
Avons-nous du sang néandertalien ? Il pèse toujours un mystère sur la date d'arrivée en Europe de l'Homme moderne (Homo sapiens) et sur le rôle qu'il a joué dans la disparition de l'Homme de Néandertal. Ce dernier résidait sur le vieux continent depuis près de 200.000 ans, et a disparu voilà 30.000 ans. Des études antérieures ont montré que l'ADN d'Homo neanderthalensisprésentait un niveau de métissage avec l'Homo sapiens de 4 %. Un taux si faible que ces ressemblances génétiques pourraient simplement provenir d'un ancêtre commun ayant vécu en Afrique.
Dans ce contexte riche d'incertitudes, une équipe de l'unité Anthropologie bioculturelle, droit, éthique et santé (Ades) du CNRS s'est intéressée aux restes d'un individu vivant dans le nord de l'Italie voilà 40.000 à 30.000 ans. Ses os étaient entreposés au Museum d'histoire naturelle de Vérone, depuis 1957 ! Ils pourraient pourtant être les restes du premier hybride jamais découvert d'une femme de Néandertal et d'un homme Homo sapiens.








