
© US NavySur le pont du porte-avions USS Ronald Reagan, en 2011
En 2011, ils naviguaient sur le porte-avions USS Ronald Reagan. Ils participèrent aux missions de secours près des côtes du Japon, après le Tsunami et la catastrophe de Fukushima. Aujourd'hui, ils sont atteints de leucémie, de cancer de la thyroïde ou des testicules, de tumeurs cérébrales, de saignements rectaux ou gynécologiques. Ils portent
plainte.
Non, non, ils ne firent pas trempette dans les eaux infectées par les radiations. Mais burent, cuisinèrent, utilisèrent pour leurs ablutions, comme tous leurs compagnons, celle que leur distillaient les machines de dessalement de leur vaisseau de guerre.
En 2012, la NBC faisait état de
huit marins d'infortune. Citée par l'agence Kyodo News, Tepco soulignait qu'il s'agissait alors de la première plainte déposée à l'étranger visant sa gestion de la catastrophe.
Depuis, le nombre de plaignants grimpe. Ils
étaient 26 militaires en mars dernier, selon RFI. Sous la baguette de l'avocat Charles Bonner, ils sont aujourd'hui 51 à porter plainte contre la société japonaise Tepco, propriétaire de l'usine de Fukushima. Et vingt autres sont déjà sur les rangs pour se joindre à cette
« class action ». Combien en 2014 ?