Science et TechnologieS


Solar Flares

La violente éruption solaire du 25 février

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Classée X4.9, l'éruption solaire du 25 février est la plus forte de 2014. © Nasa, SDO
Une région active qui entame son troisième passage sur la face du Soleil visible depuis la Terre a été le théâtre d'une violente éruption le 25 février à 00 h 49 TU. Il s'agit de la troisième plus puissante observée depuis le début du cycle 24 d'activité solaire.

Un sursaut d'activité a été observé durant la première heure de ce mardi 25 février sur le limbe de notre étoile. Il était 00 h 49 TU lorsque les caméras du satellite Solar Dynamics Observatory (SDO) ont enregistré une violente éruption solaire. Son intensité est estimée à X4.9 par les astrophysiciens, ce qui la place en troisième position dans le classement des événements les plus puissants du cycle 24 commencé en 2008 (la durée moyenne d'un cycle solaire est de 11 années). Le plus important, classé X6.9, date du 9 août 2011.

Du point de vue terrestre, c'est sur le limbe sud-est qu'a surgi un flash dans l'extrême ultraviolet, immédiatement observé par SDO. La région active qui en est à l'origine s'appelle AR 1967. Toutefois, puisqu'elle entame son troisième transit sur la face du Soleil dirigée vers nous, elle vient d'être renommée AR 1990, comme le demande la tradition. Théâtre d'une forte activité signalée par plusieurs explosions d'intensité modérée depuis sa première apparition il y a près d'un mois, cette région en perpétuel changement est un remarquable archipel de taches sombres maculant la surface de notre étoile. Sa taille qualifiée de « monstrueuse » (environ 200.000 km) a d'ailleurs suscité de nombreux images et commentaires, début février.

Moon

Une vidéo du crash d'un astéroïde sur la lune

Asteroide impacte Lune
© Space.com

Un astronome espagnol a observé en direct un astéroïde gros comme un réfrigérateur s'écraser sur la Lune, un phénomène rare qu'il a pu enregistrer et analyser.


Le 11 septembre 2013, Jose Maria Madiedo, enseignant à l'Université espagnole de Huelva, avait l'oeil rivé sur deux télescopes d'observation lunaire lorsqu'il a détecté un puissant flash lumineux dans la Mare Nubium (« mer des nuages » en latin), un bassin lunaire rempli de lave refroidie.

L'éclair était presque aussi lumineux que l'étoile polaire et devait être visible à l'oeil nu depuis la Terre, précise la Royal Astronomical Society (RAS) britannique, qui rapporte l'événement dans son bulletin mensuel. Le flash a été suivi d'une lueur qui a persisté durant huit secondes à la surface de la Lune.

« C'est à ce moment là que je me suis rendu compte que j'avais assisté à un événement très rare et extraordinaire », a souligné M. Madiedo, dont les vidéos sont visibles sur internet. Selon les calculs de l'astronome et de ses collègues, l'astéroïde pesait environ 400 kg pour un diamètre compris entre 60 cm et 1,40 m et il filait à plus de 60'000 km/h lorsqu'il s'est abattu sur la Lune. Une vitesse telle que le rocher cosmique s'est instantanément vaporisé au point d'impact, creusant un cratère de 40 mètres de diamètre et dégageant une chaleur intense, source du flash observé depuis la Terre.

Better Earth

Des éponges de mer bousculent la théorie sur l'origine de la vie sur Terre

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Selon une nouvelle étude, les animaux les plus primitifs se développent et prospèrent dans des eaux ne contenant pratiquement pas d'oxygène. Ceci bouscule la théorie selon laquelle la vie a évolué suite à une augmentation de la concentration d'oxygène contenue dans les océans.

Et si la vie sur Terre n'avait pas besoin de hauts niveaux d'oxygène pour se développer ? L'origine des organismes vivants complexes est, encore aujourd'hui, un grand mystère scientifique. Comment les toutes premières cellules primitives se sont-elles transformées en une diversité de formes de vie ? La réponse : l'oxygène ! En effet, les organismes vivants complexes se sont formés lorsque les niveaux atmosphériques d'oxygène ont commencé à s'élever, il y a environ 635 millions d'années. Du moins, c'est ce qu'affirme la théorie la plus courante concernant l'évolution de la vie sur la planète. Toutefois, une étude récente menée sur les éponges de mer du fjord Kerteminde, au Danemark, vient bousculer cette affirmation.

Oxygène et vie complexe, duo gagnant ?

Che Guevara

Six innovations technologiques anti-NSA qui pourraient bien changer le monde

Traduit par Global Relay Network

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Plutôt que de ramper et de supplier le gouvernement US de respecter notre vie privée, ces innovateurs ont pris le problème à bras le corps, et leur travail pourrait bien complètement changer la donne.


Les gens avaient l'habitude de penser que le gouvernement des États-Unis était retenu par la Constitution, qui interdit des recherches et des saisies déraisonnables et qui requiert le respect des procédures lors des enquêtes criminelles, mais de telles illusions se sont évaporées ces dernières années. Il s'avère que la NSA se considère au-dessus des lois à tous les égards et se sent en droit d'espionner n'importe qui, n'importe où sur la planète sans mandat, et sans réelle supervision.

Évidemment, ces révélations ont choqué le citoyen moyen qui a été conditionné à prendre les paroles du gouvernement pour argent comptant, et les répercussions ont été considérables. La récente campagne "The Day We Fight Back" en protestation des pratiques de surveillance de la NSA démontre que le cœur du public est à la bonne place. Que ces genres de pétitions et de manifestations aient un réel impact sur la manière dont opère le gouvernement US est une toute autre question; toutefois quelques personnes très intelligentes ont décidé de ne pas attendre les bras croisés, pour voir ce qui peut se passer. Ils se concentrent plutôt à rendre impossible le travail de la NSA. Dans le même temps, ils pourraient bien fondamentalement changer la façon dont fonctionne Internet.

Family

Quand la nature contredit la théorie du genre - Le lait maternel change en fonction du sexe du bébé

Allaitement
© Inconnu

Selon une nouvelle étude, le lait produit par les mères ne présenterait pas la même composition que le bébé soit une fille ou un garçon. En fonction du sexe de l'enfant, le lait maternel ne sera pas le même. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus des chercheurs américains qui viennent de présenter leurs résultats à la conférence annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science (AAAS) réunie à Chicago. Selon leur recherche, le lait présenterait une composition différente si le bébé est un garçon ou si c'est une fille.


« Les mères produisent des recettes biologiques différentes pour un garçon et pour une fille », a expliqué Katie Hinde de l'Université de Harvard et membre de l'équipe qui a mené les travaux sur des humains, des singes et d'autres mammifères. Concrètement, les chercheurs ont constaté que le contenu du lait ainsi que la quantité produite différaient. Ainsi, les garçons ont du lait plus riche en graisse et en protéines tandis que les filles obtiennent de plus grandes quantités de lait.

Cette différence a été observée chez les macaques rhésus comme chez les humains mais pour l'heure, on ignore l'explication de ce phénomène chez l'homme. Plusieurs théories ont été avancées, en prenant notamment en considération le modèle simien.

Blackbox

Découvrez comment les ultrasons font léviter ces objets !

Au Japon, un groupe de chercheurs a testé la lévitation sonore. En utilisant des ultrasons, ils ont réussi à faire léviter des petites particules. La grande nouveauté de cette expérience, c'est qu'ils ont fait voler ces petits objets sur trois dimensions.

lévitation acoustique
© Inconnu
Un groupe de scientifiques a découvert le pouvoir des ultrasons et le mettent en scène dans une démonstration étonnante. Pour commencer leur expérience, ces chercheurs ont utilisé des petits objets.

Des chercheurs japonais testent le pouvoir des ultrasons

Yoichi Ochiai, Jun Rekimoto, des chercheurs de l'université de Tokyo, ainsi que Takayuki Hoshi, de l'institut de technologie de Nagoya, ont réalisé une expérience incroyable. Ils ont réussi à faire léviter de minuscules objets en utilisant uniquement la force des ultrasons. Ils montrent ainsi les propriétés jusque-là assez peu exploité des ultrasons.

D'autres chercheurs avaient déjà tenté d'étudier les ultrasons pour bouger les objets, mais ils n'avaient réussi qu'à produire un axe fixe qui ne permettait alors que de monter ou descendre les objets. Mais, avec l'installation de ces trois chercheurs, on est à présent en mesure de faire bouger les petits objets comme des diodes sur trois dimensions.

Evil Rays

Propagande de la BBC : « pourquoi je veux une puce implantée »

Traduction:Global relay network
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Voudriez-vous avoir une puce RFID implantée sous votre peau? Si vous êtes un tant soit peu comme moi, vous ne laisseriez jamais se faire une telle chose. Mais beaucoup d'autres, surtout parmi les jeunes générations, voient les choses de façon très différente. Les puces RFID implantées et autres formes de "technologie portable" sont de plus en plus vues comme "cool", "branchées", et "dernier cri" par des jeunes gens qui souhaitent "s'augmenter". Et bien entendu les médias de masse sont à fond pour ces "avancées technologiques".


Par exemple, la BBC vient de publier un billet intitulé "Pourquoi je veux une puce implantée". Il nous est dit que de tels implants pourraient résoudre tout un tas de problèmes sociaux. Le vol d'identité et les fraudes à la carte de crédit seraient quasiment éliminées, d'autres formes de crime seraient grandement réduits, les enfants ne disparaîtraient jamais et nous n'aurions pas à nous souvenir de tout un éventail de mots de passe et de codes PIN comme nous le faisons actuellement. Il nous est dit que si nous adoptions simplement cette technologie nos vies seraient tellement meilleures. Mais est-ce vraiment le cas? Alors que notre société devient "numériquement intégrée", les technologues nous affirment qu'il est "inévitable" que la technologie portable devienne aussi répandue que le sont les smartphones aujourd'hui. Et l'article de la BBC que je viens de mentionner est très impatient que ce jour arrive...

Rose

Plantes : l'influence majeure de l'épigénétique

La Science génétique a révolutionné notre manière de voir le fonctionnement de la Nature. Une branche de la génétique est en train de tout bouleverser de l'intérieur et montre au passage que Larmarck n'avait pas tout faux face à Darwin (exemple connu : Lamarck pensait, avant Darwin, que les girafes avaient un long cou, car chaque génération étirait son cou au maximum pour atteindre les feuilles du haut d'un arbre).

Il s'agit de l'épigénétique. L'épigénétique ne change pas les gènes de l'ADN, mais leur expression : cela entraîne l'activation ou non des gènes présents (un peu comme les programmes informatiques sur votre ordinateur : en marche ou non à cet instant t).

On découvre en ce moment à quel point l'épigénétique a un impact important sur les plantes en particulier. On nous enseigne habituellement que l'héritage génétique des plantes conditionne les générations. Cela signifie qu'un seul changement dans le code de l'ADN et un gène peut cesser de fonctionner, mal fonctionner ou mieux fonctionner (ou différemment sinon).

Snowflake

L'impact du « Petit âge glaciaire » fut soudain et féroce sur l'Europe

Traduit par Petrus Lombard

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Variations des températures du Groenland : Comparaison 2011, 2012 et 2013.
Crédit : NOAA
Grâce à ses armes, peste, famine et (peut-être le controversé) tremblement de terre, l'ainsi nommé « Petit âge glaciaire » réduisit la population de l'Europe de l'ordre de 30 à 50 pour cent. La virulence et la mortalité de la peste de l'année 1348 sont absolument inégalées dans les exemples modernes. En outre, la formidable famine mondiale de 1315, tant à cause du climat que de la peste, fut catastrophique. L'implacable chute des températures combinées à un climat erratique est quasiment impossible à expliquer, mais l'humanité ne jouât aucun rôle dans sa création. Quelles sont les forces naturelles qui provoquèrent ce scénario catastrophique ? Le Groenland est un exemple typique de destruction et d'abandon. Remontons le temps et voyons ce qui s'est passé.

Bien que le Petit âge glaciaire soit une reconstruction scientifique, il couvre une période où, par rapport à l'époque actuelle, sévit un important et chaotique revers climatique. Il est divisé en quatre périodes entre 1280 et 1850. Ces périodes froides et erratiques sont désignées sous le nom de Wolf, Sporer, Maunder et Minimum climatique de Dalton. Créant les premières conditions de la famine et (curieusement) de la peste, ces dramatiques détériorations du climat ne furent en moyenne pas seulement plus froides, plus humides et plus venteuses, mais aussi bien plus chaotiques par leurs fluctuations.

Le petit âge glaciaire suivit une période connue sous le nom de « Maximum médiéval » (Optimum climatique médiéval), daté de 900 à 1280, dont les nombreuses traces révèlent qu'il était bien plus chaud que l'ère moderne. Par exemple, des vignes poussaient dans la région froide de l'actuel Pays de Galles ! Ce fut dans l'ensemble une période de prospérité civilisationnelle. Il y eut une forte augmentation de la population mondiale et une ère d'expansion coloniale. Au cours des années 800 à 1200, le Groenland et l'Islande furent colonisés par les Vikings. L'Optimum climatique médiéval permit le développement de cette grande migration. Plus tard, les icebergs firent courir les plus grands dangers aux marins, mais les rapports concernant les glaces flottantes n'apparurent qu'à partir du XIIIe siècle dans les anciens dossiers.

R2-D2

États-Unis - Un oeil bionique implanté pour la première fois sur des patients

Mis au point par la société Second Sight Medical Products, un oeil bionique a pour la première fois été implanté sur deux patients atteints de rétinite pigmentaire ont annoncé des chirurgiens de l'Université de médecine du Michigan.

oeil bionique
© Inconnu
La rétinite pigmentaire est une maladie génétique de l'œil qui se manifeste par une dégradation progression de la vue, elle peut même conduire à la cécité si elle n'est pas prise en compte assez tôt. Touchant une personne sur 4000 dans le monde, cette maladie était jusqu'à maintenant incurable, mais la mise au point de l'oeil bionique Argus II Retinal Prosthesis System va permettre de rendre une partie de la vue aux personnes atteintes.

Approuvée il y a un an par l'Agence américaine des médicaments (FDA), cette prothèse rétinienne artificielle a récemment été implantée avec succès chez deux patients atteints de rétinite pigmentaire en phase terminale. Une réussite porteuse d'espoir pour toutes les personnes touchées par une maladie génétique de l'oeil.