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Un manifestant palestinien meurt des suites des blessures subies le 22 février ; les forces de l'occupation attaquent ses funérailles

Palestine : les funérailles de Muhammad Asfour à Aboud, le 8 mars 2013
© Oren Ziv/Activestills.orgLes funérailles de Muhammad Asfour à Aboud, le 8 mars 2013

Le 22 février 2013, Muhammad Asfour, 23 ans, a été blessé à la tête par une balle caoutchouc-acier tirée par les forces de l'occupation israélienne pendant une manifestation pacifique de soutien aux prisonniers palestiniens en grève de la faim à Aboud, petit village à 20km au nord-ouest de Ramallah. Il avait alors été évacué à l'hôpital de Salfit puis à l'hôpital Rafidya, à Naplouse. Quelques jours plus tard, il avait été transféré à l'hôpital Echilov, à Tel Aviv, dans un état critique. Le 7 mars, le personnel médical de cet hôpital a déclaré qu'il venait de mourir des suites de ses blessures.

Asfour était en 4e année d'Education physique à l'Université AlQuds, à Abu Dis (Al-Qods occupée) et jouait au football dans l'équipe du village. Né le 9 mars 1990, il est mort deux jours avant son 23e anniversaire.

Ses funérailles ont eu lieu vendredi 8 mars, après les prières de midi à Aboud. Un cortège de voitures ornées de drapeaux palestiniens ont accompagné le corps de Muhammad de Ramallah jusqu'à son village. L'occupation sioniste avait dépêché ses forces de police et militaires en masse, postées de manière provocante à l'entrée du village où sont arrivées environ 2 000 personnes des villages environnants et de toute la Cisjordanie pour participer aux funérailles et soutenir la famille. Le corps du jeune homme a été transporté de sa maison à la mosquée, où des prières ont été dites, puis jusqu'au cimetière du village.

Che Guevara

Notre-Dame-des-Landes : les opposants sont toujours là

Notre-Dame-des-Landes_Les tracteurs viennent régulièrement détruire les installations, comme ici en janvier dernier
© MaxpppNotre-Dame-des-Landes - Les tracteurs viennent régulièrement détruire les installations, comme ici en janvier dernier

Quelques centaines d'opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) occupent toujours le terrain, malgré l'intervention en nombre des forces de l'ordre en novembre et les multiples décisions judiciaires. Inlassablement, ils reconstruisent des installations, se heurtant régulièrement aux gendarmes qui surveillent la zone.

Beaucoup étaient partis, sous les gaz lacrymogènes des gendarmes, en novembre dernier. Certains étaient restés, d'autres sont revenus, comme à chaque fois précédemment.

Environ 300 opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) occupent la zone d'aménagement différé (ZAD), rebaptisée « zone à défendre ». Face à eux, les gendarmes, ceux qui les avaient déjà délogés à l'automne dernier, alors qu'ils n'étaient qu'un peu plus d'une centaine. Ces gendarmes avec lesquels les rapports sont difficiles. Pour se « protéger », les opposants ont créé de véritables postes de défense, des fosses ou encore des palissades, au cas où.

People

Agro-alimentaire : un suicide d'agriculteur tous les 15 jours

Agriculteur désespéré
© Inconnu

Entre le porc, le lait et la volaille, la Bretagne, première région agricole de France, particulièrement concernée par ces trois filières en grande difficulté, enregistre « un suicide d'agriculteur toutes les deux semaines », a indiqué jeudi à l'AFP Agnès Le Brun, élue de la région au Parlement européen.

« Quand on parle de désespoir des agriculteurs, on n'exagère pas : dans le Finistère, on compte un suicide toutes les deux semaines », a déclaré Agnès Le Brun, également maire de Morlaix, à 60 km de Brest. Mme Le Brun l'a également écrit, dans une lettre ouverte au président François Hollande, dont elle a donné copie à l'AFP : « Depuis le début de l'année, un agriculteur se suicide toutes les deux semaines en Bretagne », la situation est d'une « extrême gravité ».

La région a connu ces deux dernières semaines de violentes manifestations d'agriculteurs qui ont pris pour cible des hypermarchés du Morbihan et du Finistère, ainsi que la maison du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, dans le Finistère. « Même si personne ne cautionne ces actes, ils traduisent une forme de désespoir : il arrive un moment où les agriculteurs n'ont tout simplement plus un rond », relève l'élue. « Je vois passer de plus en plus de demandes d'aides de Rsa », le revenu minimum social.

« Le vrai patron sur l'exploitation, c'est la banque »

Pour Olivier Billon, président des Jeunes agriculteurs (JA) du Finistère et éleveur de porc près de Landivisiau, qui confirme la fréquence des suicides dans sa région, la détresse « ne touche pas que les jeunes, mais tous les âges ». « On voit des plus de 50 ans qui avaient mis de côté l'argent de leur retraite et qui ont été contraints de réinjecter du liquide dans leur exploitation : ils arrivent en fin de carrière, ils n'ont plus rien, a-t-il insisté. Aujourd'hui, le vrai patron sur l'exploitation, ce n'est pas l'agriculteur, c'est la banque. »

Selon les JA, un quart des agriculteurs de Bretagne a plus de 55 ans et 18 % moins de 40 ans. La Bretagne produit 55 % des porcs français et 20 % du lait. Ces deux filières sont particulièrement frappées par la hausse des coûts de production due à la flambée des cours de l'alimentation animale. « Produire un kilo de porc coûte un euro, rien qu'en nourriture. Ensuite, il reste les charges à payer », a souligné le président des JA du Finistère. L'agriculture représente 39 % du chiffre d'affaires de la région Bretagne, tandis qu'un tiers des emplois bretons sont liés à l'agriculture ou à l'agroalimentaire. Récemment, deux grandes entreprises agroalimentaires ont déposé le bilan dans la région, le volailler Doux l'été dernier et, cette semaine, Gad Sas pour le porc.

Che Guevara

Hugo Rafael Chávez Frías mérite le prix Nobel de la paix : voici pourquoi

Hugo Chávez Frías
© InconnuHugo Chávez Frías

...A titre posthume.

Nous sommes, ici, une contre-information mais, parfois, quand un article de presse émanant d'un « mainstream » est sans équivoque et juste, nous n'hésitons pas à le recommander Ou le diffuser. Hugo Rafael Chávez Frías, surnommé El Comandante, est mort le 5 mars dernier. Le Venezuela pleure mais, pas seulement.

Il y a 18 pays, en Amérique centrale et dans les Caraïbes qui pleurent aussi. Cet article tiré du Monde.fr est simplement celui qui révèle le visage d'un grand homme, mais aussi un homme au grand coeur, que dis-je, au très grand coeur. Lisez plutôt.

L'Amérique centrale et les Caraïbes angoissées par la mort de M. Chavez

La mort du président vénézuélien Hugo Chavez, mardi 5 mars, a plongé l'Amérique centrale et les Caraïbes dans l'angoisse. Plusieurs gouvernements ont décrété des deuils nationaux. Les pays de la région craignent la fin, ou la diminution, des largesses pétrolières du leader « bolivarien » qui leur ont permis de résister à la crise des dernières années.

Une question revient dans les conversations et les médias : Petrocaribe survivra-t-il à M. Chavez ? Depuis 2005, cet accord permet à 18 pays de la région d'obtenir du pétrole vénézuélien à des conditions privilégiées. Les pays bénéficiaires ne règlent qu'entre 5 % et 50 % de la valeur des importations, avec un délai de grâce de deux ans. Le reste de la facture est payable à vingt-cinq ans, avec un taux d'intérêt de 1 %.

Nuke

Japon radioactif pour le 2e anniversaire de l'accident nucléaire de Fukushima : manifestations pour « Au-delà du nucléaire » (routine, routine)

Manifestation au-delà du nucléaire_Parc Hibiya_Tokyo
© InconnuManifestation au-delà du nucléaire au parc Hibiya à Tokyo

Rien n'a vraiment changé après l'accident nucléaire du 11 mars 2011.

Deux à trois mois après la catastrophe du 11 mars, au moment où l'étendue de la contamination par les radiations est devenue connue - boues d'épuration, cendres d'incinération des ordures ménagères dépassant 8000 becquerels/kg - des gens et des organisations ont démarré des manifestations sur « l'au-delà du nucléaire », avec des célébrités et des activistes sur scène disant aux spectateurs qu'ils s'opposaient à l'énergie nucléaire.

Ce n'était pas vraiment sur Fukushima ou les habitants de Fukushima, pas vraiment sur la contamination par radiations et quoi faire ; c'était ce beau concept d'une vie sans énergie nucléaire. Le secrétaire du PDL à ce moment-là et actuel ministre de l'environnement et fils de Shintaro Ishihara a qualifié en juin 2011 le mouvement « au-delà du nucléaire » d'hystérie de masse.

Je ne pensais pas grand-chose du nom, « au-delà du nucléaire » depuis le début.

Commentaire: Voir l'article relatif au documentaire :

« « Dire qu'il n'y a pas de morts à Fukushima est un mensonge », Kenichi Watanabe, documentariste »


Pills

Médicaments : une victime punie pour avoir demandé justice !

Le député Gérard Bapt vient de terminer une proposition de loi visant à améliorer l’indemnisation des victimes.
© MaxPPPLe député Gérard Bapt vient de terminer une proposition de loi visant à améliorer l’indemnisation des victimes.

Un retraité, victime d'accident médicamenteux, vient d'être condamné à payer 4 000 euros aux labos et aux médecins qu'il attaquait. Un cas qui illustre la défaillance du droit français.

Des tas d'occupations, un goût pour le jogging sur le stade près de chez lui, une santé de fer après une vie professionnelle bien remplie. Christian Cammas, un Girondin aujourd'hui âgé de 79 ans, aurait pu couler une retraite paisible si son généraliste n'avait pas fait un excès de zèle en lui prescrivant un médicament inutile. « C'était en 1999. Il m'a donné une statine, soi-disant pour faire tomber mon taux de cholestérol qui n'était pas bien haut. Je n'avais jamais eu de problèmes cardiaques, j'étais sportif et plutôt mince, j'ai compris plus tard que ça ne se justifiait pas vraiment médicalement », raconte le retraité. Très vite, ce dernier se plaint à son médecin : « Je me sentais fatigué, à bout de forces ». « Vous vieillissez », répond invariablement le praticien. Un autre prescripteur refait la même ordonnance. Jusqu'au jour où Christian Cammas se retrouve « comme infirme, incapable de lever les bras, perclus de douleurs effroyables ». A force de patience et de séances de kiné, le retraité finit par récupérer.

Commentaire: Voir aussi :
« La déchéance du système de santé français »


Che Guevara

Une action collective intentée en justice contre l'exploitant de Fukushima Daiichi

Statue Justice
© DR

En pleine commémoration du deuxième anniversaire de l'accident nucléaire de Fukushima Daiichi, les victimes ont décidé de faire entendre leur voix et entraînent Tepco, la société exploitante de la centrale, devant la justice pour obtenir réparation.

Près de 800 plaignants de la région de Fukushima ont pris la décision de rejoindre cette action collective ("class action") devant la justice japonaise, selon le communiqué des avocats rapporté par l'AFP. Leur souhait, formulé auprès du tribunal du district de Fukushima ? Que Tepco, l'énergéticien exploitant la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, accélère les travaux de décontamination.

Selon l'AFP, ils exigent aussi de Tepco qu'elle verse une astreinte de 50 000 yens (environ 400 euros) à verser par personne et par mois, ont indiqué leurs avocats.

Handcuffs

Des cosmétiques fabriqués à partir de peau de cadavres de condamnés à mort chinois

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Le collagène peut être utilisé sous forme de crème ou d'injection. Crédit Reuters
Les produits à base de collagène ont été élaborés à partir de cadavres de condamnés : une pratique "traditionnelle", selon les employés.

Le quotidien anglais le Guardian a mené l'enquête. Et les découvertes sont incroyables. Selon le journal, une entreprise chinoise de fabrication de produits de beauté utilise de la peau humaine dan la composition de ses cosmétique. Comble de l'horreur : cette peau proviendrait de cadavres de condamnés à morts chinois. Et ces produits sont destinés au marché européen.

Cette entreprise fabrique du collagène, un des principes actifs courants des les produits anti-âge, utilisé pour les lèvres et le traitement des rides, et ce sont des employés de la firme qui ont reconnu la présence de peau extraite de corps de condamnés après leur exécution. Selon ces employés, ce genre de pratique est "traditionnelle" et "ne mérite pas que l'on en fasse tout un foin". Ils affirment que certains des produits ont été exportés entre autres au Royaume-Uni, mais rien ne prouve qu'il s'agit là des produits élaborés à base de cadavres.

Info

Suisse : licenciés, ils sont invités à former leurs remplaçants

Ericsson, un sous-traitant de l'opérateur Orange a licencié 29 personnes en Suisse depuis le début de l'année. Une partie est invitée à se rendre en Roumanie pour «achever un transfert de compétences».

Au 1er janvier 2013, 94 personnes ont été transférées d'Alcatel-Lucent chez Ericsson suite à la décision d'Orange de changer de partenaire pour la maintenance de son réseau de téléphonie mobile. Deux mois plus tard, près d'un tiers a été licencié. «29 collaborateurs ont vu leur contrat résilié, confirme Lars Bayer, porte-parole d'Ericsson. Les activités de six d'entre eux seront transférées en Roumanie.» Et rien n'indique que l'hécatombe s'arrête là: «Nous sommes encore en train d'évaluer comment nous pouvons gérer le réseau d'Orange le plus efficacement possible.»

Chalkboard

Un enseignant écroué pour pédophilie

Également directeur d'école, l'homme a reconnu les faits d'agressions sexuelles sur trois élèves.

A la veille de la rentrée scolaire, voici une affaire qui suscite l'indignation des parents d'élèves de la petite commune de Meillac, en Ille-et-Vilaine. Un directeur d'école âgé d'une trentaine d'années a été mis en examen et écroué vendredi soir à Saint-Malo. Le parquet avait ouvert une information judiciaire pour agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité.

Trois élèves de 8 et 9 ans.

L'enseignant, qui exerçait son métier depuis 7 ans et était directeur de l'établissement depuis 2010, est poursuivi pour attouchements sur trois de ses élèves. Deux d'entre eux étaient scolarisés à l'école de Meillace, en CP et CE1, dans la classe de l'enseignant. La troisième victime est scolarisée dans un autre établissement breton où l'enseignant a exercé il y a trois ans.