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Bomb

L'explosion du prix du maïs étouffe les producteurs de porcs

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© BloombergLes producteurs de porcs vivent une autre période difficile, notamment en raison de la sécheresse survenue aux États-Unis.
Une autre difficulté s'abat sur la production porcine québécoise. L'explosion du prix du maïs fait mal aux producteurs, dont certains pourraient être contraints à la faillite ou à l'extermination d'une partie de leur cheptel.

Depuis la mi-juin, le contrat à terme sur le maïs, la nourriture principale du porc, a explosé de 43%. À la fin août, la progression a atteint un sommet de 65%. Cette flambée s'explique par les dommages causés par la pire sécheresse vécue aux États-Unis depuis 1956.

L'alimentation représente environ 60% des coûts de production. «Imaginez que 60% de votre facture augmente de moitié, explique Michel Morisset, professeur au département d'économie agroalimentaire de l'Université Laval. C'est gigantesque.»

À cela s'ajoute une diminution de la valeur de la viande de porc. Depuis les 11 dernières semaines, le prix du porc a perdu le tiers de sa valeur, note M. Morisset

Bell

Pas de pénurie de bacon au Canada pour l'instant

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© BloombergPour le moment, le Canada devrait échapper à une pénurie de bacon, mais son prix risque d'augmenter.
S'il y a peu de risques qu'une pénurie de bacon ne se produise au Canada, le prix du porc augmentera considérablement durant les six prochains mois en raison des réserves limitées de cette viande, estime le Conseil canadien du porc (CCP).

Selon le directeur général du CCP, Martin Rice, les consommateurs canadiens auront plus de difficulté à trouver du porc à un prix relativement bas et devront payer entre 50 cents et 1 $ de plus par kilo.

Il a toutefois ajouté que le porc demeurerait moins coûteux que le boeuf et le poulet, mais que la hausse pourrait pousser certains à bannir le bacon de leur déjeuner.

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La menace d'une pénurie a déclenché une frénésie sur le Web, plusieurs internautes y allant de faux messages de désespoir sur les réseaux sociaux.

Alarm Clock

Manifestation exceptionnelle à Gaza

Un demi-millier de personnes ont manifesté dans la bande de Gaza pour demander le départ du Hamas au pouvoir, un mouvement de colère exceptionnel déclenché par la mort d'un garçon de trois ans dans un incendie pendant une panne de courant.Les manifestants, mardi soir, venaient du camp de réfugiés de Boureidj, où habite la famille du garçon. Scandant des slogans proches de ceux entendus lors du "Printemps arabe" dans les pays voisins, ils ont été vite dispersés par la police.

Ils accusent le Hamas d'incompétence dans la gestion de Gaza. Le père du petit garçon, un garde civil du ministère des Affaires religieuses, a appelé à de nouvelles manifestations.

Il explique qu'il a l'habitude d'allumer des bougies pour éclairer sa maison pendant les pannes parce qu'il n'a pas les moyens d'acheter un générateur. Le garçonnet est mort dans l'incendie provoqué par une bougie lors d'une de ces coupures de courant. Sa soeur a été gravement blessée. Les habitants de la bande de Gaza ne disposent que de six heures d'électricité par jour depuis le mois de février. Le Hamas attribue la responsabilité des coupures à Israël et l'Egypte. Trois enfants avaient déjà trouvé la mort cette année dans des incendies produits dans des circonstances analogues. Les manifestations dans la bande de Gaza sont très rares. Mardi, la police a dispersé une autre manifestation organisée par des femmes qui appelaient à l'unité entre Gaza et l'autre territoire palestinien, la Cisjordanie, géré par le Fatah.

Family

Gaza : un petit garçon âgé de 3 ans, brulé vif... Se taire est se rendre complice !

L'injustice se poursuit, dans un silence complice et total : un petit garçon âgé de 3 ans est mort brûlé vif tandis que sa sœur et sa mère ont été grièvement blessées, dans un incendie provoqué par une bougie...

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Cette bougie était allumée dans leur chambre dans le camp de réfugiés de Bureij, alors qu'ils dormaient. Rappelons que l'enclave côtière bande de Gaza subit une très grave crise d'approvisionnement électrique et de carburant.

Depuis les 6 six dernières années, les 1,7 millions de Palestiniens vivant dans Gaza souffrent de constantes coupures d'électricité. Israël maintient son blocus illégal, empêchant l'entrée de fuel dans l'enclave assiégée, ou ne permettant guère qu'une faible quantité. Cette situation a obligé les Palestiniens à compter sur la lueur de bougies, ou d'autres solutions dangereuses, pour gérer leurs besoins de la vie quotidienne.

Dollar

Haïti toujours dans le besoin, presque trois ans après le séisme

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© Photo Swoan Parker. ReutersMichel Martelly à Port-au-Prince le 19 juin 2012.

A peine plus de la moitié des sommes promises après la catastrophe a été versée selon le président Michel Martelly.

Le président haïtien Michel Martelly a laissé entendre mercredi que son pays frappé par la pauvreté avait toujours besoin d'une aide internationale pour sa reconstruction, après le séisme meurtrier de janvier 2010, lors d'une interview sur la chaîne CNN depuis New York.

Le bureau de l'envoyé spécial d'Haïti aux Nations unies a annoncé cette semaine qu'à peine plus de la moitié des 5,33 milliards de dollars promis par les donateurs pour la reconstruction de la nation caribéenne avait été distribuée.

Présent à New York cette semaine pour l'Assemblée générale de l'ONU, Michel Martelly a indiqué à CNN que beaucoup plus de soutien financier était nécessaire pour aider Haïti à se reconstruire, soulignant que c'était un pays «où tout reste à faire».

«Juste après le séisme, nous avions évalué les besoins à 12 milliards de dollars» pour la reconstruction de l'île, a rappelé le dirigeant de 51 ans. «Mais je dois vous dire que tout de suite après le tremblement de terre l'argent reçu a été utilisé pour nourrir la population, prendre soin des gens, donc il n'a pas été beaucoup investi dans la reconstruction».

Info

Le pillage des trésors archéologiques syriens

Comme cela a été le cas en Irak sous l'embargo, et plus encore après l'invasion américaine, les sites archéologiques syriens sont l'objet de fouilles sauvages et les musées des régions soulevées pillés. Accusés : les shabihas - milices composées majoritairement de voyous alaouites - et des groupes rebelles désireux de financer leurs activités, notamment l'achat d'armes.

Des gangs monnayeraient leur soutien aux forces armées du régime, ou leur neutralité, en échange d'un permis de fouille. Selon un témoin, de nombreux vols auraient été commis sur le site de Palmyre.

Les objets volés se retrouvent chez les antiquaires à Beyrouth, en attendant d'être mis aux enchères à Londres ou à New York chez Christie et Sotheby.

Arrow Down

Les biocarburants ne sont pas moins polluants que l'essence

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© AFP PHOTO /LOUISA GOULIAMAKI
Seuls très peu de biocarburants présentent un bilan écologique global meilleur que l'essence, selon une nouvelle étude de l'EMPA, de la station Agroscope Reckenholz-Tänikon (ART) et de l'institut Paul Scherrer (PSI) qui ont actualisé les critères établis en 2007.

Au cours des dernières années, la demande en biocarburants "présumés écologiques" a nettement augmenté dans le monde entier, de même que leur culture, a indiqué lundi le Laboratoire fédéral suisse d'essai des matériaux et de recherche (EMPA). De nouvelles méthodes de production ont été développées pour la seconde génération de biocarburants et parallèlement, les experts en bilans écologiques ont affiné les méthodes d'évaluation de leur bilan environnemental.

En 2007 déjà, l'EMPA était arrivé à la conclusion que les biocarburants ne sont pas forcément plus respectueux de l'environnement que les carburants fossiles. Certes, nombre d'entre eux produisent jusqu'à 30% de gaz à effet de serre en moins mais leur production et leur fabrication causent souvent des nuisances plus élevées que l'essence ou le diesel, en termes notamment d'hyperacidité des sols et d'eaux polluées par l'abus d'engrais.

Che Guevara

Indignés : la manif dégénère à Madrid

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© AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET
Des heurts violents ont éclaté mardi à Madrid entre manifestants du mouvement des indignés et policiers anti-émeutes qui ont chargé à coups de matraques la foule tentant de forcer un barrage près du Congrès des députés. Aux cris de «démission», «dehors», «Mains ont l'air, ce sont nos armes», des milliers d'indignés ont crié leur colère, certains affrontant les forces anti-émeutes qui ont riposté à coups de matraques.

Les affrontements se poursuivaient dans la soirée et les policiers faisant usage de balles en caoutchouc. Selon un bilan provisoire au moins 60 personnes ont été blessées dont une «gravement qui souffre d'une possible lésion à la colonne vertébrale».


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Le porc flambe, les charcutiers sont à la peine

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© Jérôme FouquetLes prix des céréales s'envolent, avec un effet domino sur ceux des aliments du bétail et de la viande de porc. Les entreprises de salaison et de charcuterie, très nombreuses dans l'Ouest (ici, Brient SA, en Ille-et-Vilaine), sont étranglées et demandent de trouver, vite, un accord avec la grande distribution.
Depuis le début de l'année, sécheresses locales et spéculation mondiale font flamber les cours : + 27 % pour le blé, + 21 % pour le maïs, + 23 % pour le colza... Et cette hausse s'accélère depuis juin. Cette flambée des céréales se répercute sur les aliments du bétail, et donc sur le cours du porc. C'est mécanique. En bout de chaîne, les PME, particulièrement nombreuses en Bretagne et dans tout l'Ouest, qui transforment cette viande en savoureuse charcuterie se disent « étranglées ». Jusqu'à 100 % de hausse pour certains produits ! À leur tour, elles tentent de répercuter cette pression sur leurs propres tarifs... Mais, en face, la grande distribution, souveraine, leur impose sa loi d'airain.

Nuke

Environ 23 centrales nucléaires dans le monde sont sous la menace d'un tsunami

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Après la catastrophe nucléaire de Fukushima provoquée par le tsunami qui a dévasté le nord-est du Japon le 11 mars 2011, on pouvait se douter que d'autres centrales couraient le même risque dans le monde. Encore fallait-il les identifier. C'est le travail qu'une équipe dirigée par des chercheurs espagnols a réalisé.

Résultat: quelque 23 centrales comprenant 74 réacteurs nucléaires sont implantées dans des zones "potentiellement dangereuses" vis à vis des tsunamis, dans la mesure où ces phénomènes restent difficiles à prévoir.

Dans l'étude publiée dans la revue Natural Hazards, les chercheurs dénombrent 13 centrales en activité abritant 29 réacteurs parmi les 23 centrales à risque. Quatre autres, avec 20 réacteurs, sont en cours d'extension pour disposer de 9 réacteurs supplémentaires. Enfin, 7 centrales, avec 16 réacteurs, sont en cours de construction. (Soit 24 centrales au total et non 23 comme annoncé par les chercheurs...).