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mar., 26 sept. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Bizarro Earth

Avril 2013 : changements terrestres extrêmes et signes prophétiques


En ce mois d'avril 2013, les bouleversements terrestres et sociaux ne se sont pas taris : inondations, séismes, hécatombes d'animaux en tout genre, invasion de sauterelles, dolines, attentats sous faux drapeau, rumeurs de troisième guerre mondiale, ovnis, observations de météores de plus en plus spectaculaires, tempêtes de sable...


Health

Maladies à vendre

Jusque dans les années 70, l'industrie pharmaceutique créait des médicaments pour guérir certaines maladies. Depuis, pour accroître sa rentabilité, elle en vient à inventer de nouvelles maladies pour vendre des médicaments.

Du taux de cholestérol à la dysfonction érectile en passant par la dépression et le trouble bipolaire, Maladies à vendre démonte les stratégies de marketing et de communication mises en oeuvre par l'industrie pharmaceutique, avec la complicité plus ou moins passive des experts médicaux et des autorités de santé, pour nous transformer en malades, c'est-à-dire en consommateurs de médicaments.

Un documentaire de Anne Georget et Mikkel Borch-Jacobsen - © The factory, Arte France 2011 - Andana Films


Commentaire: « La fabrique de malades : ces maladies qu'on nous invente »


Crusader

La Birmanie massacre des musulmans. L'Europe soutient. Les médias regardent ailleurs...

Une énième version de Sabra et Chatila.

© Inconnu
Les autorités de l'Etat de Rakhine participent depuis 2012 à une campagne de « nettoyage ethnique » contre la minorité musulmane dans cette région de l'ouest de la Birmanie, accuse lundi Human Rights Watch (HRW), qui parle de « crimes contre l'humanité ». Les forces de sécurité ont contribué au désarmement des musulmans Rohingyas, qui tentaient de se défendre avec des armes de fortune, et elles sont restées passives, et ont dans certains cas participé, lorsque des bouddhistes se sont mis à tuer hommes, femmes et enfants en juin et en octobre 2012, affirme HRW, organisation de défense des droits de l'homme basée à New York.

« Alors que les forces de sécurité sont dans certains cas intervenues pour empêcher des violences et protéger la fuite de musulmans, plus fréquemment, elles sont restées à l'écart pendant les agressions ou ont directement soutenu les assaillants en commettant des meurtres et d'autres violations des droits de l'homme », écrit Human Rights Watch dans un rapport au sujet de ces violences de juin et octobre qui ont fait au moins 110 morts. (Reuters, L. 22 avril 2013, 08h52)

Comment, devant ces crimes, réagit « la communauté internationale » (on sait que la notion est exclusivement limitée à l'opinion publique occidentale, la plupart du temps sous-informée, valorisée pour mieux l'abrutir. Les autres peuples n'ont pas d'opinion. Et de toutes façons ils s'en fichent) ?

USA

Kennedy, le lobby et la bombe

Il y a exactement cinquante ans se jouait un épisode déterminant dans l'histoire de la « démocratie états-unienne » ; une lutte épique dont le dénouement engagea l'avenir du monde entier. Laurent Guyénot nous en rappelle l'enjeu.

© Inconnu
Kennedy et l'AIPAC

En mai 1963, le Foreign Relations Committee du Sénat des États-Unis ouvrait une enquête sur les opérations clandestines d'agents étrangers sur le sol américain, visant particulièrement l'American Zionist Council et la Jewish Agency for Israel [1] . L'enquête était motivée par un rapport du président de cette commission permanente, William Fulbright, rédigé en mars 1961 (déclassifié en 2010), indiquant : « Dans les années récentes, il y a eu un nombre croissant d'incidents impliquant des tentatives par des gouvernements étrangers, ou leurs agents, pour influencer la politique étrangère américaine par des méthodes sortant des canaux diplomatiques normaux. » En évoquant ces méthodes incluant des « activités secrètes aux États-Unis et ailleurs », Fulbright faisait allusion à l'« Affaire Lavon [2] » de 1953, où des juifs égyptiens entraînés en Israël perpétrèrent contre des cibles britanniques plusieurs attentats à la bombe destinés à être mis sur le compte des Frères musulmans et ainsi décrédibiliser Nasser aux yeux des Britanniques et des États-uniens. L'enquête du Sénat mit à jour une activité de blanchiment d'argent par laquelle la Jewish Agency (organisme indissociable de l'État d'Israël, dont elle avait été le précurseur) faisait parvenir des dizaines de millions de dollars à l'American Zionist Council, principal lobby israélien aux États-Unis. Suite à cette enquête, le Département de la Justice, sous l'autorité de l'Attorney General Robert Kennedy, exigea qu'en vertu de son financement par l'État d'Israël, l'American Zionist Council soit enregistré comme « agent étranger », soumis aux obligations du Foreign Agents Registration Act de 1938, qui impliquait une étroite surveillance de ses activités.

Cette tentative de contrer le parasitage grandissant de la politique états-unienne par Israël recevait l'appui du président, bien entendu. À l'époque où il n'était encore qu'un jeune journaliste couvrant la conférence inaugurale des Nations Unies, John Kennedy avait été troublé par la capacité d'Israël d'acheter des politiciens, et jusqu'au président lui-même. En reconnaissant l'État d'Israël le 15 mai 1948 (dix minutes après sa procalamation officielle), contre l'avis unanime de son gouvernement, le président Harry Truman n'acquit pas seulement une place dans l'histoire biblique (« L'acte historique de reconnaissance de Truman restera gravé pour toujours en lettres d'or dans les quatre mille ans d'histoire du peuple juif [3], » proclama l'ambassadeur isaélien) ; Truman empocha également deux millions de dollars pour relancer sa campagne de réélection. « C'est pour ça que notre reconnaissance d'Israël fut si rapide », confia Kennedy à son ami romancier et essayiste Gore Vidal [4]. En 1960, John Kennedy reçut lui-même une offre d'aide financière du lobby israélien pour sa campagne présidentielle. Il résuma ainsi à son ami journaliste Charles Bartlett, la proposition du mécène Abraham Feinberg : « Nous savons que votre campagne est en difficulté. Nous sommes prêts à payer vos notes si vous nous laissez le contrôle de votre politique au Moyen Orient. » Bartlett se souvient que Kennedy se promit que, « si jamais il devenait président, il allait faire quelque chose pour changer ça [5]. » En 1962-63, il soumit sept projets de loi pour réformer le financement des campagnes électorales du Congrès ; toutes furent combattues avec succès par les groupes d'influence qu'elles visaient.

Tous les efforts du gouvernement pour limiter la corruption de la démocratie américaine par les agents d'Israël furent stoppés net par l'assassinat de Kennedy et le remplacement de son frère à la Justice par Nicholas Katzenbach. L'American Zionist Council échappa au statut d'agent étranger en se dissolvant et se renommant American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). Dix ans plus tard (le 15 avril 1973), Fullbright constatait sur CBS : « Israël contrôle le Sénat américain. [...] La grande majorité du Sénat américain - autour de 80 % - soutient complètement Israël ; Israël obtient tout ce qu'il veut [6]. » L'AIPAC poursuivit les mêmes pratiques, en échappant même à toute sanction lorsque ses membres furent pris flagrant délit d'espionnage et de haute trahison : en 2005, deux responsables de l'AIPAC, Steven Rosen et Keith Weissman, furent acquittés après avoir reçu d'un membre de l'Office of Special Plans au Pentagone, Larry Franklin, des documents classés secret-défense et les avoir transmis à un haut fonctionnaire d'Israël. En 2007, John Mearsheimer et Stephen Walt démontraient dans leur livre sur Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, que l'AIPAC et les lobbies pro-israéliens de moindre importance étaient la principale cause de la guerre d'Irak et, plus largement, le facteur déterminant dans la politique étrangère états-unienne au Proche-Orient. Étant donné que rien n'a changé, il n'y a aucune raison pour que le gouvernement de Benjamin Netanyahou ne réussisse pas à obtenir également des États-Unis la destruction de l'Iran qu'elle ne cesse de réclamer.

Commentaire: « Le documentaire exceptionnel Evidence of Revision maintenant disponible en français »
Evidence of Revision [Preuves de Falsification] est un documentaire en six parties qui dévoile des archives originales et historiques dont le contenu prouve que les événements les plus déterminants de l'Histoire moderne de l'Amérique ont été délibérément présentés au public sous un faux jour.

Les images d'archives et les interviews dévoilées dans cette série de DVDs vous feront plonger au cœur d'événements qui ont marqué l'Histoire américaine et qui ont eu des répercussions mondiales - des assassinats du président Kennedy et de son frère Robert Kennedy au meurtre de Martin Luther King, en passant par le massacre de Jonestown.



Bomb

Orwell se fait l'Amérique


Traduit par Résistance 71

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Bienvenus dans le doux abysse du vortex orwellien.


2013 ressemble de plus en plus à 1984. Dans deux articles précédents pour RT et Asia Times Online, j'ai observé les niveaux superposés de failles dans le narratif de l'attentat de Boston. Avec tant de questions demeurant sans réponses en regard de ce qu'il s'est passé ce jour là à Boston après les explosions, il est temps de regarder une liste de ce qui est sûrement la liste des 10 plus grosses absurdités concernant cette affaire ; ceci sans botter en touche d'autres questions cruciales demeurant sans réponse comme par exemple pourquoi un exercice d'alerte à la bombe organisé par la firme Craft International s'était déroulé durant le marathon qui vit les attentats se produire et pourquoi fut-il si véhémentement nié qu'un tel exercice y prît place. Pour cette liste de question, je remercie grandement le lectorat bostonien d'Asia Times Online.

Choisissez votre Mercedes

1. Le FBI fera t'il amende honorable et admettra t'il qu'il savait tout ce qu'il y avait à savoir sur Tamerlan Tsarnaev, après cinq années de suivi et de contrôle et pourtant mentant éhontement à l'opinion publique en jurant qu'il ne savait rien de lui et de son frère, de leur identité, postant leurs photos et demandant au public d'agir comme les "yeux et les oreilles" du FBI pour identifier ces "suspects" ?

2. Depuis le 11 Septembre 2001, le modus operandi préféré du FBI est d'utiliser des "informateurs", des "taupes" pour leurrer de "potentiels" terra-ristes (sic) à agir. Prenons par exemple l'opération Fast & Furious, complot gouvernemental de livrer des armes aux cartels de la drogue mexicains dans le style de l'affaire Iran-Contra. Il y a une forte possibilité que les frères Tsarnaev furent piégés et volontairement sacrifiés. Dans ce cas, y a t'il quelqu'un, quelque part dans ce vaste appareil de renseignement américain qui enquête sur les enquêteurs du FBI ?

Airplane

Shanksville, en Pennsylvanie : le site d'un crash d'avion... sans avion

Traduit de l'anglais par François pour ReOpenNews, illustrations ajoutées par la rédaction.

Il s'agit d'un aspect méconnu du 11-Septembre. Pourtant, les seules zones d'ombre de la version officielle des attentats relatives à ce qui s'est passé dans la petite ville de Shanksville en Pennsylvanie devraient suffire à justifier l'ouverture d'une enquête digne de ce nom.

© Inconnu
Où est passé l’avion ?
« Cet accident était différent. Il n'y avait aucune épave, aucun corps, et pas de bruit. »
~ Wallace Miller, médecin légiste du comté de Somerset [1]
« Je cherchais quelque chose : une queue, une aile, un avion, du métal. Il n'y avait rien. »
~ Scott Spangler, photographe [2]
« J'ai été surpris parce que cela ne ressemblait en rien à un accident d'avion. »
~ Patrick Madigan, commandant de la caserne de Somerset de la police d'État de Pennsylvanie [3]
Parmi ceux qui ont vu l'endroit où le vol 93 United Airlines est censé s'être abattu le 11 septembre 2001, beaucoup ont dit à quel point il différait de ce qu'ils s'attendaient à voir sur le site d'un crash d'avion.

Selon les rapports officiels, le vol 93, le quatrième avion détourné le 11-Septembre, s'est écrasé dans un champ en Pennsylvanie après que de courageux passagers et membres de l'équipage aient tenté d'en reprendre le contrôle. Toutefois, de nombreuses personnes qui ont vu le site de l'accident supposé ont rapporté n'y avoir pratiquement rien vu qui ressemble à l'épave d'un avion. Certains témoins ont rappelé avoir vu peu ou pas de restes humains sur le site. Et bien que le vol 93 ait été décrit comme « lourdement chargé de kérosène » quand il s'est écrasé, les enquêteurs n'ont trouvé aucune contamination de carburant dans le sol et la nappe phréatique autour du site.

© Inconnu
Le site supposé du crash du vol 93, le 11 septembre 2001

Il y a beaucoup de faits, concernant le crash du vol 93, qui jettent de sérieux doutes sur la version officielle des événements. Ces faits suggèrent que des témoins ont vu ce qui pourrait en fait avoir été le résultat d'une mise en scène effroyable destinée à planter le décor d'un accident aérien différent de l'accident réel. La quantité de débris relativement faible signalée par des témoins a pu être placée là. Si cela est vrai, cela signifierait que le sort connu par le vol 93 reste inconnu.

Yoda

Tamerlan Tsarnaev était « radicalisé » par la Vérité, pas par l'Islam - Les « sites extrémistes » qu'il a visités décrivent le rôle des agences de renseignements dans les attentats du 11 septembre

Traduction : SOTT

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Tamerlan Tsarnaev, « bon garçon très américain »... jusqu'à ce qu'il ait commencé à réaliser l'horrible vérité à propos du rêve américain et ait été piégé - probablement assassiné par le FBI - et utilisé pour faire avancer l'état policier dont il avait découvert la création en cours.
Dans les années précédant les attentats du Marathon de Boston, Tamerlan Tsarnaev était tombé sous l'influence d'un nouvel ami, un musulman converti qui a dirigé le jeune homme religieusement apathique vers une souche stricte de l'islam, disent les membres de la famille.

Sous la tutelle d'un ami connu de la famille Tsarnaev seulement comme étant Misha, Tamerlan a abandonné la boxe et a cessé d'étudier la musique, a indiqué sa famille. Il a commencé à s'opposer à la guerre en Afghanistan et en Irak. Il s'est tourné vers la littérature et les sites Web affirmant que la CIA était derrière les attentats terroristes du 11 septembre 2001, et que les Juifs contrôlaient le monde.

« D'une certaine manière, il a juste pris son cerveau », a déclaré l'oncle de Tamerlan, Ruslan Tsarni, qui a évoqué des conversations avec le père inquiet de Tamerlan à propos de l'influence de Misha. Les efforts de l'Associated Press durant plusieurs jours pour identifier et interroger Misha ont été infructueux.

La relation de Tamerlan avec Misha pourrait être un indice pour comprendre les motifs derrière sa transformation religieuse et, finalement, l'attaque elle-même. Deux responsables américains disent qu'il n'avait pas de liens avec des groupes terroristes.

Commentaire: Très intéressant en effet. Alors, les « sites Web extrémistes » que Tamerlan visitait n'étaient pas « al_qaïda_forever.aol.com » et toutes les absurdités mises en place par la CIA et le FBI afin de piéger les jeunes musulmans... Il a simplement élargi son esprit en visitant des sites de la communauté alternative.

En outre, en admettant qu'il n'avait pas de liens avec des groupes terroristes, le gouvernement américain reconnaît que sa « conversion à l'islam » n'était pas pertinente - le fait est que Tamerlan était « converti » à la Vérité.

Nous nous demandons dans quelle mesure Tamerlan était au fait des méthodes de « La Bête » ? Il n'était quand même pas naïf des pièges mensongers du Bureau fédéral à propos de jeunes musulmans dans de faux complots terroristes ?

À la lumière de cela, il semble très peu probable qu'il ait volontiers participé à cette terreur du deal de « l'exercice »-devenant réel.

Une tactique souvent utilisée dans les « attentats suicides » israéliens est de contraindre le jeune Palestinien à se trouver un certain jour, en un certain lieu, et à un certain moment, sous la menace qu'à défaut de le faire, cela entraînerait une visite préjudiciable auprès de sa famille...


Gear

L'histoire officielle de Tsarnaev n'a aucun sens

Traduit par Résistance 71

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Cet ancien ambassadeur américain, activiste des droits de l'Homme et lanceur d'alerte dit ce que nous avons dit toute la semaine à 21st Century Wire: Que le FBI a gonflé le profil du premier suspect de l'attentat à la bombe de Boston. Le ministre de la justice et son ministère vont-ils écouter ?


Il y a des trous béants dans l'histoire officielle de l'attentat à la bombe de Boston.

On nous demande de croire que Tamerlan Tsarnaev a été identifié par le gouvernement russe comme étant un extrémiste du Dagestan ou un terroriste islamiste tchétchène et que les Russes sont si préoccupés de cela, qu'à la fin 2010, ils demandent au gouvernement américain de prendre des mesures. A cette époque, les Etats-Unis et la Russie n'avaient pas normalement des relations de coopération sur la sécurité en ce qui concerne le Caucase, particulièrement après l'invasion russe de la Georgie en 2008. Pour que les Russes demandent l'assistance des Américains, Tsarnaev devait être haut placé dans leur liste de préoccupation.

Début 2011, le FBI auditionne Tsarnaev et fouille ses papiers et ses ordinateurs, mais apparemment, remarquablement même pour quelqu'un qui aurait été radicalisé par l'internet, Le FBI habituellement si paranoïaque ne trouve rien de suspect.

Bizarre, bizarre; mais maintenant cela devient carrément incroyable.

Bizarro Earth

L'Oligarchie a fait un rêve : le mythe de la démocratie occidentale

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Un biais nécessaire

La démocratie occidentale est-elle le résultat heureux du long malheur des peuples ? Ces peuples ont-ils lutté pour obtenir des droits et jouir de leurs fruits après les avoir courageusement arrachés des mains de leurs maîtres avares de bons sentiments ? Autrement dit, ces peuples ont-ils réussi à faire plier les oligarchies devant la puissance de leurs aspirations démocratiques et les oligarchies ont-elles rendu l'âme en vomissant sur la place publique la liberté, l'égalité et la fraternité universelle comme autant de tribus de leur soumission aux nouveaux maîtres de la terre - les peuples souverains - dont nous serions les héritiers ?

Plutôt que de flatter notre ego citoyen et de nous conférer une puissance que nous nous supposons en attribuant aux peuples - auxquels nous nous identifions - le rôle principal dans le torrent démocratique qui a submergé l'Occident aux cours des deux derniers siècles, exerçons notre mauvais esprit - critique, il va sans dire - sur nous-mêmes et prenons à partie le mythe de nos origines.

Au lieu de voir la démocratie comme le résultat d'une succession de conquêtes glorieuses remportées par le peuple, conscient de sa force, sur l'inertie d'une oligarchie arc-boutée sur ses privilèges, voyons le processus de démocratisation occidentale comme la suite d'adaptations entreprises par l'oligarchie pour consolider sa domination et se préserver des éruptions populaires trop débordantes d'empathie révolutionnaire.

Parions qu'en partant de ce point de vue - méthodologique - nous constaterons, avec trouble et peut-être une certaine amertume, que l'oligarchie n'as pas cédé une once de son pouvoir au peuple en lui offrant généreusement des droits, des institutions, des représentations démocratiques au sein du carcan capitaliste libéral qui a pris forme tout au long de l'évolution moderne des sociétés occidentales.

En adoptant cette perspective, nous ne cherchons pas à désenchanter les luttes politiques et sociales qui n'auraient été, jusqu'à présent, que des instruments aux mains de l'oligarchie occidentale lui permettant de se maintenir au pouvoir. Nous souhaitons simplement souligner que ces luttes, si elles n'ont pas été inutiles pour certains peuples ou certaines portions du peuple, si elles n'ont pas été dépourvues de moments collectifs fraternels et héroïques, si elles ont pu remporter des victoires importantes ici ou là, elles n'ont jamais atteint le cœur même du problème des sociétés occidentales qui se parent de toutes les vertus démocratiques : la domination d'une oligarchie qui règne sans partage - équitable - sur l'ensemble des pouvoirs politiques, économiques et culturels et qui n'octroie à ses ouailles que ce qu'elle croit bon devoir lui concéder, à savoir, les miettes de l'orgie capitaliste.

Gear

Venezuela : l'opposition et les USA tentent-ils un coup d'Etat ?

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Supporters de Capriles manifestant après le résultat des élections : "Obama, Shimon Peres, au Venezuela, la démocratie a été victime d'un coup d'Etat. Nous avons besoin d'aide, s'il vous plaît."
Attendez-vous à être désinformés sur l'élection au Venezuela. Je suis en contact avec Caracas et bien sûr, j'entends une toute autre version...

1. Maduro a vraiment gagné. Comme tous les observateurs internationaux qui ont déjà surveillé les votes vénézuéliens, l'ancien président US Jimmy Carter a déclaré que le système électoral vénézuélien était le plus fiable au monde. Et l'article de mon ami Romain Migus, qui vit à Caracas, décrit avec précision le contrôle neutre des opérations électorales. Dans cette commission siègent des représentants de Capriles, et ils ont tous reconnu que le système était fiable.

2. Pourquoi un score si étroit ? Plusieurs facteurs sans doute : il n'est jamais bon d'annoncer trop tôt une victoire confortable, cela a sans doute démobilisé une partie des chavistes, croyant que la victoire est assurée. Mais il ne faut pas se leurrer : certains problèmes du pays traînent à trouver leur solution, il y a - et je peux en témoigner avec une expérience personnelle - un véritable sabotage de la bureaucratie et souvent un problème de corruption. Les gens faisaient confiance à Chavez pour quand même surmonter ces obstacles. Pour convaincre, Maduro devra engager rapidement une lutte très dure et prolongée contre la bureaucratie. En s'appuyant sur la base et le contrôle populaire.

3. Contester la victoire est un truc classique pour manipuler l'opinion et préparer la déstabilisation. Le livre de l'avocate Eva Golinger « Code Chavez - CIA contre Venezuela » expose de nombreux documents US : ils prouvent l'activité intense de la CIA au Venezuela avant et pendant le coup d'Etat militaire de 2002 (qui avait emprisonné Chavez, mais échoua suite à la résistance populaire massive). La CIA n'a évidemment pas cessé d'agir dans ce pays, comme dans tous les pays où des gouvernements résistent aux multinationales : des coups d'Etat ont aussi été préparés en Bolivie, en Equateur (échecs) et au Honduras (succès).