Témoignage d'un syndicaliste d'une entreprise voisine de Lubrizol, à l'arrêt technique Son entreprise, qui travaille avec Lubrizol, jouxte le site ravagé jeudi 26 septembre. Le délégué syndical Ludovic Dubois raconte comment les soixante salariés de Triadis Services réagissent à l'accident et à ses conséquences.

La société Triadis Services, qui travaille pour Lubrizol et jouxte le site, est à l’arrêt aujourd’hui. Mais une de ses filiales travaille, elle, à la dépollution de la Seine.
Ludovic Dubois est le délégué syndical CGT de l'entreprise Triadis Services, une usine qui collecte, trie et incinère des déchets industriels pour produire de la vapeur revendue notamment à Lubrizol. Son usine jouxte le site sinistré et depuis jeudi son entreprise et ses quelque 60 salariés sont à l'arrêt.
Comment ça s'est passé dans la nuit de mercredi à jeudi ?
« C'est un de mes collègues en salle de contrôle qui, le premier, a vu les flammes et a téléphoné aux pompiers. C'est sûr que l'incendie venait du bâtiment juste à côté de nous, mais je suis incapable de vous dire, tant il y a de versions contradictoires, s'il s'agit d'un bâtiment de la société Normandie Logistics, s'il s'agit de produits Lubrizol entreposés par Normandie Logistics ou si c'est un bâtiment de Lubrizol. L'enquête le dira. Mes collègues voyant le feu ont immédiatement mis le site Triadis en sécurité et ont ensuite évacué. Ils sont restés à proximité jusqu'au moment où, les pompiers craignant de ne pouvoir éteindre les flammes, les ont fait reculer davantage. Ils n'étaient que deux ce soir-là, avec un cadre d'astreinte rappelé d'urgence, et on peut dire qu'ils ont géré et bien géré. »
Commentaire: Pour un point de vue plus pessimiste lire aussi l'article de Charles Sannat : « Crise de liquidité. Mais où est donc le cadavre ? »
Extrait : Il se peut aussi que des investisseurs (une ou des banques ?) aient joué à la baisse le pétrole et aient fait une grosse perte avec l'envolé du baril.