Enfant de la SociétéS


Bizarro Earth

Marée noire en Nouvelle-Zélande: plus de 800 oiseaux touchés

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Le naufrage du Rena sur la côtes Est de la Nouvelle-Zélande a déjà touché plus de 800 oiseaux Natacha Pisarenko/AP/SIPA
ENVIRONNEMENT - Le naufrage du Rena, qui renferme 1.700 tonnes de carburant, en Nouvelle-Zélande, s'est produit dans une zone très riche en biodiversité...

Un porte-conteneurs, le Rena, s'est échoué le 5 octobre dernier sur le récif Astrolabe, réputé pour la richesse de sa faune et de sa flore, au large de l'île du Nord, en Nouvelle-Zélande. Malgré des opérations de pompage rendues compliquées par une tempête, 300 tonnes de carburant se sont déjà déversées dans la baie de Plenty, paradis marin peuplé de baleines, de dauphins et d'oiseaux de mer. 800 oiseaux ont, d'ores et déjà, été touchés par cette catastrophe écologique qui se produit en pleine période de nidification des oiseaux. La LPO fait le point.

Depuis plusieurs jours, l'épave menace de se briser en deux et la coque, endommagée à la proue, de libérer 1 700 tonnes de carburant. Le dernier bilan de cette marée noire en Nouvelle-Zélande révèle que 801 oiseaux, de 30 espèces différentes, ont déjà été récupérés morts ou vivants.

Ambulance

Chine: l'indifférence autour d'une fillette renversée en pleine rue suscite l'indignation

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Images d'une caméra de vidéosurveillance. Plusieurs passants passent sans un regard pour la fillette renversée. | DR
Ils passent près du petit corps accidenté sans jamais s'arrêter. Plus d'une douzaine de passants et de commerçants du sud de la Chine se sont désintéressés du sort d'une fillette grièvement blessée après avoir été renversée par deux véhicules, a rapporté lundi la presse chinoise, un fait divers qui suscitait l'indignation sur l'internet.

La petite Yue Yue, 2 ans, a été percutée d'abord par une camionnette puis par un poids lourd, devant le magasin de sa famille dans la ville de Foshan. Les images enregistrées par les caméras de surveillance ont montré ensuite divers habitants qui passaient à côté de l'enfant ensanglantée sans daigner s'arrêter, a relaté l'agence Chine nouvelle.

Nuke

Rien n'est réglé à Fukushima

Sept mois après l'explosion de la centrale nucléaire de Fukushima, le flou persiste autour des conséquences de la catastrophe. En France, l'indifférence est de rigueur. Le point sur la situation.
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Photo : vue aérienne du réacteur n°1 de la central de Fukushima Daiichi - AFP PHOTO / HO / AIR PHOTO SERVICE
Le vieil adage « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles » ne s'applique évidemment pas à l'accident de Fukushima. La rareté des informations disponibles, dans la presse française plus que dans la presse allemande, espagnole ou anglaise, ne signifie pas que les Japonais soient tirés d'affaire. Mais dans un pays où les candidats socialistes au pouvoir ne savent pas si et quand la France doit sortir du nucléaire, dans un pays où le parti majoritaire s'agrippe à son choix énergétique, les médias partent souvent du principe, à l'exception du Monde, de Libération et de Courrier International, que les Français ne s'intéressent plus à la catastrophe japonaise à partir du moment où ils ne risquent pas d'en subir directement les retombées.

Pourtant, le suivi effectué par plusieurs journaux japonais, en dépit des réticences persistantes de Tepco, (l'opérateur industriel de la centrale) à donner des informations fiables, montre que l'accident n'est maîtrisé dans aucun des trois réacteurs entrés en fusion. Malgré la poursuite des injections d'eau de refroidissement, la température y varie de 300 à 500 °. Ce qui signifie que les techniciens ne peuvent pas approcher des réacteurs. En fait, depuis des mois, il ne se passe plus rien. Les ingénieurs ne savent pas quoi faire, en dehors de l'arrosage, et nul ne sait si les réactions en cours ne vont pas durer des mois ou des années. Les réacteurs ont échappé aux hommes et une ou plusieurs explosions liés à la présence d'hydrogène peut survenir à n'importe quel moment.

Handcuffs

Meilleur du Web: Occupy Together : Top 12 des lois les plus absurdes utilisées pour étouffer le mouvement

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Aux Etats-Unis, on se creuse la tête. Pas pour résoudre la crise, mais pour étouffer les mouvements de protestation.

Voici douze mesures désespérées que les autorités US utilisent pour décourager, dissuader et réprimer les manifestations pacifiques. Un petit jeu du chat et de la souris qui se termine toujours par une bonne grosse ratonnade...

1) Bas les masques

À New York, plusieurs manifestants ont été arrêtés pour avoir violé une loi vieille de 150 ans qui interdit les rassemblements masqués de plus de deux personnes (à l'exception des bals masqués). Halloween, c'est dans 15 jours, la police va avoir du boulot...

2) Pas de biens privés dans l'espace public

A Chicago, une loi interdit aux citoyens de poser des biens privés dans les lieux publics. Ce qui contraint les manifestants à emballer leur matériel dans des sacs à dos ou à les placer sur des chariots mobiles. "Tous les corps doivent être constamment en mouvement, et absolument pas statiques" affiche la page de recommandations du mouvement Occupy Chicago. A l'image de notre univers, dont les parties sont en perpétuel mouvement, le plus souvent en rotation, qu'on appelle aussi une... révolution

Che Guevara

Meilleur du Web: Occupy Wall Street : I will not move

« Ce que nous avons tous en commun, c'est que nous sommes les 99 % qui ne tolèrent plus l'avidité et la corruption des 1 % restant ».

Court métrage produit par le mouvement "Occupy Wall Street" qui met en parallèle le discours et la méthode des USA quand ils accusent les gouvernements libyen, iranien et égyptien, mais agissent parallèlement avec les matraques contre le peuple américain qui manifestent pacifiquement.


Heart - Black

Pour l'État français, le 17 octobre 1961 n'existe pas

Refusant de se soumettre au couvre-feu imposé aux seuls Algériens, des milliers d'entre eux manifestent dans les rues de Paris le 17 octobre 1961. La répression est féroce : 10 000 personnes seront interpellées, plusieurs centaines seront tuées, les corps jetés dans la Seine. Peu à peu sorti de l'oubli, ce massacre n'a jamais été reconnu par l'État français. Pourquoi un tel silence ? Entretien avec Gilles Manceron, historien, spécialiste de l'histoire coloniale française.

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Pistol

Ils veulent militariser l'école !

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Sarkozy, ce président qui multiplie les interventions militaires a décidé d'organiser une vaste campagne d'embrigadement de l'enfance, en violation avec la Convention Internationale des Droits de l'Enfant et du principe de laïcité de l'école !

C'est inacceptable !

L'Inspecteur d'Académie, Directeur des services départementaux de l'Education Nationale du Var a osé adresser un courrier officiel aux professeurs des écoles pour les inviter à expliquer aux élèves :

« Les missions des soldats français au service de la paix » !

Il leur faudrait par là même adresser des dessins aux 12 000 soldats qui interviennent au-delà de nos frontières.

Quelles sont donc ces missions de paix ?

L'Inspecteur d'Académie dans sa lettre invite des enseignants à rompre avec la laïcité de l'école et avec le code de déontologie qui consiste à ne pas manipuler les enfants qui leur sont confiés.

Je fais mienne la réflexion d'une enseignante en retraite :

Megaphone

Meilleur du Web: 15 octobre 2011 : grande victoire pour les Indignés

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Depuis février 2003, c'est la première fois qu'un appel à une action internationale à une date déterminée rencontre un tel écho. En Espagne, d'où l'action est partie près de 500 000 manifestants ont défilé dans les rues d'environ 80 villes différentes dont 200 000 ou plus à Madrid |1|. Des actions se sont déroulées dans 5 continents. Plus de 80 pays et près d'un millier de villes différentes ont vu défilé des centaines de milliers de jeunes et d'adultes qui protestent contre la gestion de la crise économique internationale par des gouvernements qui courent aux secours des institutions privées responsables de la débâcle et qui en profitent pour renforcer les politiques néolibérales : licenciements massifs dans les services publics, coupes claires dans les dépenses sociales, privatisations massives, atteintes aux mécanismes de solidarité collective (systèmes publics de pension, droits aux allocations de chômage, convention collectives entre salariés et patronat,...). Partout le remboursement de la dette publique est le prétexte utilisé pour renforcer l'austérité. Partout les manifestants dénoncent les banques.

En février 2003, il s'était agi de la plus grande mobilisation internationale pour tenter d'empêcher une guerre : l'invasion de l'Irak. Plus de 10 millions de personnes s'étaient rassemblées dans d'innombrables manifestations autour de la planète. Depuis lors, la dynamique du mouvement altermondialiste né au cours des années 1990 s'était progressivement estompée sans s'épuiser tout à fait.

Laptop

Le nouveau Monde s'indigne, les télés s'accrochent à l'ancien

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Le traitement médiatique de cette journée internationale de mobilisation des "Indignés" n'aura guère produit autre chose que la recherche du spectaculaire, un motif d'indignation en soi, aussi.

Ce n'est pas un paradoxe nouveau, mais la journée mondiale de protestations des "Indignés", convoquée, dans 82 pays et 951 villes, comme Bruxelles, Londres, Athènes, New York, Montréal ou encore, Hong Kong, aura, globalement, produit les mêmes effets systématiques de traitement de l'information par les médias, accentuant, encore un peu plus, un sentiment de malaise, devant un monde décrit avec les mêmes mots, et, surtout, les mêmes images.

Ainsi, ce sont les affrontements, (spectaculaires), à Rome, qui, dans les journaux télévisés, ont ouvert la plupart des sujets consacrés aux "Indignés", quand un petit groupe de casseurs, proche de l'extrême gauche italienne, a brisé des vitrines et incendié des voitures. Alors que 100.000 manifestants, environ, avaient défilé, dans le calme, contre les dérives de la finance et pour une démocratie réelle, c'est cette marge du cortège, qui aura focalisé l'attention des caméras, et réduit, comme une peau de chagrin, les prises de paroles entendues dans les cortèges.

Arrow Down

Grèce : le « plan d'aide » provoque suicides, drogue et HIV

La crise financière et la politique de la Troïka (FMI-BCE-Commission européenne) provoquent la désintégration éclair de la santé publique et l'augmentation du taux de suicides dans la population grecque, révèle une étude parue dans la revue médicale britannique The Lancet , sous le titre : « Les effets de la crise financière sur la santé : précurseurs d'une tragédie grecque ». Les données analysées proviennent des statistiques européennes sur les revenus et le niveau de vie, qui sont pourtant antérieur aux principales mesures d'austérité ; on peut allègrement s'imaginer que la situation est encore pire à l'heure actuelle et qu'il est urgent d'agir.

Les auteurs écrivent que les budgets des hôpitaux ont fondu entre 2007 et 2009 de 40%. « Il y a des signes qui indiquent que l'état de santé [de la population grecque] s'est aggravé, en particulier pour la population la plus défavorisée », écrivent les experts. Entre 2007 et 2009, le nombre de ceux qui évaluent leur santé comme « mauvaise » ou « très mauvaise » a augmenté de 14%. Dans la même période, le taux de suicides a augmenté de 17% et des données non-officielles, évoquées au Parlement, indiquent une augmentation de 25% pour 2010 par rapport à 2009. Et le ministère de la santé de rapporter une augmentation de 40% au premier semestre 2011, en comparaison avec la même période pour 2010.

« Les appels à 'SOS suicide' provenaient en 2010 pour 25% de personnes en difficulté financière, et des rapports de médias indiquent que l'incapacité à rembourser d'importantes dettes privées pourrait être une des raisons principales du nombre croissant de suicides. »