
Archives - Depuis la mi-février, ce mouvement de grève étudiant cherche à faire revenir le gouvernement québécois de Jean Charest sur sa décision d'augmenter les droits annuels de scolarité de 1.625 dollars en cinq ans. | ROGERIO BARBOSA / AFP
Professeurs intimidés, agents de sécurité en classe, appel controversé à «s'affranchir de la tyrannie des agitateurs de gauche», vandalisme dans le bureau d'une ministre: la plus importante grève étudiante de l'histoire du Québec s'envenime malgré des appels au calme.
Une grève contre l'augmentation des frais de scolarité. Depuis la mi-février, ce mouvement de grève étudiant cherche à faire revenir le
gouvernement québécois de Jean Charest sur sa décision d'augmenter les droits annuels de scolarité de 1. 625 dollars en cinq ans. Cette semaine, la ministre de l'
Education Line Beauchamp a montré un signe d'ouverture en proposant de discuter avec deux des trois organisations étudiantes, mais uniquement de la
gestion des universités. La ministre exige que le syndicat étudiant qui représente 47% des étudiants en grève, pour l'instant exclu de ces négociations «dénonce haut et fort tout acte de violence».
Actes de vandalisme. Car violence il y a. Considéré comme responsable, le mouvement estudiantin québécois a pourtant vu des actes de vandalisme ternir son image, notamment le saccage du bureau de la ministre de l'Education, perpétré par une quinzaine d'individus en marge d'une manifestation la semaine dernière. «Nous refusons de faire porter la responsabilité de cette violence aux étudiants», a déclaré Marie Malavoy (Parti Québécois), une porte-parole de l'opposition: «Dans toutes les démocraties, des individus plus ou moins organisés s'infiltrent dans les manifestations et les décrédibilisent».