
© AFP/ROMAIN PERROCHEAUMême en 1976, la sécheresse n'avait pas été aussi précoce et les éleveurs avaient pu sauver l'essentiel de la première fauche de foin.
Des champs jaunes, "grillés, transformés en paillasson". Jamais Christian Guy, éleveur dans le Cantal, n'avait connu un tel paysage de désolation aussi tôt dans l'année : "Normalement, ce n'est pas avant le 15 août que cela arrive. Et à cette date, on a déjà fait toutes les récoltes. Même en 1976, la sécheresse n'avait pas été aussi précoce, on avait pu sauver l'essentiel de la première fauche de foin."
Si la sécheresse actuelle frappant la France alarme tous les agriculteurs, la situation est délicate pour les céréaliers et surtout pour les éleveurs. Ces derniers, commençant à peine à sortir de quatre ans de crise, parlent même de double peine : à l'augmentation du prix de l'alimentation animale, entraîné par l'envolée des cours mondiaux de céréales, vient maintenant s'ajouter une réduction drastique de leur production de fourrage.
Commentaire: Que le climat soit « au plus mal » d'accord. Mais les émissions de CO2 ne sont qu'un rideau de fumée masquant des changements bien plus importants.