Les Maîtres du MondeS


Bomb

Yemen : l'Arabie Saoudite utilise des bombes à fragmentation fournies par les Etats-Unis




La coalition arabe utilise des bombes à fragmentation lors des raids aériens contre les Houthis au Yémen, a rapporté Human Rights Watch. Une pratique qui met en danger la population civile exposée aux sous-munitions non éclatées.


Ces dernières semaines, la coalition a utilisé des bombes à fragmentation dans la province yéménite de Saada, à la frontière nord l'Arabie Saoudite qui est historiquement contrôlée par les rebelles, a annoncé Human Rights Watch.

«Ces armes ne doivent être utilisées en aucune circonstance. L'Arabie saoudite et les autres membres de la coalition ainsi que leur fournisseur américain bafouent les standards globaux qui rejettent les munitions à fragmentation à cause de la menace à long terme pesant sur la population civile», a déclaré Steve Goose, directeur du pôle armements à Human Rights Watch.

Les armes à fragmentation contiennent des centaines de sous-munitions explosives qui se diffusent sur une zone étendue. Ce type d'arme est dangereux parce que certaines sous-munitions n'explosent pas immédiatement et peuvent rester dormantes pendant des décennies avant de s'exploser. Les civils et des enfants sont typiquement les premières victimes de tels pièges.

USA

Les attaques de l'OTAN contre la Russie ont lamentablement échoué

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

La double attaque concertée de l'Occident - guerre sur le prix du pétrole et raid sur le rouble - visant à détruire l'économie russe et à soumettre ses ressources naturelles à une forme de vassalité, a lamentablement échoué.


Les ressources naturelles étaient aussi la raison essentielle de réduire l'Iran à une vassalité occidentale. Cela n'a jamais rien eu à voir avec le développement d'une arme nucléaire par Téhéran, qui a été bannie successivement par le leader de la révolution islamique, l'ayatollah Khomeiny, et par le guide suprême l'ayatollah Khamenei.

Le projet du Nouveau Grand Jeu en Eurasie a toujours été le contrôle de la masse continentale eurasienne. Les revers mineurs subis par ce projet de l'élite américaine ne signifient pas que le jeu continuera à se limiter à une simple guerre d'usure. Mais bien plutôt le contraire.

Ce n'est qu'une question de PGS [Prompt Global Strike] ou première frappe globale.

En Ukraine, le Kremlin a été plus explicite, il a deux lignes rouges définitives. L'Ukraine n'adhèrera pas à l'Otan et les républiques populaires de Donetsk et Lugansk ne seront pas écrasées.

Che Guevara

Amazonie : David contre Goliath

Traduction :Françoise Vella

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© Isabel Madariaga/Karla
L'Amazonie est actuellement soumise à une nouvelle vague d'expansion pétrolière, qui menace la forêt et ses habitants. La communauté de Sarayaku, au sud de la région amazonienne de l'Équateur, a su résister efficacement aux compagnies pétrolières internationales et a même fini par obtenir, il y a quelques mois, les excuses publiques du gouvernement équatorien. Reportage de David Goodman, journaliste et écrivain américain.

Patricia Gualinga se tient debout, sereine au milieu du chaos ambiant. Je suis frappé par l'allure de cette femme de petite taille, au visage peint en rouge et noir. Elle est en tête de la Marche populaire pour le climat qui se déroule à New York ce 21 Septembre 2014. Elle porte des boucles d'oreilles brillantes faites de plumes d'oiseaux et un épais collier de perles jaunes et bleues. Elle a fait le voyage depuis Sarayaku, une communauté en plein cœur de la région amazonienne de l'Équateur.

Derrière Gualinga, 400 000 personnes défilent dans les rues, pour exiger une action mondiale contre le changement climatique. Aux côtés d'un groupe de leaders indigènes, des célébrités telles que Leonardo DiCaprio, Sting ou Mark Ruffalo se préparent à participer à une mobilisation historique. Gualinga se tient sous une bannière où l'on peut lire « Laissez le pétrole dans le sol ». Elle a voyagé à travers continents et cultures pour délivrer ce message.

Commentaire: Si la théorie fumeuse du « réchauffement climatique », et pourquoi pas même Facebook, ont pu aider d'une manière ou d'une autre les indiens à protéger leurs terres de la rapacité des compagnies pétrolières, qu'il en soit ironiquement ainsi.

Un bon exemple de ce que la solidarité est capable de produire, en ces temps difficiles où la croyance en notre propre impuissance n'a jamais été aussi forte.


Chess

Cette Russie qui a renversé la situation

Traduction : Jean-Alexandre Croisile, relu par jj et Diane

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Échec et mat
Le commentateur de Bloomberg, Léonid Bershidsky, confirme ce que nous avions toujours prédit. L'Ukraine se trouve enfermée dans un étau, alors que la Russie tient toutes les cartes entre ses mains, son économie retrouvant de la vigueur avec le retour des investisseurs occidentaux.

Les lecteurs réguliers de la revue Russia Insider reconnaîtront que depuis que nous avons commencé à publier nous avons constamment mis en avant deux affirmations.

La première est que, dans le conflit qui oppose l'Ukraine à la Russie, cette dernière a toutes les cartes en main. L'économie ukrainienne est si interconnectée avec celle de la Russie qu'elle ne peut fonctionner sans elle et que les liens exceptionnellement étroits qui les relient signifient que toutes les tentatives pour les désolidariser seraient immanquablement vouées à l'échec. En plus de cet aspect, dans le conflit en cours, la Russie a militairement le dessus, puisque l'Ukraine ne peut, en aucune façon, s'emparer de la région du Donbass face à l'opposition des Russes.

Notre deuxième affirmation est que l'Ouest s'est trompé et a gravement sous-estimé la cohésion sociale russe ainsi que son économie. Nous refusons de prendre pour argent comptant le discours sur la crise si couramment répandu à la fin de l'année dernière. Bien au contraire, nous affirmions que le rouble était sous-évalué, que les rumeurs de banqueroute de la Russie ou de son économie n'étaient que non-sens et que la dévaluation du rouble finirait par jouer en faveur de la Russie. De plus en plus d'observateurs, graduellement, finissent par rejoindre ces points de vues. Le dernier article de Léonid Bershidsky, Poutine n'a besoin ni de la guerre ni de la paix, en Ukraine, paru dans le Bloomberg du 29 avril 2015, est un plaidoyer dans ce sens.

Megaphone

La Conférence de presse de Poutine du 16 avril 2015, ou la réfutation des accusations de l'occident, en vidéo et en français


Si vous n'avez pas encore eu le temps ou la chance de voir et d'écouter la conférence de presse du président russe du 16 avril, suivez là ici ! Le site Kla-Tv nous a donné l'autorisation de vous la montrer en français, un travail de traduction réalisé par eux ! L'explication du président russe sur la stratégie américaine et de ses alliés est un véritable délice.

Nous comprenons que c'est l'OTAN qui menace la Russie depuis la chute du mur de Berlin. M. Poutine n'est pas le seul à le dire. Par exemple Gregor Gysi, le chef des Linken en Allemagne, l'a déjà expliqué à plusieurs reprises au Bundestag ou dans des émissions de télévision. Le président russe explique d'une manière didactique ce qui se passe dans notre monde. Que l'Occident qui accuse la Russie d'avoir envahi le Donbass et la Crimée ne fait que mentir à ses populations pas bien informées. Les accords internationaux à la fin de la RDA n'ont pas été respectés par les États-Unis et par l'Union européenne. Le président russe emploie l'image claire et précise de l'ours qui défend son territoire et que si il se laisse faire les forces de l'OTAN vont lui mettre une chaîne et lui arracher ses griffes. Regardez le film traduit par Kla-Tv un délice je vous dis !

Bomb

Flous et contradictions dans l'affaire des viols en Centrafrique

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Après l'affaire des pédophiles dans nos écoles, qui n'a pas fini de secouer l'opinion publique, voilà que la presse anglaise nous apprend qu'on a aussi des pédophiles dans l'armée, qui en plus s'attaquent à des enfants qu'ils sont censés protéger dans le cadre d'opérations de l'ONU. Mais ce qui est le plus inquiétant, c'est la manière dont l'ONU s'apprêtait à étouffer toute l'histoire, ce qui n'aurait pas du tout dérangé la france.

Le premier article qui parle de cette affaire a été publié le 29 avril par le Guardian, un quotidien anglais très proche des Etats-Unis.

On y apprend qu'un certain Anders Kompass, cadre suédois de l'ONU directeur des opérations locales, a été suspendu de ses fonctions pour avoir balancé le dossier à la justice française. Comme quoi, même en 2015, il n'est toujours pas bon d'être un lanceur d'alerte dans nos instances supranationales qui sont si promptes à faire la morale aux peuples qu'elles viennent agresseur. Enfin, bref.

L'ONU a rédigé un rapport confidentiel sur ces quelques militaires français qui ont violé des enfants dans un camp de réfugiés qu'ils étaient censés garder, en Centrafrique.

Ledit Kompass s'est donc retrouvé suspendu, avec une enquête disciplinaire pour avoir outrepassé sa hiérarchie et diffusé ce rapport secret. S'il l'a fait, c'est parce qu'il a du comprendre qu'il ne se passerait rien, comme d'habitude.

Stock Up

Poutine ratifie un accord dotant les BRICS d'un fonds de 100 milliards de dollars

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Ce fonds est perçu par Moscou comme une autre solution que les institutions financières internationales dominées par les Etats-Unis.

Le président russe Vladimir Poutine a ratifié samedi l'accord portant sur la création d'un fonds commun de réserves pour les pays émergents des Brics, signé en juillet par le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du sud.

"L'accord sur la création d'un fonds commun de réserves de change des pays des Brics est ratifié", annonce un document du Kremlin, cité par l'agence de presse russe RIA Novosti.

Ce fonds devrait être doté de 100 milliards de dollars (89,2 milliards d'euros), selon les termes de l'accord signé par les cinq pays des Brics à Fortaleza, au Brésil, le 15 juillet 2014.

Bad Guys

Tremblement de terre au Népal : une aubaine pour les majors pétrolières US ?

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© Inconnu
Le séisme au Népal, une catastrophe qui pourrait servir les intérêts des États-Unis au final ? Alors que des majors pétrolières américaines ont été récemment chassées du pays, le tremblement de terre d'une rare violence et l'état sanitaire de la population népalaise pourraient conduire le gouvernement du Népal à revoir sa décision. Et ce, d'autant plus que les USA viennent de verser cash des milliards de dollars d'aides ... avant une invasion humanitaire ? Qui sait ...

Alors quand certains et non des moindres - y compris le Parlement européen - soupçonnent les États-Unis de jouer un peu trop avec le climat et les plates tectoniques (à travers notamment le projet Haarp ) .... il n'est pas interdit de frémir en pensant que dame Nature a pu être aidée dans sa tâche. D'autant plus que l'exploration pétrolière elle-même a une influence non négligeable sur l'activité sismique...

Propaganda

Propagande étasunienne par le biais de médias « indépendants » à l'étranger

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Le magazine étasunien Foreign Policy a publié récemment un texte intitulé Les hurluberlus, les trolls et les idiots utiles (Cranks Trolls and Useful Idiots), dans lequel l'auteur, Dalibor Rohac, traque « les guerriers de l'information de la Russie », lesquels ont selon lui infesté le web de mensonges et de propagande sur des sites web potentiellement payés par le gouvernement russe.

Rohac écrit:
Tout au long du conflit dans l'est de l'Ukraine, ces sites ont systématiquement régurgité la propagande russe, répandant des mensonges, des demi-vérités, et des théories du complot, souvent directement traduits du russe [...]

L'hebdomadaire tchèque Respekt a publié un article de fond sur le mystérieux site de « nouvelles » Aeronet (également connu sous le nom AENews). Lancé en 2001 par des passionnés d'aviation, le site a changé de propriétaire plusieurs fois. Depuis l'été 2014, il a régulièrement publié des articles accusant le nouveau gouvernement ukrainien d'être fasciste et alléguant que des mercenaires étasuniens et britanniques se battaient dans l'est de l'Ukraine. (Dalibor Rohac, Cranks, Trolls, and Useful Idiots, Foreign Policy, 12 mars 2015)

Stock Down

Europe : ce que l'austérité a fait au système de santé

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© Inconnu
Au mois d'octobre 2014, j'ai visité la Grèce pour observer l'impact de l'austérité sur le peuple grec et en particulier sur la santé et sur le système des soins. J'ai rejoint d'autres travailleurs du secteur de la santé et la Campagne de solidarité avec la Grèce pour visiter des hôpitaux, des cliniques et des marchés de denrées alimentaires. J'ai discuté avec des soignants, avec des volontaires, avec des politiciens et avec des membres des gouvernements locaux. Ce que j'ai observé m'a consternée et attristée.

Dans l'hôpital le plus important de Grèce, l'Evangelismos à Athènes, les conditions étaient pires que celles que j'ai rencontrées dans des pays en voie de développement.

Dès que les portes de l'hôpital s'ouvrent les jours « d'urgence » |1|, les gens affluent. L'effondrement des services de santé publique primaires et collectifs fait que toutes celles et tous ceux qui ont besoin de soins doivent se rendre au service des urgences et des accidents des grands hôpitaux, que ce soit pour un accident grave, pour des médicaments, pour des maladies chroniques ou pour faire vacciner les enfants. Des membres du personnel m'ont dit que des victimes de traumatismes majeurs devaient souvent attendre durant des heures pour une radiographie et un traitement à cause du manque de personnel |2|. Lorsque de trop nombreux cas affluent en même temps, il arrive que les gens meurent avant d'avoir été pris en charge.