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ven., 24 nov. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

USA

La démocratie américaine en décomposition

Jeudi de la semaine dernière, le sous-secrétaire à la Défense Micheal Sheehan a dit à la Commission des services armés du Sénat américain que la guerre contre le terrorisme continuerait au moins pendant dix ou vingt ans de plus. Faisant allusion à l'état de siège dans lequel la ville de Boston avait été plongée le mois dernier, il a dit que le président et l'armée continueraient de faire valoir des pouvoirs de « temps de guerre », non contrôlés par le Congrès ou les tribunaux, s'étendant de « Boston aux FATA [Régions tribales du Pakistan administrées sur le plan fédéral] ». Ces pouvoirs affirmés incluent le pouvoir de lancer de nouvelles guerres unilatéralement et le pouvoir d'assassiner, y compris des citoyens américains.

© Inconnu
Le même jour, Obama a donné une conférence de presse lors de laquelle il a ouvertement défendu l'espionnage anticonstitutionnel de la presse effectué par son administration, exposé par la révélation que le département de la Justice s'était secrètement emparé des enregistrements téléphoniques de rédacteurs et de journalistes de l'Associated Press. Pour justifier cet acte tout à fait illégal, Obama a dit que dans ce cas-ci, la « sécurité nationale » et d'autres intérêts gouvernementaux étaient plus importants que la Déclaration des droits (Bill of Rights).

Le fait que le Pentagone s'arroge le pouvoir, pour une durée illimitée, de déployer unilatéralement la machine à tuer des États-Unis autant que le président le juge nécessaire - également à l'intérieur des États-Unis et sans aucune forme de contrôle ou de « freins et contrepoids » - équivaut à l'annonce d'une semi-dictature aux États-Unis. Les affirmations de Sheehan sont d'autant plus remarquables qu'elles n'ont rencontré aucune opposition sérieuse à la Commission des services armés du Sénat américain ou plus généralement dans les médias ou l'establishment politique.

Display

La stupidité programmée

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Nous vivons à une époque où les nouvelles idoles, résonances de la vacuité, s'appellent Steve Jobs, Paris Hilton, Cristiano Ronaldo, Lady Gaga. Servie par une machinerie implacable, l'inculture de masse régie par l'interdit de penser hypnotise la jeunesse mondiale. Aucune contre-éducation formelle ne peut faire face à ce torrent d'images et de sons cumulatifs qui domine le quotidien de chacun. Sport, télévision, publicité sont devenus les piliers de la manipulation des consciences.

Le soubassement premier de l'hégémonie capitaliste n'est plus fondé sur la coercition mais bien plutôt sur la séduction et la servitude volontaire. Depuis longtemps, l'industrie du spectacle est « le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit de conditions sociales d'où l'esprit est exclu ». Elle est le nouvel opium du peuple pour reprendre les mots fameux de Marx relatifs à la religion. Par son caractère distrayant, l'industrie culturelle est un redoutable régulateur social, à la fois manifestation de l'ineptie existentielle et consolation sédative.

Le sport-spectacle mobilise plus que jamais des capitaux invraisemblables et enrégimente des foules magnétisés à leur écran, distraites de leur misérable réalité sociale. Rien de plus chronophage que ces messes sportives qui colonisent l'espace public et canalisent les énergies des masses. Avides de pouvoir, des entreprises multinationales voire même des Etats (Dubaï, Qatar) spéculent sans compter sur ce processus rampant d'abrutissement. Le Qatar, organisateur de la coupe du monde 2022 pour un coût astronomique estimé à 50 milliards, a développé une véritable diplomatie sportive en rachetant notamment le club de Paris Saint-Germain et en créant un réseau de diffusion télévisé planétaire. « Contenu idéologique dominant, souvent exclusif même, des grands médias, des commentaires politiques, des ragots journalistiques, des conversations quotidiennes (y compris chez les intellectuels dits de gauche), le spectacle sportif apparaît comme une propagande ininterrompue pour la brutalité, l'abrutissement, la vulgarité, la régression intellectuelle » nous fait remarquer le sociologue français Jean-Marie Brohm.

Snowflake Cold

Un refroidissement rapide a provoqué l'effondrement de l'Âge de Bronze et les Siècles Obscurs de la Grèce

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Le verbiage politiquement correct est bien sûr « changement climatique ».

Selon un article de Brandon L. Drake, la plupart des centres palatiaux de l'Âge de Bonze grec ont été détruits et/ou abandonnés dans tout le Proche-Orient et la région égéenne, entre le 13e et le 11e siècle av. J.-C.

Une forte augmentation des températures de l'hémisphère Nord fut suivie d'un vaste effondrement des systèmes, puis une forte diminution des températures survint lors de leur abandon. (Et je suis sûr que ni l'augmentation ni la diminution n'étaient causées par l'homme.)

Les températures de surface de la mer Méditerranée se sont rapidement refroidies durant l'Âge de Bronze tardif, limitant le flux d'eau douce atteignant l'atmosphère et réduisant ainsi les précipitations dans les terres, selon Drake, du département d'Anthropologie de l'université du Nouveau-Mexique.

Ce refroidissement et la sécheresse qui suivit ont pu affecter des régions dépendant de niveaux élevés de productivité agricole. Les baisses des récoltes auraient rendues non viables les populations de densité supérieure.

Les études de données de la Méditerranée indiquent en effet que le début de l'Âge de Fer était plus sec que l'Âge de Bronze précédent. Ces conditions arides prolongées - une méga-sécheresse de plusieurs siècles, en quelque sorte - ont durées jusqu'à la période chaude romaine (optimum romain).

Che Guevara

J'accuse le FMI

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Quand le FMI maintient mon pays dans le sous-développement.

J'accuse les émissaires du FMI de tenir des discours qui participent à maintenir mon pays dans la misère et une dictature au pouvoir opprimant le peuple.

J'accuse le FMI de véhiculer, à travers le discours de ses émissaires dans les mass-médias publics de mon pays, et du monde, des informations qui induisent en erreur les populations et confortent les mauvais droits de leurs gouvernants.

J'accuse les différents émissaires du FMI en Mauritanie de tenir des discours qui ignorent complètement les réalités économiques de mon pays au détriment d'objectifs structurels dictés par leur organisation à nos gouvernants.

J'accuse les mandataires de ces émissaires à Washington et ailleurs de jouer avec la destinée du peuple mauritanien au nom d'engagements pris par des gouvernants qui pillent les ressources publiques et que le FMI conforte dans leur forfait par ses satisfécit publics de leur gestion publique.

Eye 1

Le scandale de l'espionnage contre l'Associated Press et la crise de la démocratie américaine

La saisie effectuée en secret par le gouvernement Obama des relevés de téléphone des journalistes de l'Associated Press (AP) est la dernière attaque en date contre les droits démocratiques fondamentaux aux États-Unis.

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La semaine dernière, le ministère de la Justice a admis avoir obtenu un mandat en février de cette année pour requérir des compagnies de télécommunications deux mois de relevés téléphoniques sur une vingtaine de lignes utilisées par l'AP. Ce mandat faisait partie d'une enquête sur des allégations de fuites d'informations confidentielles qui auraient eu lieu l'année précédente.

Il est probable que bien d'autres organes de presse ont été ciblés de la même manière, et le gouvernement a refusé de répondre aux demandes de révéler quels autres relevés ont été saisis. Toute personne qui s'exprime auprès des médias sur un sujet quelconque peut partir du principe que ses numéros de téléphone et les informations sur ses contacts ont été ou pourraient être mis à la disposition du gouvernement par la décision secrète d'un magistrat.

Bad Guys

La tragédie de Dacca dans le livre noir du capitalisme

La nécessaire déconstruction de l'éphémère
« Dans sa quête aveugle et sans limites, face à son appétit insatiable de productivité toujours accrue, le capital a non seulement outrepassé le seuil moralement acceptable, mais aussi les limites physiques d'une journée de travail [...]. »

~ Karl Marx, Capital, Chapitre 10.
© Inconnu

24 avril ! Un énième jour de malheur pour les damnés de la terre représentés par les travailleurs des PVD. En effet, à Dacca, au Bengladesh, un bâtiment s'écroule sur des forçats du XXIe siècle qui se tuaient à la tâche pour que des nantis achètent à prix d'or, leur travail qui ne leur rapporte que de quoi subsister. Dans cet enfer, les enfants ne sont pas épargnés. C'est la continuation de la dure condition des enfants des corons mis magistralement en scène par Zola dans Germinal et avant lui Dickens, voire Swift.

Il n'empêche ! C'était dit-on le passé, et les excuses sont légion : (Démarrage de la révolution industrielle... juste après ce que la doxa occidentale appelle « lumières »...). Nous La traite, nous disent les âmes charitables, a été abolie, notamment en France, en 1848. Dans la même semaine, justement, était fêtée en France l'abolition de l'esclavage par Victor Schleicher. Nous sommes au XXIe siècle ! L'esclavage a muté. Dans ces ateliers où cinq grandes marques de vêtements sous-traitaient la confection d'habillement en jetant des miettes aux esclaves entassées par centaines dans des conditions de salubrité et de sécurité déplorables.

Le bilan de la catastrophe ne cesse d'empirer depuis l'effondrement d'un immeuble dans la banlieue de Dacca, le 24 avril. Les autorités du Bangladesh ont annoncé que la catastrophe avait fait plus de mille morts, après la découverte de nouveaux corps dans les décombres. « Aujourd'hui nous avons retrouvé mille vingt-huit corps dans les débris », a détaillé le vice-ministre de l'Intérieur, Shamsul Haque Tuk. « Nous en sommes à présent à la dernière étape des recherches », a-t-il ajouté. « Deux semaines après l'écroulement du bâtiment du Rana Plaza, écrit Peter Symonds, les géants de la distribution qui font produire leurs vêtements au Bangladesh, comme Walmart, Primark, Benetton et d'autres, se sont engagés dans une opération cynique de relations publiques dans le but de prendre leurs distances vis-à-vis de cette tragédie et de préserver leur image et leurs profits. (...) Le Rana Plazza est typique de milliers d'ateliers de misère mal construits et dangereux du Bangladesh, employant des ouvriers à trente-huit dollars par mois pour produire en masse les commandes de certaines des plus importantes sociétés dans le monde. Une opération médiatique bien orchestrée s'est mise en route dès que la nouvelle de la catastrophe a commencé à se répandre le 24 avril. Les services de relations publiques bien dotés des sociétés directement ou indirectement impliquées ont publié des déclarations exprimant leur « choc » et leur « tristesse » devant les vies perdues. » (1)

People

Soldes à Virgin : « Vous vous êtes comportés comme des pourritures »

© Yann Merlin
Ce lundi matin à dix heures, plus d'une centaine de personnes attendaient l'ouverture devant le magasin des Champs-Elysées.
Le 13 mai 2013 à minuit, via e-mails et réseaux sociaux, la nouvelle se répand comme un virus digne des zombies de Danny Boyle : le Virgin Megastore, à l'agonie, annonce des réductions de 50% sur la quasi-totalité du magasin. Les détenteurs de cartes de fidélité bénéficient de 20 % supplémentaires.
Making of
Nous avons vu ce billet sur le blog Les rétro-galeries de Mr Gutsy circuler sur Facebook et, sidérés par la violence des faits relatés, avons pris contact avec son auteur. Il nous a amicalement permis de reprendre son texte.

Antoine, contractuel dans la fonction publique et blogueur, a vu sa compagne en pleurs, « détruite » après cette journée de soldes. Agée de 28 ans, elle travaille au Virgin des Champs-Elysées depuis 2008 et sera bientôt au chômage.

Antoine a alors interrogé les collègues de sa compagne et écrit le récit de leur journée. Il pourra en choquer certains. Rue89
L'enseigne Champs-Elysées ouvre à 10 heures, et les choses se compliquent déjà. Les gens dehors s'impatientent, ils sont des centaines (dont certains depuis 7 heures du matin), et tentent d'ouvrir eux-mêmes la gigantesque porte métallique. Ils tentent, ils tentent, les charognards.

La tension est déjà là, quelque chose ne tourne pas rond. Une ambiance, une attitude.

Le service de sécurité fait grincer les gonds. Sésame, ouvre-toi. Les chiens sont lâchés, le chaos peut commencer.

Document

Rapport du Sénat « Mouvements sectaires et santé » : morceaux choisis et commentaires

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Peu de personnes prennent la peine de lire les rapports parlementaires dans leur entier. Ouvertures a donc lu pour vous le rapport que le Sénat vient de publier sur la lutte contre les risques de charlatanisme en médecine non conventionnelle. Il livre ses réactions sur ce texte adopté à l'unanimité des présents (sauf le groupe écologiste absent au moment du vote).

« Les pouvoirs publics ont le devoir de protéger les citoyens contre ceux qui abusent de leur faiblesse ou compromettent leurs chances de guérison, voire de survie. (...) Dans tous les cas, il est impossible d'appréhender la situation des victimes si l'on s'en tient à la logique du « consentement éclairé » : des personnes fragiles et vulnérables comme peuvent l'être les malades peuvent effectivement se laisser persuader d'adopter des comportements irrationnels sous l'influence de promesses de guérison. »

> C'est cette argumentation que met souvent en avant également la Miviludes pour déclarer « victimes » des personnes qui font pourtant un choix conscient et volontaire pour d'autres visions du monde. En passant ainsi outre à la responsabilité de ses choix de conscience, on dénie au citoyen toute sa dignité.

« Votre commission juge très alarmant le fait que l'image de la médecine classique, dont les indéniables progrès ont permis une augmentation considérable de l'espérance de vie, soit altérée par l'inquiétude et le climat anxiogène résultant - de manière compréhensible - de scandales récents. Votre commission regrette que cette image perturbée puisse conduire des personnes atteintes de pathologies lourdes à s'interroger sur les propositions thérapeutiques de leur médecin pour s'en remettre à des pratiques de « soins » sans nécessairement disposer d'une information complète sur les conséquences de leur choix. »

> Les sénateurs s'inquiètent à juste titre de « l'image » de la médecine.

Cult

Minorité sexuelle à 13 ans, masturbation à 5 ans... la propagande pédo bat son plein

© Inconnu

Les choses vont mal en Angleterre : le scandale du réseau pédophile autour de Jimmy Savile n'en finit plus (les enquêtes sont d'une incroyable lenteur), et on assiste à une offensive de propagande pédophile. Mais, si on y regarde de près, lesdits pédophiles se font aussi entendre à l'ONU, par exemple, et dans divers domaines.

On apprenait ainsi dans un article intitulé « Sex offenders including paedophiles should be allowed to adopt, Theresa May told » (les agresseurs sexuels, y compris les pédophiles, devraient être autorisés à adopter, a dit Theresa May), on a apprenait en 2010 que la ministre de l'Intérieur Theresa May, voulait assouplir les lois interdisant l'adoption aux criminels et délinquants sexuels. D'après Helen Reece, une prof de droit de la London School of Economics qui va dans le même sens, si la pédophilie est grave, « « le nombre de meurtres sexuels d'enfants est très bas »...

Elle estime qu'il « n'y a pas de raison » pour qu'un pédophile ne puisse pas adopter ou travailler avec des enfants une fois « qu'ils ont payé leur dette ». Et les empêcher de revenir vers leurs proies serait empiéter sur leurs droits...

Bomb

Les attentats du Marathon de Boston : un tissu de mensonges

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Comme ce fut le cas avec bien des événements liés au « terrorisme » depuis le 11-Septembre, la version officielle des attentats de Boston se révèle être un tissu de mensonge alors que des faits importants voient le jour. Il s'avère que le FBI a menti à propos de sa connaissance des deux suspects, Tamerlan et Dzhokhar Tsarnaev, lesquels sont déjà présentés comme coupables, non seulement par les médias de masse, mais aussi par le président étasunien.

Selon la mère des suspects, le FBI les surveillait depuis des années :
Le FBI a d'abord prétendu ignorer l'identité des deux suspects des attentats de Boston, Tamerlan et Dzhokhar Tsarnaev, faisant appel à un public involontaire pour l'aider à « identifier » et « trouver » les suspects [...]
Dans un l'article « Ils ont été piégés, le FBI les a suivis durant des années » - La mère des Tsarnaev, Russia Today dit de la mère des suspects :
Mais son plus gros soupçon entourant l'affaire était la surveillance constante du FBI dont sa famille a fait l'objet au fil des ans. Elle est surprise qu'après avoir été si rigoureux avec toute sa famille, le FBI n'avait aucune idée que ses fils planifiaient prétendument une attaque terroriste.
À propos du FBI elle a déclaré à Russia Today :
Ils venaient à la maison, ils venaient me parler [...] ils me disaient qu'il [le plus âgé, Tamerlan, 26 ans] était vraiment un leader extrémiste et qu'ils en avaient peur. Ils m'ont dit que l'information qu'il obtenait provenait de ces site extrémistes [...] ils le supervisaient, ils vérifiaient chacun de ses gestes [...] et maintenant ils disent qu'il s'agit d'un acte terroriste! Ce n'est pas vrai du tout, mes fils sont innocents.
[...] Le FBI serait ensuite contraint d'admettre qu'en effet, il avait interrogé les suspects en 2011, 2 ans avant les attentats de Boston. (Tony Cartalucci Boston Bombing Suspect Tamerlan Tsarnaev Reported Killed, Was Alive When Detained: Tamerlan's Aunt, Global Research, 22 avril 2013.)