Au mois de septembre, une
campagne de promotion de la vaccination chez les adolescents sera donc menée conjointement par le ministère de la Santé et Skyrock, dont on nous dit qu'elle est la radio des jeunes. Rien n'est moins sûr ! Les affiches sont ringardes au dernier degré : quand un adolescent clame qu'il est « anti-vax », un autre personnage, emprisonné dans une bulle, lui susurre à l'oreille, tel un Jiminy Cricket revisité à la sauce Véran, qu'il est donc « pro-virus ». Manipulation tellement grossière qu'elle en serait risible si elle n'était si mensongère et, à ce titre, scandaleuse.

Cette affiche à l'esthétique ratée suggère donc que si on est « anti-vax » - l'option anti-passe n'est même pas évoquée pour mieux faire accroire qu'anti-passe et anti-vax sont des positions interchangeables -, on est donc pro-virus : autant dire pour la guerre, la famine, l'invasion de sauterelles et Tchernobyl en même temps. Toujours plus loin dans l'Absurdie, histoire de faire perdre, un à un, tous ses repères à une jeunesse pourtant en construction. Et toujours plus loin dans l'instrumentalisation politique honteuse d'une maladie virale : l'anti-vax est pro-virus, le patriote est raciste, l'homme blanc est sûr de lui et dominateur - et, à ce titre, coupable a priori.
Commentaire: La lecture n'est pas juste un « outil » d'éducation. La lecture, quand on est enfant, est la permission de voyager dans le monde de l'imaginaire et de la créativité, et de vivre l'Aventure. Et de se découvrir grâce a ce voyage. Les enfants de cette « nouvelle et pseudo-réalité » créée de toutes pièces par des gens qui ont des problèmes psychologiques en plus d'avoir un agenda politique et social, ces enfants donc ne pourront plus partir en voyage avec le reporter Tintin et son chien Milou, ne pourront plus imaginer des aventures et des découvertes ailleurs que dans les quatre murs insipides de la classe où toute lecture sera contrôlée avec un langage contrôlé et une histoire contrôlée. Le monde de l'imaginaire est terminé pour cette nouvelle génération avec des directeurs d'école sans imagination, sans goût ou plutôt si, un goût insipide et gris et qui ne donnera pas le goût à la lecture, promis. Et c'est peut-être aussi un des objectifs de cet honteux programme.
Tout en se voulant « politiquement correct », ce programme fait tout le contraire : il divise et sépare les cultures, il refuse l'humour et le débat, il ne permet pas la communication entre les autochtones et le reste des Canadiens. Et il continue à perpétuer la victimisation des autochtones en les marginalisant, un autre objectif qui a toujours été en vigueur au Canada. Et c'est un programme raciste envers les blancs.
Ce genre de programme devrait nous mettre la puce à l'oreille car il ne s'agit pas seulement d'enlever des livres des bibliothèques ou de les brûler mais de contrôle : contrôle du langage, contrôle de la narration d'une histoire, contrôle de la pensée. Et faire disparaitre la créativité et le plaisir de la lecture. Ce programme est un affront à la liberté d'expression qui se veut juste mais qui ne l'est pas. C'est un acte d'inquisition. Prêtons attention... aujourd'hui les victimes sont les livres pour enfants, ce n'est qu'un début. Demain, que va-t-on brûler ? Ou qui ?