HYDROXYCHLOROQUINE - Alors que la revue
The Lancet a publié mardi soir un avertissement à ses lecteurs au sujet de son étude polémique sur l'hydroxychloroquine, qui avait abouti à son interdiction dans le traitement du coronavirus, l'OMS indique ce mercredi soir qu'elle reprend les essais cliniques...

© AP Photo / Anja Niedringhaus
[Mis à jour le 3 juin 2020 19h42] DERNIÈRE MINUTE - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé ce mercredi 3 juin, la reprise des essais cliniques sur l'hydroxychloroquine indique l'AFP. Une décision prise neuf jours après les avoir suspendus à la suite de la publication d'une étude polémique dans la prestigieuse revue médicale
The Lancet. Après analyse des "données disponibles sur la mortalité", les membres du Comité de sécurité et de suivi ont estimé "qu'il n'y a aucune raison de modifier le protocole" des essais cliniques, a annoncé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle citée par l'AFP. L'étude de
The Lancet qui avait provoqué une série d'interdictions est très critiquée depuis plusieurs jours déjà et la revue elle même a reconnu douter de sa publication mardi soir (lire ci-dessous).
Même interdite, l'hydroxychloroquine continue de faire débat. La prestigieuse revue médicale
The Lancet a pris ses distances avec l'étude très critiquée qu'elle a publiée le 22 mai dernier sur cette molécule, utilisée à l'origine dans les traitements anti-paludiques et présentée par certains scientifiques, dont le sulfureux professeur Raoult à Marseille, comme efficace contre le coronavirus. Dans un avertissement formel adressé à ses lecteurs mardi 2 juin au soir, la revue reconnaît que "d'importantes questions" se posent au sujet de cette étude, qui fait actuellement l'objet d'un audit initié par ses auteurs. Cet avertissement a été publié sous la forme d'une "expression of concern" ("expression de préoccupation"), déclaration formelle employée par les revues scientifiques pour signifier qu'une étude pose potentiellement problème, mais qui ne vaut pas rétractation pure et simple, précise l'AFP. De leur côté, les auteurs, le Dr Mandeep Mehra et ses collègues, défendent leur travail.