Les Maîtres du MondeS


Attention

Quelques réflexions sur la criminalisation de la divergence d'opinion, suite à la dernière audience du procès contre le NDAA

Traduit par Résistance 71

Mardi dernier, je me trouvais au quinzième étage du Southern U.S. District Court de New York, dans la salle d'audience de la juge Katherine Forrest. Il s'agissait de la dernière audience concernant les poursuites engagées par moi-même en janvier contre le Président Barack Obama et son Secrétaire de la Défense, Leon Panetta. Ce procès, que j'ai intenté avec Me Carl J. Mayer et Me Bruce I. Afran, concerne la Section 1021 du projet de loi intitulé « National Defense Authorization Act » (NDAA). Six autres plaignants, dont Noam Chomsky et Daniel Ellsberg, nous ont rejoints par la suite.

Cette partie du NDAA, ratifiée par B. Obama le 31 décembre 2011, nous enlève certaines de nos protections constitutionnelles les plus importantes. Elle permet au pouvoir exécutif d'ordonner à l'armée l'arrestation de tout citoyen étasunien soupçonné d'activités terroristes ou d'association avec des terroristes. Les personnes placées en garde-à-vue par l'armée - désormais chargée de faire respecter la législation nationale - peuvent perdre leur droit à une procédure et à un habeas corpus réglementaires, et être maintenues en détention pour une durée indéfinie dans les bâtiments de l'armée. Cette loi permet de menacer activistes et dissidents, dont les droits étaient jusque-là protégés par le Premier Amendement, d'une incarcération à durée indéterminée dans les prisons militaires, y compris dans nos colonies pénitentiaires maritimes. L'intitulé de la loi lui-même, « the Homeland Battlefield Bill » (NdT: qu'on pourrait traduire par "Loi sur le champ de bataille du territoire national"), évoque un crédo totalitaire dans lequel les ennemis, qu'ils se trouvent au sein de la patrie ou à l'étranger, doivent être combattus sans relâche.

Family

Pédophilie : le Vatican épargné par la justice américaine

Soulagement au Vatican: dans l'Oregon, un juge fédéral a estimé que les prêtres catholiques ne pouvaient être considérés comme des employés du Vatican. Ce qui ferme la porte pour l'instant aux poursuites visant le Saint-Siège dans les affaires de pédophilie impliquant des clercs.
Jeff Anderson
© DRJeff Anderson, l'avocat du plaignant anonyme qui demandait la reconnaissance de la resposabilité du Vatican dans les affaires de pédophilie
USA : LE VATICAN NE SERA PAS POURSUIVI

Le père Andrew Ronan, prêtre irlandais de l'ordre des Servites de Marie, est accusé d'avoir abusé d'un jeune garçon en 1965 aux Etats-Unis. L'enquête aura mis en évidence que les supérieurs du prêtre étaient au courant des premiers abus commis en Irlande, et qu'ils se sont contentés de le déplacer, à Chicago, puis à Benburg (Irlande) et enfin à Portland, sans que les responsables américains de l'ordre ni les évêques des diocèses concernés ne soient mis au courant des agissements du clerc. Résultat: une quinzaine de victimes. Le Vatican, lui, ne sera au courant que lorsque le père Ronan demandera à être relevé de l'état sacerdotal, en février 1966.

Pour la victime qui a lancé l'affaire, la mort de son agresseur - et l'absence de procès qui s'ensuit - est inacceptable. Cet anonyme de l'Oregon engage donc l'avocat Jeff Anderson, l'avocat-star des victimes de pédophilie par le clergé aux Etats-Unis, et porte plainte contre le Vatican, en tant qu'employeur - et donc responsable - du père Ronan en 2002. Pour lui, Rome est responsable de l'inaction des supérieurs directs du prêtre.

Newspaper

Les experts sont formels...

Comment les consultants rédigent l'information (extraits du livre L'Industrie du mensonge).

lies
Les publicitaires ont compris depuis longtemps que l'un des moyens les plus efficaces de convaincre le public est de faire passer un message par la voix d'un « spécialiste » unanimement reconnu - chercheur, médecin ou professeur d'université. Le spot publicitaire où apparaît un acteur professionnel vêtu d'une blouse blanche de laboratoire annonçant avec autorité que « la recherche prouve » la supériorité absolue du produit présenté est devenu un genre télévisuel à part entière. Les consultants sont désormais également passés maîtres dans l'art de se faire cautionner par un « expert indépendant » censément impartial - ruse grossière qui, malgré la réputation de méfiance des journalistes, marche pratiquement à tous les coups.

Une agence-conseil offre par exemple un service d'« assistance » en ligne, Profnet, dont le siège se trouve à Stony Brook, à l'université de l'État de New York. Les journalistes en quête d'informations sont invités à envoyer à cette adresse e-mail leurs demandes, relayées à plus de 800 professionnels des relations publiques, appartenant à des instituts de recherche de 16 pays, qui se chargent de trouver des chercheurs susceptibles de fournir des réponses. Inutile de dire que cette information « gratuite » est favorable aux produits et services que ces officines ont pour but de promouvoir [14]. Les agences de lobbying financent aussi des « instituts de recherche à but non lucratif » dont les « experts indépendants » roulent bien évidemment pour eux.

Le Conseil américain pour la science et la santé, par exemple, est un groupe-écran utilisé fréquemment par les industriels. Son activité tourne autour de l'agro-alimentaire et de l'industrie chimique. Dirigé par Elizabeth Whelan, il se présente comme un institut scientifique « indépendant » et « objectif ». Cette prétention a été examinée à la loupe, en mars 1990, par un chroniqueur du Washington Post, Howard Kurtz. Dans une enquête menée pour la Columbia Journalism Review, il s'est intéressé de très près aux financements dont bénéficie le Conseil américain pour la science et la santé [15]. Il se trouve que celui-ci fait volontiers l'éloge de la restauration rapide et que ses financeurs comptent Burger King ; qu'il minimise les liens entre nourriture trop grasse et maladies cardio-vasculaires et encaisse les subsides d'entreprises agro-alimentaires comme Oscar Meyer, Frito Lay et Land O'Lakes ; qu'il prône les vertus de la saccharine et touche des subventions de Coca-Cola, Pepsi, NutraSweet et de l'Association nationale des boissons non alcoolisées ; enfin, qu'Elizabeth Whelan fulmine contre une campagne lancée par un homme d'affaires du Nebraska contre les huiles tropicales trop riches en graisses - contenues en abondance dans le pop-corn - et que des fabricants d'huile de palme financent le Conseil pour la science et la santé. « Il n'y a jamais eu un seul cas de risque sanitaire lié à l'utilisation raisonnable de pesticides agréés dans notre pays », prétend ce très indépendant conseil qui reçoit de l'argent d'une flopée de fabricants de pesticides. Whelan ne mâche pas ses mots à l'égard des écologistes, qu'elle accuse de se laisser aveugler par « l'idéologie » et d'avoir pour seul objectif de « détruire la libre entreprise. [...] Ces gens détestent le seul mot de "profit", et ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour ruiner les entreprises [16] ».

Che Guevara

La rébellion éclate dans une école du Texas : les étudiants refusent d'être contraints de porter une puce RFID

Le "tracking" des 4000 étudiants devait être effectif à partir du 27 août dernier.
RFID
© inconnu
Des élèves et parents s'insurgent contre le plan du district de San Antonio de munir les étudiants d'une carte à puce RFID pour surveiller leur emplacement exact en tout temps. Des sources rapportent que les parents et les étudiants se sont confrontés à la commission scolaire hier soir en exposant leurs préoccupations au sujet de la vie privée et d'autres questions.

Selon un rapport déposé dans cette affaire, les systèmes RFID peuvent être développés pour une utilisation dans une école et les étiquettes RFID peuvent être lues par n'importe qui n'importe où et ce, secrètement. Comme les appareils de lecture RFID fonctionnent sans émettre de bruit, les ondes radio invisibles et les appareils de lecture peuvent être cachés, clandestins, les rendant presque impossible à détecter ».

Ceci signifie que le pistage via la puce RFID ne se limite pas à une école, mais à toutes personnes ou organismes gouvernementaux qui possèdent un dispositif de lecture.

Camera

Le journaliste d'une chaîne anglaise balance sur le conflit Syrie-Iran


Ce que dit ce journaliste britannique (Dan Glazebrook), lors d'un JT en direct, serait tout simplement impossible ou censuré en France, et lui viré pour ses opinions.

Evil Rays

La Manipulation, c'est Maintenant !

Le Petit Journal de Canal + tacle Ayrault ... La cible de la rentrée de Yann Barthès ? Le premier ministre Jean-Marc Ayrault et les jeunes socialistes.


La scène a été filmée pendant les universités d'été du Parti socialiste à La Rochelle et plus précisément pendant la conférence donnée par l'ancien maire de Nantes aux jeunes socialistes. Alors que tout semblait s'être déroulé dans le meilleur des mondes, avec un premier ministre qui a été à la hauteur des questions posées par les jeunes, le petit journal a capté les préparatifs de cette grande conférence. Où tout était très organisé...

Cult

Meilleur du Web: La guerre dans l'ombre

Traduction GV pour ReOpenNews

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Un réalisateur suédois de documentaires a sorti l'an dernier un film intitulé Last Chapter - Goodbye Nicaragua. Il y admettait avoir à son insu, facilité un attentat à la bombe, très probablement organisé par le gouvernement sandiniste du Nicaragua, qui avait coûté la vie à trois reporters avec lesquels j'avais travaillé en Amérique centrale. L'un d'eux, Linda Frazier, était la mère d'un enfant de 5 ans. Ses jambes ont été sectionnées du tronc par l'onde de choc, à La Penca au Nicaragua, tout près de la frontière avec le Costa-Rica, en mai 1984. Elle avait perdu tout son sang et était morte avant d'avoir pu atteindre l'hôpital le plus proche, à Ciudad Quesada au Costa Rica.

Le fait que Peter Torbiornsson ait admis avoir involontairement pris le terroriste à la bombe avec lui et l'avoir emmené à la conférence de presse est un détail très représentatif de ce sordide monde de l'espionnage, du terrorisme et des assassinats qui fait partie intégrante de chacun des conflits que j'ai couverts. Cela montre le cynisme des opérations secrètes, quel que soit le côté où l'on se place, avec ces hommes et ces femmes qui mentent et qui cherchent à tromper tout le monde, qui trahissent, et se trahissent même entre eux, qui volent, et qui commettent des meurtres. On les reconnait tout de suite. Leurs allégeances ne comptent guère. Ils ont le regard perdu dans le lointain, et viennent accompagnés de récits nébuleux et d'histoires douteuses. Ils racontent des choses étranges sur eux-mêmes et distillent en permanence des mensonges dans leur impuissance pathologique à dire la vérité. Ils peuvent se révéler avenants, voire charmants, mais ils restent invariablement vaniteux, malhonnêtes et sinistres. On ne peut pas leur faire confiance. Peu importe de quel bord ils sont. Ce sont tous les mêmes. Des gangsters.

Pistol

Flashback SOTT Focus: L'Empire britannique - Une leçon en terrorisme d'État

Traduction : SOTT

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Pour la plupart des gens dans les pays occidentaux d'aujourd'hui, le terrorisme est devenu synonyme d'actes de violence spectaculaires à grande échelle par de petits groupes contre une population civile et, notamment au cours des 15 dernières années, principalement au nom d'une religion en particulier - l'islam. Historiquement parlant (et je veux dire jusqu'au jour présent) il n'y a pas de justification à cette perception et elle ne peut venir que d'une offensive de propagande publique prolongée de la part de ceux qui ont intérêt à la créer et à la perpétuer.

Les archives historiques montrent très clairement que les États, ou ceux qui agissent au nom de l'État, sont responsables de la grande majorité des actes terroristes à grande échelle contre les civils. Si nous faisons une pause pour y réfléchir un moment, cela semble naturel. La classe dirigeante dans toute nation, qu'il s'agisse d'une monarchie, d'une démocratie ou d'une dictature, est naturellement opposée au peuple qu'elle dirige parce que la classe dirigeante jouit de privilèges que le peuple n'a pas. En effet, la classe dirigeante ne jouit de ces privilèges que grâce à cette division fabriquée, à savoir : les « possédants » possèdent parce que les « non-possédants » ne possèdent pas.

Bomb

Libye : Dans les méandres de la « démocratie » imposée par les bombes. Accusés, levez-vous !

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Le moins qu'on puisse dire, la nouvelle Libye est un capharnaüm. La criminalité abyssale, la violente quotidienne à Tripoli, Benghazi et ailleurs dans le pays, commencent enfin à préoccuper la fameuse "communauté internationale", simplement parce que le fléau ne se limite plus aux seuls pro-Kadhafi, mais touche leurs intérêts et leurs ressortissants. Comment en serait-il autrement, lorsqu'on installe des renégats au pouvoir ? Que pensaient ces gens ? Que la mort de Mouammar Kadhafi allait faire entrer la Libye au paradis ? Mais, comme le journalisme est devenu aujourd'hui un leurre, dépourvu de déontologie et de vérité, personne n'aura le courage de dire: "Nous nous sommes trompés". Au contraire même, la mauvaise foi de certains les poussent à persister et signer dans l'indécence. "On ne peut regretter la fin de Kadhafi", disent-ils. Mais, point de mot sur le chaos qu'ils ont installé là-bas.

Alors que les Libyens n'ont rien à manger, les bandits qui composent son Gouvernement des hommes-liges de l'OTAN, des traîtres à leur Nation, viennent d'octroyer aux voyous de «l'opposition syrienne» autoproclamé Conseil national syrien (CNT), 16,6 millions €. Entre terroristes et marionnettes de l'impérialisme, on s'entend très bien. Or, ce groupuscule ne compte que 230 personnages insignifiants, et son emblématique porte parole, Bassma Kodami, vient de démissionner. Ces gens, reçus dans des salons feutrés en Occident et qui vivent comme des princes au détriment de leur peuple ne sont que des imposteurs. Ce don libyen fait suite à celui de la grande démocratie qatarie, aux clowns cette fois, de l'absurde armée syrienne libre (ASL) composée de mercenaires étrangers et de criminels, la coquette somme de 3,9 millions €.

Cult

Georges Fenech, jusqu'au-boutisme et roman de gare

Le 30 septembre 2008, Jean-Michel Roulet quittait la tête de la MIVILUDES et dressait un auto-bilan positif de son passage au sein de cette mission dans le magasine Culture Droit. Un éclair de lucidité lui avait fait déclarer en guise de conclusion : « Nous ne devons pas nous transformer en secte en nous érigeant en directeurs de conscience » (Culture Droit, Novembre 2008). Une mise en garde prémonitoire adressée à son futur successeur Georges Fenech qui n'en a eu cure.

Alors que Jean-Michel Roulet semble avoir disparu du petit monde de l'antisectarisme, il est probable que Georges Fenech (remplacé désormais par le député Serge Blisko à la tête de la MIVILUDES) y sévira encore longtemps, ayant construit une partie non négligeable de sa notoriété politique sur le dos des minorités spirituelles, éducatives et thérapeutiques (les « sectes » pour la MIVILUDES) au nom de la défense de quelques victimes. Le nombre de « victimes » réelles (en terme de droit pénal) dans les groupes péjorativement qualifiés de « sectes » est faible, voire très faible, il n'a d'ailleurs jamais été quantifié sérieusement et comparé à d'autres secteurs de la société et ne peut justifier aucune politique spécifique ciblant lesdites « sectes ». La défense des victimes est une chose sérieuse mais pas quand elle sert de paravent à une politique discriminatoire. Cette politique victimaire outrancière est d'ailleurs devenue une spécialité de la mission interministérielle. Lors de notre rencontre avec Jean-Michel Roulet, nous lui avions présenté de façon factuelle les dégâts de la politique antisectes française, ce à quoi il avait répondu : « N'y aurait-il qu'une seule victime, la politique que je poursuis se justifie », une formule grandiloquente et fallacieuse, au vu des nombreux dommages collatéraux, voulant également signifier : « Circulez, il n'y a rien à voir ».