Les Maîtres du MondeS


Black Cat

« Nazisme et communisme: quand le Parlement européen revisite l'Histoire et joue avec le feu »

hitler
© Inconnu
Le 19 septembre dernier, le Parlement européen a voté à une large majorité - de l'extrême droite au centre gauche et aux Verts - une résolution (1) dont se dégagent trois idées-forces :

X

Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris

En plein été, une installation stratégique de la plus grande station d'épuration des eaux usées d'Europe est totalement détruite par le feu à trente kilomètres de la capitale. Il faudra entre trois et cinq ans pour la reconstruire, au prix, dans l'intervalle, d'une pollution gravissime de la Seine. Ce site n'a cessé d'enregistrer des sinistres de plus en plus graves depuis plusieurs années. Sa gestion est entachée par des dévoiements sans précédent en matière de marchés publics. Un désastre absolu, qui ne suscite qu'une inquiétante indifférence.

incendie
© I. Michel / Sdis78
Le 3 juillet dernier, un incendie spectaculaire se déclenche sur le site classé « Seveso seuil haut », c'est-à-dire faisant l'objet d'une surveillance particulière en raison de la toxicité des produits qu'il abrite, au sein de l'usine « Seine Aval » (SAV) du Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP) implantée dans la plaine d'Achères, dans les Yvelines (1).

S'étendant sur 600 hectares, la gigantesque station d'épuration, à l'intérieur de laquelle on ne se déplace qu'en voiture ou en camion, est lovée dans une boucle de la Seine, à cheval sur les villes de Saint-Germain-en-Laye, Maisons-Laffitte et Achères. Elle traite 60 % des eaux usées de 9 millions de Franciliens, ce qui fait d'elle la plus grande station d'épuration d'Europe.

Fire

Les restes de l'incendie de l'usine Lubrizol ont été nettoyés par des pelleteuses

Témoignage d'un syndicaliste d'une entreprise voisine de Lubrizol, à l'arrêt technique Son entreprise, qui travaille avec Lubrizol, jouxte le site ravagé jeudi 26 septembre. Le délégué syndical Ludovic Dubois raconte comment les soixante salariés de Triadis Services réagissent à l'accident et à ses conséquences.

lubrizol, Rouen
La société Triadis Services, qui travaille pour Lubrizol et jouxte le site, est à l’arrêt aujourd’hui. Mais une de ses filiales travaille, elle, à la dépollution de la Seine.
Ludovic Dubois est le délégué syndical CGT de l'entreprise Triadis Services, une usine qui collecte, trie et incinère des déchets industriels pour produire de la vapeur revendue notamment à Lubrizol. Son usine jouxte le site sinistré et depuis jeudi son entreprise et ses quelque 60 salariés sont à l'arrêt.

Comment ça s'est passé dans la nuit de mercredi à jeudi ?

« C'est un de mes collègues en salle de contrôle qui, le premier, a vu les flammes et a téléphoné aux pompiers. C'est sûr que l'incendie venait du bâtiment juste à côté de nous, mais je suis incapable de vous dire, tant il y a de versions contradictoires, s'il s'agit d'un bâtiment de la société Normandie Logistics, s'il s'agit de produits Lubrizol entreposés par Normandie Logistics ou si c'est un bâtiment de Lubrizol. L'enquête le dira. Mes collègues voyant le feu ont immédiatement mis le site Triadis en sécurité et ont ensuite évacué. Ils sont restés à proximité jusqu'au moment où, les pompiers craignant de ne pouvoir éteindre les flammes, les ont fait reculer davantage. Ils n'étaient que deux ce soir-là, avec un cadre d'astreinte rappelé d'urgence, et on peut dire qu'ils ont géré et bien géré. »

Dollars

«Important. Crise du Repo, les injections de la FED diminuent ! »

dollards, money
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Si nous sommes nombreux à surveiller ce qu'il se passe du côté de la FED et du marché dit du « repo » au moment où j'écris ces lignes personne ne peut dire avec exactitude ce qu'il s'est passé, ce qu'il se passe et ce qu'il se passera.

Nous en sommes réduits, à faire des hypothèses et à scruter les maigres indices à notre disposition.

La banque centrale américaine, la FED, avait parlé d'un problème d'impôts à payer des entreprises, d'un déficit budgétaire américain qui nécessitait des fonds importants et asséchait la trésorerie disponible sur le marché interbancaire au jour le jour... et aussi celui de la nuit la nuit !!

Bref, la poussière commence à retomber.

Première question est-ce une difficulté conjoncturelle et passagère ou structurelle et durable ?

Dollar Gold

La Fed va donner 1,3 trilliard de fausse monnaie aux traders pour que Wall Street ne s'écroule pas comme en 2008

Le Diable s'est installé sur le Floor de Wall Street et 11 ans après l'explosion du 29 septembre 2008, les histoires de possessions de traders sont de plus en plus nombreuses. On a vu des gerbes de billets de 100 dollars sortir de leur gorge pendant des heures et des heures.
Cash Money
© The Associated Press
On a même vu le Dow Jones léviter jusqu'au plafond tout en jetant des billets par centaines de milliers sur les riches traders qui se battaient entre eux pour les ramasser.

Au total il a été craché 278 milliards de dollars en juste 4 jours et la Fed a choisi de leur donner 75 milliards de plus chaque jour jusqu'à la mi-octobre.

Notre lecteur Mr Arfeuille a fait les comptes depuis: "1328 milliards de dollars ! Je dis bien : 1328 milliards de dollars ! Mardi 17 septembre, la banque centrale américaine a injecté sur le marché monétaire 53 milliards de dollars. Ensuite, CHAQUE JOUR jusqu'au 10 octobre, la banque centrale américaine va injecter 75 milliards de dollars ! Total : 53 + ( 75 x 17 ) = 1328 milliards de dollars ! ".

Gold Coins

Nous sommes entrés dans le club très fermé des pays dont la dette a dépassé les 100% du PIB

Di Caprio

Stormtrooper

Pluie de lacrymogène à Toulouse pour l'acte 46

Toulouse acte 46
Les forces de l'ordre barrent une rue par un épais nuage de lacrymogènes le samedi 28 septembre 2019.
La vidéo :

Sherlock

Pour mieux comprende ce qui se passe à Hong Kong

Hong Kong est dans le monde un des exemples les plus extrêmes de capitalisme financier néolibéral. Il s'en suit que de nombreux hongkongais souffrent d'une grande insécurité économique, dans une ville qui compte 93 milliardaires, la seconde dans le monde.
hong
© Inconnu
Hong-Kong souffre d'avoir été une colonie britannique durant les 150 ans qui ont suivi la guerre de l'opium. Les Britanniques avaient mis en place un système économique capitaliste dans une ville qui dans son histoire n'avait jamais été autonome. En partant, la Grande-Bretagne a négocié un accord avec la Chine qui empêchait cette dernière de modifier les systèmes politique et économique pour les 50 ans à venir, faisant de Hong-Kong une Région administrative spéciale (SAR).

Jet2

Comment les Houthis ont renversé l'échiquier

Nous sommes les Houthis et nous arrivons. Avec leur attaque spectaculaire contre Abqaiq, les Houthis du Yémen ont renversé l'échiquier géopolitique en Asie du Sud-Ouest et sont allés jusqu'à introduire une toute nouvelle dimension : la possibilité distincte d'une action pour chasser la Maison des Saoud du pouvoir.
houtis
© Inconnu
Un retour de bâton, ça fait mal. Les Houthis - des Chiites zaïdites du nord du Yémen - et les Wahhabites se haïssent depuis des lustres. Ce livre est absolument essentiel pour qui veut comprendre l'incroyable complexité des tribus houthies ; en prime, il resitue l'agitation dans les pays arabes du sud dans un contexte qui dépasse de loin une simple guerre par procuration Iran-Arabie Saoudite.

Pourtant, il est important de comprendre que les Chiites arabes de la province de l'Est - travaillant dans des installations pétrolières saoudiennes - sont forcément des alliés naturels des Houthis contre Riyad.

Attention

Coup de grisou sur la finance mondiale, annonciateur de la crise à venir ?

Faute de liquidités, le marché bancaire a frôlé la catastrophe les 16 et 17 septembre dernier. Seule l'intervention de la Fed a permis d'éviter le crash. Si cet épisode n'est pas forcément annonciateur d'une crise financière comme celle de 2008, elle pose la question de la fragilité des marchés et du rôle -central- des Banques centrales.

money
© Thinkstock
La crise qui a secoué le marché du refinancement bancaire (REPO) à New York les mardi 17 et mercredi 18 septembre est le signe de la grande fragilité des marchés interbancaires, qui ne se sont jamais remis de la crise financière de 2008-2009.

Le fait que la Réserve fédérale de New York (FRoNY) ait dû intervenir massivement, sur ordre de la Réserve fédérale, constitue un symptôme clair d'une situation où, sans l'action des Banques centrales, le système serait paralysé. Cette crise est-elle l'annonce d'un nouvel effondrement financier ? Probablement pas, mais elle met en lumière l'extrême fragilité de l'ensemble de l'architecture financière internationale, et ce en dépit du renforcement des mesures prudentielles qui a été pris justement à la suite de la crise financière de 2008.

Commentaire: Pour un point de vue plus pessimiste lire aussi l'article de Charles Sannat : « Crise de liquidité. Mais où est donc le cadavre ? »

Extrait :
Deuxième élément le déficit budgétaire américain

Tout ceci arrive effectivement à un moment, où la FED a globalement cessé ses rachats d'actifs, donc ses injections. Du coup, c'est le marché (censé le faire librement) qui finance le déficit budgétaire de l'État fédéral qui compense allègrement les non-injections de la FED par un énorme déficit qui assèche en partie le marché des liquidités.

Troisième élément les impôts

C'est vrai que tout ceci arrive comme le dit la thèse officielle au moment où il faut (comme tous les ans) payer les impôts, et chaque année quand il faut payer les impôts ce n'est pas la FED qui fait le chèque pour chaque contribuable. Cela a beau être la thèse officielle, c'est difficilement crédible.

Quatrième élément le cadavre en décomposition dans une banque

Cela fait des mois que circulent des rumeurs insistantes de faillite d'une énorme banque dans le monde. Tous les regards se portent sur... la Deutsch Bank qui est la nominée à l'Award du bilan bancaire le plus moisi. Il se pourrait que la banque allemande particulièrement active sur les marchés des dérivés connaissent quelques déconvenues amplifiées par la forte hausse suivi d'une baisse des cours du pétrole.

Enfin, l'Allemagne est frappée de plein fouet par la récession industrielle qui pointe le bout de son nez et qui touche en particulier le secteur automobile. Et justement, le secteur automobile en Allemagne c'est 50%, oui la moitié, de l'excédent commercial allemand ! Si le monde entier cesse d'acheter les bagnoles allemande, nous aurions un voisin nettement moins arrogant sur la force de son industrie... profondément « mono secteur ». Or nous vivons avec la transition écologique, un changement majeur des usages autour de la voiture qui frappe de plein fouet cette immense industrie chez nos voisins.

[...]

A quoi s'attendre dans les prochaines semaines ?

Les autorités monétaires agissent et irrigueront autant que nécessaire. Elles viendront pallier les éventuelles faillites si nécessaire pour éviter un risque systémique. Elles ne diront rien, et il nous faudra deviner ce qu'il se passe.

Pourquoi ?

Parce que quand survient une crise de liquidité une perte de confiance brutale et généralisée de la confiance des agents économiques peut entraîner l'effondrement du système en quelques heures. C'est donc potentiellement cataclysmique. Il ne faut pas attendre des autorités une transparence par définition presque impossible. La vérité sera connue, mais ... plus tard, une fois la crise réglée et dépassée.

Il va nous falloir naviguer à vue, et prendre des décisions sur des éléments d'informations partiels et des hypothèses de travail.

Quand on ne sait pas, on applique la stratégie dite du canard de mon pépé ! On se dirige tranquillement et sans panique vers les abris (parce que l'on devrait s'en sortir avec des flots de liquidités déversés par les banques centrales). Puis on laisse un bout du museau dépasser pour voir ce qu'il se passe et on attend !

Patrimonialement, on reste dans les grosses banques, on répartit ses avoirs entre les banques, on continue à diversifier son patrimoine et à sur-pondérer les actifs tangibles. Bref, en réalité rien de nouveau, si ce n'est que cet épisode de tensions financières permet de rappeler à chacun, que le système financier est fragile, parce qu'en réalité il s'est déjà effondré il y a 10 ans et que depuis, rien n'est plus et ne sera plus jamais comme avant.
Il se peut aussi que des investisseurs (une ou des banques ?) aient joué à la baisse le pétrole et aient fait une grosse perte avec l'envolé du baril.