Dans la certitude aveugle de leur ''exceptionnalisme'',
les Etats-unis ont pris pour habitude d'utiliser le monde comme réservoir de leurs besoins de croissance illimitée. Et tant qu'ils déployaient leurs troupes dans des pays bien éloignés de chez eux, militairement faibles et ''exotiques'' de préférence, ils pouvaient entretenir ce sentiment de supériorité qui les anime, comme l'ensemble de l'Occident d'ailleurs dont le public regardait distraitement, la plupart du temps.
Sauf que déjà en Syrie, l'Occident aurait dû revoir sa copie. En effet, dès que l'armée russe fut appelée en renfort par le gouvernement de Bachar Al-Assad, l'équilibre des forces s'en est trouvé bouleversé, et malgré une alliance avec plus de 100 pays participant au saccage d'un Etat souverain reconnu par les instances de l'ONU, et après 10 ans de guerre, la Syrie et son gouvernement ont résisté avec l'appui russe et iranien pour l'essentiel. Parvenant même à faire reculer les sordides ''forces de la coalition'' et à reprendre petit à petit le terrain qu'ils avaient dû lâcher en début d'agression guerrière.