Si les secteurs économiques et financiers ont été frappés de plein fouet dès le lendemain de la crise de 2008, c'est maintenant que les répercussions se font sentir, essentiellement dans les pays de l'Europe du Sud. C'est à présent au tour du secteur social de subir les conséquences des exactions des traders de Wall Street.
Les manifestations contre l'austérité se font de plus en plus violentes partout en Europe : Elles commencèrent en Irlande, puis s'étendirent en Grèce. Elles se propagent à présent au reste de l'Europe du Sud comme une trainée de poudre, en Italie, au Portugal et en Espagne.
La forte croissance nationale que l'
Espagne a connue à l'aube de la crise (une moyenne de 3,8% du PIB entre 1997 et 2007) n'aura clairement pas endigué le raz-de-marée politico-économico-social qui est en train de ravager le pays. Car c'est bien l'explosion de la bulle immobilière et le
transfert de la dette privée vers la dette publique, additionné à la crise de Wall Street qui explique la situation délicate de l'Espagne aujourd'hui : un taux de chômage à 25 % (le plus élevé d'Europe...) avec près de 50% de chômage chez les jeunes ! Le plein emploi et la croissance de la seconde moitié du XXème siècle ont laissé place à la précarité et à la misère sociale. Hommes et femmes de tout âge doivent à présent fouiller dans les poubelles des restaurants et des supermarchés pour subvenir à leurs besoins alimentaires.