Rébellion : Succession d'annonces visant à réduire les libertés et de démantèlement des acquis sociaux (assurance chômage et retraite), qu'avez-vous pensé de l'allocution d'Emmanuel Macron du 12 juillet ?Lucien Cerise : Je ne l'ai pas vue sur le moment, mais j'ai lu des résumés. Je ne vais commenter que ce qui concerne la dictature sanitaire. La disproportion entre les mesures annoncées et la réalité épidémiologique de terrain est stupéfiante. Le réseau de médecins généralistes Sentinelles estimait le taux de positivité au coronavirus à 3 individus sur 100 000 dans la semaine précédant l'allocution d'Emmanuel Macron, du 5 au 11 juillet : « En semaine 2021s27, le taux d'incidence des cas d'IRA [inflammation respiratoire aigüe] dus au SARS-CoV-2 (COVID-19) vus en consultation de médecine générale a été estimé à 3 cas pour 100 000 habitants (...) » (1) Le même rapport de Sentinelles ajoute que seulement 5,4% de ces 3 cas positifs sur 100 000 habitants ont été hospitalisés après leur consultation. À ces chiffres insignifiants, il faut ajouter que « positif » au test ne veut pas dire « malade », ni
a fortiori décédé. De fait, le variant Delta n'est pas mortel. (2) Autrement dit, quand Macron prend la parole, la « crise sanitaire » est simplement terminée. Or, c'est sur cette base d'un problème réglé que l'obligation vaccinale et le « passe sanitaire » sont lancés.
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