Les Maîtres du MondeS


Snakes in Suits

Traité transatlantique : une machine à exclusion sociale

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© Inconnu
L'économie n'est pas qu'une accumulation de chiffres, de statistiques, de diagrammes : ce sont des activités humaines basées sur des projets politiques et sociaux. C'est la manière de gérer la survie et le développement des populations, de gérer les biens communs de l'humanité, à commencer par les ressources naturelles de la Terre. Bref, c'est une question de civilisation, de conception de notre présence au monde et de notre responsabilité d'humains.

Or, est en route une énorme machine d'exclusion sociale contre laquelle la société civile se bat depuis des années.

Depuis la chute du Mur de Berlin, les gouvernements américains et les transnationales américaines et européennes les plus puissantes sont en contact avec les autorités européennes afin de favoriser au maximum les ententes commerciales bilatérales Europe-Etats-Unis. Le problème est que les préliminaires se sont passés exclusivement entre représentants américains et européens et plus de 70 firmes qui conseillent ces représentants. Citons : AIG, AT&T, BASF, BP, Deutsche Bank, EADS, ENI, Exxon Mobil, Ford, GE, IBM, Intel, Merck, Pfizer, Philip Morris, Siemens, Total, Verizon, Xerox. Les peuples des 27 Etats membres (à l'époque) de l'Union européenne ont été totalement mis à l'écart. De même que les organisations syndicales internationales qui ont été consultées sur le tard et sans avoir accès à tous les éléments d'information.

USA

Les US échoueront même à échouer

Traduit par Hervé, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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Balayant les titres de la presse mainstream occidentale, puis regardant attentivement derrière le miroir sans tain pour les comparer avec les allées et venues réelles, on peut avoir l'impression que les propagandistes de l'Amérique, et de tous ceux qui suivent dans leur sillage, poussent de toutes leurs forces pour concocter des justifications pour une action militaire quelle qu'elle soit, que ce soit pour fournir des armes à l'armée ukrainienne largement défunte, ou pour un défilé de matériels et de troupes militaires des États-Unis mis en scène dans la ville presque entièrement russe de Narva, en Estonie, à quelques centaines de mètres de la frontière russe, ou pour mettre des conseillers américains en danger dans certaines parties de l'Irak principalement contrôlées par des militants islamistes.


Les efforts acharnés pour attiser l'hystérie comme au temps de la guerre froide sous le nez d'une Russie autrement préoccupée mais essentiellement passive, semblent hors de proportion avec la menace militaire réelle posée par la Russie. (Oui, en Ukraine, les bénévoles et des munitions filtrent à travers la frontière russe, mais c'est tout.) Plus au sud, les efforts visant à renverser le gouvernement de la Syrie, en aidant et en armant les islamistes radicaux semblent avoir beaucoup de ratés. Mais c'est un scénario bien connu, n'est ce pas? Que l'engagement militaire américain de mémoire récente n'ai abouti qu'à des fiascos? Peut-être que l'échec n'est pas seulement une option, mais plus une nécessité?

Passons-les en revue.
  • L'Afghanistan, après la plus longue campagne militaire de l'histoire des États-Unis, a été rendue aux talibans.
  • L'Irak n'existe plus en tant que nation souveraine, elle est fracturée en trois morceaux, l'un d'eux contrôlé par des islamistes radicaux.
  • L'Égypte a été démocratiquement réformée en une dictature militaire.
  • La Libye est un état moribond en pleine guerre civile.
  • L'Ukraine sera bientôt dans un état semblable; elle a été réduite à la pauvreté en un temps record, moins d'une année.
  • Un renversement récent du gouvernement a sorti le Yémen de la sphère d'influence des États-Unis.
  • Plus près de nous, les choses vont si bien dans les pays d'Amérique centrale dominés par les US, le Guatemala, le Honduras et El Salvador, qu'ils ont produit un flot de réfugiés, tous essayant d'entrer aux États-Unis dans l'espoir d'y trouver un sanctuaire.

Bomb

Afrique : des conflits... partout

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© Inconnu
En ce mois de mars 2015, en dépit des discours économiques désincarnés prononcés par les « experts » et pieusement récités par les médias, l'Afrique est plus que jamais en perdition.

En laissant de côté les crises politiques qui peuvent à tout moment déboucher sur des guerres, le simple énoncé des conflits en cours permet de le comprendre.

A l'exception du Maroc, toute l'Afrique du Nord est en guerre

- L'Égypte est prise entre deux fronts jihadistes, celui du Sinaï à l'est et celui de Libye à l'ouest ; sans parler de la subversion intérieure qui se manifeste par des attentats quotidiens.

- En Libye les dernières structures étatiques ont achevé de se dissoudre dans des affrontements aux formes multiples à travers une fragmentation régionale et tribale que Daesch tente de coaguler.

- La Tunisie ne parvient pas à réduire ses maquis islamistes.

- En Algérie, des maquis islamistes sont actifs dans plus de la moitié du pays. L'Algérie est dans une impasse économique due aux aléas pétroliers, ce qui risque d'avoir de graves conséquences sociales et politiques.

Attention

Censure d'Internet : la France active le déréférencement administratif des sites

Un mois à peine après avoir publié le décret activant le blocage des sites « terroristes » et pédopornographiques, le gouvernement vient de faire paraître celui relatif au déréférencement administratif de ces mêmes sites, qui pourront donc disparaître des Google, Bing et autres « annuaires » Internet. Explications.Mise en musique de la LOPPSI et de la loi anti-terroriste de novembre 2014

Parmi la batterie de mesures adoptées au travers de la dernière loi anti-terroriste, figurait deux dispositifs complémentaires : le blocage administratif des sites faisant l'apologie du terrorisme (telle que réprimée par l'article 421-2-5 du Code pénal), ainsi que le déréférencement, toujours sans passer par la case du juge, de ces mêmes sites. En somme, l'idée était de faire en sorte que ces pages soient inaccessibles tant en passant par un moteur de recherche qu'en s'y rendant directement, en tapotant leur URL dans un navigateur.

Alors que les décrets d'application de ces dispositifs contestés tardaient à être pris par le gouvernement, les tragiques événements du mois de janvier sont venus en accélérer l'activation. Dès le lendemain des attentats contre Charlie Hebdo, l'exécutif notifiait son projet de décret sur le blocage administratif des sites terroristes et pédopornographiques (prévu par la LOPPSI de 2011, mais jamais appliqué faute de texte d'application) à la Commission européenne. Le 6 février, c'était au tour de celui sur le déréférencement administratif de ces mêmes sites d'être transmis à Bruxelles.

Bad Guys

Russie : les services secrets ukrainiens derrière l'assassinat de Nemtsov ?

Traduction/Relecture : Dominique Muselet/jj et Diane

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© InconnuAdam Osmaev, commandant tchétchène du bataillon Doudaïev
L'enquête sur l'assassinat de Nemtsov s'oriente vers la possibilité que le crime ait été organisé par le commandant tchétchène du bataillon Djokhar Doudaïev, Adam Osmaev, dont le nom était aussi apparu dans l'affaire de la tentative d'assassinat de Vladimir Poutine.

Les enquêteurs étudient la possibilité que des militants, qui se sont battus contre les Républiques populaires du Donbass (RPD et RPL), aient effectué cette opération pour le compte des services secrets ukrainiens, avec l'idée que le meurtre du leader de l'opposition discréditerait les dirigeants russes et déstabiliserait la situation politique. Une source dans la police a déclaré aux médias que les enquêteurs ont la preuve que des services secrets ukrainiens ont joué un rôle dans l'assassinat de Nemtsov. Le jour de l'assassinat, le porte-parole du comité d'enquête, Vladimir Markin, a annoncé que les enquêteurs étudient la possibilité que l'assassinat visait à déstabiliser la situation politique dans le pays.

« L'assassinat est peut-être une provocation planifiée par des personnes peu scrupuleuses sur le choix des méthodes politiques, pour déstabiliser la situation, en faisant de Nemtsov une sorte d'agneau sacrificiel », a déclaré Markin à Izvestia.

Cult

Pédocriminalité au gouvernement allemand

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© REUTERS Avant les perquisitions, le député Sebastian Edathy a pu faire disparaître la principale pièce à conviction: son ordinateur.
Le député social-démocrate est accusé d'avoir téléchargé des films pédopornographiques.

Qui a prévenu Sebastian Edathy de l'enquête? Le député social-démocrate, soupçonné d'avoir téléchargé des films pédopornographiques sur son ordinateur de parlementaire, a-t-il été alerté par ses amis? A-t-il été informé indirectement par le président de la police judiciaire, qui avait découvert son nom sur une liste dans le cadre d'une enquête de pédophilie au Canada? Avant les perquisitions, le député a pu ainsi faire disparaître la principale pièce à conviction: son ordinateur. Et lors de la première audience de son procès, qui s'est ouvert lundi à Verden, Sebastian Edathy, âgé de 45 ans, a rejeté toutes les accusations.

Ce procès ne devrait pas durer éternellement. Après une heure et demie d'audience, il a été ajourné et un non-lieu semblait se dessiner en raison de charges très minces et d'un possible règlement à l'amiable avec une simple amende. En revanche, le volet politique est loin d'être refermé. Le cas fait l'objet d'une commission d'enquête parlementaire qui n'a pas achevé ses auditions.

Il y a un an, la chancelière avait déjà sacrifié son ministre conservateur de l'Agriculture à cause de cette affaire. Lorsqu'il était à l'Intérieur, en octobre 2013, Hans-Peter Friedrich avait informé la direction du Parti social-démocrate (SPD) sur les soupçons qui pesaient sur Sebastian Edathy, pressenti pour devenir ministre dans le troisième gouvernement Merkel.

Bad Guys

Meilleur du Web: Le terroriste c'est vous : des sites noirs de la CIA sur le sol étasunien

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En avril 2004, le monde a été choqué et horrifié par la dissémination de photographies des tortures sadiques pratiquées par les militaires américains à la prison d'Abou Ghrib en Irak. Les détenus de la prison, dont la plupart étaient enfermés pour s'être opposés à l'occupation militaire américaine, y étaient battus, torturés, soumis à des sévices sexuels et tués.

À l'époque, le World Socialist Web Site avait expliqué que les crimes révélés par ces photos et la psychologie dont ils procédaient ne pouvaient être compris qu'en rapport avec la brutalité des relations sociales aux États-Unis et avec les sales objectifs coloniaux de la guerre elle-même.

Le WSWS avertissait en outre de ce qu'« une telle armée, accompagnée d'une foule grandissante de mercenaires professionnels 'civils', représentait un danger non seulement pour les peuples opprimés du Moyen-Orient, de l'Asie centrale et d'ailleurs, mais encore pour les droits démocratiques de la population aux États-Unis ».

Une décennie plus tard, cette évaluation était entièrement confirmée. Mardi 24 février, le journal The Guardian révélait l'existence de ce qu'il décrit comme un « site noir » dans un quartier de l'ouest de Chicago, 'West Side', où la police détient, bat et torture des prisonniers, tout en cachant à leurs familles et à leurs avocats où ils se trouvent.

Le journal écrit: « Le service de police de Chicago exploite un centre d'interrogatoire officieux, rendant les citoyens américains introuvables pour leur familles ou leurs avocats tout en étant enfermés dans ce que les avocats disent est l'équivalent d'un site noir de la CIA sur le sol américain. »

Dollars

La guerre contre le terrorisme : un coût de 1600 milliards de dollars depuis le 11 septembre

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© CC US Air Force / US Army
Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont dépensé au moins 1600 milliards de dollars dans la lutte contre le terrorisme, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et aussi en Afrique, a révélé un rapport du Congrès. Avec 350 000 personnes tuées, le coût humain de l'invasion de l'Afghanistan puis de l'Irak est aussi extrêmement élevé. Ces centaines de milliards de dollars ont principalement bénéficié à l'industrie de l'armement et aux sociétés militaires privées. Et pour quels résultats alors que le Moyen-Orient continue de sombrer dans la guerre, le terrorisme et la pauvreté ?

Une facture de 1 600 milliards de dollars (1 300 milliards d'euros). Depuis le 11 septembre 2001, c'est la somme astronomique que les États-Unis ont dépensé, en treize ans, pour l'ensemble des guerres qu'ils ont menées, principalement en Afghanistan et en Irak. Sur une décennie, c'est presque deux fois le coût de l'assurance santé, l' « Obamacare », dont bénéficient près de 20 millions d'États-uniens (900 milliards de dollars sur dix ans). Et c'est l'équivalent de ce que l'Inde et ses 1,2 milliards d'habitants ont produit en une année (son PIB). Ce montant n'est pas avancé par une ONG altermondialiste ou un collectif de pacifistes. Ce n'est ni plus ni moins qu'un organe du parlement nord-américain, le Congressional Research Service, qui l'avance dans un rapport intitulé « Coût des guerres en Irak, en Afghanistan et des guerres globales contre le terrorisme depuis le 11 septembre », et publié en décembre 2014 [1].

Eye 1

« Big Brother est parmi nous » : entretien avec Daniel Depris


Daniel Depris est un expert reconnu dans les nuisances électrophysiques, il a été surnommé "la bête noire d'EDF" par les médias. Il présente sa trilogie "Big Brother est parmi nous", dont le 1er tome est paru en janvier 2015, le second paraîtra en septembre 2015, la date du 3ème tome n'étant pas encore fixée. Cette gouvernance mondiale est le fait de l'Etat, et utilisent les technologies, la finance et les idéologies pour servir ses intérêts très particuliers. Puces RFID, drones, réseaux occultes (Trilatérale, Bilderberg, franc-maçonnerie, etc.), islam, médias et internet, Echelon, NSA, guerre bactériologique, autant de thèmes traités dans la trilogie de Daniel Depris, une nouvelle référence dans le domaine.

Bad Guys

Du délire américain au meurtre de Nemtsov

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© Flickr/ Caitlin Regan
Véritable « CIA privée », le groupe Stratfor conseille aussi bien l'administration US que des patrons de multinationales désireux d'opérer quelques nouvelles rapines «abroad» en limitant les risques. C'est une agence qui compte. Ses prévisions sont donc un excellent baromètre non pas de la «vérité de la situation», loin s'en faut, mais de la perception US de cette situation. Et là, la grande «Prospective 2015-2025» que vient de nous pondre Stratfor vaut son pesant de cacahuètes : effondrement de la Russie ; fragmentation de l'Europe ; reflux chinois et, bien sûr, triomphe total d'un Empire US plus puissant et prospère que jamais. L'analyse de Stratfor est si grossièrement biaisée que si elle ne dit rien de ce qui pourrait advenir, elle révèle beaucoup des ambitions stratégiques qui commandent actuellement aux actions de l'Empire. Ambitions au service desquelles Nemtsov est peut-être devenu une victime expiatoire.
Une guerre hégémonique

On ne le répètera jamais assez. La nouvelle guerre froide qui se déroule sous nos yeux depuis le début 2014 a été délibérément voulue par Washington. Pour tenter de freiner leur déclin et de contrer la montée en puissance des pays émergents, les USA ont en effet décidé de fracturer l'Eurasie, avec deux objectifs principaux :