hydroxychloroquine
Jusqu'à 4 000 New-Yorkais gravement atteints par le Covid-19 sont actuellement traités avec le médicament antipaludique hydroxychloroquine, selon les responsables sanitaires de l'État.

Le président Trump a présenté l'hydroxychloroquine comme un médicament susceptible de sauver des vies, bien qu'à ce jour, il n'y ait aucune preuve scientifique exhaustive montrant qu'elle aide à lutter contre le Covid-19.

Mais le mois dernier, le gouverneur Andrew Cuomo a déclaré que les prestataires de soins de santé de l'État utiliseraient ce médicament en combinaison avec l'antibiotique Zithromax, ou azithromycine, pour certains cas gravissimes et en dernier recours, sur la base de recherches potentiellement prometteuses.

« Le temps presse », a déclaré le doyen de la santé publique de l'Université d'Albany, David Holtgrave, qui fait partie de l'équipe de recherche de l'État.

Un responsable du département de la santé de l'État a déclaré que ce dernier avait expédié des doses d'hydroxychloroquine à 56 hôpitaux de New York, en distribuant suffisamment « pour traiter 4 000 patients à ce jour ».

Les patients ont reçu des doses dans le cadre d'un protocole de quatre ou dix jours, ont déclaré les responsables.

L'école de santé publique de l'Université d'Albany observe l'impact du médicament sur les patients, et son étude préliminaire pourrait être disponible dans quelques semaines (d'habitude, cela prend plusieurs mois), ont déclaré les responsables.

Des essais cliniques sont également menés pour voir si ce médicament peut contribuer à bloquer la transmission.

L'école de médecine de NYU Langone mène un essai aléatoire grâce à une subvention de 9,5 millions de dollars de la Fondation Bill & Melinda Gates.

« Actuellement, il n'existe aucun moyen prouvé de prévenir le Covid-19 après y avoir été exposé », a déclaré Anna Bershteyn, professeur adjoint au Department of Population Health de NYU Langone et co-chercheur principal de l'étude.

« Si l'hydroxychloroquine offre une protection, alors elle pourrait être un outil essentiel pour lutter contre cette pandémie. Dans le cas contraire, les gens devraient éviter les risques inutiles liés à la prise de ce médicament ».

Ce médicament est utilisé depuis longtemps pour traiter la malaria, la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.

Ses effets secondaires potentiels vont de l'arythmie cardiaque mortelle à la perte de vision, en passant par les acouphènes, les vomissements, les sautes d'humeur, les éruptions cutanées et la perte de cheveux.

Les responsables sanitaires sont prudents, affirmant qu'ils ne pensent pas que l'hydroxychloroquine soit un « médicament miracle » contre le coronavirus - mais ces études en valent la peine.

En ce qui concerne l'essai clinique sur la prévention mené à l'Université de New York, les chercheurs recrutent actuellement 2 000 volontaires adultes sur six sites.

Ils recrutent des personnes qui ne présentent aucun symptôme de Covid-19 mais qui ont été en contact étroit avec d'autres personnes dont le diagnostic est confirmé ou en attente.

Les participants à l'essai recevront au hasard soit de l'hydroxychloroquine, soit une pilule placebo - de la vitamine C - chaque jour pendant deux semaines.


Vous avez bien lu ? Ils utilisent la vitamine C comme placebo ! Les placebos sont censés être des substances inertes, ceci afin de pouvoir tester l'efficacité d'un médicament uniquement sur la base de la perception qu'a le patient du traitement qu'il reçoit. Considérant la quantité de preuves démontrant l'efficacité de la Vitamine C pour lutter contre le Covid-19, pourquoi l'utiliser comme placebo ? Parce qu'ils pourront alors démontrer que l'hydroxychloroquine n'est « pas plus efficace qu'un placebo », et présenteront cet essai comme un échec. Mais le placebo en question n'en est pas un, c'est un traitement efficace ! Ce qu'ils testent en réalité, c'est l'efficacité de l'hydroxychloroquine par rapport à celle de la vitamine C, ce qui est une question complètement différente de celle à laquelle l'étude est censée répondre : à savoir si l'hydroxychloroquine est efficace ou non contre le Covid-19. La plupart des gens qualifieraient cela d'escroquerie scientifique.

Le fait que la Fondation Gates finance cette étude devrait rendre les choses parfaitement claires. Bill Gates est un fanatique des vaccins qui investit d'immenses sommes d'argent dans ces derniers. Nul doute qu'il vise la destruction complète de tout médicament qui pourrait aider à lutter contre le Covid-19 et qui pourrait rendre son vaccin inutile ! (Et puis, dans le même temps, faire passer Trump pour un idiot est un bonus supplémentaire).

Pour en savoir plus sur cette escroquerie aux faux placebos :


Chaque jour pendant cette période de 14 jours, puis à nouveau le 28e jour, les participants feront un prélèvement de leurs voies nasales et enverront les échantillons aux chercheurs pour détecter une éventuelle infection par le Covid-19.

« Si tout se passe comme prévu, l'essai de huit semaines pourrait fournir des réponses d'ici l'été sur la question de savoir si une dose du médicament administrée à titre préventif est sûre et efficace », a déclaré NYU Langone dans un communiqué.

« Si c'est le cas, cette stratégie pourrait donner aux responsables sanitaires un coup de pouce bienvenu pour ralentir la transmission de personne à personne ».

La Federal Food and Drug Administration a accordé une autorisation d'utilisation d'urgence de l'hydroxychloroquine pour traiter les patients atteints du Covid-19.

Des preuves anecdotiques - y compris en Chine - ont montré que ce médicament aide les patients à se débarrasser du virus plus rapidement.

Mais le Dr Anthony Fauci, des National Institutes of Health, a qui on a récemment demandé si le médicament était considéré comme un traitement contre le nouveau coronavirus, a répondu : « La réponse est non ... Les preuves dont vous parlez... sont des preuves anecdotiques." »

En attendant, les établissements de santé de Northwell - notamment les hôpitaux de Lenox Hill, Long Island Jewish et Staten Island University - et le centre médical de Maimonides donnent aux patients modérément ou gravement touchés par le coronavirus certains médicaments antiviraux tels que le Sarilumab, un inhibiteur de l'IL-6, et le Remdesivir, un médicament qui s'incorpore dans le génome.

Northwell a recruté 143 patients pour un essai sur le Sarilumab.

La Icahn School of Medicine at Mount Sinai fait également partie des 34 institutions nationales participant au projet national Covid-19 sur le plasma de convalescent. Ce programme vise à obtenir des dons de plasma sanguin de patients ayant guéri du coronavirus et qui contiennent des anticorps pouvant être utilisés pour combattre le virus chez les patients gravement malades.

Traduction : SOTT