Les Maîtres du MondeS


Cult

Pédocriminalité : les personnalités du carnet noir de Jeffrey Epstein


Commentaire : Si Epstein a été reconnu coupable, cela ne signifie pas que toutes les personnes dont le nom figure sur le carnet sont obligatoirement des pédophiles. Cela signifie, pour le moins, qu'ils trempent de prés ou de loin dans les activités tordues du milliardaire.
On ne manquera pas de réfléchir à la portée symbolique de nos références culturelles, incarnées bien souvent par des gens aux comportements pathologiques...


celebrities
Donald Trump, Courtney Love, l'ancien premier ministre israélien Ehud Barak, et l'avocat de Uber Alan Dershowitz pourraient être identifiés par un majordome comme étant de potentiels témoins matériels des crimes du pédophile milliardaire Jeffrey Epstein sur des jeunes filles, selon une copie de son petit carnet noir que s'est procuré Gawker.com

Une copie annotée du carnet d'adresses, qui mentionne aussi Alec Baldwin, Ralph Fiennes, Griffin Dunne, le chroniqueur du New York Post Richard Johnson, Ted Kennedy, David Koch, le réalisateur Andrew Jarecki et beaucoup d'autres personnes que l'on s'attende à ce qu'un milliardaire connaisse, est apparue dans la procédure judiciaire après qu'un ancien employé de maison d'Epstein, Alfredo Rodriguez, ait essayé de le vendre en 2009. Environ 50 noms, y compris ceux de nombreuses victimes et complices potentiels d'Epstein comme Trump, Love, Barak, Dershowitz et d'autres, ont été encerclés par Rodriguez. (L'existence du carnet avait été mentionnée préalablement par le Dailymail. Gawker le publie ici dans son intégralité pour la première fois; nous avons édité (masqué) les adresses, les numéros de téléphone, les courriels, et les noms de famille des personnes qui pourraient être des victimes mineures.)

Jet3

Le Saker analyse le retrait russe de Syrie

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker francophone

Putin in St. George Hall
Vladimir Poutine vient d'ordonner le retrait des forces russes en Syrie :

«Je considère que les objectifs fixés pour le ministère de la Défense ont été globalement atteints. C'est pourquoi j'ordonne de commencer le retrait de la majeure partie de nos équipes militaires du territoire de la République arabe syrienne à partir de demain», a déclaré Poutine lundi lors d'une réunion avec Shoigu et le ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov.

«En un bref laps de temps, la Russie a créé une force militaire petite mais performante en Syrie. Le travail efficace de nos forces armées a permis au processus de paix de commencer», a dit Poutine, ajoutant que «les troupes gouvernementales russes et les forces patriotiques [de la Syrie] ont modifié la situation dans la lutte contre le terrorisme international et ont bloqué l'initiative [de destabilisation de la Syrie, NdT]».

La première question à poser est de savoir si c'est exact : les Russes ont-ils atteint leur objectif ou non ? Pour répondre à cette question, nous devons examiner quels étaient les objectifs initiaux des Russes. Je l'ai fait dans mon article Semaine 13 de l'intervention russe en Syrie : dissiper les mensonges, où j'écrivais (c'est moi qui souligne) :

Che Guevara

Qui a peur de Dilma Rousseff ? Une révolution de couleur à la brésilienne au profit de Washington

brésil
Un manifestant affiche une pancarte : “Nous ne voulons pas d’un autre Venezuela”
A cinq mois des Olympiques, le 13 mars 2016, des manifestations monstres ont été organisées au Brésil contre le gouvernement de Dilma Rousseff profitant de la baisse de popularité de la la présidente. Ces manifestations ont été convoquées par les partis d'opposition (principalement le PSDB). La plus grande manifestation a rassemblé plus de 500 000 personnes dans la mégapole de Sao Paulo, dépassant les rassemblements au Brésil pour les Élections directes (Diretas-Ja) le 16 avril 1984 (pour la fin du régime militaire).

Ces manifestations ont également eu lieu dans les grandes capitales (121 villes dont la mégalopole de Rio de Janeiro). Les manifestants réclamaient la destitution du gouvernement Dilma (1) dont la cote de popularité s'est effondrée à 13% et la prison pour l'ex-président Ignacio Lula da Silva (2003-2010) accusé de blanchiment d'argent et de corruption. Lula aurait reçu 1.3 millions d'euros dans sa fondation (Instituto Lula):
Une bombe dans le scandale Petrobras : Camargo Correa, l'une des entreprises accusées de surfacturation, aurait versé 4,53 millions de Reais (1,3 millions €) à deux entreprises de l'ancien Président de la République Luiz Inácio Lula da Silva. Une expertise de la Police Fédérale montre, d'une part, qu'entre décembre 2011 et décembre 2013, l'Institut Lula a reçu 3 parcelles de 1 million de Réais, et, d'autre part, qu'entre septembre 2011 et juillet 2013, l'entreprise de Lula, LILS Palestra Eventos e Publicidade, a reçu 1,527 millions de Reais.

Scandale Petrobras : Lula aurait reçu 1,3 millions € dans ses entreprises

Source : Veja du 9 juin 2015 http://veja.abril.com.br
Plusieurs dizaines de responsables politiques brésiliens soupçonnés d'avoir bénéficié des largesses de Petrobras font l'objet d'une enquête de la Cour suprême, mais Dilma Rousseff, qui fut présidente du groupe, ne figure pas sur la liste. Ces affaires de corruption ont rendu le gouvernement impopulaire, a reconnu début avril le ministre de la Justice, José Eduardo Cardozo, mais aucune institution n'est imperméable à ce fléau et presque tous les partis politiques brésiliens font l'objet d'enquêtes, a-t-il rappelé. (Les Brésiliens ne veulent plus de Dilma Rousseff)
De nouvelles manifestations ont pris de l'ampleur à partir de la nuit du 16 au 17 mars suite aux révélations. Il est impressionnant de voir à quel point ces manifs ont été si vite organisées... à peine le temps de prendre connaissance des nouvelles révélations à saveur médiatique...

Commentaire: Voir aussi :


Bad Guys

TAFTA : les USA pourront changer les lois de l'UE s'ils ne les aiment pas beaucoup ?

tafta
© Inconnu
La Commission européenne sera obligée de consulter les autorités américaines avant d'adopter de nouvelles propositions législatives à la suite de la mise en vigueur de l'accord avec les États-Unis sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP), selon un document divulgué.

Un document divulgué, obtenu par le groupe d'action indépendant Corporate Europe Observatory (CEO) au cours des négociations entre l'UE et les Etats-Unis sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP), a révélé qu'une commission non élue sera mise en place, elle aura le pouvoir de décider dans quels domaines une coopération avec Washington devrait avoir lieu, en écartant ainsi les États membres de l'UE et le Parlement européen, rapporte le quotidien britannique Independent.

L'objectif principal du TTIP est d'harmoniser les règles transatlantiques dans un éventail de domaines, y compris la sécurité alimentaire et les produits de consommation, la protection de l'environnement ainsi que les services financiers et bancaires. Le document divulgué concerne le chapitre « coopération réglementaire » des négociations, qui, selon l'Union européenne, se traduira par « réduire les formalités administratives pour les entreprises de l'UE sans rogner leurs droits ».

Toutefois, le document démontre un labyrinthe de procédures qui pourraient ligoter toutes les propositions de l'UE qui vont à l'encontre des intérêts des États-Unis, estime le groupe d'actions. Selon les procédures révélées par le document, les autorités réglementaires américaines auront un « rôle discutable » dans le processus législatif de Bruxelles et affaibliront ainsi le Parlement européen.
« La détermination de l'UE et des États-Unis de mettre les grandes entreprises au cœur des processus de prise de décisions est une menace directe faite aux principes démocratiques. Ce document montre comment la coopération réglementaire du TTIP facilitera l'influence des grandes entreprises ainsi que l'influence des États-Unis sur le processus législatif avant qu'une proposition ne soit même présentée aux parlements », a déclaré Kenneth Haar, analyste de CEO.

Commentaire: Pour se faire une petite idée du potentiel dévastateur du traité transatlantique, on pourra consulter les articles ci-dessous et comprendre qu'il n' y a pas un seul domaine de notre vie qui ne soit pas possiblement visé par cette abomination :




Eye 1

France totalitaire : le prélèvement de l'impôt à la source


Commentaire : Pour rappel, sur le site Legifrance, à la page de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, nous pouvons lire ce qui suit :
Art. 14. Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.
Une intrusion et une mainmise supplémentaire de l'État dans la vie du citoyen que l'on met devant le fait accompli. C'est qu'il faut quand même se représenter la situation : des millions de travailleurs peinent à gagner leur argent chaque mois ; une entité administrative décide de prendre l'argent de ces travailleurs, sans que l'on sache réellement comment ni pourquoi, d'une manière telle que ceux-ci pas le choix, en rien. Le bon-sens nous ferait dire, pour le moins : organisons, pour un sujet si important qu'il détermine en très grande partie notre survie dans une société basée sur le commerce et l'argent, organisons donc, un référendum, une consultation populaire correctement préparée, pour savoir de quoi il en retourne, afin de donner, après quelques semaines de réflexion, aux gens que nous avons élus et que nous payons pour nous représenter, non pas notre avis, mais notre décision concernant quelque chose de si déterminant pour notre avenir.

Hélas pour nous, c'est une fois que les gens sont au pouvoir qu'ils révèlent leur vraie nature et leurs véritables intentions ; et bien souvent, celles-ci ne correspondent en rien aux aspirations de la population. C'est même tout l'inverse. C'est la raison pour laquelle, depuis quelques années, nous assistons à une dégradation constante de nos libertés, déjà bien limitées, il faut l'avouer. Avec toutes ces nouvelles lois qui nous matraquent, loi renseignement, loi travail, lois anti-terroristes, loi de surveillance, et avec la disparition du cash qui se profile à l'horizon, il n'est pas exagéré de dire que nous sommes devenus de véritables esclaves.

impot
Alors que le gouvernement projette de mettre en place le prélèvement de l'impôt à la source à compter du 1er janvier 2018, l'association Contribuables Associés rappelle son opposition totale à ce projet de réforme dangereux pour le portefeuille des contribuables (salariés, travailleurs indépendants et retraités).

Pour l'association Contribuables Associés, il y a au moins 5 bonnes raisons de s'opposer au prélèvement de l'impôt à la source :
  • Les contribuables ne seraient plus en mesure d'évaluer globalement la charge de leur impôt, et la lisibilité de ce qu'ils financent serait moindre encore. La CSG, prélevée à la source, a été multipliée par 7 en 7 ans, sans que les Français n'en soient correctement informés.
  • Le salarié ne verrait plus que son salaire net (déjà rogné de moitié aujourd'hui par les diverses cotisations sociales), et l'entreprise devrait justifier auprès des salariés les augmentations d'impôt décidées par le législateur.
  • Le prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source transformerait les entreprises en percepteurs de l'État, ce qui n'est ni leur rôle ni de leur compétence. Pour autant, le coût de la collecte de l'impôt ne diminuerait pas puisqu'il faudrait des agents-contrôleurs compte tenu de la complexité fiscale française, et du maintien de la déclaration des revenus.
  • En connaissant le taux d'imposition, les employeurs pourraient avoir accès par recoupement des données à des informations personnelles sur leurs salariés, ce qui est un risque d'atteinte à la confidentialité des données.
  • Le prélèvement de l'impôt à la source rendrait impossibles les demandes de remise gracieuse aux services du fisc, 215 000 en 2013, soit une augmentation de 22 % par rapport à 2011. Cette réforme mettrait donc des centaines de milliers de Français dans une situation financière précaire.

Cowboy Hat

Dans les coulisses de la machine meurtrière qu'est L'OTAN

Nous avons un nouveau Commandeur suprême allié en Europe : le général Curtis Scaparrotti de l'armée de Terre des États-Unis. Choisi selon la procédure démocratique de l'Otan. Le président Obama —qui est en même temps chef d'Etat, chef du gouvernement et commandant en chef des forces armées— a nommé le général Scaparrotti commandant du Commandement européen des États-Unis, charge qui lui donne le droit d'assumer en même temps celle de Commandeur suprême allié en Europe. Le Conseil de l'Atlantique-Nord, composé des représentants des 28 États membres, a ensuite approuvé la nomination.

otan
© GoogleSauvez-vous si vous voyez l'OTAN survoler le ciel au-dessus de vos têtes
Ainsi se poursuit la « tradition » selon laquelle le Commandeur suprême en Europe doit être toujours un général ou un amiral des États-Unis, lesquels peuvent de cette façon contrôler l'Otan à travers leur propre chaîne de commandement. Sont aussi aux mains des États-Unis les autres commandements clés. En Afghanistan, le général états-unien Nicholson a pris le commandement de la mission Otan « Soutien résolu », en remplaçant le général état-sunien Campbell.

Commentaire: Vous pouvez lire aussi :


Bell

La Russie, forte d'elle-même et de ses partenaires souverains


Commentaire : L'action russe en Syrie a de quoi marquer durablement les esprits et devenir, peut-on l'espérer, le nouveau mètre-étalon d'une politique internationale plus équitable. C'est que l'on pourrait se poser la question : à quand remonte le dernier événement international de ce type, impliquant, donc, guerres et conflits d'intérêts aux relents de fin du monde, et suscitant par son presque dénouement positif, ce qui ressemble à un élan universel, positif lui aussi, de... quelque chose ? Espoir ? Espérance ? Foi ? Un peu de tout cela retrouvé en l'Homme ? On ne sert pas ici d'angélisme rassurant, de parti-pris aveugle ou d'humanité sauvée pour autant : l'Histoire nous a prouvé cent fois que les hommes de bien qui ont du pouvoir finissent assassinés ; que leurs pensées, leurs œuvres et leurs travaux sont corrompus, détruits ou pervertis.

Malgré tout, et n'est-ce pas aussi un peu ce qui fait la raison d'être d'un site comme Sott, peut-être nous reste t-il une fenêtre d'opportunité, un dernier centimètre cube de chance à saisir, pour nous tous, avant que l'univers ne décide, à sa manière, de faire un grand ménage sur la terre ?


justice
© Inconnu
Le retrait partiel des forces armées russes de Syrie, qui a commencé le 15 mars 2016 sur ordre du président Poutine, loin de présenter un quelconque inconvénient pour la Syrie et la Russie, confère de nombreux avantages aux deux alliés.

Le principal intérêt de ce processus réside dans le fait que les Syriens reprennent ostensiblement la maîtrise de leur destin national. Cet avantage tant pour la Syrie que pour la Russie est très important. Pour la Syrie, cela signifie tout d'abord un renforcement de la position du président Bachar al-Assad. Celui-ci peut ainsi de nouveau asseoir son pouvoir sur le peuple syrien et les institutions de l'État syrien, au premier rang desquelles l'armée. Est aussi écarté le risque de voir la Syrie déraper dans un rôle de marionnette russe si l'intervention russe devait durer et s'intensifier.

Le début du retrait des forces armées russes fait clairement comprendre que la Syrie est maintenant capable de voler de ses propres ailes et de prendre ses propres décisions, aussi bien dans ses affaires intérieures que dans ses relations internationales. Du point de vue adverse, les terroristes soutenus à l'international n'auront plus la possibilité de se présenter comme les combattants pour la liberté contre un régime d'occupation et une marionnette russes et en tirer légitimité et popularité.

Dans une perspective russe, l'autonomie syrienne signifie qu'aucune situation ne puisse voir le jour où la Syrie deviendrait, avec une durée d'intervention croissante, un fardeau pour la Russie, engagerait ainsi durablement la puissance russe et grèverai la popularité du président russe. Au contraire, avoir en Syrie un ami autonome n'est pas une charge, mais un gain durable pour la Russie.

Snakes in Suits

Élections US : quel pays peut promouvoir ces cinglés au poste de Président ?


Commentaire : Un pays en perdition sans aucun doute, pour répondre à la question purement rhétorique du titre de l'article. Un pays dont la population n'est plus capable de différencier le mensonge de la vérité, le fantasme de la réalité ; un pays dont la population a été contaminée par la folie que ses dirigeants malades ont su distillé pendant leur gouvernance pathologique. Le point de non-retour a t-il été atteint ? C'est fort probable : le problème, enraciné depuis des décennies, semble avoir atteint un point culminant, et l'on comprend pourquoi :


Transcription de la vidéo :

« Tous les démocrates "chics" italiens, du Parti démocrate, aux anciens partisans des manifestations, à la gauche écologique libertaire, en somme cet agglomérat de démocrates, presque tous plus ou moins consciemment va-t-guerre, auxquels s'est malheureusement associé l'humoriste Crozza, ont lancé une véritable campagne stratégique offensive contre Donald Trump, le fasciste. Et ils vénèrent déjà la "première femme présidente des USA", avec cette nouvelle opération de maquillage stratégique (après celle pour Obama) du "personnage emblématique américain". Peu importe que Mme Clinton soit une belliciste hystérique, amie de la nazie Victoria Nuland qui est auteure du coup d'État nazi en Ukraine. Qui s'en préoccupe ? Tout va bien. Bien sûr que Trump est imprésentable, c'est évident. Mais c'est malheureusement le "moins pire" des candidats républicains ! (rire jaune)

Jetez un oeil à cette vidéo de Marco Rubio, son concurrent potentiel, si toutefois il y parvient, si l'appareil du parti républicain y parvient. Et posez-vous la question : quel genre de pays peut bien promouvoir ces cinglés au poste de Président ? C'est ça, la vraie question, et pas de savoir si Trump est fasciste ou pas. De toute façon, c'est un désastre ce type, aux plans éthique, moral, et même esthétique ou du spectacle. Et donc, la question qu'il faut se poser, selon moi, est celle-ci : comment peut-on être alliés, et même, colonisés, par un empire capable de propulser ces tarés, ces monstres, au poste de commandement de leur, et de notre destin. Et bon divertissement à tous. [+ courte vidéo effarante de Marco Rubio] »

Chess

Meilleur du Web: La Russie et la Victoire


Commentaire : Une partie de l'analyse de De Defensa, en prime :
Donc, sans aucun doute, formidable succès de communication. Poutine a fait taire le torrent diluvien de mensonges, contre-vérités, diffamation et narrative-fantasy qui se déverse sur la Russie depuis 2012-2013. Objectivement, c'est une véritable "victoire" qui laissera des traces dans le système de la communication. On va très vite revenir à la diabolisation systématique et diluvienne de la Russie, parce que la dynamique irrésistible du déterminisme-narrativiste va dans ce sens, mais on y sera de plus en plus mal à l'aise, de plus en plus vulnérable, surtout que s'exercera une pression grandissante de ceux qui entendent dire ce qu'ils pensent, - dans un sens favorable d'une façon générale, à la Russie. De ce point de vue qui n'est pas rien car il est du domaine stratégique, la Russie a porté un coup sévère à la machine de guerre antirusse du Système et cela représente une victoire réelle, - comme on dit d'une bataille gagnée sans que la guerre soit finie, - loin, très loin de là, car le Système ne changera pas à cet égard ; mais cette guerre-là ne cesse d'affaiblir le Système, dans la pure logique de cette entité puisqu'elle est par essence aveugle et sourde à la moindre réforme de sa politique et de sa stratégie, en plus d'être d'une très grande stupidité.

poutine
© Inconnu
L'annonce par le président russe du « retrait du regroupement principal de son contingent » [1] a provoqué une nouvelle campagne de désinformation. Selon la presse occidentale et du Golfe, Vladimir Poutine serait « irrité » par l'intransigeance du président Bachar el-Assad et aurait décidé de quitter la Syrie pour le placer en face ses responsabilités. Les mêmes commentateurs ajoutent que n'ayant plus d'allié, ce dernier devra faire des concessions à Genève et accepter d'abandonner son pays. Moscou aurait fait un beau cadeau à Washington pour les cinq ans de la guerre « civile ».

Or, tout ceci est absurde.

1- L'intervention militaire russe a été négociée dès 2012 par le général Hassan Tourekmani. Elle n'est advenue que trois ans plus tard, Moscou souhaitant terminer la mise au point de ses nouvelles armes avant de se déployer. Les troupes russes ont commencé à s'installer en juillet 2015 et nous avons été les premiers à l'annoncer, information immédiatement reprise par la presse israélienne, puis par les médias internationaux [2]. Il était convenu que la campagne de bombardement débuterait après la réunion du Conseil de sécurité qui devait se tenir en marge de l'Assemblée générale de l'Onu et dureraient jusqu'à la Noël orthodoxe, le 6 janvier 2016.

Il était également prévu que, lorsque la paix reviendrait, une force de l'OTSC serait déployée pour la maintenir ; ce qui n'a pour le moment pas pu avoir lieu.

Jet5

Ces troupes russes qui resteront en Syrie

La Russie retire de Syrie plus de la moitié de ses chasseurs et bombardiers, tout en maintenant les systèmes de DCA et la flotte en Méditerranée, ont annoncé à RBTH des experts militaires russes. Mais même après le retrait de la majeure partie du contingent en Syrie les forces armées russes continueront d'effectuer des frappes contre les positions des terroristes de Daech.

russia
© Ramil Sitdikov / RIA NovostiPilote russe près d'un Su-34 sur la base aérienne de Hmeimim
Les forces armées de Russie entament le retrait du gros de leurs unités depuis la Syrie. Selon les analystes militaires, le contingent des forces aérospatiales dans la région sera considérablement réduit, mais l'opération contre les extrémistes de Daech et du Front al-Nosra (organisations interdites en Russie) sera poursuivie.

Commentaire: Si seulement tous les conflits pouvaient se régler de cette manière, partout dans le monde, avec sérieux et respect, bonne volonté et diplomatie. Et avec la considération qu'il convient de donner à celui qui vient demander de l'aide. Chapeau Monsieur Poutine !

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