
© CHRISTOPHE SIMON/AFPMais où est donc passé le soleil? Un ciel gris s'est installé depuis plusieurs semaines dans le nord de la France.
INTERVIEW - Beauvais, Biarritz, Le Mans, Lyon, Bordeaux ou encore Paris... Une large partie du pays a connu une baisse de son ensoleillement depuis le début de l'année. Pascal Scaviner, responsable du service prévisions à La chaîne météo revient sur ce phénomène météorologique.
Depuis le début du mois de janvier, le soleil pointe aux abonnés absents. Sur une large partie de la France, que ce soit à Lille ou en Corse, la durée d'ensoleillement se situe largement sous les normales saisonnières, souvent de l'ordre de 20 à 30%.
Un phénomène de plus en plus commenté sur les réseaux sociaux et qui fait même la une de plusieurs médias locaux. «Disparition, toujours pas de preuve de vie du soleil», a ainsi titré, non sans une certaine pointe d'humour
La Voix du Nord , précisant qu'avec à peine 1h40 de soleil comptabilisées dans le mois, «il ne fallait pas les rater, être sous la douche ou au cinéma!». Le spécialiste Pascal Scaviner, météorologue à La
chaîne météo* nous explique ce phénomène climatique.
LE FIGARO. - Quelles sont les régions françaises les plus touchées par ce déficit de soleil ?Pascal SCAVINER. - En premier, il s'agit de la région bordelaise avec - 73% par rapport à la moyenne. Sur Bordeaux, on a enregistré seulement 11h de soleil contre 41h normalement à cette période de l'année. Ensuite, vient la région Lilloise avec - 52%. En troisième position, on retrouve l'Ile-de-France qui note une baisse de 32% d'ensoleillement. Globalement en France, du 1er au 14 janvier, il y a eu seize heures de soleil en moins par rapport à la moyenne de référence, soit environ une heure de soleil en moins chaque jour.
Cette baisse d'ensoleillement va-elle perdurer durant les semaines à venir ?
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