BOGOTA - Depuis plus un mois, une grève nationale paralyse la Colombie et fait l'objet d'une répression meurtrière de la part du gouvernement d'extrême droite
d'Ivan Duque. Alors que les syndicats ont fermé les grandes villes, interrompant les transports en commun et bloquant l'économie du pays, les forces gouvernementales ont répondu par la violence. Selon les chiffres du gouvernement, au moins
44 personnes ont été tuées lors des manifestations qui ont débuté le 28 avril. En outre, 500 personnes ont été portées disparues, plus de 100 ont été atteints par des tirs à balles réelles et au moins 28 ont été blessées à l'œil par la police, par la célèbre brigade anti-émeute ESMAD ou par des organisations paramilitaires liées à l'État.

Des photos circulant sur les médias sociaux montrent les forces gouvernementales colombiennes utilisant des armes israéliennes contre les manifestants et des véhicules blindés Sand Cat de fabrication israélienne patrouillant dans les rues des villes colombiennes. Alan Macleod enquête sur les liens croissants entre ces alliés inattendus.
La répression de la dissidence est encouragée par le gouvernement israélien, qui doit lui-même faire face à une vaste révolte économique, militaire et sociale de sa population palestinienne captive. En dehors des États-Unis, Israël est le principal fournisseur d'armes de l'armée et des paramilitaires colombiens, et la police et l'armée colombiennes ont utilisé leur formation et leurs armes israéliennes contre leur propre révolte intérieure.
Commentaire: Sur la 4e de couverture de son ouvrage sorti en 2019, Théorie de la dictature, Michel Onfray écrivait : Ce serait risible, si ce n'était pas aussi tragique. L'homme, au discours schizophrène et visiblement atteint de dissonance cognitive, semble avoir perdu tous ses repères (pour être gentil et lui laisser le bénéfice du doute). Son AVC et le COVID qu'il a contracté l'année dernière auraient-il endommagé ses facultés mentales de manière irréversible ? L'avenir nous le dira.