
© Photo Tony Gentile / ReutersLe Vatican.
Le procès de Paolo Gabriele, l'ancien majordome de Benoît XVI, accusé de « vol aggravé », s'est ouvert ce samedi matin au Vatican.
Le plus petit Etat du monde face à son plus grand scandale. Paolo Gabriele, l'ancien majordome de Benoît XVI, qui vivait dans l'ombre du Souverain Pontife depuis plus de six ans, comparaît à partir de ce samedi matin devant la justice du Vatican. Ce valet muet, homme de confiance de Sa Sainteté, qui l'appelait affectueusement « Paoletto », est accusé d'avoir trahi Son patron. De l'avoir volé -un chèque de 100 000 euros à l'ordre du pape, une pépite d'or, un livre du XVIe siècle, ou encore des documents secrets, retrouvés à son domicile au cours d'une perquisition. Et d'avoir diffusé ces documents confidentiels dans une entreprise de déstabilisation stupéfiante. Si Paolo Gabriele reconnaît les faits, il assure qu'il avait l'intention de rendre ces objets à leur propriétaire, et que son but était loyal: « créer un choc », et faire réaliser à Benoît XVI ce qu'il se passait sous son nez, au sein de sa propre Eglise, sans qu'il s'en rende compte - luttes de pouvoir, corruption et autres manigances financières. L'homme de 46 ans, qui avait «toujours été intéressé par le monde du renseignement», se voyait comme un « agent infiltré de l'Esprit Saint », luttant pour «ramener l'Eglise dans le droit chemin».
Commentaire: Dommage qu'un mouvement de protestation populaire légitime soit encadré et récupéré par des clowns comme Mélenchon ou Besancenot.