« Que ferons-nous si l'Occident refuse d'entendre raison ? Eh bien, le président de la Russie a déjà dit ce [qu'il fera] [...] Si nos tentatives de s'entendre sur des principes mutuellement acceptables pour assurer la sécurité en Europe ne donnent pas le résultat escompté, nous prendrons des mesures de riposte. »Interrogé directement sur ce que pourraient être ces mesures, il [Poutine] a répondu : « elles pourraient prendre toutes les formes et être de n'importe quelle envergure ». La Russie avait précédemment annoncé qu'en l'absence d'une réponse satisfaisante de la part de l'Occident, elle laisserait de côté le langage de la diplomatie pour recourir à des mesures « militaro-techniques » non précisées, ce qui aurait pour effet d'accroître progressivement la pression sur l'OTAN et les États-Unis.
~ Sergueï Lavrov
Commentaire : Bien que cet article ait été écrit avant les derniers développements en Ukraine, il n'en est pas moins pertinent sur certains de ses aspects.
Il est peu probable que Moscou se soit jamais fait de grandes illusions sur son ultimatum « non-ultimatum ». Les documents n'ont jamais été destinés à « attirer » l'Occident dans des négociations ad aeternam. Le fait est que Moscou avait déjà décidé de rompre de manière fondamentale avec l'Occident. Ce qui se passe aujourd'hui est la manifestation de cette décision préalable.













Commentaire: Oui, la Russie en a assez de l'élite occidentale à deux visages, pour qui le droit international est un bâton avec lequel on peut frapper les autres pays sans le respecter soi-même, parce que l'élite occidentale se considère comme exceptionnelle. La Russie va maintenant montrer que les lignes rouges sont des lignes rouges et qu'elles seront renforcées si les efforts diplomatiques normaux restent vains.
Voir aussi en anglais :