Traduit de l'anglais par Dominique Muselet pour Oulala Info
© InconnuTheresa Spence, Chef d’Attawapiskat
"Respectez notre existence ou attendez-vous à de la résistance", scandent les natifs canadiens qui se préparent à une éventuelle confrontation avec le premier ministre canadien Harper le 11 janvier.Le soulèvement des Indiens du Canada déclenché par la grève de la faim de la Chef d'Attawapiskat, Theresa Spence, sur la minuscule île « Victoria » près de la Colline du Parlement à Ottawa, - qui dure depuis trois semaines- est en fait la dernière tentative des peuples colonisés de la planète pour essayer de se libérer de l'impérialisme. C'est un évènement exaltant et de première importance pour nous tous.
Leur combat rappelle celui des musulmans égyptiens qui luttent contre leur vieille garde, favorable à l'occident et à Moubarak, depuis la révolution de janvier 2011, ou celui des Palestiniens contre le vol de leur territoire par Israël. Il est aussi dans la droite ligne de la lutte du peuple iranien contre l'acharnement subversif de l'Occident. Ce n'est pas un hasard si des Egyptiens du Caire sont venus aux manifestations devant les Ambassades canadiennes, ni si le leader militant autochtone, Terrance Nelson, a récemment été soutenu par Téhéran dans son effort pour obtenir un siège à la table de l'OPEC pour les véritables propriétaires des ressources en pétrole et en gaz du Canada.
Commentaire: voir également :
« Idle No More : Le pourquoi de notre mouvement, par Pam Palmater » et « Idle No More s'étend au-delà des frontières canadiennes »