Commentaire : Du point de vue des populations, difficile de savoir si les BRICS représentent une alternative valable au système déjà en place. On est bien obligés d'envisager que la création de ce « club » ne soit que le symptôme de luttes internes, à un niveau très élevé du pouvoir : rien n'empêche ceux qui se livrent une guerre d'avancer globalement dans la même direction, que le monde soit « unipolaire » ou « multipolaire »... Les attributs du pouvoir ne changent fondamentalement pas et le système - intrinsèquement pathologique - remplace ses composants par d'autres composants de même nature, qu'ils soient banquiers, politiciens, militaires, industriels, chinois, étasuniens, français ou bien russes. Si certains sortent du lot, à l'instar de Poutine et de ses collaborateurs avisés, il serait illusoire de croire qu'ils peuvent tout faire.

Dans cette course à l'asservissement de l'humanité qui se joue à l'heure actuelle, contrôler l'argent en en conditionnant le plus possible l'accès et l'utilisation est une priorité. Le cash et la liberté qu'il apporte doit donc disparaître, remplacé par des transactions financières entièrement numériques. L'on sent bien, donc, en « constatant le monde », au-delà des nations, des camps et des factions, qu'il semble exister une force consciente, pas vraiment animée de bonnes intentions, capable de balayer, par son apparente irrésistibilité, toutes les obstructions, toutes les bonnes volontés.

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L'Inde a prouvé, avec sa réforme monétaire, qu'elle était passée résolument sous la domination de l'internationale financière. La diversité du monde, qu'elle a incarnée depuis 5000 ans, ne l'intéresse plus. Une méthode totalitaire parfaitement infâme est la suppression de la diversité des formes de paiement. L'obsession est répandue comme une traînée de poudre et trouve une oreille attentive chez tous les dirigeants de la planète. A son tour, la Russie considère cette méthode comme merveilleuse. La Chine, quand à elle, avance dans le même sens .

Chine et GPS : l'obligation

Ils ont commencé en Mongolie, lieu où vivent des populations converties à l'Islam, Ouïghours, Kazakhs, ....et peu à peu le Parti de la Stabilité Sociale (l'ex-parti communiste) la généralisera. Le GPS dans les véhicules sera obligatoire pour suivre les déplacements de la population. En cas de refus, il ne sera plus possible au conducteur d'acheter de l'essence. Au-delà, la Chine se lance dans l'enregistrement de données biologiques de la population, données qui seront nécessaire pour demander les passeports et autres documents.

Entre l'augmentation de la population que l'on ne cherche plus à éduquer, mais à abrutir, puis la grande vague technologique de substitution des hommes par des robots pour baisser les coûts, accroître le pillage par les actionnaires et leur permettre de s'endetter à bon compte pour acheter le monde et ceci jusqu'à la parousie monothéiste, le chemin est tout tracé. Il y a peu, on pouvait lire sur le site insolentiae qu´« une usine chinoise remplace 90 % des travailleurs par des robots. La production augmente de 250 %, le taux de défaut chute de 80 % ». Or, si le système socialiste donnait du travail à tous quoiqu'il nageât dans la pénurie, le système occidentiste ne sait que débaucher, insulter, criminaliser et piller au profit d'un gang de financiers aussi immondes que leur modèle Al Capone. La vague de robotisation a des effets visibles sur l'emploi en Chine, où on ne peut pas dire que les coûts de travail soient particulièrement élevés ; les pays européens vont continuer eux-aussi à s'enfoncer.

S'il est impossible de créer des emplois au même rythme que leur destruction par la robotisation, si la relocalisation, thème fort pertinent, est difficile et problématique dans un monde où le travail est effectué par les machines, on n'observe aucune réflexion pertinente sur le futur.
La seule obsession réside dans la volonté de tuer les cultures pour qu'il ne reste à la fin que les trafiquants et leur montagne de richesse. La Chine surveille sa population, plus que les démons de Londres ou les Al Capone de Wall Street. Il convient de ne pas s'illusionner sur l'aide que pourrait apporter cette "civilisation" à la beauté du monde du moment qu'elle accepte d'enlaidir toutes choses, comme n'importe quelle crapule occidentale actuelle.
Du côté de la Russie, un son de cloche sinistre se fait entendre aussi

La Russie va supprimer l'argent liquide. Le porte-parole de la Présidence Russe, Dimitri Peskov, a proclamé la volonté de son pays de réduire l'usage de l'argent liquide en tenant compte du syncrétisme local. Cet objectif a été lancé par le ministre de l'économie, Anton Siluanov, dans des termes qui reprennent les paroles des parrains de Davos. La justification est de pouvoir encaisser plus d'impôts, quand le problème fiscal naît des paradis fiscaux.

L'obligation de ne payer qu'avec une monnaie électronique, à partir de cartes, de portables, de montres, voire de puces placées sous la peau est une certitude de contrôler toutes les transactions. Le thème est récurrent à Davos. On eût pu penser que les dirigeants du groupe de pays connu sous l'acronyme BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ne se seraient pas prosternés devant les homoncules davosiens.

A Davos, on aime bien les borborygmes des professionnels de l'éructation économico-carnavalesque. Les parrains leur donnent un prix en mémoire du sieur Nobel pour qu'ils épatent le journaliste qui en rend compte. Les USA sont incités par toute une tribu à se débarrasser du liquide, thème repris en boucle par le directeur de Paypal et autres vendeurs de monnaie électronique protégés et encouragés par la finance mondialiste. Entre des superstitions ridicules et la volonté de nuire, une parfaite corrélation existe à laquelle ni la Chine ni la Russie s'opposeront. Rappelons que le Président Lui, Xi Jinping, est venu à Davos, le 17 janvier dernier, pour rappeler, avec sa cravate rouge, que la mondialisation était merveilleuse, comme le proclamaient dès 1917 tant les bolchéviques que les tenants de l'internationale financière. Les victimes sont les peuples et les cultures.

La tyrannie finira un jour. Mais avant, beaucoup de sang, de larmes et de crimes seront commis. On pourrait commencer à se rebeller contre le système bancaire en généralisant la frugalité volontaire et la réciprocité entre gens civilisés. Mais ceci est une autre histoire.