Histoire SecrèteS


Footprints

Découverte de l'Archicebus, le plus vieux primate connu à ce jour

Xijun Ni, Académie chinoise des sciences
© Xijun Ni, Académie chinoise des sciences L'Archicebus a fait l'objet de dix ans d'études avant d'être annoncé comme le plus vieux primate connu au monde.

Mercredi, une étude chinoise a annoncé la découverte en Chine du plus vieux primate connu à ce jour, l'Archicebus achilles. Ce petit tarsier primitif aurait vécu il y a 55 millions d'années et présente une importance capitale pour une meilleure compréhension de l'évolution des primates.

C'est une découverte capitale dans l'histoire des primates, leur évolution et par connexion logique, celle de l'Homme que la revue britannique Nature a dévoilée mercredi. Une équipe de paléontologues chinois menée par le chercheur Xijun Ni est parvenue à identifier le plus vieux primates connu à ce jour. L'heureux élu a été baptisé Archicebus achilles : Archicebus pour « premier singe à queue » et achilles en référence au célèbre guerrier grec et à l'anatomie un peu particulière des chevilles du petit primate.

Mais la découverte ne date pas d'hier : les paléontologues ont étudié le spécimen pendant plus de dix avant de publier enfin leur trouvaille. Le fossile de l'animal a été trouvé dans la carrière proche de Jingzhou (près du fleuve Yang-Tsé) par un paysan. L'objet a été extrait d'une roche fendue en deux et montré à Xijun Ni qui menait des fouilles dans la province chinoise du Hubei. Ce dernier l'a alors étroitement étudié pendant plusieurs années via notamment de nombreux scanner 3D qui ont permis d'aboutir à une image complète et détaillée du spécimen.

Aujourd'hui, l'équipe en charge du projet peut affirmer que ce spécimen est le plus vieux primate jamais découvert, datant d'environ 55 millions d'années et détrônant ainsi de 7 millions d'années le Darvinius découvert à Messel en Allemagne et à Notharctus aux Etats-Unis. Jusqu'ici, ce primate était tenu comme le plus ancien de l'ordre et son fossile fut découvert en 1983 avant d'être publié en 2009. « Ce squelette va nous dire une grande partie de l'histoire sur les origines des primates et nos lointains ancêtres », explique Ni cité par l'AFP. Le plus vieux et le plus petit Mais ce primate n'est pas que le plus vieux, c'est aussi le plus petit jamais répertorié. Si le record est tenu aujourd'hui par l'actuel lémurien pygmée de Madagascar le « microcèbe de Mme Berthe » (Microcebus Berthae) avec 9 centimètres, l'Archicebus lui mesurait environ 7 cm et ne pesait pas plus de 30 grammes, selon les paléontologues. Il était doté d'une longue queue et de doigts osseux facilitant le déplacement arboricole.

Sherlock

Une tumeur osseuse découverte chez un homme de Néandertal vieux de 120 000 ans

Vieux os néandertalien, 120.000 ans, tumeur cancéreuse
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Publiant leur étude le 5 juin sur PLoS ONE, des chercheurs américains ont découvert les traces d'une tumeur cancéreuse sur des ossements néandertaliens vieux de plus de 120.000 ans provenant de Croatie.

David Frayer, de l'Université du Kansas, et ses collègues d'autres institutions ont mis en évidence, sur une côte fossilisée provenant de Krapina, en Croatie, une dysplasie fibreuse - autrement dit : une tumeur des os. Ceci est une première, car la côte en question appartient à un Néandertalien qui vivait il y a plus de 120 000 ans.

Or, les plus anciens cas observés de ce type de maladie concernaient jusqu'à présent des hommes anatomiquement modernes de moins de 4.000 ans. Toutefois, la côte provient d'un spécimen incomplet, et les chercheurs n'ont donc pas pu se prononcer sur les effets de cette tumeur sur la santé globale de l'individu. Chez les humains modernes, la dysplasie fibreuse est plus fréquente que les autres tumeurs osseuses.

« Les preuves de cancer sont extrêmement rares dans le registre fossile humain. Celle-ci montre que les Néandertaliens, vivant dans un environnement non pollué, étaient [toutefois] sensibles au même type de cancers que les humains actuels », a expliqué David Frayer. Les Néandertaliens avaient une espérance de vie moyenne de moitié inférieure à la nôtre. « Compte tenu des facteurs [environnementaux], les cas de maladies tumorales sont rares dans les populations humaines préhistoriques. Dans ce contexte, l'identification d'une côte néandertalienne de plus de 120.000 ans présentant une tumeur osseuse est surprenante, et donne un aperçu de la nature et de l'histoire de l'association de l'homme aux maladies néoplasiques [= tumorales] », concluent les chercheurs.

Bad Guys

Le journal Le Monde : une référence de la désinformation

Fabrice Garniron_Cover-book_Quand Le Monde… décryptage des conflits yougoslaves
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Fabrice Garniron est l'auteur d'un livre qui vient de sortir où il étudie minutieusement les mensonges du quotidien de l'intelligentsia parisienne lors de la guerre dans les Balkans. Il a accordé à B. I. une interview exclusive.

B. I. : Qu'est-ce qui vous à poussé à vous intéresser au conflit dans l'ex-Yougoslavie ?

Fabrice Garniron : Je n'avais aucun lien avec la Yougoslavie avant le déclenchement des guerres au début des années 90.

Je crois qu'au départ mon intérêt s'explique par une culture familiale fortement imprégnée d'antifascisme, Je ne pouvais par conséquent rester indifférent lorsque les médias occidentaux ont présenté les guerres en Yougoslavie comme le retour de la barbarie nazie par Serbes interposés.

Mais rapidement cette campagne m'est apparue comme fallacieuse, la référence au nazisme n'étant qu'un outil au service du bourrage de crâne. Le mois d'août 1992 a été décisif : au moment même où la seule photo d'un homme squelettique suffisait aux médias occidentaux pour faire campagne sur « Auschwitz en Bosnie », le journal britannique The Independant, se basant sur des rapports de l'ONU, affirmait que les autorités musulmanes tiraient sur leur propre population pour mieux incriminer les Serbes. La suite n'a fait que confirmer que nous n'étions pas face à un retour du nazisme, mais à une formidable campagne de nazification en vue de diaboliser une des parties en conflit.

Ma méfiance en 1992 a été alimentée par plusieurs évènements où, des années 60 aux années 80, les médias occidentaux ont montré leur efficacité et leur absence de scrupules dans le formatage de l'opinion.

Commentaire: voir aussi

Yougoslavie : quand on prend l'avenir pour le passé - Raisons pour lire : « Quand Le Monde... Décryptage des conflits yougoslaves », de Fabrice Garniron


Magnify

Le cancer existait déjà à l'époque de l'homme de Néandertal

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Les crânes d'un homme de Néandertal (g) et d'un Homo Sapiens (d) exposés au Smithsonian National Museum d'Histoire naturelle de Washington le 17 mars 2010 Mandel Ngan AFP/Archives
Des chercheurs ont identifié la plus vieille tumeur du monde, âgée de 120.000 ans...

La disparition de l'homme de Néandertal reste toujours un mystère. En revanche, il semble bien que notre cousin ait déjà souffert du cancer, alors que les scientifiques estimaient que l'apparition de cette anomalie cellulaire était bien plus tardive.

L'analyse d'une côte d'un homme de Néandertal vivant dans la région de Krapina, en Croatie, il y a 120.000 ans, a révélé la présence d'une tumeur osseuse, écrivent des chercheurs de l'université du Kansas dans la revue PLOS One.

Comet

Les anciens Égyptiens façonnaient des bijoux à partir de météorites

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Publiant leur étude dans la revue Meteoritics and Planetary Science, des chercheurs britanniques ont mis en évidence la nature du fer composant des colliers mortuaires trouvés dans un tombeau de l'Égypte antique : le métal provenait d'une météorite. Ces colliers de perles de fer, mis au jour en 1911 sur le site funéraire de Gerzeh, situé à quelque 70 km au sud du Caire, et datant de 3.350 à 3.600 avant JC, ont longtemps intrigué les chercheurs : ils datent en effet d'avant l'âge du fer égyptien. S'il ne provient pas d'une extraction minière, d'où vient donc le métal ?

D'une météorite, proposait une hypothèse assez répandue. Non : d'une tentative précoce et exceptionnelle d'exploiter un gisement de fer, avant la date historique reconnue pour cette activité, imaginaient d'autres chercheurs. Mais l'énigme vient d'être résolue. Des chercheurs de l'Open University et de l'Université de Manchester (Royaume-Uni) ont analysé le métal de ces bijoux grâce à une combinaison de microscopie électronique et de tomodensitométrie (CT scan), et confirmé que son origine était bel et bien météoritique.

Book 2

Yougoslavie : quand on prend l'avenir pour le passé - Raisons pour lire : « Quand Le Monde... Décryptage des conflits yougoslaves », de Fabrice Garniron

Quand Le Monde… Décryptage des conflits yougoslaves, Fabrice Garniron, cover-book
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Il y a une vingtaine d'années, au moment où la Communauté Européenne allait se renforcer en se transformant en Union, la Fédération Yougoslave entamait sa tragique désintégration.

La complexité de la Yougoslavie rendait sa crise extrêmement difficile à comprendre, même pour beaucoup de Yougoslaves. Et, comme toujours dans les Balkans, les ingérences des grandes puissances exacerbaient et exploitaient les conflits locaux. Les médias étrangers cherchaient des explications relativement faciles à raconter.

La guerre froide venait de se terminer en queue de poisson. Le communisme ayant miraculeusement disparu, le nouveau mal devint le « nationalisme » - mal absolu que les Etats éclairés de la Communauté étaient en train de bannir à tout jamais en renforçant l'Union par le Traité de Maastricht. Quelle meilleure leçon morale pour cette utopie européenne naissante que l'illustration de son contraire : un conflit fertile en crimes et massacres attribué uniquement à un « nationalisme » vite confondu avec un avatar du nazisme ?

Si on avait pris la peine d'analyser froidement les causes, surtout économiques, de la crise yougoslave, on aurait pu y lire des avertissements pour ce qui allait arriver vingt ans plus tard dans la zone euro. La Yougoslavie, socialiste à sa façon et indépendante du bloc soviétique, a pu bénéficier des crédits de l'Occident pour développer ses capacités exportation. Puis arriva la crise pétrolière, la hausse des taux d'intérêts, l'effondrement des marchés d'exportations, l'impossibilité de rembourser les dettes et les mesures imposées par le FMI.

Magnify

5 000 peintures rupestres découvertes dans des grottes au Mexique

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Les peintures, remarquablement conservées, ont été découvertes dans des grottes et des gorges de la chaîne montagneuse de San Carlos, dans le nord-est du Mexique.
5 000 peintures rupestres ont été découvertes dans des grottes situées dans la chaîne montagneuse de San Carlos, au Mexique. En très bon état de conservation, ces témoignages sont en cours d'analyse mais fournissent déjà aux archéologues des informations précieuses.

Dans les profondeurs de grottes inexplorées se cachent sans nul doute encore des merveilles archéologiques. C'est ce que l'on se dit à l'annonce, ce jeudi, de la découverte de près de 5 000 peintures rupestres au Mexique. Les motifs ont été trouvés dans des grottes de la chaîne montagneuse de San Carlos, située dans l'Etat du Tamaulipas, au nord-est du Mexique, a annoncé l'Institut national d'anthropologie (Inah) sur son site.

Regroupées sur onze sites des montagnes de San Carlos comprenant des grottes et des gorges, ces peintures ont été réalisées par "au moins trois groupes de chasseurs-cueilleurs de la région", précise l'Inah. L'un des sites, nommé la Grotte des Chevaux, abrite à lui seul plus de 1 500 peintures.

Sherlock

Seibal apporte de nouvelles informations sur les origines de la civilisation Maya

La civilisation Maya, bien connue pour ses temples raffinés, son système d'écriture sophistiqué, ses développements mathématiques et astronomiques, reste un mystère quant à ses origines.

Structure d'un ancien habitat trouvé à Seibal, Guatemala.
© InconnuStructure d'un ancien habitat trouvé à Seibal, Guatemala.
Une nouvelle étude de l'Université de l'Arizona publiée dans la revue Science conteste les deux théories actuelles sur la façon dont cette civilisation a débuté. Elle suggère que ses origines sont plus complexes qu'on ne le pensait précédemment.

Deux camps opposés en ce qui concerne les origines de la civilisation Maya

Le premier camp estime qu'elle s'est développée presque entièrement toute seule dans les jungles de ce qui est maintenant le Guatemala et le sud du Mexique. Le second estime que la civilisation Maya s'est développée grâce aux influences directes de l'ancienne civilisation Olmèque et de son centre La Venta.

Il est probable qu'aucune de ces théories ne raconte l'histoire complète, selon les conclusions d'une équipe d'archéologues dirigée par les époux anthropologues Takeshi Inomata et Daniela Triadan.

« Nous avons mis l'accent sur les débuts de cette civilisation et sur son remarquable développement », a déclaré Inomata, professeur d'anthropologie à l'UC et auteur principal de l'étude.

Target

Le massacre des communistes indonésiens de 1965 : retour sur un des plus grands crimes contre l'Humanité du XXe siècle

Homme dans la forêt
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L'idéologie dominante ne se contente pas de ré-écrire l'histoire, elle pratique la mémoire sélective. A côté des crimes qu'elle commémore, ceux attribués aux forces communistes et progressistes, il y a ceux qu'elle passe sous silence, tente d'oublier.

La sortie dans les salles françaises du banalement sordide The act of Killing nous rappelle un des plus grands massacres du XXe siècle, absents de nos manuels scolaires, de la scène médiatique, du débat historique : le massacre de masse des communistes indonésiens, en 1965.

Les cadavres remontent désormais à la surface, en Indonésie même, où toute référence aux « événements de 1965 » était proscrite sous le dictateur Suharto et encore largement tue.

Un rapport de la Commission indonésienne des droits de l'Homme (Komnas-HAM) a reconnu en 2012 pour la première fois le « crime contre l'humanité » qu'a constituée la répression anti-communiste de 1965.

En l'absence d'enquête internationale, de nature judiciaire ou historique, les chiffres exacts restent inconnus. Si les estimations ne descendent pas en-dessous de 500 000 morts, la fourchette actuelle - reprise dans The Act of Killing - serait de 1 à 3 millions de victimes.

Le massacre s'intégrait dans un coup d'État de Suharto visant à liquider le PC indonésien (PKI), avec le soutien bienveillant des États-Unis déterminés à éliminer une « menace rouge » qui, après la Chine et le Vietnam, risquait de faire tomber un des États les plus peuplés du monde.

Video

Censure : Cristiada, le film à succès américain que vous ne verrez pas

Cristiada_movie poster
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Vous ne verrez pas en France le film américano-mexicain Cristiada, sorti en 2012. C'est pourtant une production à succès aux États-Unis, au Mexique et dans les pays où la censure socialiste franc-maçonne ne s'exerce pas ou s'exerce avec moins de rigueur qu'en France.

Son metteur en scène Dean Wright et des acteurs renommés, comme Andy Garcia qui joue le rôle principal , ainsi que la manière « américaine » dont il a été tourné, avec des simplifications, des libertés prises pour les besoins du film par rapport à la véritable histoire des Cristeros et des scènes de bataille très bien faites, en font un succès commercial garanti pour les salles de cinéma. Le problème, c'est que le film Cristiada raconte l'histoire vraie du Mexique des années 1920 dirigé après la révolution mexicaine par un président et un gouvernement socialistes et franc-maçons, élus démocratiquement mais dont le laïcisme forcené a plongé le pays dans la guerre civile et a fait du Mexique un pays où les libertés religieuses étaient jusqu'à récemment encore très restreintes.

La révolte de ces Cristeros mexicains dont le cri de guerre était Viva Cristo Rey ! (« Vive Christ Roi ! ») a duré de 1926 à 1929. La constitution mexicaine issue de la révolution de 1910-17 interdisait à l'Église catholique de gérer des écoles primaires et de dispenser des cours de catéchisme. Elle délégalisait tous les ordres religieux et interdisait toute cérémonie en dehors des édifices religieux. Elle a également imposé la nationalisation de tous les biens de l'Église. En 1934, elle a encore été amendée pour imposer dans les écoles une éducation socialiste libre de toute référence à la religion. Dans les années 1920, le pays était dirigé par le président Plutarco Elías Calles, fondateur du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), qui a régné sur le pays sans interruption de 1929 à 2000.