
Quelque 500 à 600 personnes défilent le 7 janvier 2012 à Clermont-Ferrand en soutien à un homme de 30 ans arrêté de façon "musclée" la nuit du réveillon, décédé lundi après plusieurs jours de coma.AFP/THIERRY ZOCCOLAN
L'homme tombé dans le coma depuis son interpellation mouvementée lors de la nuit de la Saint-Sylvestre est mort lundi 9 janvier, a annoncé son avocat, alors que plusieurs centaines de membres des forces de l'ordre sont déployées par crainte de nouvelles violences dans son quartier de Clermont-Ferrand.
Cette annonce fait craindre des violences dans le quartier de la victime, La Gauthière, sous tension depuis cette interpellation mouvementée. La préfecture du Puy-de-Dôme a annoncé lundi le maintien du dispositif de sécurité, renforcé ce week-end à Clermont-Ferrand, avec quelque 420 fonctionnaires de police et de gendarmerie déjà mobilisés la nuit dernière. Dans la nuit de dimanche à lundi, trois personnes ont été interpellées et quelques voitures brûlées. Un niveau de vandalisme "nettement inférieur aux nuits précédentes", selon la préfecture. Entre vendredi et dimanche, ce sont en effet une cinquantaine de véhicules qui sont partis en fumée. Six personnes avaient été interpellées, et leur garde à vue a été prolongée dimanche soir.
Face aux dégradations, qui durent depuis quatre nuits, le préfet du Puy-de-Dôme, Francis Lamy, avait averti qu'il ne laisserait "pas s'installer de zone de non-droit à Clermont-Ferrand". Dimanche, le dispositif de sécurité a donc été considérablement renforcé : deux cent cinquante hommes étaient prévus sur le terrain, mais "on est monté au cours de la nuit jusqu'à quatre cent vingt", épaulés par deux hélicoptères, selon la préfecture.