
© AFP / Sandra LaffontUn poulet partiellement déplumé génétiquement est présenté le 28 février au salon de l'agriculture à Paris
Des poules « cou nu » qui ont moins chaud, des truites végétariennes, des robots qui scannent les mauvaises herbes ou des caméras 3D pour ausculter les vaches, c'est demain dans les fermes.
L'Inra (Institut national de la recherche agronomique) donne un aperçu des agricultures du futur sur son stand du Salon de l'Agriculture, qui se tient Porte de Versailles jusqu'à dimanche.
Tous ces projets, dont certains sont déjà en cours de concrétisation, visent à répondre à la nouvelle équation « agroécologique » : produire plus en consommant moins (d'eau, de produits chimiques... et d'argent si possible).
François Guyvarc'h et Marjorie Bideau sont venus de leur station expérimentale du Finistère présenter des truites végétariennes. Les poissons d'élevage sont en principe nourris avec des farines de poissons, issus de la pêche minotière.
Une pêche décriée qui tire sur la ressource en prélevant beaucoup de petits poissons et qui coûte cher puisqu'il faut plusieurs kilos de poissons pour produire un seul kilo de farine.
Du coup, ils ont tenté de développer un aliment aux mêmes qualités nutritionnelles mais à base de gluten de blé, de lupin blanc, de tourteaux de soja, de gluten de maïs et d'huiles, qu'ils ont ensuite proposé aux poissons.