Enfant de la SociétéS


Family

Pour plus d'un Français sur deux la démocratie ne fonctionne plus

A quelques jours du premier tour de la présidentielle, plus d'un Français sur deux (56%) estime que la démocratie ne fonctionne plus réellement en France où "priment les intérêts économiques et financiers", selon un sondage Ifop pour le mouvement Colibris publié mardi.

Ce mouvement d'action citoyenne, initié par l'agriculteur-philosophe Pierre Rabhi, avait invité l'automne dernier tous les citoyens à se porter "candidats à l'action" pour 2012, un appel auquel plus de 25.000 personnes ont répondu, selon Colibris.

Sur le processus démocratique des élections, les trois quarts des Français (75%) pensent qu'il faudrait prendre en compte les votes blancs dans les suffrages exprimés. Cela représente 7% de plus qu'en 2000, où un sondage Ifop posait la même question.

En matière d'économie, 75% des personnes interrogées attendent des politiques une lutte active contre la spéculation. Huit Français sur dix souhaitent que les entreprises de demain prennent davantage leurs responsabilités sociales et environnementales et 86% sont favorables à une réforme de la fiscalité qui pèsera surtout sur les activités nuisibles à l'environnement.

Arrow Up

Italie : Un suicide par jour chez les chômeurs

La crise économique fait de plus en plus de ravages dans le monde du travail. Selon une étude ("Le suicide en Italie en temps de crise") de Eures, l'association de recherches économique et sociales, reprise par La Repubblica, le nombre de suicides ne cesse d'augmenter depuis 2010. Les chômeurs sont les plus touchés, avec 362 suicides en 2010, mais les chefs d'entreprise et les travailleurs indépendants sont toujours plus nombreux à mettre fin à leurs jours. Globalement, les hommes entre 45 et 64 ans sont particulièrement touchés par ce phénomène. Une marche silencieuse sera d'ailleurs organisée à Rome le 18 avril. Chefs d'entreprises et salariés défileront ensemble pour rendre hommage à ceux qui, écrasés par les dettes, ont choisi la mort.

Che Guevara

Nouvelle constitution en Islande : la conspiration du silence...

L'Islande a terminé l'année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et devrait, selon les prévisions de la Commission européenne, atteindre le taux de 2,7% en 2013 grâce principalement à la création de nouveaux emplois.

L'Islande est le seul pays européen qui a rejeté par référendum le sauvetage des banques privées, laissant s'effondrer certaines d'entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers mais curieusement les médias français et européens n'en parlent pas ou très peu...

Il n'y a pas de censure officiellement dans les médias presse, radio ou télé mais les journalistes et experts de tous bords, si prompts à parler de ce qui se passe en Egypte, en Libye ou en Syrie, ne disent absolument rien sur ce qui se passe en Islande. En a-t-on parlé dans les nombreux débats politiques en vue de l'élection présidentielle ? A-t-on vu des images à la TV ? Bien sûr que non car les citoyens européens pourraient avoir la mauvaise idée de s'en inspirer...

En Islande, le peuple a fait démissionner un gouvernement au grand complet. Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu'elles avaient contractée auprès de banques en Grande Bretagne et en Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière.

Handcuffs

La police fédérale obligée de rengager un policier « ripou »

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© Pierre-Yves Thienpont
Belgique - La police fédérale doit réintégrer un policier flamand qui avait été condamné, en 2006, à six mois de prison ferme pour avoir voulu extorquer 200.000 euros aux parents d'une jeune femme disparue.

Attention

Un nazi américain devient lobbyiste à Washington

Un membre du parti nazi américain est devenu pour la toute première fois lobbyiste à Washington dans l'espoir d'influencer les élus du Congrès à se pencher sur des législations pour favoriser les intérêts de son camp, révèle ABC News. Le site du parti nazi américain ANP estime qu'il s'agit d'une "avancée tactique" dans l'histoire de son mouvement.

La chaîne de télévision a expliqué vendredi que le militant John Bowles, 55 ans, s'est inscrit comme lobbyiste à Washington et qu'il s'agissait d'un premier "essai" pour le parti nazi. "J'ai toujours dit à mes compatriotes américains qu'ils doivent exercer leurs droits constitutionnels sinon ces droits seront un jour perdus", a indiqué M. Bowles à ABC. "Le lobbyisme est l'une des façons de le faire, d'essayer de faire valoir son point de vue au Congrès", a-t-il ajouté.

M. Bowles a assuré qu'il souhaitait se concentrer sur les questions d'éligibilité, de chômage, d'immigration et de budget. "Je ne vais pas leur mettre une swastika sous le nez", a assuré M. Bowles à ABC News. "Je prône une approche très prudente et objective. Il pourrait y avoir des élus qui roulent le papier en boule et d'autres qui disent 'c'est intéressant'".

Airplane

Air France annule les billets de militants pro-Palestiniens à destination de Tel-Aviv

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Entre 500 et 600 militants français qui devaient se rendre à Bethléem, dans les territoires palestiniens, ont vu leurs billets annulés par la compagnie aérienne. Air France avance qu'elle ne fait qu'appliquer une convention internationale.

L'opération "Bienvenue en Palestine" est mal engagée, pour le moins. Air France vient d'annuler les billets de passagers qui devaient se rendre en Palestine pour inaugurer une école internationale. Car pour se rendre à Bethléem, ils doivent transiter par l'aéroport international David-Ben-Gourion de Tel-Aviv. Seulement, "dans le cadre de la Convention de Chicago [qui réglemente le transport aérien civil depuis 1944 NDLR], Air France refuse d'embarquer tout passager non-admissible en Israël", explique la compagnie publique, y compris pour un simple transit.

Family

En prison pour avoir demandé un hébergement

Le droit à l'hébergement d'urgence est une liberté fondamentale en France. C'est une ordonnance du Conseil d'Etat du 10 février 2012 qui le dit clairement. (1)

Le Conseil d'Etat rappelle en particulier :
« Considérant qu'il appartient aux autorités de l'Etat de mettre en œuvre le droit à l'hébergement d'urgence reconnu par la loi à toute personne sans-abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale ; qu'un carence caractérisée dans l'accomplissement de cette tâche peut (...) faire apparaître (...) une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour la personne intéressée. »
En d'autres termes, toute personne en situation de détresse a droit à un hébergement d'urgence. Le non respect de ce droit constitue une atteinte à une liberté fondamentale.

A l'époque, cette décision avait été saluée par les associations comme un immense victoire pour les plus démunis. Elles avaient donc encouragé les sans-abri à multiplier les référés libertés.

Finis les plans froid qui se limitent à l'hiver, finis les 115 saturés qui répondent sèchement qu'il n'y a plus de place, finis les enfants qui dorment dehors, finis les morts dans la rue (2).

Attention

Une prof de français suspendue pour une dissertation polémique sur la mort de Merah

Une professeure de français d'un collège de Lavelanet, dans l'Ariège, a été mise à pied par le rectorat pour avoir donné à des élèves de troisième un sujet de dissertation polémique sur la mort de Mohamed Merah, indique l'académie de Toulouse. Le sujet proposé aux élèves du collège Pasteur était, selon le rectorat : "Est-ce une bonne chose d'avoir tué M. Merah ? 1. Je résume l'affaire. 2. Pour qui ?"

Ce qui a fait bondir le recteur de l'académie de Toulouse, Olivier Dugrip, c'est "l'intitulé qui suppose que le fait de tuer quelqu'un pourrait être une bonne chose". "J'ai aussitôt décidé de la suspendre à titre conservatoire", a-t-il dit à l'AFP. La professeure de français a été suspendue début avril.

Commentaire: Suspension de la prof qui voulait une minute de silence pour le pigeon plumé


Che Guevara

Référendum en Islande : seconde torgnole à la finance mondiale

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Olafur Ragnar Grimsson, président d’Islande, dans un bureau de vote de Reykjavik, le 9 avril 2011 (Ingolfur Juliusson/Reuters).
Et paf, seconde torgnole ! Près de 60% de « non » sans condition ! Après une première claque retentissante en mars 2010, nos volcaniques amis islandais ont réitéré par référendum, le samedi 9 avril, à la finance internationale et à leur gouvernement, leur refus de payer les pots cassés de la Grande Crise.

Ou plus précisément ceux de la brochette d'imprudents clients anglais et néerlandais lors de la faillite de la banque Icesave en 2008. La population islandaise persiste et signe : pas question d'éponger les pertes d'une banque privée avec des fonds publics.

Tête des dignitaires de la haute finance interlope devant l'affront fait à leur toute-puissance, tête de leurs zélés défenseurs (Fonds monétaire international), tête du gouvernement islandais de centre-gauche, sorte de PS local, qui n'avait pas ménagé ses efforts en faveur du « oui », avec le soutien empressé des élites et des médias du coin (un classique !).

Che Guevara

L'État québécois mobilise son appareil de répression contre les étudiants en grève

L'État québécois fait appel à son appareil répressif pour mettre fin à une grève étudiante qui dure depuis plusieurs semaines contre la hausse de 75 pour cent des frais de scolarité post-secondaire décrétée par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Tôt mercredi dernier, la police anti-émeute a pourchassé et arrêté une soixantaine d'étudiants qui continuaient de manifester au centre-ville de Montréal après que la police eut déclaré leur manifestation illégale. La raison invoquée par les policiers pour disperser, et ensuite arrêter, les étudiants protestataires est qu'ils auraient fait acte de « vandalisme »,comme renverser des tables et des présentoirs, lors d'incursions dans le chic hôtel Reine Elizabeth puis le centre d'achats Eaton. Nonobstant la version de la police, rien ne permet de conclure que des actes criminels ont été commis par les étudiants.

L'arrestation a été filmée par CUTV, la chaîne de télévision communautaire des étudiants de l'Université Concordia. Dans la vidéo, diffusée sur Internet, on voit des policiers bousculer les étudiants avant de procéder à leur arrestation, sans daigner répondre à ceux qui demandent pourquoi on les arrête. Cette scène n'est que la dernière d'une série de violentes interventions policières contre les étudiants grévistes, qui ont vu l'usage de matraques, de gaz lacrymogènes, de poivre de Cayenne et de grenades assourdissantes.