
Si la Turquie et son armée restent des alliés indispensables des États-Unis et de l'Otan, la personnalité du président Recep Tayyip Erdoğan est désormais montrée du doigt par Washington. Sa participation au sommet sur la sécurité nucléaire organisé par la Maison-Blanche s'annonçait problématique.
À son arrivée, les autorités ont évité d'engager la polémique et ont plutôt laissé s'exprimer une cinquantaine de personnalités de tous bords pour exposer une partie du différent. Courtoisement, ces experts se sont contentés de soulever quatre points de politique intérieure dans une lettre ouverte : les atteintes à la liberté d'expression, la présidentialisation forcée de la pratique constitutionnelle, la reprise de la guerre civile, et la volonté de destituer les députés kurdes du parlement [1]. Pas un mot sur les sujets qui fâchent le plus, ceux de politique étrangère : l'abandon du néo-ottomanisme et l'annonce du projet de 17ème empire, le soutien politique aux Frères musulmans et militaire aux jihadistes, l'éventuelle responsabilité du MIT dans les attentats de Paris et de Bruxelles et la diffusion du jihad en Europe. Le message était clair : Washington exige que ses alliés, et particulièrement les membres de l'Alliance atlantique, respectent les règles élémentaires de l'état de droit.














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En publiant seulement certains documents, les Panama Papers permettent à la fois de salir les ennemis de l'Empire, et de servir comme un instrument de chantage pour les autres officiels qui sont dans la base de donnés mais qui n'ont pas été cités. Ceux-ci savent qu'à tout moment leurs manipulations et leurs magouilles peuvent être à tout moment exposées au public.