Après que l'attaque militaire occidentale sur Sébastopol ait brièvement interrompu les transports de céréales russes, Moscou est de retour aux affaires avec une main plus forte et des conditions plus favorables.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan décroche son téléphone et appelle son homologue russe Vladimir Poutine : parlons de « l'accord sur les céréales ». Poutine, froid, calme et posé, explique les faits au sultan :
Premièrement, la raison pour laquelle la Russie s'est retirée de l'accord d'exportation de céréales.
Deuxièmement, Moscou souhaite qu'une enquête sérieuse soit menée sur l'attaque - terroriste - de la flotte de la mer Noire, qui semble à toutes fins utiles avoir violé l'accord.
Enfin, Kiev doit garantir qu'il respectera l'accord négocié par la Turquie et les Nations unies.
Ce n'est qu'alors que la Russie envisagerait de revenir à la table des négociations.