Science et TechnologieS


Fireball 4

L'eau de notre planète proviendrait de nombreuses chutes d'astéroïdes

Si aujourd'hui plus de 70% de notre planète sont recouverts d'eau, les origines de cette celle-ci ont toujours divisé les spécialistes. Une nouvelle étude suggère que la plupart de cette eau proviendrait d'impacts d'astéroïdes peu après sa formation, il y a quelques 4,6 milliards d'années.

Yuki Kimura, de l'Université Tohoku au Japon, a dirigé l'étude d'une météorite, tombée sur Terre en 2000. En analysant très précisément les « cristaux colloïdaux » présents, créés par un assemblage de particules de magnétite uniquement lors de la sublimation de l'eau (id est son passage de l'état de glace à vapeur) et non pendant la fusion par exemple, les chercheurs ont pu en déduire que l'eau présente dans l'astéroïde a nécessairement dû disparaître durant les premiers millions d'années de la formation du système solaire, avant que les entrailles des roches ne refroidissent.

Snowflake Cold

Europe : le Gulf Stream au plus bas depuis cinq ans, allons-nous vers des hivers très durs ?

Le météorologue allemand Dominik Jung a publié aujourd'hui un article sur son site wetternet.de où il se penche sur le Gulf Stream. Son article est intitulé : « Le Gulf Stream est-il en train de s'affaiblir ? »

Au cours des derniers jours, l'Europe centrale a bénéficié de températures presque estivales, le système météorologique tire son air chaud de la Méditerranée, au sud. Mais cela est bien sûr une situation météorologique temporaire et les choses vont bientôt se rafraîchir.

Il y a eu un certain nombre de signes pointant vers un autre hiver froid, et le météorologue Jung souligne aujourd'hui encore une autre anomalie : une perturbation du Gulf Stream.

Le Gulf Stream est un puissant courant marin chaud Atlantique, qui provient à la pointe de la Floride et l'eau chaude circule le long des côtes orientales de l'Amérique du Nord et à travers l'Atlantique vers l'Europe, gardant ainsi le nord du vieux continent relativement chaud en hiver.
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Better Earth

Les ours polaires se portent bien

Même si l'ours blanc est désigné « espèce préoccupante » sur la liste canadienne des espèces en péril, la ministre de l'Environnement, Leona Aglukkaq, ne s'inquiète pas pour la population. Selon elle, l'espèce se porterait en fait plutôt bien.

« Souvent, les scientifiques jettent leur dévolu sur la faune et la flore du Nord pour démontrer que le changement climatique est en marche et que les ours polaires vont disparaître et je ne sais quoi, a-t-elle affirmé au Globe and Mail. Mais les gens sur le terrain vous diront que la population d'ours polaires est en bonne santé. Vous savez, dans ces régions, elle a en fait augmenté. »

« Mon frère est un chasseur qui vous dira que la population d'ours a augmenté et que les scientifiques ont tort », a ajouté la ministre conservatrice à la veille de la première rencontre du Conseil de l'Arctique depuis que le Canada en a pris la présidence, en mai. Le gouvernement entend d'ailleurs profiter de sa position pour « stimuler le développement économique » de cette région de plus en plus fragilisée par les changements climatiques.

X

90% des scientifiques à l'emploi du fédéral se disent muselés

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OTTAWA - Près de 25 pour cent des scientifiques à l'emploi du gouvernement fédéral affirment qu'on leur a demandé d'omettre de l'information ou de la modifier pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la science, révèle un sondage réalisé pour l'Institut de la fonction publique du Canada.

Et la très grande majorité des scientifiques, soit 90 pour cent, ne se sentent pas libres de parler de leurs travaux aux médias, ont-ils confié en répondant au coup de sonde mené par la firme Environics en juin dernier.

Ces données ont été révélées lundi par le syndicat qui représente le plus grand nombre de scientifiques au Canada employés par le gouvernement fédéral.

Quelques cas de scientifiques qui se disaient muselés par le gouvernement avaient déjà été rapportés. Mais le syndicat disait vouloir connaître l'ampleur du phénomène.

Bizarro Earth

Piranha végétarien, singe ronronnant et lézard timide découverts en Amazonie

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© WWF/ Javier GarciaCallicebus caquetensis", le singe qui ronronne.
Un piranha végétarien figure parmi les 441 nouvelles espèces découvertes depuis quatre ans dans la forêt amazonienne, a annoncé, mercredi 23 octobre, le Fonds mondial pour la nature (World Wildlife Fund, WWF), qui a compilé les recherches de plusieurs scientifiques.
Au moins 258 plantes, 84 poissons, 58 amphibiens, 22 reptiles, 18 oiseaux et 1 mammifère ont ainsi été répertoriés pour la première fois selon le WWF, qui évoque également d'"innombrables découvertes d'insectes et d'invertébrés".

"Avec en moyenne deux nouvelles espèces découvertes chaque semaine lors des quatre dernières années, il est évident que l'extraordinaire Amazonie reste l'un des plus importants réservoirs de biodiversité du monde", a commenté Damian Fleming, directeur du programme pour le Brésil et l'Amazonie de la branche britannique du WWF. Beaucoup de ces nouvelles espèces de la région sont endémiques, ce qui les rend d'autant plus vulnérables aux conséquences de la déforestation, qui "détruit l'équivalent de trois terrains de football par minute en Amazonie", selon le WWF.

Jupiter

Plus de 1 000 exoplanètes découvertes à ce jour

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© NASAKepler-62f

L'humanité s'est longtemps interrogée afin de savoir si le Soleil était la seule étoile accompagnée de planètes dans l'Univers. C'était avant 1995.

Depuis la découverte de la première exoplanète, les astrophysiciens en ont détecté 1009 dans 800 autres systèmes que le nôtre, montre le dernier recensement mis à jour quotidiennement sur le site de l'Observatoire de Paris.

Cow Skull

Les scientifiques ont découvert la substance la plus mortelle jamais rencontrée par l'Homme

bacteria
© inconnu

Oubliez l'anthrax et le gaz sarin. Des scientifiques ont découvert un nouveau type de toxine qui serait la substance la plus mortelle sur Terre jamais rencontrée. Dans un souci de santé public, tous les secrets de cette substance ne seront pas révélés...

La toxine botulique (aussi connue sous le nom de botox) est un poison bien connu des médecins et scientifiques. Cette toxine hautement dangereuse est produite par la Clostridium botulinum, la bactérie responsable du botulisme. C'est la substance chimique la plus mortelle pour l'homme, qui dépasse bien largement le cyanure puisqu'elle est à peu près 40 millions de fois plus toxique.

Et quand les scientifiques disent qu'elle est mortelle, ils ne plaisantent pas : elle a pour effet de bloquer les réactions chimiques qui activent les terminaisons nerveuses, causant le botulisme et une mort par paralysie. Il suffit d'une injection de deux milliardièmes de cette substance ou d'en inhaler ne serait-ce que 13 milliardièmes pour tuer un adulte.

Magnify

La diversité génétique des Européens plus précisément retracée

À travers l'étude de l'ADN de 364 squelettes allemands ayant vécu sur une période de 4.000 ans, des scientifiques apportent de nouveaux éléments sur les différentes migrations vers l'Europe centrale au cours du temps. De quoi préciser un peu plus l'origine de la diversité génétique des Européens actuels.

D'où venons-nous ? La réponse à cette question dépend de l'échelle utilisée. Certains expliqueront que tous les êtres vivants de cette Terre descendent d'un seul et même ancêtre commun, ayant vécu il y a plusieurs milliards d'années, et qu'ils ont subi les processus de l'évolution. D'autres commenceront l'histoire il y a environ six millions d'années, quand la lignée qui mène aux Hommes se sépare de celle qui aboutit aux chimpanzés. Les plus pragmatiques narreront l'idylle qui a suivi la rencontre de leurs parents. Il y a donc différents degrés dans le temps.

Ainsi, la National Geographic Society s'est lancée dans un vaste projet depuis quelques années : retracer les grandes migrations humaines pour comprendre la diversité génétique actuelle à travers le projet Genographic. Si là encore on peut rétorquer que le premier Homo sapiens a vu le jour en Afrique, de nombreux rebondissements ont suivi durant ces 200.000 dernières années.

Gem

Les diamants égyptiens proviennent-ils d'une comète ?

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© Terry Bakker

Dans le passé, sur la Terre, tombaient non seulement des astéroïdes, mais aussi des comètes. Peu de gens en doutaient, mais maintenant, des preuves d'un cataclysme lié à une comète ont été obtenues, affirment des scientifiques de la République Sud-africaine. Selon leurs données, cela s'est passé il y a 28 millions d'années, sur le territoire de l'Égypte actuelle.

Cette conclusion a été faite sur la base de l'étude des pierres noires arrondies trouvées il y a quelques années dans la partie égyptienne du Sahara. Dans ces pierres, on a trouvé des diamants minuscules, pouvant avoir été formés de carbone dans des conditions de pression et de température gigantesques. Les chercheurs ont supposé que les pierres noires étaient les restes minéraux du noyau de la comète, où le carbone se trouvait. Après être entré dans l'atmosphère, le corps céleste aurait explosé à une altitude de quelques kilomètres. Alors, la glace aquatique, que comprend pour l'essentiel le noyau cométaire, s'est évaporée. Une partie de la substance pierreuse a atteint la terre, et les diamants ont été créés.

Blackbox

Meilleur du Web: Quand la science fait de la planète une paillasse de laboratoire

Laboratoire, Souris
© J+B Séquences

L'éthique vaut plus cher que sa carrière, assure le généticien Christian Vélot, qui continue, malgré les pressions, à alerter sur les risques potentiels liés aux OGM. Il revient sur l'onde de choc provoquée par l'étude controversée de Gilles-Eric Séralini, un an après sa publication. S'il attend peu de choses de la récente loi de protection des lanceurs d'alerte, Christian Vélot propose plusieurs pistes pour éviter les conflits d'intérêts, et construire des passerelles entre la recherche institutionnelle et la société civile.

Basta ! : Un an après la sortie de l'étude de Gilles-Eric Séralini sur la toxicité du maïs OGM NK603 et du pesticide RoundUp, les conditions de recherche sur les OGM ont-elles évolué ?

Christian Vélot [1] : Oui, des choses ont bougé, mais pas de façon systématique sur l'évaluation de tous les OGM. Un an après cette étude, la France et l'Union européenne ont lancé des appels d'offres pour des études sur les effets sanitaires de vie entière (deux ans pour des rats) du NK603, le maïs génétiquement modifié qui a fait l'objet de l'étude Séralini [2]. Comme ce type d'appels d'offre n'existait pas avant l'étude de Gilles-Eric Séralini, il lui a fallu prendre son bâton de pèlerin pour demander un soutien financier auprès de fondations, de parlementaires... Cela a nécessité un travail colossal. En ce sens, il y a un avant et un après « l'étude Séralini ».

Mais ces appels d'offre, qui sont restreints au maïs NK603, ne correspondent pas, contrairement à ce qu'on essaie de faire croire, à une répétition de l'étude Séralini (afin de confirmer ou infirmer ses résultats). Il ne s'agit pas d'études de toxicologie à long terme, mais d'études de cancérogenèse. Comme son nom l'indique, une étude de cancérogénèse se limite à observer l'apparition de cancers, alors qu'une étude de toxicologie permet de révéler de nombreuses autres pathologies chroniques (toxicité hépato rénale, perturbations hormonales, diabète, obésité, troubles cardiaques, etc...). C'est une manière de restreindre les observations pour s'assurer que l'on ne verra pas trop de choses !