Nous évoquions, récemment, « la mauvaise réputation » de Georges Brassens et son fameux refrain « Non, les braves gens n'aiment pas que/L'on suive une autre route qu'eux ». Évidemment, cela s'applique parfaitement à la « stratégie vaccinale » du gouvernement... et à son stratège, Président jupitérien en diable, Emmanuel Macron, Président de tous les Français, qui souhaitait à « chacune-et-chacun » une année bienveillante il n'y a pas si longtemps.
Tout le monde se concentre sur le moment de son entretien au
Parisien où il dit vouloir
« emmerder les non-vaccinés » le plus longtemps possible. Certes, tout est odieux, là-dedans : le fond, la forme et surtout, à mes yeux, cette fausse familiarité, forcée et calculée. Dans
L'État-spectacle (1977), Roger-Gérard Schwartzenberg, politologue de gauche, se moquait déjà des tentatives de la droite pour faire peuple : Giscard jouant de l'accordéon ou s'invitant chez les Français, parce que de Gaulle disait de lui « son problème, c'est le peuple ». De Gaulle lui-même, un peu plus tôt, sortant de son habituelle distance, théorisée dans Le Fil de l'épée (« L'autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement ») pour, disait Schwartzenberg, parler « le langage de Sganarelle » en interview : « On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « l'Europe, l'Europe, l'Europe ! ». »
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