Les Maîtres du MondeS


Star of David

Manoeuvres israéliennes: le cabinet réuni dans un bunker secret

Le cabinet israélien de sécurité devait pour la première fois se réunir ce mercredi dans un bunker antinucléaire secret dans le cadre d'un vaste exercice simulant des attaques de missiles contre l'entité sioniste, ont indiqué les médias israéliens.

Situé dans un lieu tenu secret dans les collines de Jérusalem occupée, cet abri souterrain, construit ces dernières années, est doté de systèmes de télécommunications et des antimissiles, selon les médias.

De même source, les ministres n'ont été informés que mardi de leur obligation de participer à cet exercice en se rendant de façon organisée dans ce bunker, sans leurs téléphones portables.

Les sirènes d'alerte devaient retentir en fin de matinée pendant une minute et demie sur tout le territoire occupé, pour appeler les Israéliens à se réfugier pendant dix minutes dans les abris publics ou les chambres et espaces protégés à domicile, sur leur lieu de travail, ainsi que dans les écoles et jardins d'enfants.

Handcuffs

La prison à vie pour huit opposants à la famille royale de Bahreïn

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© Photo: AFP/Adam JanDes milliers de Bahreïnis ont manifesté pacifiquement dans les rues de Sintra, le 17 juin, à l'appel du parti chiite Wefaq.
Huit opposants chiites de Bahreïn ont été condamnés mercredi à la prison à perpétuité pour « avoir formé et dirigé un groupe terroriste visant à changer la Constitution et le régime monarchique » de la famille sunnite Al-Khalifa, annonce l'agence officielle BNA.

Treize autres prévenus faisant face au même chef d'accusation ont été condamnés à diverses peines de prison par le tribunal spécial.

Les 21 accusés avaient été arrêtés dans le cadre des importantes manifestations organisées par l'opposition, majoritairement chiite, qui ont secoué Bahreïn cet hiver.

Les manifestants réclamaient des libertés politiques accrues, avec l'instauration d'une véritable monarchie constitutionnelle limitant les pouvoirs de la famille royale Al-Khalifa, voire d'une république.

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Meilleur du Web: Les récentes guerres majeures des États-Unis ont toutes été accompagnées par des mensonges mémorables

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Le procureur Luis Moreno-Ocampo
C'est une mauvaise période pour la campagne de l'OTAN contre la Libye. Le président Obama doit faire face à une quasi-révolte du Congrès contre cette guerre coûteuse, alors que le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a mis en garde ses alliés européens à Bruxelles sur le fait que leur engagement timoré était « en train de mettre en péril la mission en Libye et l'avenir de l'Alliance. » [1] Une fois revenu aux États-Unis, selon le Daily Mail de Londres, « M. Gates a demandé des fonds supplémentaires pour les opérations en Libye, mais il s'est heurté au refus de la Maison-Blanche. » [2]

L'histoire des conflits armés impliquant les États-Unis nous enseigne que, lorsque la mobilisation vers la guerre devient difficile, des campagnes de relations publiques sont initiées, souvent basées sur des histoires entièrement inventées. Par exemple, lorsqu'en 1990 le [chef d'état-major des armées] Colin Powell exprima ses doutes sur la pertinence d'une intervention des États-Unis au Koweït, des récits basés sur des photos satellite classifiées émergèrent - récits selon lesquels Saddam avait amassé 265 000 soldats et 1 500 chars au bord de la frontière avec l'Arabie saoudite. Powell changea alors d'avis, et l'attaque eut finalement lieu. Mais après l'invasion, une journaliste du St. Petersburg Times consulta des photos prises par un satellite commercial, et « elle ne vit aucun signe d'un quart de million de soldats ou de leurs chars. » [3]

MIB

Golfe du Mexique: le président de BP espère la prochaine reprise des forages

STOCKHOLM - Le groupe pétrolier britannique BP compte reprendre bientôt les forages dans le Golfe du Mexique, a déclaré mardi aux journalistes son président Carl-Henric Svanberg en marge d'une conférence de l'Association internationale des économistes de l'énergie (AIEE) à Stockholm.

Il est difficile de spéculer, mais je pense que nous n'en sommes pas loin, a dit M. Svanberg, cité par l'agence Dow Jones Newswires.

L'explosion et le naufrage de la plate-forme BP Deepwater Horizon le 20 avril 2010 au large de la Louisiane avait fait 11 morts et provoqué la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.

A la suite de cet accident, le gouvernement américain avait imposé un moratoire sur les forages en eaux profondes dans le Golfe du Mexique, avant de le lever en octobre dernier.

Family

Bruxelles met les pauvres à la diète

La Commission européenne a réduit de 400 millions d'euros son enveloppe d'aides aux plus démunis. Les assocations estiment que deux millions d'Européens vont ainsi être privés d'aide alimentaire.

La Commission européenne a annoncé lundi 20 juin une sévère réduction l'an prochain de l'allocation au programme d'aide alimentaire destiné aux plus démunis des Européens, ramenée à 113 millions d'euros, soit 400 millions de moins que cette année. Selon plusieurs associations caritatives, cette baisse drastique de l'aide aux plus démunis pourrait priver au moins 2 millions d'Européens de l'aide alimentaire dont ils ont besoin. Ces dernières années, le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) était abondé à hauteur d'environ 500 millions d'euros par an. Selon les estimations, 43 millions de personnes dans l'UE sont menacées par la pauvreté alimentaire.

"Cette réduction (des fonds) est le fait d'un arrêt rendu par (la justice européenne) en avril dernier dans lequel la juridiction européenne établit que la réglementation actuelle impose que les denrées couvertes par ce régime proviennent des stocks publics de l'UE" et non de fonds issus du budget de la Politique agricole commune (PAC), a expliqué la Commission dans un communiqué. Du fait de cette décision de justice, les années où l'UE ne dégage pas de stocks, le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) voit ainsi ses moyens drastiquement réduits.

MIB

En 2005, Bush demandait à la CIA de discréditer un détracteur de la guerre en Irak

L'administration Bush a demandé à la CIA de lui fournir des éléments compromettants sur un historien qui critiquait l'intervention en Irak, selon les aveux au New York Times d'un ancien membre de l'agence de renseignements.

Stop

Bande de Gaza : les facilités au passage de Rafah ne sont que de la propagande

La fondation des droits de l'homme palestinienne Dhamir (Conscience) a mis à nu les assertions égyptiennes sur un allègement du blocus et l'ouverture du passage de Rafah, affirmant que les facilités qu'il a annoncées ne sont que des illusions et une propagande qui ne répond pas aux besoins des habitants de la bande de Gaza.

« La décision de ne permettre qu'à 300 passagers de quitter le secteur chaque jour est insuffisante. Elle entrave la vie de la population et leur besoin de voyager pour un traitement médical, pour poursuivre des études ou chercher un travail, voire visiter un parent », a indiqué le directeur de cette Fondation pour les droits de l'homme, Khalil Abou Shamala, lors d'un point de presse samedi dernier.

Et d'ajouter que « la situation des voyageurs du passage de Rafah sont une forme de mépris de la dignité humaine qui est contraire aux principes de respect des droits de l'homme les plus élémentaires ».

Bomb

Libye-Bombardements : des quartiers résidentiels pilonnés par l'OTAN

Les avions de l'OTAN ont bombardé, dimanche à l'aube, le quartier résidentiel d'Arada à Souk Jumaa (banlieue Est de Tripoli), faisant trois victimes d'une même famille et plusieurs autres blessés, selon un bilan préliminaire rapporté par la télévision libyenne, tandis que des sites civils et militaires du quartier de Fournaj (banlieue Est de Tripoli) connu pour la densité de sa population a également été soumis, aux premières heures de ce dimanche, à un pilonnage mené par les avions de l'OTAN.

Le porte-parole officiel libyen, Moussa Ibrahim, a déclaré aux journalistes que ce raids aérien confirme que l'OTAN est entrée dans une nouvelle phase des opérations militaires visant à détruire les quartiers résidentiels de la région de Tripoli.

Vader

Flore Vasseur au sujet du Groupe Bilderberg sur France Inter

Emission "Le 6/7" de Audrey Pulvar.
Invité : Flore Vasseur au sujet du Groupe Bilderberg, l'élite ploutocratique, qui prend des décisions en dehors de tout contrôle démocratique.


Pour en savoir plus sur les officines mondialistes de David Rockefeller oeuvrants pour l'établissement d'un Gouvernement Mondial, lisez :

- "La véritable histoire des bilderbergers" de Daniel Estulin.
- "Rencontres au sommet" de Michael Gama.
- "L'oligarchie, ça suffit, vive la démocratie" de Hervé Kempf.
- "Faits et chroniques interdits au public - Tome I" de Pierre Faillant de Villemarest.
- "Faits et chroniques interdits au public - Tome II" de Pierre Faillant de Villemarest.
- "Faits et chroniques interdits au public - Tome III" de Pierre Faillant de Villemarest.
- "La marche irrésistible du nouvel ordre mondial" de Pierre Hillard.
- "Tous pouvoirs confondus. Etat, Capital et Médias à l'ère de la mondialisation" de Geoffrey Geuens.
- "Encyclopédie politique française tome II" d'Emmanuel Ratier.
- "Au cœur du Pouvoir" d'Emmanuel Ratier.
- "Faits & Documents" d'Emmanuel Ratier.
- "Comprendre l'Empire" de Alain Soral.

Et visionnez :
Pour en savoir plus sur le "Groupe Bilderberg"

Commentaire: Comme la plupart des journalistes mainstream, Flore Vasseur a la hantise d'être taxée de conspirationniste ou théoricienne du complot, et s'en défend maladroitement. Or, ce qu'elle décrit précisément dans cette interview, c'est la réalité même du complot : un groupe de personnes se réunissant à huis clos pour prendre des décisions secrètes, et où rien ne filtre de ces réunions.
D'un point de vue historique, la seule réalité est celle du complot. La dissimulation, le secret, la richesse et l'indépendance sont synonymes de pouvoir ; la tromperie est l'élément clé de l'art de la guerre (l'instrument des élites au pouvoir), et lorsque la victoire est tout ce qui importe, la moralité traditionnelle des gens ordinaires devient une entrave. La dissimulation découle d'un élément omniprésent à la base de l'exis- tence au sein de notre monde, à savoir que ceux qui sont en haut de l'échelle pren- dront toujours toutes les mesures - quelles qu'elles soient - nécessaires au maintien du statu quo.

(...)

La seule étiquette [de complot] déclenche un rejet automatique, comme si personne n'agissait jamais secrètement. Mettons quelque peu cette question en perspective, et apportons-y un peu de bon sens. Les États-Unis sont constitués de grands organismes - de corporations, de bureaucraties, de « groupes d'intérêt », et ainsi de suite - organismes qui sont par essence comploteurs. C'est-à-dire qu'ils sont hiérarchiques, les décisions importantes y sont prises en secret par quelques dirigeants majeurs qui n'hésiteraient pas à mentir sur leurs activités. Telle est la nature du comportement propre à ces organismes. Le « complot », pris dans ce sens-clé, est monnaie courante sur toute la planète. Au sein des appareils militaires et des services secrets du monde entier, cette tendance est amplifiée au plus haut point.

Au cours des années 1940, [...] l'armée et ses scientifiques développèrent les armes les plus terrifiantes au monde dans le secret le plus total... Quiconque a vécu dans une société répressive sait que la manipulation officielle de la vérité est un fait quotidien. Mais les sociétés ont leurs élites et leurs petites gens. De tout temps et en tout lieu, c'est l'élite qui gouverne, et c'est l'élite qui exerce une influence dominante sur ce que l'on pourrait appeler la culture officielle. [...] Toutes les élites prennent soin de manipuler l'information publique pour maintenir au pouvoir les structures existantes. C'est une vieille méthode. Les États-Unis sont théoriquement une république et une société libre, mais en réalité, c'est un empire et une oligarchie, vaguement consciente de sa propre oppression, à l'intérieur comme à l'extérieur.

J'ai utilisé le terme « État de sécurité nationale » pour décrire ses structures de pouvoir. C'est une façon appropriée d'évoquer les communautés de l'armée et des services secrets, tout comme les milieux qui s'en nourrissent, comme les fournisseurs de la défense et autres entités clandestines nébuleuses. Ses caractéristiques fondamentales sont la dissimulation, la richesse, l'indépendance, le pouvoir et la duplicité. Presque tout ce qui fut entrepris d'important par la communauté de l'armée et des services secrets des États-Unis dans les cinquante dernières années le fut en secret. Le projet de construction d'une arme atomique, mieux connu sous le nom de Projet Manhattan, reste le grand modèle de toutes les activités qui suivirent. Pendant plus de deux ans, pas un seul membre du Congrès ne fut même tenu informé de ce projet, bien que son coût total excédât deux milliards de dollars. Pendant et après la Seconde Guerre mondiale, d'autres projets importants tels que le développement d'armes biologiques, l'immigration de scientifiques nazis, les expériences terminales de manipulation mentale, l'interception à l'échelle nationale du courrier et des transmissions télégraphiques d'une population inconsciente, l'infiltration des médias et des universités, les coups d'État secrets, les guerres secrètes et les assassinats, furent non seulement tous tenus éloignés des regards du public étasunien, mais aussi de la plupart des membres du Congrès et de plusieurs présidents.

À vrai dire, parmi les agences de renseignements les plus puissantes, plusieurs furent elles-mêmes mises en place secrètement, inconnues du public ou du Congrès pendant des années. Depuis les années quarante, les organes de la Défense et des services secrets étasuniens ont plus d'argent à leur disposition que la plupart des pays. En plus des dollars officiels, une grande partie de l'argent est de source inconnue. Depuis ses débuts, la CIA est engagée dans une série « d'affaires » officieuses qui ont généré d'énormes sommes d'argent liquide. Les relations entre la CIA et le crime global organisé (et donc, de facto, avec le commerce international des narcotiques) sont abondamment prouvées et documentées depuis des années. Une grande partie des investissements initiaux nécessaires au fonctionnement de la communauté des services secrets étasuniens fut fournie par des familles étasuniennes très puissantes et reconnues, qui ont depuis longtemps un intérêt à financer des opérations de sécurité nationale jugées nécessaires à leurs intérêts. En théorie, il existe une surveillance civile des organes de sécurité nationale
étasuniens. Le président est le commandant suprême des armées. Le Congrès a un droit de regard officiel sur la CIA. Le FBI doit répondre devant le ministère de la Justice. En pratique, tout ceci est peu appliqué. L'une des raisons en est la dissimulation. [...]

Un exemple glaçant d'une telle indépendance eut lieu au cours des années 1950, lorsque le président EISENHOWER perdit véritablement le contrôle de l'arsenal nucléaire. La situation se détériora à un point tel qu'au cours de ses deux dernières années de mandat, EISENHOWER demanda à plusieurs reprises une audience au chef du Strategic Air Command afin de connaître le plan de représailles nucléaires des États-Unis. Ce qu'il apprit finalement en 1960, la dernière année de son mandat, l'horrifia : la moitié de l'hémisphère nord serait anéantie ! Si un héros militaire révéré tel qu'EISENHOWER n'a pu contrôler l'arsenal nucléaire étasunien, ni obtenir une réponse franche de la part du Pentagone, comment diable les présidents TRUMAN, KENNEDY, JOHNSON ou NIXON l'auraient-ils pu sur des questions comparables ? La dissimulation, la richesse et l'indépendance sont synonymes de pouvoir. Au fil des années, l'État de sécurité nationale a accédé à la technologie la plus sophistiquée au monde, barré l'accès de milliers d'hectares de territoire au public, obtenu la possibilité illimitée d'espionner à l'intérieur et à l'extérieur des frontières étasuniennes, mené des actions officielles ou clandestines contre d'autres nations, et poursuivi des guerres sans subir de critique sérieuse de la part des médias. Au niveau national, il garde sous influence les élus et les groupes qui espèrent obtenir quelques milliards de dollars du budget de la défense.

Ensemble, les exemples de duplicité officielle forment un tout quasiment homogène. Ils incluent des morceaux de choix tels que la crise « bidon » de la guerre de 1948, le « missile gap » imaginaire rapporté par l'armée de l'air au cours des années 1950, les incidents soigneusement orchestrés menant au vote de la Résolution sur le golfe du Tonkin... La dissimulation découle d'un élément omniprésent à la base de l'existence au sein de notre monde, à savoir que ceux qui sont en haut de l'échelle prendront toujours toutes les mesures - quelles qu'elles soient - nécessaires au maintien du statu quo. Les sceptiques demandent souvent : « Pensez-vous vraiment que le gouvernement pourrait cacher [quoi que ce soit] pendant si longtemps ? » La question elle-même reflète l'ignorance de la réalité, qui est que la dissimulation est monnaie courante au sein de l'État de sécurité nationale. Cependant, la réponse est en fait oui, et non. « Oui », dans le sens où les opérations de dissimulation sont le modus operandi habituel - elles sont souvent ignorées du public pendant des décennies, et révélées au grand jour par le simple fait du hasard. Mais aussi « non », dans la mesure où [...] il y a fuite d'informations dès le départ. Il est impossible de tout verrouiller complètement.

La clé est de neutraliser et discréditer les informations gênantes, parfois par un démenti officiel, parfois en utilisant les médias par personnes interposées. Il est peu probable que les preuves [d'un complot] provenant d'échelons inférieurs survivent au conflit inévitable avec la culture officielle. Et la reconnaissance de la réalité des [complots] n'aura lieu que lorsque la culture officielle la jugera digne d'intérêt ou nécessaire.

Richard Dolan, UFOs and the National Security State



MIB

Meilleur du Web: Emmanuel Ratier : « Le Siècle » est la matrice de la pensée unique

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C’est dans les prestigieux salons de l’Automobile Club de France, place de la Concorde, face à l’Assemblée nationale, que se réunissent sous haute protection les membres du Siècle.
Il n'existe qu'une seule source grand public pour connaître Le Siècle, le club élitiste qui regroupe les personnalités les plus puissantes de France : le travail d'Emmanuel Ratier. Ce qu'il écrit est confirmé par les témoignages que nous avons recueillis et par les annuaires internes que nous avons consultés. Cependant, cet auteur a très mauvaise presse et si tous les politologues utilisent ses ouvrages, aucun n'ose les citer. Pour en savoir plus, rien ne vaut d'interroger l'homme qui a le plus étudié le sujet.

Thierry Meyssan : Il n'existe à ce jour qu'un ouvrage sur Le Siècle, le vôtre : Au Cœur du pouvoir, enquête sur le club le plus puissant de France. Vous venez d'en publier une édition actualisée et considérablement augmentée. Selon vous, pourquoi êtes-vous le seul à publier sur un sujet aussi important ? Nos confrères considèrent-ils cette organisation sans importance ou, au contraire, craignent-ils en la dévoilant de fragiliser le système ?

Emmanuel Ratier : Tous les grands médias, qu'il s'agisse de la presse écrite, des radios ou des télévisions sont détenus ou contrôlés par des membres du Siècle (Dassault, Rothschild, Bolloré, Arnault, Lagardère, etc.) ou dirigés par des membres du Siècle. Les rares articles qui ont pu paraître sur le principal (et unique en fait) club d'influence français, Le Siècle, sont convenus et dépourvus de tout intérêt. Un seul exemple : l'année dernière, j'ai reçu à plusieurs reprises une journaliste économique renommée qui travaillait pour le magazine Capital de M6. Elle m'a dit vouloir consacrer un dossier de 25 minutes au club Le Siècle. Je lui a ouvert mes dossiers, lui ai donné tous les contacts, fourni des documents ultra confidentiels (annuaires, circulaire internes, fiches de recrutement, etc.). Je lui ai gentiment expliqué également que son reportage ne sortirait jamais et serait annulé parce que le PDG de M6, Nicolas de Tavernost était membre du Siècle. Elle m'a téléphoné, quasiment en pleurs, un mois après pour me dire que son travail avait été refusé. De même, Au Cœur du pouvoir a été envoyé à environ 130 journalistes de la grande presse, la presse que l'on peut dire « aux ordres ». Il n'y a eu aucun article dessus.