Dans cette dernière série, le tout jeune Gabriel Attal a cru prendre du galon, cette semaine, en traitant les non-vaccinés de « cyniques », d'« attentistes » et d'« égoïstes ». Et l'offensive (puisqu'ils ne connaissent plus que le vocabulaire guerrier) se doublait d'une interview au JDD où le porte-parole du gouvernement les taxait de « frange capricieuse et défaitiste ».
Arnaud Benedetti, spécialiste de communication politique, et spécialement de celle du macronisme (voir son livre Le coup de com' permanent), a eu raison de s'arrêter, dans Le Figaro, sur cette étape de la crise :
« "Griveaux, sors de ce corps", pourrions-nous, sans rire ou presque, objecter à un secrétaire d'État qui distille ainsi une expression qui n'est pas sans évoquer l'arrogance de son prédécesseur dénonçant, derrière la France des gilets jaunes, "des fumeurs de clopes roulant au diesel". »Oui, de Griveaux à Attal, la filiation est nette, comme l'est celle de ce mouvement de protestation anti-passe avec les gilets jaunes. Et l'on ne peut que partager l'étonnement et l'analyse d'Arnaud Benedetti devant cette arrogance d'un macronisme qui n'a rien appris :













Commentaire: Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :