Les Maîtres du MondeS


USA

Lula et les BRICS pris dans une lutte à mort avec l'Empire du chaos

Traduit par Questions Critiques

Luiz Inacio Lula da Silva
© Paulo Whitacker/ReutersFormer Brazilian President Luiz Inacio Lula da Silva
« BRICS » est l'acronyme le plus obscène pour l'axe Washington/Wall Street, et cela pour une bonne raison : la consolidation des BRICS est le seul projet organique de portée mondiale qui a le potentiel de faire dérailler l'emprise de l'empire exceptionnaliste sur ce que l'on appelle la « communauté internationale ».

Il n'est donc pas surprenant que les trois puissances clés des BRICS aient subi, depuis un certain temps, des attaques simultanées sur de nombreux fronts. Concernant la Russie, tout tourne autour de l'Ukraine et de la Syrie, la guerre des prix pétroliers, la curieuse attaque hostile contre le rouble et la diabolisation systématique de l'« agression russe ». Quant à la Chine, tout est lié à l'« agression chinoise » dans la mer de Chine méridionale et au raid (raté) contre la bourse de Shanghai/Shenzhen. Le Brésil est le maillon le plus faible de ces trois puissances clés émergentes. Fin 2014, il était déjà manifeste que la meute habituelle porterait sans retenue tous les coups possibles pour déstabiliser la septième économie mondiale, avec pour objectif un bon vieux changement de régime au moyen d'un méchant cocktail d'impasse politique (« l'ingouvernabilité ») poussant l'économie à s'enliser.

Parmi la quantité de raisons justifiant cette attaque, on retrouve : la consolidation de la banque de développement des BRICS ; l'initiative concertée des BRICS de commercer dans leurs propres devises, en contournant le dollar US et visant à une nouvelle devise de réserve mondiale pour le remplacer ; la construction d'un câble sous-marin de télécommunication en fibre optique entre le Brésil et l'Europe, ainsi que le câble des BRICS reliant l'Amérique du Sud à l'Asie de l'Est - tous deux contournant la mainmise des Etats-Unis.

Vader

Ukraine : quand les chancelleries occidentales glorifient une criminelle néo-nazie

Savchenko
L'hystérie qui s'est emparée des chancelleries occidentale est plus que surprenante. N. Savchenko, membre du bataillon punitif Aïdar, bataillon condamné par Amnesty international pour ses exactions, contre les populations civiles du Donbass, est jugée en Russie, à la frontière ukrainienne pour avoir causé, par sa correction des tirs, la mort de plusieurs civils et journalistes, notamment russes. Voir notre article ici. Il est vrai que la presse ne parle que d'un officier, d'un militaire. Auraient-ils honte de la vérité? Celle-ci est triviale.

J. Kerry, une fois n'est pas coutume, ouvre le bal des hypocrites. La pauvre Nadejda Savchenko est sur le point de mourir dans les prisons russes, suite à un procès inique. En effet, elle semble très malade. En arrivant en pleine forme, à la grande surprise des journalistes comme l'écrit la BBC, qui s'attendaient, après tout ce raffut, à voir une mourante. Et non, elle marche seule, droite, vive. Aucun problèmes. Où sont les "risques irréversibles pour sa santé" dont parlait Moghérini? Disparus.

Il est vrai que le schéma est connu. Rappelez-vous l'égérie révolutionnaire ukrainienne Y. Timochenko. La pauvre aussi en train de mourir dans les prisons du régime dictatorial de Yanukovitch. Avec une chambre particulière, la visite de médecins allemands et tout le confort. La campagne de lobbying auprès des politiques internationaux avait finalement été financée par son mari. Ils avaient tous suivis.


Commentaire: Une créature abominable, à l'image de ses thuriféraires occidentaux.


Airplane

Chronique de l'absurdité : l'Iran est responsable du 11 septembre

Anschlag World Trade Center 11. September 2001
Oubliez tout ce que l'on vous a raconté sur le fameux 11 Septembre 2001, les attentats contre les Tours Jumelles de New York et contre le Pentagone. Quinze ans après, le tribunal de New York vient de statuer. C'est l'Iran le responsable. Cela ressemble à une blague ou un canular, mais ce n'en est pas.

Selon Bloomberg, le juge George Daniels a conclu, le 10 mars 2016, que l'Iran était derrière les pirates de l'air qui ont perpétré les attentats de New York, de Washington D.C. et de Pennsylvanie, qui ont fait 2977 morts, et le condamne à payer la somme de 10, 5 milliards de dollars de dommage aux familles des victimes.

Ben Laden ? Il n'est mentionné nulle part. Le juge ne s'attarde pas sur le fait que si Ben Laden était innocent, son exécution par les Navy Seal, au nom de son implication supposée dans ces attaques, serait un meurtre pur et simple. Il ne s'attarde pas non plus sur la nationalité des supposés pirates de l'air. Si l'on se souvient bien, la version officielle avait établi qu'ils étaient Saoudiens pour la plupart. Le juge a dû l'oublier. Pour lui, c'était des agents iraniens.

Bomb

Dans un silence médiatique assourdissant, Daesh a perpétré une attaque chimique à Alep

Alepo
© AP Photo/ Hassan Ammar
Le gouvernement syrien n'a plus accès à des armes chimiques puisqu'il a détruit son arsenal, alors que de nombreux groupes radicaux, y compris Daesh, disposent toujours de ce type d'armes, explique l'ex agent du FBI Coleen Rowley.

Les Unités de protection du peuple kurde (YPG) ont dit avoir subi une attaque à l'arme chimique mardi, qui a été supposément lancée par plusieurs groupes islamistes d'opposition dans la ville d'Alep.

L'YPG a publié des images non vérifiées montrant ce qui apparait être un nuage de phosphore jaune. Les forces kurdes n'ont mentionné ni Daesh ni al-Nosra parmi ces groupes armés radicaux.

RT : Supposons que la déclaration d'YPG soit vraie. Qui, à votre avis, pourrait se cacher derrière cette attaque à l'arme chimique ?

Coleen Rowley : Je ne sais pas. Ça peut être n'importe qui, notre propre directeur du renseignement national James Clapper a déclaré devant un comité du Congrès il y a près de trois semaine que Daesh a accès à des armes chimiques. Il a mentionné le chlore, le gaz moutarde. Il a également mentionné qu'ils ont accès à des produits chimiques de base afin de fabriquer leurs propres armes chimiques. Et j'imagine que, puisque Daesh y a accès, un certain nombre d'autres groupes peuvent aussi y avoir accès.

Commentaire: Dans un communiqué, les YPG accusent la Turquie fourni des armes chimiques aux terroristes :
"Nos sources infiltrées dans les groupes terroristes nous ont confirmé l'emploi de substances toxiques. Ils disposent également d'éléments prouvant que les terroristes ont reçu du gaz sarin de la Turquie."



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Meilleur du Web: Michel Collon et la manipulation médiatique : « L'information est trop importante pour la laisser aux seuls journalistes »


Commentaire : Les fous dangereux qui sévissent au plus haut niveau avec, à leurs bottes, les médias dominants qui relaient leur vision distordue de la réalité, ont besoin d'un auditoire avalisant, même mollement, les mensonges et les mystifications en tous genres. On comprend, à la lecture de l'article ci-dessous, combien cette complicité, active pour les journalistes, passive pour le citoyen, contribue à nourrir, à faire perdurer et empirer cette entropie avérée du Système. En acceptant l'imposture, par ignorance, calcul, peur ou paresse, il n'est plus possible de douter que la multitude participe elle aussi à la dégradation de son environnement, de son psychisme, et au final, de son humanité. Ce que l'on peut vérifier soi-même, concrètement, tous les jours, en allumant sa propre télévision.

En toute logique, les signes des temps nous le confirment aussi, l'aveuglement maladif qui semble nous caractériser ne nous entraine t-il pas inéluctablement vers notre propre destruction ?

collon
Pour nombre de nos collègues, Michel Collon, c'est l'horreur : hors de la bien-pensance médiatique, décryptant la manipulation de l'information organisée dans leurs journaux, télévisions ou radios pour égarer les citoyens, soulevant les lièvres sur la propagande de guerre, l'économie mondiale, les rapports de domination... Alors, c'est l'omerta.

Ce qu'il dit pourtant, notamment sur sa plateforme Investig'Action (1), est d'une pertinence redoutable. Ouvrier en usine à Liège, en Belgique, dans les années 1970, Michel Collon fait ses premières armes de journaliste en couvrant les grèves et luttes sociales pour Solidaire, hebdomadaire du Parti du travail de Belgique. En 1990, sa rédaction lui demande d'écrire sur la première guerre du Golfe.

« Je ne connaissais rien au Moyen-Orient, ne parlais pas l'arabe, n'avais jamais été en Irak. J'ai donc essayé de me documenter. »

Il lit Le Monde, regarde TF1, Antenne 2 (ex-France 2) et leurs équivalents belges, Le Soir, la RTBF et RTL. Puis il téléphone, envoie des fax à des experts du Moyen-Orient. Et là, surprise :
« Les faits qu'on me présentait ici étaient complètement différents de ceux que j'entendais de là-bas. Je parle des faits, et non des opinions. Chacun a son opinion, mais les faits sont noirs ou blancs. »
À la fin de la guerre, en 1991, il s'entoure d'une dizaine de personnes mobilisées, « dont un certain Majed Nehmé », et procède à ce qu'il appelle un « test-médias ». Tous les articles du Monde et du Soir de cette période sont passés par une grille de lecture : nombre de lignes, temps employé (présent ou conditionnel) et aspects de censure.

Arrow Up

Les colonisateurs de la Libye

Dans la comédie des équivoques pour le petit théâtre de la politique, le premier acteur Renzi a dit qu'en Libye « l'Italie fera sa part », ainsi -dès que le Pentagone a déclaré que l'Italie assurera le « rôle guide »- a-t-il déclaré : « La mission militaire italienne en Libye n'est pas à l'ordre du jour » alors qu'en réalité elle a déjà commencé avec les forces spéciales que le parlement a mis aux ordres du premier ministre.

libye
© GoogleLes Italiens en Libye et ce qui s'en est suivi
Celui-ci, pour donner le feu vert officiel, attend que se forme en Libye « un gouvernement super-solide qui ne nous fasse pas refaire les erreurs du passé ». En attendant que dans le désert libyen on fasse apparaître le mirage d'un « gouvernement super-solide », jetons un regard au passé.

Commentaire: Et nous savons ce qui est arrivé en Libye, ce qui est arrivé au peuple libyen, ce qui est arrivé au Colonel Kadhafi. La colonisation continue à coup de bombes.

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Bomb

Le Liban et le Hezbollah sont-ils les prochaines cibles de l'Axe du mal ?

Lebanon flag
Immédiatement après sa défaite au Liban en 2000, Israël a commencé à chercher la riposte qui compenserait son échec face au Hezbollah. Pour cela, il a organisé la première « Conférence d'Herzliya », puis a exécuté une série d'actions hostiles contre la région, avant d'en arriver à sa guerre contre le Liban en 2006 ; une agression sur laquelle ont misé les tenants du projet américano-sioniste comme point de départ de la création d'un Moyen-Orient contrôlé par les États-Unis où il n'y aurait plus place pour la Résistance et tous ceux qui pourraient y songer [1]. Mais le combat héroïque du Hezbollah a dissipé ses rêves hostiles. Il est sorti victorieux de cette guerre, instaurant les bases d''une « dissuasion active » douloureuse pour Israël.

L'une des conséquences de cette victoire de 2006 fut le virage des planificateurs de ce projet d'occupation colonisatrice vers la stratégie dite du « soft power », telle qu'adoptée par les Forces de l'OTAN en 2010, avec pour résultat l'incendie catastrophique présenté par l'Occident comme un « printemps arabe » qui est, en réalité, un printemps américano-sioniste censé anéantir l'« Axe de la Résistance » à partir de sa citadelle centrale : la Syrie.

Mais malgré la multiplication des plans et les stratégies successives, la Syrie, l'Axe de la Résistance et dernièrement, la Russie, ont réussi à créer une nouvelle donne fondée sur trois constats :

- L'agression est incapable d'atteindre ses objectifs, la Syrie étant reconnue une et indivisible.
- Le poids militaire et stratégique de l'Axe de la Résistance est désormais plus important qu'il ne l'était il y a cinq ans.
- Le temps joue en faveur de la Résistance, le camp des agresseurs de la Syrie pouvant obtenir, aujourd'hui, davantage que ce qui lui resterait demain.

Bomb

Semaine 21 de l'intervention russe en Syrie : est-ce qu'une invasion turco-saoudienne est en préparation ?

Traduit par Diane, vérifié par Ludovic, relu par Diane pour le Saker francophone

Syria Sheikh Maksoud bombing
© Lizzie Phelan / Facebook
Le cessez-le-feu en Syrie (qui n'est pas vraiment un cessez-le-feu, mais plutôt une concentration des opérations de combat), tient étonnamment bien. C'est dû d'abord à la tactique brillante consistant à contraindre chaque groupe combattant en Syrie à se définir lui-même comme un bon modéré, et jouir d'une sécurité garantie, ou comme un mauvais terroriste et devenir une cible indiscutablement légitime qui peut concerner tout le monde.

De jure, les seuls qui peuvent légalement frapper tout le monde sont uniquement les Russes et les Syriens; tous les autres, y compris la coalition dirigée par les États-Unis, sont présents dans l'illégalité totale, mais le dernier accord reconnaît de facto le droit de toutes les parties à attaquer les terroristes. En forçant chaque groupe à se définir lui-même, les Russes ont ôté toute crédibilité à l'accusation assez absurde qu'ils bombardaient les bons terroristes, cette dernière catégorie ayant essentiellement disparu du conflit. Et pour être vraiment honnête et franc à ce propos, les États-Unis ont été forcés d'accepter la définition russe du terroriste comme «quelqu'un qui combat le gouvernement syrien». Oh, je sais, ils n'ont jamais été d'accord avec une telle formulation, mais puisque ceux qui jusqu'ici combattaient étaient catalogués comme bonne et mauvaise opposition au gouvernement syrien, et puisque maintenant la bonne opposition accepte la trêve/cessez-le-feu, cela signifie que tous ceux qui combattent le gouvernement sont mauvais, ipso facto. Donc quiconque prend les armes contre le gouvernement syrien est mauvais et une cible légitime pour être totalement éliminé. CQFD.

Stock Down

L'effondrement des banques italiennes menace de faire plonger dans le chaos le système financier européen

Traduit par Business Bourse

leaning tower Pisa
© Associated Press A view of Pisa's Piazza dei Miracoli (Miracles' square) with the famous leaning tower.
Le système bancaire italien est une "Tour de Pise" qui pourrait littéralement s'effondrer à tout moment. Et comme les banques italiennes commencent à tomber comme des dominos, cela déclenchera une panique financière dans toute l'Europe comme nous ne l'avons jamais vu auparavant. J'ai écrit au sujet des difficultés en Italie en Janvier, mais depuis ce temps, la crise s'est aggravée. Actuellement, les valeurs bancaires italiennes ont chuté de 28 % depuis le début de l'année 2016, et quand vous regardez certaines des plus grandes banques italiennes, les chiffres deviennent encore plus effrayants. Ce lundi 07 Mars 2016, les actions de Monte dei Paschi étaient en baisse de 4,7 %, et elles ont chuté de 56 % depuis le début de l'année. Les actions de Carige ont baissé de 8 %, et elles se sont effondrées de 58 % depuis le début de l'année. Voilà à quoi ressemble une crise financière, et tout comme nous le voyons en Amérique du Sud, les problèmes en Italie semblent s'accélérer de façon significative.

Qu'est ce qui fait que l'Italie soit si importante ?

Eh bien, nous avons tous vu combien il était difficile pour le reste de l'Europe d'arriver avec un plan d'aide pour sauver la Grèce. Mais la Grèce est relativement minuscule car c'est seulement la 44ème plus grande économie au monde.

Or l'économie italienne représente un poids bien plus conséquent. L'Italie est la 8ème plus grande économie au monde, et le ratio de la dette publique par rapport au PIB est d'environ 132%.

USA

L'ère de l'autoritarisme

Traduit par Laurent Schiaparelli, vérifié par Ludovic, relu par Diane pour le Saker Francophone
... «J'étais stupéfait, désarçonné. C'était l'Amérique, un pays imparfait, mais où les gens pouvaient s'exprimer, écrire, se réunir, et manifester sans craindre de représailles. Ces droits étaient inscrits dans la Constitution, la Déclaration des Droits. Nous étions une démocratie...

Mais je savais que ce n'était pas un rêve ; il y avait bien une bosse douloureuse sur le côté de ma tête... L'État et la police n'étaient pas des arbitres neutres dans une société d'intérêts divergents. Ils étaient du côté des riches et des puissants. La liberté de parole ? Essayez un peu pour voir, et la police montée, avec ses matraques et ses revolvers, sera là pour vous en dissuader. Dès lors, je cessai d'être un libéral, un croyant dans la capacité de la démocratie américaine à s'auto-corriger. Je devins un radical, croyant que quelque chose n'allait vraiment pas dans ce pays, pas seulement l'existence de pauvres au milieu d'une richesse insolente, pas seulement la condition pitoyable des Noirs, mais quelque chose de pourri à la base. Cette situation nécessitait non pas un nouveau président ou de nouvelles lois, mais de déraciner l'ordre établi, et d'introduire une nouvelle société, fondée sur la coopération, la concorde et l'égalité.» Howard Zinn, historien
Les États-Unis sont à la croisée des chemins.

L'Histoire montrera peut-être que c'est à partir de ce point d'inflexion que nous avons abandonné tout semblant de gouvernement constitutionnel et sommes entrés dans un État militaire où tous les citoyens sont suspects et où la sécurité l'a emporté sur la liberté.

Dans tous les cas, nous vivons une époque où les agents gouvernementaux jouent dans l'ombre leur propre partition, qui sert leurs intérêts, sans que rien ne soit fait pour respecter l'équilibre des pouvoirs, pendant que les citoyens de ce pays sont humiliés de multiples façons et voient leurs droits bafoués, sans trop d'espoir que justice leur soit faite.

Comme je l'explique clairement dans mon livre La Bataille des États-Unis: L'offensive sur le peuple américain (Battlefield America: The War on the American people), nous sommes sortis de l'ère du gouvernement représentatif et sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de l'autoritarisme. Même s'il est constamment en train de s'adapter, cette parodie de justice et de gouvernance qu'est devenu le gouvernement est la nouvelle norme aux États-Unis.

Vous ne me croyez pas ? Laissez-moi vous faire faire un tour d'horizon rapide, mais préparez-vous mentalement : ce que vous allez lire est particulièrement déprimant pour tous ceux qui se rappellent encore à quoi ressemblaient les États-Unis d'Amérique.