous voyons ces derniers jours une avalanche de sanctions se déverser sur la Russie, mettant à la porte des Jeux paralympiques l'équipe handisport russe, bannissant les chats russes des compétition, exigeant la sortie de magasins étrangers du marché russe, etc. Mais surtout, ce sont les organes de gouvernance globale, qui ont la tentation de la régionalisation, le pouvoir atlantiste ne pouvant accepter d'être ignoré, rejeté.

S'il pouvait y avoir une vie en dehors de la globalisation, les pays dominés pourraient finir par y penser. Ceci explique ce niveau inédit de rage et de haine envers la Russie de la part des élites gouvernantes atlantistes. Car il s'agit bien de rage et de haine. Face au risque de retour à la régionalisation.

Sheriff

La guerre de poutine

poutine gilad
Poutine n'est pas un général d'armée. C'est un leader moderniste, un maître espion et un stratège qualifié qui comprend que la guerre est une continuation de la politique par d'autres moyens (Clausewitz). Par conséquent, si nous voulons comprendre les motivations de Poutine, nous devons nous abstenir d'essayer d'évaluer la campagne militaire de la Russie en termes de « stricts objectifs militaires ». Nous devrions plutôt considérer la campagne militaire comme un instrument politique destiné à mobiliser un changement géopolitique mondial et régional, et ce à une échelle gigantesque.

Dollar

Le lien entre le FMI et la crise ukrainienne

L'auteur de ce texte intéressant (Prabhat Patnaik1)explique de façon très claire et précise que le FMI et l'OTAN ne sont que les deux lames d'une même épée, et que le Fond monétaire international joue sur la scène géopolitique un rôle tout aussi crucial que l'OTAN. [Jules/ASI]

ukraine fmi
Les préoccupations sécuritaires de la Russie, découlant de l'intention de l'Ukraine d'intégrer l'OTAN, ont été largement débattues dans les médias. Mais le lien du Fond monétaire international (FMI) avec l'Ukraine, qui est une question parallèle, n'a guère retenu l'attention. Le FMI, comme on le sait, « ouvre » les économies du monde entier à la pénétration du capital des puissances occidentales en rendant ces économies favorables aux investisseurs (investor-friendly) par l'adoption d'une série de mesures austères anti-populaires. Cette « ouverture » implique généralement l'appropriation des ressources naturelles des pays et de leurs terres par ce capital occidental. Le mécanisme que le FMI utilise généralement à cette fin consiste à imposer des « conditionnalités » aux pays qui ont besoin de soutenir leur balance des paiements en échange de prêts.