Enfant de la SociétéS


Star of David

La ségrégation sexiste imposée par des juifs ultra-orthodoxes dégénère en Israël

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Naama Margolese, huit ans, chez elle, à Beit Shemesh, le 26 décembre.ASSOCIATED PRESS/Oded Balilty
Naama Margolese a tout juste huit ans. De longs cheveux blonds attachés en queue de cheval encadrent son front. Une épaisse paire de lunette barre son visage. La petite fille a l'air timide. En réalité, elle est terrifiée. Depuis que ses parents se sont installés à Beit Shemesh, près de Jérusalem, Naama vit dans la peur. A l'idée de traverser la rue pour se rendre à l'école juive, la petite fond en larmes, supplie sa mère de faire demi-tour. Elle craint d'être insultée et même molestée. Pourquoi ? Parce qu'elle n'est pas assez "modestement" habillée aux yeux de certains ultra-orthodoxes qui habitent le quartier.

La discrimination envers les femmes prônée par ces extrémistes religieux a dégénéré ces derniers jours en récriminations et parfois en violence à Beit Shemesh. Des heurts ont éclaté lundi après-midi entre des forces de l'ordre et plusieurs centaines d'ultra-orthodoxes réclamant bruyamment une séparation stricte des sexes. Un policier a été légèrement blessé par un jet de pierre et plusieurs manifestants interpellés. Des groupes de harédim ("craignant Dieu") ont pris à parti policiers et journalistes, les molestant et leur intimant de "dégager", selon des témoins. Ils leur ont aussi lancé des œufs et brûlé des poubelles.

Dans cette cité de près de quatre-vingt mille habitants, majoritairement peuplée de juifs religieux, parmi lesquels une importante communauté ultra-orthodoxe, en pleine expansion, l'artère principale compte de nombreux écriteaux qui exhortent les femmes à se vêtir "modestement". Comprendre : couvertes de la tête aux pieds, avec des manches et des jupes longues. Les femmes n'ont pas non plus le droit de s'arrêter devant la synagogue.


Radar

Toujours plus gros, les fichiers de police sont incontrôlables

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Le nombre de fichiers, en constante augmentation.Assemblée nationale, Infographie "Le Monde"
Les fichiers de police sont comme les jardins : il faut les entretenir. Voilà tout le défi auquel ont bien du mal à faire face les ministères de l'intérieur et de la justice, à lire le rapport d'information des députés Delphine Batho (PS, Deux-Sèvres) et Jacques-Alain Bénisti (UMP, Val-de-Marne), déposé mercredi 21 décembre. Car le jardin est luxuriant : de 58 fichiers en 2009, on est passé à 80 en 2011, dont 45 % attendent d'être légalisés (ils n'étaient que 27 % dans l'attente en 2009). Et le nombre de personnes fichées ne cesse d'augmenter : le système de traitement des infractions constatées (STIC), grand fichier judiciaire, est passé de 3,96 millions de mis en cause en 2009 à 6,5 millions en 2011, et de 28 millions à 38 millions de victimes. Le fichier des empreintes génétiques (FNAEG), de 800 000 à 1,79 million sur la même période.

Footprints

Une nouvelle paire de baskets provoque des scènes d'émeutes aux Etats-Unis


On connaissait les révoltes de la faim, les incontournable échauffourées des soldes, voici les émeutes de la basket. Dans plusieurs villes des Etats-Unis, la sortie du dernier modèle de baskets créées par Nike pour l'ancien basketteur Michael Jordan s'est soldée vendredi 23 décembre par des scènes apocalyptiques : bagarres, mouvements de foule, jets de gaz lacrymogène et plusieurs arrestations ont été signalés à travers le pays.

Des milliers de personnes s'étaient rassemblées tôt vendredi devant les magasins proposant à la vente, pour la somme de 180 dollars, les "Air Jordan 11 Retro Concords", la réédition d'un modèle sorti à l'origine en 1996. Certaines sont rentrées avec des hématomes, piétinées par la foule, d'autres les yeux rougis par les gaz, d'autres encore ont fini la nuit en prison.

Attention

SCANDALE : la France gage l'or de la Banque de France !

Comme jadis les pays dits « sous-développés », qui sont désormais « émergents » et nous rattrapent à toute vitesse, la zone euro se met sous tutelle du FMI (Le Figaro). Incapables de se diriger eux-mêmes, les européens - attention ce n'est pas une blague - versent de l'argent (150 milliards d'euros) au FMI pour qu'il le reprête à des pays européens en difficulté !

Mais au fait, comment fonctionne cette tuyauterie ? Il s'agit de « prêts bilatéraux des pays au FMI » et, c'est magique, « de tels prêts n'impliquent aucun risque en capital pour leurs souscripteurs, car le FMI est, par construction, toujours remboursé sur ses propres crédits ». On aimerait bien savoir comment car le FMI ne peut pas faire tourner la planche à billets. S'il enregistre des pertes, il faut bien que quelqu'un paye. En outre ces prêts sont en réalité des « avances », elles ne figurent donc pas dans le budget des Etats concernés. C'est magique, on vous le dit, de l'argent circule et il n'est décaissé de nulle part, et toute perte est impossible.

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1,6 million d'enfants SDF aux États-Unis

Ils vivent dans une voiture, un bâtiment abandonné, une station de métro ou sous une tente. Au mieux dans des centres d'hébergement, des motels ou chez des proches. 1,6 millions d'enfants se sont trouvés à un moment sans domicile fixe au cours de l'année 2010 aux États-Unis. Soit un enfant sur 45. Une hausse de 38% en quatre ans, selon le rapport que vient de publier le National center on Family Homolessness.

Des enfants qui deviennent progressivement « une partie importante d'un Tiers Monde qui se dessine au sein de notre propre nation », décrit le rapport. Ces enfants sont plus sujets aux maladies chroniques, à l'asthme, au stress ou aux troubles émotionnels, ainsi qu'à la faim et la malnutrition. Une situation d'autant plus traumatisante que 42% de ces enfants ont moins de 6 ans. Ils ont aussi souvent une scolarité chaotique : près d'un tiers d'entre eux ont fréquenté au moins trois écoles différentes dans l'année.

Che Guevara

Denver: les anti-Wall Street incendient leur propre camp

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Les manifestants d'Occupy Denver, qui critiquent les dérives du système financier, ont mis le feu à leur propre camp lors d'une opération policière visant à le liquider, a annoncé mercredi le porte-parole de la police Matthew Murray cité par les médias occidentaux.

Près de 50 militants ont fait face à la police. L'incendie a été éteint et le camp a été détruit. Personne n'a été blessé. Neuf activistes luttant contre "le terrorisme financier" ont été interpelés.

Selon les médias, le camp de Denver (Etat du Colorado) était un des derniers à subsister dans les grandes villes américaines, la police ayant déjà liquidé les camps de New York et de Los Angeles.

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La rançon de la récession en Grèce : le taux de suicide des Grecs est désormais le plus fort d'Europe

Le taux de suicide en Grèce a augmenté de 40% entre janvier et mai de cette année par rapport à l'année 2010. Il y a 3 ans, le taux de suicide des Grecs s'établissait à 2,8 pour 100.000 habitants. C'était le plus bas d'Europe. Depuis la crise financière qui secoue le pays, il n'a cessé de monter, et aujourd'hui, il représente presque le double. Désormais, le taux de suicide de la Grèce dépasse tous ceux des autres pays d'Europe, et ce bien que l'église orthodoxe refuse de célébrer les funérailles des personnes suicidées.

La plupart des tentatives de suicides, ratées ou non, ont eu lieu dans la région de l'Attique, qui entoure Athènes, et en Crète.

« Ce n'est jamais qu'une seule chose, mais presque toujours des dettes, le chômage, la peur d'être licencié qui sont cités lorsque les gens appellent pour dire qu'ils envisagent de se suicider », explique Elani Beikari, qui est psychiatre au sein d'une association non-gouvernementale, Klimaka, qui propose une ligne téléphonique 24h/24h pour les candidats au suicide. Avant la crise, l'association recevait 10 appels par jour ; aujourd'hui, elle en reçoit plus de 100. « La plupart viennent de femmes âgées d'entre 30 à 50 ans, et d'hommes entre 40 et 45 ans désespérés à cause de problèmes économiques », affirme Beikari. « D'après mon expérience, ce sont les hommes, qui ressentent une perte de leur dignité et de leur honneur, qui sont les plus sérieux. »

Nuke

Japon : le démantèlement de la centrale de Fukushima prendra 40 ans

Il faudra au moins 40 ans pour démanteler la centrale nucléaire accidentée de Fukushima et nettoyer le site, selon le calendrier prévisionnel des travaux présenté mercredi par le gouvernement japonais.

C'est un projet « sans précédent » dont le calendrier n'est « pas totalement prévisible », a reconnu Goshi Hosono, ministre de l'Environnement responsable de la gestion de la crise à Fukushima, au nord-est du Japon. La centrale a été accidentée lors du tsunami dévastateur du 11 mars dernier, et le combustible de trois réacteurs a fondu à la suite d'une panne des systèmes de refroidissement, provoquant le plus grave accident nucléaire depuis Tchernobyl en 1986.

Selon le gouvernement, la centrale est désormais stabilisée et se trouve dans les conditions d'un « arrêt à froid » : la température dans les cuves des réacteurs est aujourd'hui de façon permanente en dessous des 100 degrés Celsius, à 70 degrés.

Les travaux de démantèlement de la centrale et de sécurisation du site dévasté se feront en plusieurs étapes. Les techniciens de la Tokyo Electric Power Company (TEPCO), l'exploitant de la centrale, commenceront à retirer d'ici deux ans les barres de combustible usé reposant actuellement dans des piscines, à l'étage supérieur de chaque bâtiment abritant les réacteurs.

Pistol

Meilleur du Web: Tirs à balles réelles autorisés sur les manifestants britanniques

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La police britannique change ses règles. Les forces de l'ordre pourront désormais tirer à balles réelles lors des manifestations qui tournent mal.

Cette décision a été prise à la suite des émeutes de cet été. Selon "The Sun", les policiers seront désormais autorisés à employer la manière forte lors des manifestations qui dégénèrent.

L'information a été divulguée par une taupe du service de l'inspection du travail des policiers britanniques. Selon celle-ci, cet organisme (HMIC) aurait décidé de revoir son code de conduite envers les émeutiers qui mettent en danger la vie d'autrui. Des mesures exceptionnelles comme le tir à balles réelles seront donc employées en cas d'incendie de bâtiments ou de jets de coktails molotov notamment.

Che Guevara

Une manifestation dégénère en Chine

Une manifestation contre une centrale thermique accusée de polluer l'environnement dans une ville du sud de la Chine, Haimen, a dégénéré mardi 20 décembre, la police anti-émeute frappant brutalement les protestataires et les repoussant avec des gaz lacrymogènes, ont rapporté des témoins.

Ces violences se sont déroulées dans la province du Guangdong (sud), où est concentrée une part importante de l'industrie manufacturière chinoise travaillant pour les exportations, et où une série de conflits sociaux ont éclaté ces dernières semaines.

Des protestataires parlant au téléphone avec l'AFP ont affirmé qu'un adolescent de 15 ans avait trouvé la mort et que plus de cent autres manifestants avaient été violemment frappés par les forces de l'ordre. L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ces faits de façon indépendante. Les autorités locales n'ont pas répondu à des appels téléphoniques de l'AFP et une femme contactée au Bureau de sécurité publique de Haimen a nié que des troubles aient éclaté dans la ville.