Les Maîtres du MondeS


Dollar

Dédollarisation : l'Iran et le Pakistan délaissent le dollar en faveur de l'euro

Hassan Rohani
© Alessandro BianchiSource: ReutersLe président iranien Hassan Rohani
La Banque d'Etat du Pakistan a annoncé dans un communiqué qu'un plan avait été préparé en vue d'autoriser l'émission de lettres de crédit en euros plutôt qu'en dollars pour les hommes d'affaires pakistanais souhaitant importer des biens d'Iran, a rapporté the Express Tribune.

Cette politique a été élaborée en raison des sanctions américaines qui sont encore en vigueur et qui pourraient entraver les paiements en faveur de Téhéran.

La Banque d'Etat pakistanaise a donc informé le ministère du Commerce et d'autres participants lors d'une récente réunion qu'il n'était actuellement pas possible d'émettre des lettres de crédit en dollars pour effectuer des transactions avec l'Iran. Le faire requerrait ainsi qu'une banque américaine joue le rôle d'intermédiaire.

Magnify

Meilleur du Web: Que cache la manipulation des cours de l'or ?


Commentaire : Dans une société régit par l'argent ou notre survie dépend directement des fluctuations de notre compte en banque, nous avons pourtant le plus grand mal à appréhender le fonctionnement d'un système économique qui semble posséder sa propre vie, son propre langage. Si ésotérique qu'il en devient incompréhensible pour la plupart des gens.

Un jour, sans savoir exactement ni comment ni pourquoi, nous apprenons, par les médias, qu'il se passe quelque chose : les spécialistes déclarent un état de « crise financière ». Pour le peuple, ce jour-là n'est pas bien différent du jour précédent. Ne doit-il pas assurer les mêmes taches et le même travail en vue de gagner le même argent pour subvenir à ses mêmes besoins ? Et pourtant voilà qu'on lui signifie que des choses vont changer, que l'argent qu'il gagne n'a plus la même valeur. Qu'il ne va plus pouvoir rembourser sa maison, qu'il n'a plus de travail, que ce qu'il possède ne lui appartient pas vraiment.

Devant l'aberration d'une telle situation, on pourra certes passer beaucoup de temps à expliquer le comment du pourquoi ; les spécialistes économiques ne s'en privent jamais, exposant ceci, démontrant cela, pointant du doigt le ou les coupables, désignant les responsables. Et si les plus éclairés conseilleront même, avec raison, d'éponger le plus rapidement possible les dettes personnelles, de s'installer à la campagne, de planter des salades et d'élever des cochons, la crise qui s'annonce est peut-être aussi l'occasion de comprendre que la nature même du système est dysfonctionnelle, que l'argent a perverti les échanges de compétences qui s'établissent naturellement entre les êtres humains, et qu'aussi surement que le fait la politique, celui-ci attire à lui les natures et les comportements pathologiques.


gold
© Flickr Les cours de l'or font l'objet d'une des plus grandes manipulations de l'histoire économique.
L'or est la valeur refuge par excellence. Mais son prix n'explose pas. Pourtant, s'en procurer devient difficile et la demande tutoie des sommets. Une vaste manipulation orchestrée par de puissants acteurs est à l'origine de ce paradoxe.

Pas besoin d'être un prix Nobel d'économie pour comprendre que quelque chose ne tourne pas rond sur le marché de l'or. Il suffit d'être familier avec une loi basique : celle de l'offre et de la demande. Ce qui est rare est cher. La demande d'or physique est au plus haut devant les turbulences traversées par l'économie mondiale.

Plusieurs spécialistes s'accordent pour dire que le prix de l'once (31,1 grammes) devrait se situer autour de 8 000 dollars (soit quatre fois son record historique). Début mars, il est d'environ 1 250 dollars.
Ce prix étrangement bas est la question qui agite les experts depuis cinq ans. Pourquoi le prix de l'or ne correspond-t-il pas aux règles économiques ? Plusieurs d'entre eux, choisis pour leur expertise sur le sujet, nous ont aidés à percer le mystère. Selon eux, cette anomalie est le résultat d'interventions massives sur le marché des produits dérivés où l'on échange des contrats plutôt que des lingots. Ces purs mouvements spéculatifs ont pour conséquence de faire chuter les cours. Dans le rôle des suspects, on retrouve les banques centrales et leurs intermédiaires. Les mobiles ? Éviter la panique, protéger la valeur du dollar et le système financier dans son ensemble. Docteur en économie, chroniqueurs, journaliste, ex-traders, gérants d'entreprises, Tous nous décrivent une des plus grandes manipulations de l'histoire économique.
(Vous pouvez consulter la chronologie interactive ci-dessous pour connaître l'évolution du rôle de l'or dans l'économie au cours du XXème siècle.)

Les faits
« Je ne suis pas un adepte des théories de manipulation en matière d'économie. Je me suis intéressé à ce sujet en y allant à reculons. Mais une fois que l'on s'y plonge, il apparaît clair que le marché est biaisé. Trop de faits sont là pour le démontrer. » Philippe Herlin est docteur en économie du Conservatoire national des Arts et Métiers de Paris.
Comme d'autres experts avant lui, il s'est intéressé de plus près au marché de l'or. Et comme bon nombre de ses prédécesseurs, il a été « très surpris » de ce qu'il a découvert. C'est aussi le cas de Philippe Béchade. En novembre dernier, nous avons rencontré le président des Econoclastes et chroniqueur sur BFM Business. Il vous accompagnera tout au long de votre plongée au cœur du marché de l'or avec ses quatre interventions en vidéo.

(Vous pouvez parcourir les slides suivants pour faire défiler plusieurs infographies sur le marché de l'or.)

OR1

Arrêtons-nous un moment sur le fonctionnement de ce business artificiel. Le prix du métal jaune n'est pas seulement fixé par les échanges d'or physique. Les mouvements sur les marchés de produits dérivés influencent également son prix. Il existe plusieurs « marchés à terme ». Ils permettent le trading de contrats portant sur le précieux métal. En théorie, posséder un de ces titres signifie que vous êtes propriétaire de la quantité d'or correspondante et en droit d'en demander la livraison. Cette donnée est essentielle. Selon Nick Laird, spécialiste reconnu pour ses statistiques sur le milieu, plus de 3000 tonnes d'or « papier » sont échangées chaque jour. 3000 tonnes... C'est la production mondiale en 2015 selon Statista, un des numéro un mondial de la statistique.

On échange donc l'équivalent de la production annuelle mondiale d'or chaque jour sur les marchés à terme. Pour Fabrice Drouin Ristori, fondateur et dirigeant de Goldbroker.com, c'est sur la plateforme new-yorkaise du COMEX « que la plupart des manipulations sont effectuées ». Ces derniers mois, en moyenne, il n'existait qu'une once d'or physique disponible pour 300 contrats à terme. Vous avez bien lu. Si ne serait-ce qu'une petite partie des détenteurs d'or papier demandait la livraison de leur métal jaune, le COMEX exploserait.

Pour comprendre comment fonctionne ce casino géant de la spéculation, veuillez visionner la vidéo ci-dessous :

Ambulance

Le jour des attentats, le réseau de communication bruxellois destiné aux services de secours et de sécurité était en panne

La commissaire générale de la police fédérale Catherine De Bolle a demandé une enquête sur la panne du réseau de communication Astrid, destiné aux services de secours et de sécurité, après l'attentat perpétré dans l'aéroport de Zaventem, écrivent samedi le Nieuwsblad et la Gazet van Antwerpen.

Le système n'aurait pas fonctionné pendant des heures. En conséquence de cela, les opérations de secours menées par la police ont été rendues plus difficiles.

Selon un agent interrogé par les quotidiens, les services ont dû communiquer via l'application WhatsApp.

Commentaire: Une panne très étrange qui ressemble fortement à celle qui s'est déroulée lors de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015 :
5- La police était injoignable lors du massacre :
Une journaliste de Première Ligne, qui a souhaité rester anonyme, témoigne

Il a aperçu deux personnes armées de kalachnikov qui demandaient 'C'est où Charlie Hebdo ?' Mon collègue est remonté en courant. Nous nous sommes barricadés et nous avons essayé d'appeler la police, mais ils étaient injoignables, c'était hallucinant.
6 - Un temps d'attente anormalement long entre la tuerie et l'arrivée des secours:
On était une dizaine dans l'atelier quand on a entendu des tirs, sans trop comprendre d'abord ce qu'il se passait. On entendait des bruits venant de l'immeuble, qu'on n'a pas identifié tout de suite, puis dans la rue. Là on a tout de suite compris que c'était des tirs. On s'est éloigné des fenêtres. Entre une demi-heure et trois-quart d'heure plus tard, les secours sont venus nous dire de ne pas sortir. Cette situation est un peu oppressante.



Bomb

L'Union européenne djihadiste

Traduit par Questions Critiques

Maelbeek
Rame de métro après l'explosion dans la station Maelbeek Tous droits réservés
Il a fallu quatre mois pour attraper à Bruxelles, après une fusillade, Salah Abdeslam - l'un des présumés commandos des attaques du 13 novembre à Paris. Il n'a jamais fui vers la Syrie ; il n'a jamais bougé de sa chambre meublée de Molenbeek.

Il n'a fallu que quatre jours pour que le coup tordu suivant se produise - une attaque djihadiste coordonnée à l'aéroport de Bruxelles et dans une station de métro à 500 mètres du siège de l'UE.

Dans un scénario de retour de manivelle, c'était largement prévisible. Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, avait même prévenu au cours du week-end précédent que des attaques étaient imminentes. Plus préoccupant est la révélation selon laquelle les services secrets belges - de même que des services de renseignements occidentaux - avaient une info « précise » sur le risque d'une attaque à l'aéroport et d'une probable attaque dans le métro.

Et ce qui encore plus important, avant l'arrestation d'Abdeslam, nul autre que le sultan néo-ottoman Erdogan, le dirigeant d'un « allié clé de l'OTAN », avait pressenti que la catastrophe était imminente : « Il n'y a aucune raison pour que la bombe qui a explosé à Ankara n'explose pas à Bruxelles, ou dans toute autre grande ville européenne ». Evidemment, Erdogan établissait un lien, horrible et faux, entre les Kurdes et les djihadistes-salafistes, tout en donnant l'air de délivrer un mélange de prophétie et de menace.

Info

Moscou et Washington contre Ankara

lavrov
Le Levant est en pleine effervescence après la mise en application de l'accord russo-états-unien sur la paix en Syrie. Chaque acteur tente de tirer son épingle du jeu. Pourtant celui-ci n'est pas terminé. Moscou et Washington se préparent à déstabiliser le président Erdoğan.

Les différents acteurs régionaux, constatant qu'ils ne parviendront pas à renverser la République arabe syrienne se cherchent de nouveaux objectifs, alors que l'Armée arabe syrienne se prépare à libérer Idlib, Alep et Palmyre.

Ainsi Israël intervient en sous-main pour provoquer une seconde guerre civile au Liban plutôt que de devoir affronter une nouvelle fois le Hezbollah. Simultanément, le président Reuven Rivlin s'est rendu, le 17 mars, à Moscou pour y présenter ses revendications (pas d'Iraniens à la frontière syro-israélienne et reconnaissance de l'annexion du Golan). Il s'est entendu répondre comme prévu que, dans le cadre d'un règlement régional de paix, la Russie peut aider à négocier avec les Iraniens. Quant au Golan, la question a été réglée depuis longtemps par le Conseil de sécurité. De son côté, Dore Gold est en Turquie. Il tente de voir comment utiliser le désarroi d'Ankara pour jouer la carte terroriste au Liban.

L'Iran agite ses contacts en Arabie saoudite en espérant pouvoir y organiser une révolution. Les chiites du Golfe sont prêts, les sunnites de la Mer rouge ont besoin d'encore un peu de temps. Londres laisse faire en espérant que les troubles à venir permettront à la City de spéculer sur le prix du pétrole. Tandis que Washington s'inquiète de sécuriser l'arme atomique saoudienne.

Bomb

Meilleur du Web: Les terroristes belges en contexte: oligarchie et violence de mercenaires

Traduit par Lawrence Desforges

brusselas brussels
© Christian Hartmann/ ReutersLa Policía custodia la estación ferroviaria de Bruselas Sur después de los ataques en la capital belga.
Les attentats terroristes en Belgique du 22 mars ont démontré que la « Guerre contre la Terreur » ne va pas s'en aller tout de suite. Il semble qu'aucun degré de sécurité ou de surveillance ne soit capable de nous « protéger » de criminels psychopathes avides d'assassiner des civils innocents afin de « nous prendre nos libertés ». La vague d'attentats en Belgique arrive seulement quelques jours après que les médias français aient annoncé les « bonnes nouvelles » des progrès enfin réalisés dans l'enquête, visant à amener quelques-uns de ces terroristes devant un Tribunal. L'Europe commence à faire l'expérience de ce que les Syriens endurent depuis cinq ans et les Irakiens depuis plus d'une décennie: le massacre massif et aveugle de civils. Mais quand des « rebelles » commettent ce genre de crimes en Syrie, payés par des alliés de l'Occident accomplissant la volonté géopolitique de l'OTAN, ce n'est pas du terrorisme. Alors que les camarades des terroristes belges assassinaient des hommes, des femmes et des enfants en Syrie en 2013, le Juge anti-terroriste français Marc Trévidic avait déclaré ce qui suit:
Il y a beaucoup de jeunes djihadistes qui sont allés jusqu'à la frontière turque pour entrer en Syrie et combattre le régime de Bachar, mais la seule différence c'est que là-bas la France n'est pas l'ennemi. Par conséquent nous ne voyons pas ça de la même façon. À voir les jeunes hommes qui se battent actuellement contre Bachar al-Assad, ils seront peut-être dangereux dans l'avenir mais pour le moment ils combattent Bachar al-Assad et la France est de leur côté. Ils ne vont pas nous attaquer.
Mais dorénavant les terroristes sont à nouveau « dangereux ». C'est à dire dangereux pour le public. De tels délinquants, toutefois, ne présentent aucun danger pour les élites de la politique de pouvoir.

Jet2

Anniversaire du bombardement par l'OTAN sur la Serbie

L'agression de l'OTAN sur la Serbie et le Monténégro a commencé le 24 mars 1999 au nom de la prétendue protection et prévention de catastrophe humanitaire au Kosovo-Métochie. Cette agression menée par 19 membres de l'Alliance Atlantique Nord et 8 pays complices est la guerre la plus inégale et illégale conduite dans l'histoire de l'humanité: le rapport entre le nombre d'habitants de la RF de Yougoslavie par rapport aux habitants des pays de l'OTAN était de 1 à 70 [1 pour 75 si on y compte les complices de cette alliance].
belgrade
© GoogleL'OTAN bombarde Belgrade
En ce qui concerne la puissance économique, ce rapport est encore plus drastique et plus difficile pour la RFY: 1 pour 676. Cette agression a servi pour la promotion d'une nouvelle espèce de guerre conduite à distance, avec un minimum [ou sans] victimes du côté de l'agresseur. Elle a également servi aux commandants militaires et aux Etats-majors pour la vérification et l'entraînement des systèmes de commandement complexes des forces armées des 19 pays membres. En outre, le Kosovo-Metochie et la RFY représentaient un polygone pour le test de nouvelles armes inutilisées jusqu'alors, ou parfois pas en cette quantité: missiles Tomahawk, missiles "intelligents" lancés à grande portée, bombes à défragmentation, bombes à l'uranium appauvri, des soi-disant grenades à graphite visant à désactiver les systèmes de transfert de l'énergie électrique dont les conséquences sont toujours ressenties par la population.

Commentaire: Lire aussi :


Snakes in Suits

USA : Les élections de 2016, ou le "désastre absolu"


Commentaire : Avec le genre de cintrés en lice pour ces élections présidentielles, ce qui s'annonce à l'horizon n'augure rien de bon pour le peuple étasunien. Et pour le reste du monde également. Il est possible, voire probable, que la pièce de théâtre se termine par un face-à-face Trump-Clinton. Et ce n'est pas une perspective reluisante. Trump, le pseudo electron-libre, sait satisfaire la foule. Avec son franc-parler et sa véhémence qui prend quelques accents de vérités, ici et là, il résonne certainement de la colère manifeste accumulée dans le cœur de la population. Est-il utile de souligner que nos leaders politiques à la psychologie dérangée ne sont pas des thérapeutes ? Que la colère d'un peuple au comble de l'exaspération ne peut pas être canalisée correctement et positivement par une bande de psychopathes criminels ? Que la situation ne peut aller qu'en empirant, violemment, pour le cas de Trump ?

Avec Clinton, d'après certains témoignages de première main, nous aurions tout de la sociopathe avérée. Un petit tour du propriétaire :
« Quand elle est en public, Hillary sourit et agit gracieusement, explique Kessler, mais dès que les caméras ont disparu, sa personnalité colérique et sa méchanceté impérieuse deviennent évidentes. »

« Hillary était très désagréable avec les agents, et elle ne semble pas aimer les représentants de l'ordre ni l'armée, se souvient l'ancien agent des services secrets Lloyd Bulman. Elle ne voulait pas rencontrer de militaires ni de policiers, comme le font la plupart des personnes protégées. Elle était vraiment rude pour presque tout le monde. Elle agissait comme si elle ne voulait pas de vous à ses côtés, comme si vous étiez un être inférieur. »

Après avoir étudié les services secrets et leurs relations avec des dizaines de présidents, vice-présidents et leurs familles, la sidération de Ronald Kessler à la vue de l'inhumanité de Hillary Clinton devrait résonner dans la tête de tous les Américains. Comme il m'a dit : « Personne n'embaucherait une telle personne pour travailler dans un McDonald, et pourtant elle est envisagée à la présidence des États-Unis. »
Gardons plus que jamais à l'esprit que les évènement actuels ne doivent rien au hasard ; que dans l'équation politicienne, la "variable psychopathie" est à prendre en compte, essentiellement. Sans elle, difficile de comprendre vraiment l'horrible tableau qui se dresse devant nous, au dessus du précipice.

Traduit par Jean-Jacques Hector

 primaires républicaines
Débat des primaires républicaines : le pire discours gagnera ! Un dessin de Carlos Latuff de 2012, toujours actuel
Nous vivons des moments critiques et dangereux. Le néolibéralisme est toujours la doctrine politico-économique suprême, tandis que les sociétés continuent de se détériorer de l'intérieur, alors que les investissements publics, les programmes et services sociaux sont mis à l'encan afin que les riches puissent devenir encore plus riches. En même temps, l'autoritarisme politique est à la hausse, et certains croient que les USA sont mûrs pour l'émergence d'un régime proto-fasciste. En attendant, la menace du changement climatique s'intensifie, tandis que les dirigeants politiques continuent à manquer de courage et de vision pour aller de l'avant avec des systèmes d'énergie de substitution, mettant en péril l'avenir de la civilisation humaine.

Pour ces raisons et d'autres, l'élection présidentielle US de 2016 est essentielle pour l'avenir du pays et du monde en général. En effet, cela peut être la dernière chance pour les USA d'élire un chef qui puisse changer le cours de sa politique intérieure et étrangère, bien que la perspective de voir cela arriver est peu probable au vu du paysage politique actuel.

En effet, comme Noam Chomsky l'a dit à Truthout dans cette interview, les candidats à l'élection présidentielle de 2016 abordent à peine les grands enjeux auxquels sont confrontés le pays et le monde. Pendant ce temps, la montée du trumpisme et la compétition entre candidats Républicains à qui sera le plus extrémiste et le plus raciste reflète des « sentiments de perte et de peur » profondément ancrés chez beaucoup d'USAméricains.

Néanmoins, ces élections sont cruciales, affirme Chomsky, elles ont une grande importance.

Eye 1

Rien n'a changé depuis Charlie Hebdo

« Nous vivons un moment tragique, un moment noir pour notre pays », a déploré le premier ministre belge Charles Michel. Le 22 mars bruxellois, une réplique du 13 novembre parisien. Un scénario similaire : des explosions à des endroits stratégiques à peu de temps d'écart. Plusieurs dizaines de personnes décédées, des dizaines de blessés, du sang, beaucoup de terreur. Et pourtant... tout cela était prévisible.


Commentaire : Les attentats qui se produisent sont d'autant plus terrorisants qu'ils ont lieu près de chez nous, à notre porte, entretenant ainsi une peur et une tension permanente ; ce qui est bien sûr un des effets recherchés. Un sentiment d'insécurité entretenu par les politiciens eux-mêmes, ainsi que par les médias, complices et toujours suiveurs. Les citoyens ne cherchent plus à connaitre les vraies causes de toutes ces tragédies, toujours reliées aux pouvoir et à l'argent. Ils en oublient les autres victimes des politiques occidentales, qui se comptent, elles, par millions. Mais il est plus confortable de se focaliser sur ce qui se passe chez soi plutôt que d'essayer de prendre en considération les horreurs des guerres dont on est en partie responsable, là-bas, au Moyen Orient. Et comment changer la perception de la réalité lorsque la peur et le mensonge ont un tel ascendant sur une population ?


singes
© Googles
Rien n'a changé depuis Charlie Hebdo. Aucune leçon n'a été tirée de ce drame. Bien sûr que les actes terroristes sont condamnables et impardonnables, mais je pense de plus en plus qu'ils font l'affaire des dirigeants occidentaux. Les médias officiels nous parlent avec émotions des victimes et de leurs familles. Je ne peux que m'incliner devant leur souffrance et souhaiter du fond du cœur que les coupables soient punis. Avec un peu d'effort et de réflexion, il serait facile de comprendre la logique de cette guerre sans merci et de mettre un frein à toute cette violence. De trouver les véritables responsables.

Commentaire: Lire aussi:


Bomb

Bruxelles : la Turquie "revendique" le bain de sang


Traduction : Christian

Le quotidien {Star}
Depuis six mois, la Turquie menace la France, la Belgique et l'Allemagne et les somme de l'aider à éliminer le mouvement de libération nationale kurde. Idéologiquement le régime de Recep Tayyip Erdoğan considère en effet que les Turcs sont une « race supérieure » et que les Kurdes doivent obéir ou être éliminés. La France, qui avait pris l'engagement d'aider la Turquie à résoudre la question kurde « sans porter atteinte à l'intégrité de son territoire » (c'est-à-dire en déplaçant les Kurdes turcs en Syrie), mais n'était plus en mesure de tenir sa promesse, fut la première touchée. La Belgique qui donne asile aux Kurdes, a été la seconde cible.

Tout terroriste choisissant sa cible, veille à passer un message pour justifier son action. La plupart du temps c'est ce message qui intéresse les terroristes et non pas l'ampleur de la catastrophe que va provoquer leur acte terroriste. De la sorte, ils parviennent à contourner l'exclusion dont ils font l'objet de la part des médias conventionnels, et se trouvent soudain au centre du débat, sous le feu des projecteurs.

Dans le cas des attentats terroristes de Bruxelles, il pourrait y avoir plusieurs messages, dont un lié à l'existence même de l'UE [1]. Cependant, le message central, qui n'a cessé d'être répété par le gouvernement turc, par des groupes étatiques et para-étatiques et par la presse turque, concernait le soutien de la Belgique et de l'UE à la cause kurde. Le président Erdoğan en personne, pendant que se tenait le sommet de l'UE avec la Turquie, prononçait une attaque violente contre l'Union européenne accusée d'héberger et de soutenir des organisations du mouvement de libération nationale kurde.

star
Le quotidien Star, organe officieux du régime de Recep Tayyip Erdoğan, ouvrait sa "une" du 22 mars 2016 (c'est-à-dire le matin même des attentats de Bruxelles) sous le titre « La Belgique État terroriste ». Elle était illustrée de photographies de Kurdes brandissant le drapeau du Rojava, la région autonome du Nord de la Syrie qui sert désormais de base arrière au PKK et constitue une menace majeure pour la Turquie.

Le même journal publie les menaces du président Erdoğan envers la Belgique.