
Le conflit sur les droits de scolarité au Québec a pris vendredi une tournure juridique avec le dépôt par les étudiants de deux recours en justice contre la loi spéciale adoptée le 18 mai et qui limite selon eux la liberté d'expression et d'association | Rogerio Barbosa
Le conflit sur les droits de scolarité au Québec a pris vendredi une tournure juridique avec le dépôt par les étudiants de deux recours en justice contre la loi spéciale adoptée le 18 mai et qui limite selon eux la liberté d'expression et d'association.
"C'est la plus grande affaire constitutionnelle au Québec à cause du nombre de gens concernés", a déclaré l'un des leaders étudiants, Léo Bureau-Blouin, devant le palais de justice de Montréal, affirmant que 1,5 million de Québécois étaient directement touchés.
Quelque 140 personnes issues de 25 organisations estudiantines, environnementales et syndicales, ainsi que des groupes communautaires et des associations d'artistes ont présenté ces requêtes devant la Cour supérieure du Québec.
"Cette loi ignoble a pour effet de museler, d'écraser, de contrôler et de dominer le mouvement étudiant et d'autres groupes qui souhaitent s'exprimer publiquement", ont-elles précisé dans une déclaration commune.
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