Les révolutions de couleur ne suffisent jamais ; les USA (cet Empire exceptionnaliste que je nomme « Exceptionalistan » ou Empire du Chaos) sont toujours à l'affût d'amélioration stratégiques majeures capables d'assurer leur hégémonie.
La matrice idéologique et le mode opératoire des révolutions de couleur font désormais partie du domaine public. Mais ce n'est pas vraiment le cas du concept de Guerre Non-Conventionnelle (GNC).
La GNC a été formulée par le manuel de la Guerre Non-Conventionnelle des Forces Spéciales (2010). Voici la mention phare :
« L'intention des efforts américains en matière de GNC [Guerre Non-Conventionnelle] est d'exploiter les vulnérabilités politiques, militaires, économiques et psychologiques d'une puissance hostile, en développant et en soutenant des forces de résistance pour accomplir les objectifs stratégiques des USA. Dans un avenir prévisible, les forces américaines s'engageront essentiellement dans des opérations de guerres irrégulières (G.I.) ».Il ne faut pas entendre puissances « hostiles » seulement dans le sens militaire ; tout Etat qui ose défier quelque élément important que ce soit de « l'ordre mondial » centré sur Washington — du Soudan à l'Argentine — peut être qualifié d'« hostile ».













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