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sam., 24 sept. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Santé et Bien-être
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Brain

Les exceptionnels effets du sport sur les fonctions cognitives, le bon fonctionnement et la régénération du cerveau


Comment: Le torpillage des idées reçues continue et l'on comprend toujours mieux à quel point il n'est plus possible de dissocier la santé du corps et la santé de l'esprit. Ne prend-on pas ainsi conscience que l'être humain est une créature constitué de systèmes à l'interdépendance parfaite, systèmes que la nature, dans son achèvement, a su lui donner ? Si l'on en croit la médecine moderne, grande spécialiste de la compartimentation, il est normal de décrépir avec l'âge, d'avoir du diabète, de l'ostéoporose, la vue qui baisse, etc. Mais comme nous le prouve l'article ci-dessous, et en extrapolant quelque peu, l'homme a la capacité réelle de prendre en charge son propre bien-être, dans la limite de ses connaissances objectives disponibles, bien entendu. Il ne s'agit pas de vouloir ou de se croire en bonne santé pour l'être réellement. L'infantilisation et la déresponsabilisation sont de mise dans le domaine médical, à notre époque. N'est-ce pas là l'occasion de reconquérir une partie de notre liberté en décidant de faire de notre mieux pour être en bonne santé ?

© istock
Les scientifiques ont établi un lien entre exercice physique et cerveau depuis de nombreuses années. Des preuves irréfutables montrent d'ailleurs que l'exercice physique permet de développer un cerveau qui non seulement résiste au rétrécissement, mais qui présente également des capacités cognitives accrues. Nous savons par exemple que le sport favorise un processus que l'on appelle la neurogenèse, c'est à dire la capacité de votre cerveau à s'adapter à et fabriquer de nouvelles cellules, indépendamment de votre âge.

Un article publié dans le magazine Real Simple, met en avant plusieurs effets stimulants du sport pour le cerveau, dont voici quelques uns.

Le sport vous protège du stress et de la dépression

Le sport est l'une des « armes secrètes » qui permet de surmonter la dépression, et des études ont montré que son efficacité surpasse généralement celle des antidépresseurs. La recherche a d'ailleurs montré que dans la plupart des cas, ces médicaments ne fonctionnent pas mieux qu'un placébo - et peuvent également entraîner de graves effets secondaires.
L'une des façons dont l'activité physique stimule la santé mentale est par la normalisation de la résistance à l'insuline et en favorisant le développement des hormones naturelles du bien-être ainsi que des neurotransmetteurs associés au contrôle de l'humeur, notamment les endorphines, la sérotonine, la dopamine, le glutamate, et le GABA.

Comment: Activité physique et dépression :

Des chercheurs suédois ont également mis à jour le mécanisme par lequel le sport aide à réduire le stress et la dépression. Il s'avère que des souris aux muscles bien développés présentent un taux plus élevé d'une enzyme qui aide à métaboliser la kynurénine, une substance chimique du stress. Leur découverte suggère que faire travailler vos muscles aide à débarrasser votre corps des substances chimiques qui peuvent entraîner la dépression. Selon les auteurs :
« Notre hypothèse initiale de recherche était que des muscles entraînés fabriquent une substance aux effets bienfaisants pour le cerveau. Nous avons en fait découvert l'inverse : des muscles bien entraînés produisent un enzyme qui débarrasse le corps de substances nocives. Dans ce contexte, la fonction des muscles rappelle donc celle des reins ou du foie. »

Video

« Consumed » : un film plaidoyer contre des entreprises de mort comme Monsanto

Et si l'on se tapait un très bon film peu connu pour changer? Chaque année, les films sortant au cinéma ou en DVD sont très nombreux, on nous présente quelques références qui ne justifient pas toujours la dépense du moindre euro, comme par exemple avec certains gros films qui misent tout sur les effets spéciaux mais dont le scénario tient sur deux pages. Mais il y a parfois quelques perles qui sortent du lot, et qui sont soit coulées par la critique, soit tout simplement ignorés, surtout s'ils dérangent...

© Google
L'une des dernières perles que j'ai pu découvrir dans le domaine est l'excellent « Le capital » de Costa-Gravas avec Gad Elmaleh qui dénonçait la psychopathie de certains banquiers et la dérive d'un système, un film dans lequel Gad a joué avant de se vendre à une banque pour des spots publicitaires totalement dénués d'humour et de qualité...

Commentaire: Lire aussi :


Bacon n Eggs

Réduisez votre espérance de vie avec le « bon cholestérol »

© Thinkstock
Les personnes qui ont les niveaux les plus élevés de cholestérol HDL, dit « bon cholestérol », ont un risque de décès plus élevé, selon une étude publiée dans le Clinical Journal of the American Society of Nephrology (CJASN).

Ziyad Al-Aly de l'Université Washington à St-Louis et ses collègues ont analysé un très grand nombre de données qui concernaient plus de 1,7 million de vétérans américains qui ont été suivis pendant neuf ans.

Comparativement au groupe qui avait les taux de cholestérol HDL les plus bas (moins de 25 mg/dL), ceux qui avaient des niveaux intermédiaires (entre 25 et 50 mg/dL) étaient ceux qui avaient le risque de décès le plus faible. Le risque de décès augmentait avec des taux peu élevés mais aussi avec des taux élevés.

Plusieurs études récentes ont remis en doute la théorie du bon et du mauvais cholestérol. Par exemple, une étude publiée en juin dernier dans le British Medical Journal montrait que les personnes âgées ayant des niveaux élevés de cholestérol LDL, dit « mauvais cholestérol », vivent aussi longtemps, et souvent plus, que celles qui ont des niveaux peu élevés.

Commentaire: C'est que ça pontifie de moins en moins chez les médecins, chercheurs et autres spécialistes : il y a en effet toujours plus de preuves scientifiques que le gras est bon pour la santé, que le « mauvais cholestérol » est en réalité... le bon. Cette histoire de cholestérol figure d'ailleurs parmi les grandes impostures médicales de notre temps. Ce qui nous renvoie immédiatement aux bénéfices retirés du régime cétogène, qui laisse la science officielle plus ou moins dubitative.
Pour comprendre la genèse d'une telle désinformation : Pour le régime cétogène :


Brain

Un peu de particules fines dans le cerveau ?


Comment: Après les nano-particules qui traversent le placenta, les nano-tubes de carbone dans les poumons, les particules fines qui bouchent les microvaisseaux capillaires, et de façon générales, notre ADN endommagé par ces polluants minuscules, on apprend que le cerveau a droit à sa part. Une raison supplémentaire de ne pas aller faire son jogging... sur le bord de la route.

© DR
Direction le cerveau via le nerf olfactif
Des chercheurs britanniques ont découvert la présence très abondante de particules fines de magnétite dans le cerveau, du même type que celles dégagées par la combustion du diesel. Publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (Pnas), cette révélation inquiétante pourrait expliquer le lien entre la pollution atmosphérique et la maladie d'Alzheimer.

En 1992, des travaux scientifiques révélaient la présence dans le cerveau de particules de magnétite, riches en fer, d'une taille d'environ 8 nanomètres (millionièmes de millimètre). Produits par l'organisme, ces nanocristaux, très réactifs chimiquement, auraient un effet sur le vieillissement du cerveau, notamment sur la maladie d'Alzheimer. Certains d'entre eux ont été découverts liés aux plaques bêta-amyloïdes, caractéristiques de cette maladie neurodégénérative.

C'est en partant à la recherche de ces nanoparticules de magnétite que Barbara Maher, de l'université de Lancaster (Royaume-Uni), et ses collègues ont fait une inquiétante découverte. Analysant 37 échantillons de cerveaux de personnes décédées ayant vécu à Manchester (Royaume-Uni) et à Mexico, les chercheurs ont observé une surabondance de particules de magnétite très différentes de celles connues jusque-là, rappelant en tout point celles de la pollution atmosphérique. Or celle-ci est un facteur de risque désormais bien connu de maladie d'Alzheimer.

Brain

Gluten, schizophrénie et plus encore : 60 ans de recherches et de preuves scientifiques


Comment: Il compréhensible d'être dubitatif quand on nous annonce que le blé, exemple de céréale contenant du gluten, n'est pas bon pour la santé physique... et mentale. C'est pourtant vrai. Il est scientifiquement prouvé que le gluten est impliqué dans : les maladies auto-immunes, les allergies et les intolérances de toutes sortes, la fibromyalgie, certaines maladies mentales, l'autisme, l'arthrite, les problèmes thyroïdiens, etc. C'était une liste non-exhaustive, bien entendu, puisque la bonne question à poser est peut-être la suivante : dans quelle maladie le gluten n'est-il directement ou indirectement pas impliqué ? On pourrait se prendre la tête entre les mains et se dire que, ça y est, le plaisirs de la vie nous sont à tout jamais interdits, et que, on en est sûr, plus rien ne vaut vraiment la peine... Que nenni ! N'oublions pas que les régimes paléo et cétogène font bien des heureux : Bon, on conviendra que c'est en comprenant réellement les choses qu'on les vit beaucoup mieux, donc :

La consommation de céréales contenant du gluten contribue-t-elle à développer des troubles psychiatriques tels que la schizophrénie ?

Croyez-le ou non, les chercheurs se sont posé cette question pendant plus de 60 ans et ont découvert par hasard la preuve que l'élimination du gluten de l'alimentation diminue les symptômes ou, inversement, que la consommation de céréales à gluten augmente la prévalence des problèmes neurologiques et psychiatriques.

Les premiers rapports dans la littérature médicale, de résolutions de troubles émotionnels après l'institution d'un régime « sans gluten », datent de 1951. En 1954, M. Sleisenger a rapporté avoir identifié trois personnes schizophrènes sur un groupe de trente-deux adultes atteints de la maladie cœliaque, et en 1957, MM. Bossak, Wang et Aldersberg ont indiqué avoir compté 5 patients psychotiques parmi 94 atteints de la maladie cœliaque. La découverte initiale du fait que la prévalence de la maladie cœliaque, ou au moins de la sensibilité au gluten, était bien plus élevée chez les personnes schizophrènes que chez les autres, a conduit à des recherches plus poussées.

Une réduction des rations de céréales à gluten pendant la guerre réduit la prévalence de la schizophrénie

Microscope 1

Zika débarque en Malaisie

© Shutterstock
Tandis que l 'Indonésie tente de se défendre contre le virus Zika , et que le gouverneur de Floride répète que l'épidémie est sous contrôle, la Malaisie, elle, se découvre un premier cas probable de transmission locale. Le malade, un homme de 61 ans, habite dans l'État du Sabah, dans l'est du pays, a précisé le ministère de la Santé.

L'homme a probablement contracté le virus sur place, car il n'est pas sorti du pays récemment. De quoi craindre le début d'une épidémie dans ce pays tropical. Les autorités sanitaires s'inquiètent désormais d'une possible augmentation des cas de Zika et ont intensifié la surveillance des points de passage frontaliers pour les personnes arrivant de Singapour. La Malaisie a déjà été aux prises avec une épidémie de dengue, transmise par le moustique de l'espèce Aedes aegypti dans les années 2010.

Zika s'est propagée dans 67 pays

Pour rappel, le Zika se transmet par la piqûre du moustique Aedes aegypti mais aussi par voie sexuelle. Et quatre patients sur cinq ne développent aucun des symptômes associés, qui sont des éruptions cutanées ou des douleurs articulaires et musculaires. Au total, l'épidémie de Zika s'est propagée dans 67 pays et territoires depuis 2015, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"Le nombre de cas de Zika va augmenter en Malaisie surtout si les gens et les agences compétentes n'adoptent pas les gestes préventifs", a estimé le ministère malais de la Santé. Il a également rappelé l'importance d'éliminer les eaux stagnantes, foyers de reproduction du moustique. Mais attention, certains insecticides peuvent avoir de graves conséquences comme ça a été le cas aux États-Unis.

Commentaire: Lentement mais surement, Zika se propage à travers le monde entier. Prenons du recul :


Cow Skull

L'apparition de la vie reculée de plusieurs centaines de millions d'années ?


Les plus anciens fossiles jamais découverts ont été trouvés au Groenland et ils semblent avoir conservé les premiers signes de la vie de la Terre.

Datant d'il y a environ 3,7 milliards d'années, ils contiennent des traces de stromatolites, des couches de sédiments empilées par d'anciennes colonies bactériennes aquatiques et ils pourraient repousser les origines de la vie, dans les archives fossiles, de 220 millions d'années.

Avant la découverte de ce fossile, la plus ancienne preuve connue de vie était des stromatolites fossiles de 3 480 000 000 d'années trouvés dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale.

Selon le chercheur principal Allen Nutman de l'université de Wollongong en Australie :

Eggs Fried

Les protéines protégent de la faiblesse

Consommer suffisamment de protéines protégerait contre la fragilité après 65 ans, indépendamment des apports totaux en calories, selon une étude française publiée dans le Journal of the American Medical Directors Association.

Catherine Feart de l'Inserm/Université de Bordeaux et ses collègues ont analysé des données concernant 1 345 personnes âgées de 74 ans en moyenne recrutées entre 1999 et 2000. Ces personnes ont répondu à une enquête alimentaire qui portait sur leur alimentation des 24 dernières heures.

La fragilité a été évaluée par un questionnaire, complété par les participants, qui portait sur cinq facteurs : une perte de poids non intentionnelle de plus de trois kilos au cours des derniers mois, la fatigue face à un effort à fournir, la faiblesse musculaire évaluée sur la marche, la montée d'escaliers ou encore la capacité à se lever d'une chaise, la lenteur de la marche sur une distance de six mètres et enfin un temps d'activité physique hebdomadaire inférieur à une heure. 4,1 % des participants étaient considérés comme fragiles car ils répondaient à au moins trois de ces critères.

36,4 % des personnes fragiles consommaient au moins 1 gramme de protéine par kilo, soit un seuil légèrement supérieur aux recommandations, comparativement à 58,6 % des personnes plus robustes. Les apports protéiques suffisants réduisaient de près de 60 % le risque de fragilité et ce, que les protéines soient d'origine animale ou végétale.

La fragilité chez les personnes âgées expose au risque de chute, d'hospitalisation ou encore d'institutionnalisation, souligne le communiqué de l'Inserm. Elle accélère aussi le déclin en cas de choc ou de stress psychologique ou physique. Le Programme national français nutrition santé (PNNS) recommande de manger une à deux fois par jour de la viande, du poisson ou des œufs, en plus des protéines végétales, rappelle la chercheuse.

Commentaire: Bah, si l'on peut éviter les protéines végétales, déséquilibrées et bourrées de facteurs anti-nutritionnels, comme l'acide phytique par exemple, c'est d'autant mieux. Les produits d'origine animale restent bien plus assimilables et simples... à faire cuire.
Pour aller plus loin :


Sheeple

Écrans et sommeil : très mauvais cocktail

Le sommeil est cette phase quotidienne indispensable au cours de laquelle le cerveau a besoin d'être déconnecté. Or, les écrans envahissent nos nuits à un âge de plus en plus précoce. L'altération du sommeil dérègle l'horloge biologique depuis la simple fatigue jusqu'à exposer à de sévères pathologies. Pour les chercheurs, l'association « écrans et sommeil » ne fait pas bon ménage.

Médecins, instituts de recherche et associations tirent la sonnette d'alarme : en France, un enfant de 12 ans sur deux a un téléphone portable, dont plus de la moitié un smartphone, soit de quoi se connecter. Certains sont inscrits sur un réseau social dès l'âge de huit ans, ce qui est du reste pourtant illégal avant l'âge de 13 ans. L'association « écrans et sommeil » qui peut sembler banale dans nos sociétés ultra-connectées, n'est pourtant pas anodine.

Une hyper-connexion au détriment des besoins physiologiques

Conséquence directe, un tiers des 13-14 ans se couchent rarement avant 23 heures, enfreignant le besoin de neuf heures de sommeil nécessaires, en s'adonnant à leur écran pour jouer et se connecter juste avant de s'endormir, et gardant leur portable allumé pendant la nuit. En cela, les plus jeunes, nés avec les écrans, ne font qu'imiter les adultes : plus d'un français sur trois pianote sur un écran au lit, n'hésitant pas à consulter ses messages la nuit !


Comment: Sans oublier, cerise sur le gâteau, que les connexions à la maison se font très souvent via le wi-fi, une autre source de nuisance :

Écrans et sommeil : de réelles conséquences sur la santé

Un lien direct a été établi entre l'usage des écrans sur l'oreiller en semaine et le besoin de récupération le week-end. En outre, les veilles lumineuses des écrans sont autant de diodes électroluminescentes (les LED) qui maintiennent éveillé : les récepteurs photosensibles non visuels de la rétine y sont cent fois plus sensibles qu'à la lumière blanche d'une lampe !

Or, cela n'est pas un hasard, si le sommeil requiert la pénombre. A terme, une mauvaise qualité de sommeil induit de la fatigue, plus insidieusement des troubles psychiques tels que la dépression et des troubles cognitifs affectant la concentration.
Plus grave encore, le sommeil favorise la production de myéline, cette substance graisseuse qui protège les fibres neuronales et favorise la vitesse de l'influx nerveux : à l'inverse, un mauvais sommeil lèse la production de myéline, à l'origine de pathologies telles que la sclérose en plaques. Quant aux troubles métaboliques induits par une carence de sommeil, ils sont également établis : le sommeil est nécessaire à la production de leptine, cette hormone de la satiété qui régule également le stock de graisse dans l'organisme. Un mauvais sommeil dérégule l'équilibre entre la leptine et son antagoniste, la ghréline, celle-ci cause d'obésité ou entrant dans la maladie d'Alzheimer.
Maintenir son cerveau, a fortiori celui des enfants, en mode « veille » n'est donc pas anodin. Le sommeil est indispensable à la santé. Les scientifiques l'ont démontré, le cocktail « écrans et sommeil » n'est pas bon du tout à moyen et long terme pour la santé. Alors avant de dormir, éteignez vos écrans !

Commentaire: Quand au sommeil, il est d'une importance extrême pour la santé :


Smoking

La nicotine protège le cerveau de la maladie d'Alzheimer

© Inconnu
Inattendu : la nicotine, pourtant un poison notoire que des milliards d'habitants de la planète s'administrent quotidiennement en fumant, tout en étant pleinement conscient de ses dangers, pourrait être "le" moyen de protéger de la maladie d'Alzheimer !

La nicotine bloque le mécanisme du déclin cognitif

Des chercheurs de l'Institut Pasteur, à Paris, ont en effet découvert que les récepteurs qui se trouvent dans le cerveau, sur lesquels la nicotine vient normalement se fixer pendant que le fumeur tire sur sa cigarette, étaient impliqués dans la dégénérescence cérébrale provoquée par la maladie d'Alzheimer. C'est en effet sur ces récepteurs que les peptides qui déclenchent la maladie viennent se fixer. Mais si ces récepteurs sont occupés par la nicotine...

Bien entendu, la solution ne consiste pas à dire aux potentiels malades de se mettre à tirer toute la journée sur des cigarettes, car la nicotine, et les 400 substances toxiques qui l'accompagnent, sont notoirement connus pour provoquer des pathologies graves, à commencer le cancer.


Il faut trouver une molécule proche de la nicotine sans ses effets

Mais en revanche, si l'on pouvait trouver une molécule qui viendrait se fixer sur les mêmes récepteurs, sans avoir les effets néfastes de la nicotine, on serait alors capable de protéger les malades du déclin cognitif provoqué par Alzheimer ! La maladie ne serait pas éradiquée, mais ses conséquences sur le système nerveux central seraient retardées, amoindries, voire, annihilées.

Reste maintenant à trouver cette molécule proche de la nicotine. Cette étude a été publiée dans la revue médicale de référence Neurobiology of Aging.