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Désespérée, l'Administration Obama se raccroche à des inventions, et peut-être pire...

Kerry

Le 28 septembre la mission française à l'ONU a affirmé que deux hôpitaux d'Alep-est avaient été bombardés. Elle a montré dans un tweet une photo de bâtiments détruits à Gaza. Plus tard, les Français ont supprimé ce tweet.

Ce n'est pas la première fois que des officiels «occidentaux» se rendent coupables d'allégations mensongères et de falsifications volontaires de la vérité, mais en général, ils évitent les mensonges trop voyants.

Mais pas John Kerry, le secrétaire d'État des États-Unis. Hier, pendant la conférence de presse qui a précédé son entretien avec le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, au sujet d'une nouvelle résolution de l'ONU, il a dit ceci (vidéo @ 1: 00) sur la Syrie :
«Hier soir, le régime a attaqué un autre hôpital, 20 personnes ont été tuées et 100 ont été blessées. La Russie et le régime doivent plus qu'une explication au monde sur la raison pour laquelle ils ne cessent de frapper les hôpitaux, les installations médicales et les enfants et les femmes. Ce sont des actes qui exigent une enquête pour crimes de guerre. Et ceux qui commettent ces crimes doivent et devront rendre des comptes.»
Aucun groupe d'opposition n'a dit qu'une telle chose, qui serait extrêmement grave, était arrivée. Aucun. Aucune agence de presse ne l' a mentionnée. Le SOHR, l'organe de désinformation du MI-6 en Grande-Bretagne, qui recense de manière très fiable tous les dégâts signalés et qui est fréquemment cité dans les médias occidentaux, n'en a pas parlé non plus.

Megaphone

Meilleur du Web: Une journaliste britannique explique la situation réelle à Alep

Vanessa Beeley
Vanessa Beeley
Le fait que Vanessa Beeley reprenne le mot "terroriste" pour qualifier les rebelles qui sévissent à Alep-Est vous semble peut-être surfait et propagandiste... Pourtant elle est bien allée sur le terrain et explique en détails pourquoi elle les appelle ainsi.

Radar

Que peuvent les Russes face à une attaque américaine en Syrie ?

Poutine
© Inconnu
Les tensions entre la Russie et les États-Unis ont atteint un niveau sans précédent. Je suis totalement d'accord avec les participants à l'émission CrossTalk, la situation est même pire et plus dangereuse que pendant la crise des missiles cubains. Les deux camps se dirigent maintenant vers ce qu'on appelle un Plan B qui, pour le dire simplement, représente au mieux pas de négociations et, au pire, une guerre entre la Russie et les États-Unis.

L'essentiel à comprendre dans la position russe, dans d'autres conflits récents avec les Etats-Unis, est que la Russie est toujours beaucoup plus faible qu'eux et qu'elle ne veut par conséquent pas la guerre. Cela ne signifie pas pour autant qu'elle ne s'y prépare pas activement. En réalité, elle le fait intensément et activement. Tout cela signifie que si un conflit éclatait, la Russie essaierait, autant qu'elle le peut, de le maintenir aussi limité que possible.

Théoriquement, les niveaux possibles de confrontation sont, en gros, les suivants :

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Relance de la propagande contre le « régime de Bachar » par Washington et Paris


Commentaire : Il est presque fascinant de voir les efforts déployés par les occidentaux, jamais à court d'idées tordues et de stratégies éculées, pour tenter de donner un verni de légitimité à leur intervention en Syrie, alors que celle-ci est tout à fait illégale. Cela nous donne un petit aperçu du paysage intérieur de tous ces fous-furieux au pouvoir qui utilisent le mensonge pour tenter d'imposer une "vraie fausse réalité" à l'ensemble de leur congénères, nous, en l'occurrence.

Jean-Marc Ayrault et Sergey Lavrov
Jean-Marc Ayrault et Sergey Lavrov
Les Tribunaux de Nuremberg et de Tokyo permirent aux Alliés d'exposer les crimes commis par l'Axe durant la Seconde Guerre mondiale et de justifier à la fois le prix de leur victoire et leur domination sur le monde. Sur ce modèle, Washington a cru pouvoir juger et condamner 120 dirigeants syriens, dont le président Bachar el-Assad, de manière à justifier la guerre et le renversement de la République arabe syrienne. Restait à inventer leurs crimes...

En avril 2012 —c'est-à-dire après le retrait français de la guerre (qui reprit en juillet) et avant l'accord de partage russo-états-unien (du 30 juin à Genève)—, les « Amis de la Syrie » avaient décidé de juger le président Bachar el-Assad devant une juridiction internationale. Il s'agissait de mettre en scène a posteriori la Pax Americana, après l'assassinat de Slobodan Milošević dans sa prison à La Haye, la pendaison de Saddam Hussein et le lynchage de Mouamar Kadhafi.

Pour ce faire, les États-Unis avaient créé une association à La Haye, le Syria Justice and Accountability Centre (SJAC). Durant deux ans, des juristes accumulèrent des témoignages sur « les tortures pratiquées par le régime ».

Le bureau du secrétariat d'État pour la Justice globale, alors dirigé par l'ambassadeur Stephen Rapp, avait sollicité l'Arabie saoudite, la Jordanie, le Qatar et la Turquie pour financer un « Tribunal spécial des Nations unies pour la Syrie » sur le modèle du « Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban ». Rappelons que ce dernier, contrairement à sa dénomination, n'est pas un tribunal au sens plein du terme puisqu'il a été créé par deux exécutifs, le secrétaire général des Nations unies et le Premier ministre du Liban, sans jamais avoir été avalisé ni par le Conseil de sécurité, ni par le Parlement libanais. Ce pseudo-tribunal aurait ainsi pu s'affranchir des règles de droit et condamner le président syrien sans preuves.

Le principe des tribunaux pour le Liban et pour la Syrie revient à Jeffrey Feltman, ancien ambassadeur US à Beyrouth, puis sous-secrétaire d'État pour les Affaires du Proche-Orient, et actuellement directeur des Affaires politiques de l'Onu. M. Feltman avait créé le Tribunal pour le Liban, après avoir lui-même organisé l'assassinat de Rafic Hariri, pour juger et condamner les présidents Émile Lahoud et Bachar el-Assad qu'il entendait rendre responsables. Selon un document interne de son bureau que nous avons pu consulter, l'Otan avait prévu, après le renversement de la République arabe syrienne, de juger et de condamner 120 dirigeants du pays, dont 80 figuraient déjà sur les listes des personnes sous sanctions établies par les États-Unis et/ou l'Union européenne.

Le 20 janvier 2014, soit deux jours avant l'ouverture des négociations de Genève 2, le cabinet d'avocats londoniens Carter-Ruck accusait la Syrie d'avoir torturé et tué plus de 11 000 de ses citoyens au cours de la guerre. Il publiait alors un rapport de trois juristes internationaux authentifiant 55 000 clichés prétendument pris par un photographe militaire ayant fait défection. Bien que deux des juristes aient été largement mis en cause pour leur partialité dans des affaires précédentes et que le troisième ait été chargé par la CIA de créer le Syria Justice and Accountability Centre (SJAC), et malgré les dénégations de la Syrie, John Kerry ne manqua pas de citer ce document à l'ouverture de la Conférence de Genève 2.

Le 31 juillet 2014, la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants auditionnait le photographe syrien. Ce dernier montrait 10 clichés parmi les 55 000 de sa collection, mais après les avoir floutés et rendus in-identifiables.

Las ! Le 22 septembre 2014, la Russie et la Chine opposaient leur veto à un projet de résolution français saisissant la Cour pénale internationale des crimes commis en Syrie. De son côté, le département d'État considérait que le matériel accumulé, quoi qu'extrêmement volumineux, n'avait pas plus de valeur que les faux témoignages du Tribunal pour le Liban. Il cessait donc de subventionner la préparation du Nuremberg syrien.

Cependant, le secrétariat d'État a récemment subventionné le Center for Victims of Torture du Minnesota non seulement pour l'ensemble de son action mais aussi pour venir en aide aux « victimes du régime », s'il en trouve, mais pas aux 80 000 personnes enlevées par les États-Unis et torturées par la Navy à Guantánamo et dans des bateaux-prisons en eaux internationales durant les deux mandats de George Bush.

En outre, le département d'État a soutenu une exposition du Qatar aux Nations unies à New York, puis au Musée de l'holocauste à Washington et enfin la semaine dernière à Rome à partir des photographies du cabinet Carter-Ruck. Bien sûr, il n'est pas question de montrer les 55 000 photographies, mais toujours les même 10 photos floutées accompagnées d'autres relatives à la guerre. Simultanément, le représentant pro-israélien Eliot Engel (déjà auteur du Syrian Accountability Act) déposait la proposition de loi H. R. 5732 visant à accroitre les sanctions contre la Syrie.


Black Cat 2

Meilleur du Web: Le Pentagone à la conquête d'Hollywood : des blockbusters... aux émissions de cuisine


Commentaire : Quitte à regarder les productions hollywoodiennes pour se distraire, autant savoir de quoi il en retourne. Le cinéma et la télé sont hélas devenus -ou peut-être l'ont-ils toujours été- des outils de propagande servant à justifier, promouvoir et banaliser les comportements pathologiques de violence et de domination qui prévalent un peu partout sur la planète. Et en l'occurrence dans les esprits dérangés des personnes qui travaillent, par exemple, au Pentagone. C'est que la conquête de monde, la guerre, l'injustice, la destruction et les massacres se doivent d'avoir une vitrine belle à regarder. Pour obtenir l'assentiment des populations qui permet de pouvoir continuer à semer le chaos de par le monde, la bataille se joue donc dans les médias d'information, en trafiquant, détournant ou inventant les nouvelles, les évènements ; dans les médias de distraction, en jouant la carte de l'émotion, où la violence sous toutes ses formes se fait lyrique, romantique, s'auto-justifie, devient justice. Rien de bien nouveau pourrait-on se dire. Pourtant, l'ampleur du phénomène, et il n'est question ici que de l'influence du département de la défense étasunien dans le cinéma, ne nous montre-t-il pas que cela fonctionne ? Il semblerait que connaitre les mécanismes de la propagande ne nous protège pas automatiquement, ou définitivement, de ses effets. Celle-ci, en mobilisant à la fois nos "centres" intellectuels et émotionnels a le pouvoir, qui sait, d'implanter dans nos esprits des idées ou des attitudes qu'on jurerait être les nôtres, de celles qu'on ne songerait plus à remettre en question. Edward Bernays, Propaganda :
« La propagande moderne désigne un effort cohérent et de longue haleine pour susciter ou infléchir des événements dans l'objectif d'influencer les rapports du grand public avec une entreprise, une idée ou un groupe »
Comme une poupée russe dont on ne pourrait estimer le volume ou la grandeur, le phénomène de la manipulation promet sans doute toutes les (mauvaises) surprises, alors même que l'on s'en croirait immunisé.

propagande
© Inconnu
Le Corps des Marines m'a récemment envoyé 1669 pages de rapports sur les bureaux de liaison entre le département de la défense américain et l'industrie du divertissement couvrant sept années de leurs activités dans l'industrie du divertissement, couronnant ainsi une année record au regard des documents obtenus grâce au FOIA [ndt : Freedom Of Information Act, loi sur la liberté de l'information]. Ces nouveaux documents révèlent un grand nombre de films majeurs qui n'apparaissaient pas dans les documents obtenus auparavant, ainsi que des éléments montrant que le Corps des Marines travaille sur une échelle comparable à celle de l' U.S. Army, c'est à dire qu'ils sont à tout moment impliqués sur des dizaines de productions. Contrairement à ceux de l'Army et de l'Air Force, les documents du Corps des Marines incluent la liste des productions auxquelles une assistance a été refusée, ce qui permet d'approfondir de manière significative notre connaissance des opérations de propagande menées par le Pentagone dans l'industrie du divertissement.

Pistol

Les USA lancent une « troisième phase » de renforcement militaire contre la Chine

pentagon
Le secrétaire à la Défense Ashton Carter a annoncé jeudi dernier une expansion spectaculaire « pivot » du Pentagone vers l'Asie, qui intensifiera la confrontation militaire déjà tendue avec la Chine dans la région. Il a déclaré que l'Asie-Pacifique était « la région la plus conséquente pour l'avenir de l'Amérique. »

A bord du porte-avions USS Carl Vinson à San Diego, Carter a décrit une «troisième phase» du renforcement des capacités militaires des États-Unis, avec un «réseau de sécurité principiel et inclusif» en Asie. Si Carter a affirmé que Pékin n'avait pas à être exclu du «réseau», tous les aspects de la «troisième phase» visent bien la préparation d'une guerre avec la Chine.

L'importance attribuée par Carter au Partenariat transpacifique (TPP) pour « lier les Etats-Unis plus étroitement aux 11 autres pays» souligne le but du «pivot » : maintenir la domination américaine et subordonner la Chine aux intérêts de la États Unis. Les termes du TPP assurent que Pékin en sera exclu à moins d'accepter les règles fixées par Washington.

Carter a souligné que l'hégémonie économique des États-Unis devait être soutenu par la puissance militaire. En décrivant la «troisième phase», il a déclaré que «les États-Unis continueront à développer notre avantage militaire pour que nous restions l'armée la plus puissante dans la région et le partenaire de sécurité de choix. »

Wolf

Une vive altercation entre Poutine et Hollande est rapportée

Poutine Hollande
Les médias occidentaux font état d'une très vive altercation entre le Président russe, Vladimir Poutine et son homologue français, François Hollande autour de la Syrie.

Le contact téléphonique entre les deux hommes a tourné à une passe d'armes verbale, avec en toile de fond un approfondissement des divergences de part et d'autre. Hollande qui tentait de dissuader Poutine de la prolongation des raids aériens russes contre les terroristes à Alep, s'est trouvé confronté à la grande colère du Président russe.

Hollande avait vertement critiqué Poutine pour avoir frappé ceux qu'il qualifiait de "rebelles modérés" quand le Président russe a laissé éclater sa colère en affirmant qu'il "n'existe aucun rebelle modéré en Syrie puisque tous les rebelles agissent en interaction sur le terrain".

Et le Président Poutine d'ajouter : « le fait d'attribuer aux terroristes le qualificatif "modéré "est méprisable" ! »

Dominoes

Moscou constate des « changements fondamentaux » dans ses rapports avec Washington

Kremlin Moskou
Le Kremlin
Des changements fondamentaux se sont définitivement produits dans les relations entre Moscou et Washington, c'est un « fait accompli », selon le chef de la diplomatie russe.

Moscou a longtemps fait preuve de « patience stratégique » face aux démarches de Washington, mais les relations russo-américaines ont connu des « changements fondamentaux », estime le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Selon lui, la détérioration des rapports entre Moscou et Washington a commencé « bien avant » le début de la crise ukrainienne et « sur l'initiative des Américains ».

Black Cat

Au Yémen l'horreur des raids saoudiens continuent et aussi la vente des armes au régime de Riyad

Le lendemain du bombardement au Yémen qui a fait plus de 150 morts, les Etats-Unis ont annoncé « un réexamen immédiat » de leur soutien à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, tandis que l'ex-président du Yémen a appelé à attaquer Ryad. « La coopération sécuritaire avec l'Arabie saoudite n'est pas un chèque en blanc. Au vu des raids du 8 octobre et d'autres incidents, nous avons débuté un réexamen immédiat de notre soutien, déjà fortement réduit, à la coalition emmenée par l'Arabie saoudite au Yémen », a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, Ned Price, en ajoutant que les Etats-Unis sont «profondément troublés» par les raids menés à Sanaa.

yemen
© GoogleLa coalition menée par la barbare Arabie Saoudite tue sans merci au Yémen
Un trouble qui a de quoi surprendre : en janvier dernier, le ministre des Affaires étrangères saoudien avait affirmé que les centres militaires depuis lesquels les raids aériens au Yémen étaient menés par la coalition dirigée par Ryad étaient commandés et contrôlés par des officiers américains et britanniques, qui ont accès à la liste de toutes les cibles de frappes. La coalition arabe en question, en outre, s'est dite prête à associer Washington à une enquête «immédiate».

Commentaire: Lire aussi :


Chalkboard

Le Département de l'Énergie US étudierait bien les univers parallèles

La série phénomène de l'été dernier explore l'existence des univers parallèles, connus du Département de l'Énergie (DoE) américain. Celui-ci a bien tenté de nier le sujet d'étude, mais...

Stranger Things
Stranger Things, c'est le dernier gros succès de Netflix dont tout le monde a parlé l'été dernier. Surestimée pour les uns, génialissime pour les autres, la série a rendu un vibrant hommage aux films de science-fiction des années 80.

Ultra référencée sur la pop culture, Stranger Things s'est également inspirée de vraies expériences de la CIA pour le personnage d'Eleven. Un personnage doté d'un don de télékinésie qui lui permettra de voir Will, le jeune garçon disparu et recherché par ses amis, coincé dans un univers parallèle, l'Upside Down.

Commentaire: Les essais menés au CERN pourraient bien faire partie de ces études. Notons que les États-Unis ne sont, en quelque sorte, pas novices envers ce sujet avec l'expérience de Philadelphie.