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Bomb

L'attentat à Ankara sert de prétexte pour intensifier la guerre contre les Kurdes


Commentaire : Peu créatif, Erdogan, pour la deuxième fois en deux mois, a encore massacré quelques dizaines de civils turcs dans un attentat sous faux drapeau dans le but de continuer sa guerre meurtrière contre les Kurdes.

Sur l'attentat de février voir :
  • Attentat d'Ankara : les YPG réfutent leur implication et pointent vers une opération sous faux drapeau



Ankara blast
Après l'explosion qui a secoué Ankara le 13 mars dernier, la répression des Kurdes de Turquie opérée par Ankara va probablement s'intensifier, ce qui servirait d'excuse aux autorités pour s'emparer de territoires syriens, selon certains experts.

Pour la deuxième fois en moins d'un mois, la capitale turque a été secouée par une explosion. Au soir du 13 mars, une voiture piégée a explosé dans un quartier très fréquenté d'Ankara faisant au moins 37 morts et des centaines de blessés.

Plusieurs suspects ont été arrêtés. Les services de sécurité ont déclaré à Reuters qu'une jeune femme de 22 ans, membre du groupe armé du «Parti des travailleurs du Kurdistan», figurait parmi les deux personnes suspectées d'avoir perpétré cet acte terroriste.

Die

Le dernier coup de poker de Vladimir Poutine

poutine
168 jours après le début de l'opération militaire, Vladimir Poutine a stupéfié tout le monde en annonçant le retrait de "la majeure partie" des forces russes de Syrie. Et déjà affluent les commentaires étonnés, médusés ou cyniques, comme cela fut le cas le 30 septembre dernier lorsque Moscou avait annoncé le déploiement du contingent militaire. Que cache cette déclaration que personne n'attendait?

Plusieurs hypothèses sont plausibles. Il est certain que l'intervention russe a considérablement changé la donne sur et autour du terrain. Selon le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, Moscou a réussi à couper la voie principale du trafic d'hydrocarbures entre la Syrie et la Turquie en privant les terroristes de leurs sources de ravitaillement. "Les avions russes ont détruit 209 sites de production et de transformation de pétrole et 2.912 camions-citernes en Syrie, a déclaré le ministre. Ils ont effectué plus de 9.000 sorties et porté des frappes contre les positions des terroristes de Daesh et du Front al-Nosra. Nos actions ont permis de déloger les terroristes de Lattaquié, de rétablir la communication avec Alep, de libérer la plus grande partie des provinces de Hama et de Homs, de débloquer la base aérienne de Kuweires, de rétablir le contrôle des champs pétrolifères près de Palmyre."

Bulb

Poutine sur le retrait des forces russes


Commentaire : Les brailleurs occidentaux sont bien silencieux... Mais ou sont passés les Poutine nouvel Hitler, Poutine l'oligarque, Poutine l'impérialiste, Poutine fils de Staline, Poutine l'envahisseur, Poutine l'illégitime ? Ah il est bien sûr évident que le merdia traditionnel préfère pondre et diffuser des séries télés qui montrent une Russie qui envahit la Norvège plutôt que de s'atteler à reconnaitre ses propres torts. Qu'à cela ne tienne : le retrait des forces russes est un acte fort. De facto, la portée du geste balaye toutes les propagandes et tous les mensonges.

Là ou les États-Unis fomentent des regime-change à tour de bras aux quatre coins de la planète, démocratie salvatrice oblige, la Russie montre qu'elle n'impose rien et qu'elle laisse la Syrie décider de son avenir, après lui avoir rendu sa souveraineté. N'est-ce pas là la marque d'une politique juste, sensée, humaine ?

Enfin, concrètement, l'action Russe, c'est aussi ça :
Au cours des 14 derniers mois, l'Etat islamique a perdu le contrôle sur environ 22% de ses territoires occupés en Syrie et en Irak. Ces chiffres ont été indiqués par une étude de l'agence d'analyse IHS, relayée mercredi par l'antenne russe de la BBC. Selon les estimations de la société d'experts, Daesh a perdu au cours de la même période jusqu'à 40% de ses avoirs financiers, provenant principalement de la vente de pétrole. Les analystes expliquent cela par le fait que les extrémistes ne contrôlent plus la frontière entre la Turquie et la Syrie.

poutine
© Inconnu
Lundi 14 mars 2016, à la surprise de tous les observateurs, Vladimir Poutine a décidé du retrait des troupes russes déployées en Syrie depuis le 30 septembre 2015. Les termes précis employés et le bilan dressé permettent de comprendre la portée d'une telle décision pour le règlement du conflit en Syrie, et aussi pour la place désormais incontournable de la Russie sur l'échiquier mondial.

Après avoir écouté le bilan de l'intervention russe en Syrie (voir ci-dessous) le président Vladimir Poutine a déclaré :

Eye 1

Violences policières : le rapport cinglant de l'ACAT


Commentaire : Le système étant ce qu'il est, porter plainte contre les forces de l'ordre est un vrai parcours du combattant, en France :
Les problèmes rencontrés par les victimes de violences policières sont :
  • des pressions exercées par les policiers pour obtenir la signature de procès verbaux (P.V.) rédigés dans le sens qui leur convient.
  • Des dépôts de plainte quasi systématiques des policiers pour "outrage et/ou rébellion" dont le but est, le plus souvent, de justifier les violences illégitimes par l'attitude belliqueuse de la victime. Les délits d'outrage et de rébellion ( articles 433-5 et 433-6 du code pénal) sont punis d'une peine maximum de 6 mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende et relèvent du tribunal correctionnel. L'un des objectifs de toutes les démarches décrites dans ce guide sera de faire joindre dans une même audience, la plainte de la victime de violences policières et la plainte des policiers pour outrages et rébellion.
  • Le classement presque systématique des plaintes des victimes de violences policières par le Parquet, sur la base des enquêtes diligentées par les services de police ou de gendarmerie, ce qui aboutit à une certaine impunité des forces de l'ordre pour de tels agissements.
  • Le problème de l'audiencement de ces plaintes : les plaintes des policiers et les plaintes des victimes sont très exceptionnellement jointes lors d'une même audience, ce qui conduit le magistrat à avoir une vision tronquée des faits. De plus, les victimes de violences policières sont pratiquement toujours condamnées lorsque les policiers portent plainte pour " outrage et/ou rébellion ".
Nous avons aussi pendant ce temps « Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, [qui] souhaite en effet instaurer un nouveau régime d'irresponsabilité pénale pour les policiers, gendarmes, douaniers et militaires qui auront fait un usage de leur arme en cas d'« absolue nécessité » contre quelqu'un qui vient de commettre ou tenter de commettre un meurtre et qui s'apprête à recommencer. »

Un verrouillage légal qui parfait l'efficacité des forces de l'ordre pour en faire un instrument de domination presque tout-puissant.


policiers armés de Flash-Ball
© GEORGES GOBET / AFPDes policiers armés de Flash-Ball durant une manifestation contre les violences policières à Nantes en novembre 2014
Au moment où l'Etat dote les brigades anticriminalité de la police d'armes de guerre, et alors que le Parlement discute d'un assouplissement des règles d'ouverture du feu par les forces de l'ordre, l'ONG française de défense des droits de l'homme Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) publie lundi 14 mars un rapport cinglant sur les violences policières. « On s'est demandé si notre message serait audible dans le contexte post-attentats, reconnaît Aline Daillère, auteure du rapport « L'ordre et la force ». En réalité, le moment est propice, car nous craignons des dérives dans un cadre législatif où les forces de l'ordre ont des possibilités d'usage des armes élargies. »

Au terme d'une enquête de dix-huit mois, l'ACAT dresse un état des lieux peu reluisant. Elle s'est en particulier penchée sur 89 cas de blessures graves survenues entre 2005 et 2015, et ayant entraîné la mort pour 26 d'entre eux. Ces affaires ont été recensées par le biais d'associations, d'avocats ou à travers des articles de presse, puisqu'il n'existe pas en France de recensement exhaustif et officiel.

Leur analyse fait apparaître un changement dans la doctrine du maintien de l'ordre. Pour Aline Daillère, « on glisse d'une conception où l'on maintenait à distance des manifestants à une conception où l'on vise ces manifestants. C'est flagrant avec le Flash-Ball », capable de tirer des balles en caoutchouc « à la vitesse d'un TGV ».

« Le recours de plus en plus important à des armes intermédiaires, à compter des années 1990, a entraîné un nombre important de blessés graves », relève l'ONG, en particulier à l'occasion de manifestations ou « d'opérations de sécurité dans des quartiers jugés sensibles ou des zones à défendre (Notre-Dame-des-Landes, Sivens) ». L'ONG dénombre depuis 2005 au moins 1 mort et 39 blessés graves par Flash-Ball, dont 21 ont perdu l'usage d'un œil. Trente pour cent de ces victimes sont mineures. Les risques, compte tenu notamment de l'impossibilité d'obtenir une visée précise sur une foule en mouvement, sont « totalement disproportionnés au regard des objectifs policiers », estime l'ACAT, qui recommande leur retrait total.

Les pistolets à impulsion électrique (PIE), utilisés depuis 2004, ne sont pas épargnés. L'ONG note un usage en « augmentation constante ». « Parce que considérés comme inoffensifs, ils semblent favoriser le recours à la force, au détriment de la négociation », s'inquiète le rapport, qui relève des utilisations abusives à des seules fins de menottages. L'ACAT recommande l'interdiction de leur usage en mode contact et l'enregistrement vidéo et sonore de leur emploi, alors que quatre personnes seraient décédées en France peu après l'utilisation du Taser ; même si, précise le rapport, « dans toutes ces affaires, la justice a conclu à l'absence de lien entre le décès et le tir de PIE ».
La réponse disciplinaire et pénale apportée aux allégations de violence policière illégale constitue d'ailleurs l'autre grand volet de l'étude. Il y est question d'« opacité profonde » et de « graves défaillances dans les enquêtes administratives et judiciaires effectuées à la suite de plaintes pour violences policières ».

Chess

Surprise : Poutine ordonne le début du retrait des forces russes de Syrie car « les objectifs ont été atteints »


Commentaire : Monsieur Poutine est un excellent joueur d'échecs ; nous en avons eu maintes fois la preuve au cours de ces derniers mois. L'effet de surprise, jusqu'au choc, généré par l'annonce du retrait est certainement le tout premier effet recherché. Il crée, a minima, une déstabilisation. Or nous savons tous qu'une déstabilisation psychologique, de celle que subissent sans doute tous les protagonistes de la situation, entraine un déplacement des évaluations, des valeurs et des repères. Les jugements et les comportements sont modifiés ; l'on tend à réagir plutôt qu'à réfléchir ; les vraies natures psychologiques se révèlent, en général aux yeux de tous. Les masques tombent.

Est-ce là un des buts recherchés ? Comment réagiront-donc les opposants ? Motivés par ce qu'ils croient être une opportunité, leurs actions prochaines prouveront-elles, de façon irréfutable et pour la planète entière, que c'est une politique de domination et de destruction qui détermine en fin de compte toutes leurs actions ? Verrons-nous chez eux la même intelligence et la même intégrité dont la Russie fait preuve depuis des mois ? Il y a de quoi en douter.


Le président russe Vladimir Poutine a ordonné au ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, d'entamer le retrait des troupes de Syrie à partir du 15 mars. «J'estime que les objectifs fixés au ministère de la Défense ont été atteints de manière générale. C'est pourquoi j'ordonne de commencer le retrait d'une partie importante de notre groupe militaire du territoire de la République syrienne arabe à partir de demain », a déclaré Vladimir Poutine lors de sa rencontre avec le ministre de la Défense Sergueï Choïgou et le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

putin
© SptunikMonsieur Poutine

Moscou maintiendra toutefois opérationnelles ses bases aérienne à Khmeimim près de Lattaquié et navale à Tartous, pour contrôler le respect du cessez-le-feu entré en vigueur en Syrie le 27 février dernier, a ajouté le président russe.

Dollar

Un organisme, financé par les Etats-Unis, fomentait une révolution de couleur en Russie

révolution de couleur
Le Comité d'enquête de Russie a établi qu'une structure sociale de soutien aux protagonistes de l'"affaire Bolotnaïa" bénéficiait d'un financement étranger. D'après la structure d'Etat, les documents confisqués à une militante d'opposition confirment l'existence de "centres" d'incitation à une "révolution de couleur" en Russie.

Le Comité d'enquête a confisqué à Natalia Pelevina, membre du Parti de la liberté nationale PARNAS, des documents qui prouvent que la Fondation nationale pour la démocratie (NED), une organisation dépendant du ministère américain des Affaires étrangères, finançait les activités du Comité du 6 mai, une structure sociale formée en soutien aux protagonistes de l'affaire dite Bolotnaïa.

La structure en question était engagée dans "la discréditation des organismes d'enquête et de l'Intérieur examinant l'affaire sur les troubles de masse survenus le 6 mai 2012 sur la place Bolotnaïa", a fait savoir le porte-parole du Comité d'enquête, Vladimir Markine.

USA

Vers une nouvelle guerre américano-sioniste au Liban

Michel Sleiman
Michel Sleiman fut élu, le 25 mai 2008, par la Chambre des députés en violation de la Constitution libanaise (l’article 49 interdit à un haut fonctionnaire d’être élu moins de deux ans avant d’avoir quitté ses fonctions). Il ne fut pas installé par son prédécesseur, Émile Lahoud, mais par l’émir du Qatar, en présence du représentant de l’ancienne puissance coloniale française, Bernard Kouchner, siégeant non pas à la tribune, mais sur le banc du gouvernement.
Depuis mai 2008, le Liban ne respecte plus sa propre constitution et n'a plus de budget. Le pays, aujourd'hui à la dérive, est redevenu une proie facile pour Israël. L'échec de l'opération contre la Syrie conduit le parti colonial à se chercher une nouvelle cible. Si une seconde guerre civile peut encore être évitée, il sera difficile d'empêcher une nouvelle invasion.

Depuis l'accord de Doha et l'élection anticonstitutionnelle de Michel Sleiman comme président de la République, en 2008, le Liban n'a pas connu d'événement politique marquant jusqu'à août dernier. Au cours des sept derniers mois, le pays a été secoué lors de la « crise des ordures » par des manifestations susceptibles de déboucher sur une seconde « révolution du Cèdre », puis par une crise de confiance avec l'Arabie saoudite et ses alliés, enfin par une mise en cause internationale du Hezbollah. Trois événements qui, pris séparément, semblent s'expliquer par eux-mêmes et ne débouchent sur rien. Et pourtant...

En août 2015, débuta subitement la « crise des ordures » : l'État ne parvint pas à renouveler le contrat de ramassage des poubelles par la société Sukleen. En quelques jours, le pays dans son ensemble devint une vaste poubelle, les déchets s'amoncelant dans les rues. Des manifestations se formèrent accusant le gouvernement d'incurie. Bientôt des milliers de manifestants clamaient dans le centre de la capitale que les politiciens eux-mêmes étaient des ordures, pillant l'État au détriment des citoyens. Des médias évoquaient un début de révolution colorée comparable à la « révolution du Cèdre » organisée par les États-Unis après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri ; d'autres médias évoquaient une extension du « printemps arabe » [1]. En définitive la fureur populaire retomba car le système communautaire unique du Liban —imposé par la France— attache chaque citoyen à sa communauté religieuse et l'empêche de se positionner sur les questions nationales.

Commentaire: La soif de sang de l'Axe du mal ne sera jamais rassasié :
  • Le Liban et le Hezbollah sont-ils les prochaines cibles de l'Axe du mal ?



Star of David

Mise en cause des vigiles du Bataclan : leur « recruteur » est lié à Israël

Pointé du doigt par le chanteur et l'ingénieur du son du groupe Eagles of death metal, le service d'ordre du Bataclan a été recruté par un homme engagé en faveur du régime de Tel Aviv. Révélations.

Depuis 24 heures, c'est la bronca.

Choyé par la plupart des journalistes français depuis le 13 novembre, Jesse Hugues est soudainement devenu -ce jeudi 10 mars- un personnage "dégoûtant" pour bon nombre d'entre eux.

Le motif : sa déclaration "exclusive" -tenue la veille sur la chaîne américaine Fox Business- à propos des agents de sécurité du Bataclan, présentés comme d'éventuels complices des terroristes du 13 novembre.

Le 16 février, dans l'édition italienne de Vanity Fair, le chanteur controversé était allé encore plus loin en affirmant catégoriquement avoir vu -"avant le concert" et "avec Shawn" (l'ingénieur du son)- "deux" des terroristes "dans le Bataclan". Des propos similaires à ceux qu'il avait tenus dans l'édition du 3 décembre de Paris Match.


MIB

George Soros utilise les réfugiés comme une arme pour diviser l'Europe

george soros looking evil
Sounds about right...
Le 14 février le journal allemand « Frankfurter Allgemeine Zeitung » titrait : « Poutine utilise les réfugiés comme arme ».

Le « FAZ » cite ici ce que le sénateur américain John McCain avait dit la semaine précédente lors de la « conférence de Munich sur la sécurité ». Le « FAZ » écrit : « Pour le partisan de la ligne dure qu'est John McCain, Poutine n'a qu'un seul but : diviser l'Occident. » Il est révélateur que le multimilliardaire américain George Soros a utilisé presque les mêmes mots que McCain sur son site internet « project-syndicate.org » le 10 février, donc deux jours avant le début de la conférence de Munich sur la sécurité.

Soros écrit ce qui suit : « Le but actuel de Poutine, c'est d'accélérer la dissolution de l'UE, et le meilleur moyen pour y parvenir, c'est de l'inonder avec des réfugiés. ». Selon Soros, c'est la Russie qui provoque les énormes flux de réfugiés, parce qu'elle effectue sans cesse selon lui des attaques aériennes contre la population civile en Syrie. Evaluons maintenant les accusations de McCain et Soros contre Poutine.

Commentaire: Voir aussi :

  • Le Premier ministre hongrois accuse George Soros d'alimenter la crise des migrants en Europe



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Commentaire : Tous les aspects de notre vie sont potentiellement sous surveillance, à partir du moment ou l'on utilise un téléphone, un ordinateur, un compte en banque ou une voiture. Chaque jour qui passe apporte son lot d'innovations techniques fournissant au Système des moyens de contrôle de plus en plus précis. Qui entrainent dans le même temps un impératif de "simplification totalitaire" : la "bataille" Apple-FBI n'est-elle pas aussi une tentative détournée de faire légiférer la technologie, contraindre la nouveauté, pour qu'elle ne puisse pas représenter une menace incontrôlable envers l'autorité ? Et de façon un peu plus subtile, habituer les populations à penser qu'il est normal que le gouvernement sache tout de nous, puisque quelques lois l'y autorisent ?

La technologie actuelle nous rend déjà effaçable, déconnectable. Et entre les mains des gouvernants malades, c'est un excellent moyen de faire de nous de vrais "inexistants sociaux".


clavier
© CC BY 2.0

Nous parlions hier de la « guerre contre vous » qui se déroule en ce moment — et pas uniquement sur le front du cash. Prenez la bataille en cours entre Apple et le FBI.

Pour rappel, le FBI veut qu'Apple décrypte les données d'un iPhone utilisé par l'une des personnes impliquées dans la fusillade de San Bernardino en décembre dernier.

Apple affirme que si elle fournit au FBI les informations nécessaires pour décrypter les données, tous les utilisateurs d'iPhones seront vulnérables au piratage.

Ce combat va bien plus loin que simplement savoir si les autorités pourront pirater votre téléphone. Elles auront bientôt accès à toute votre vie. Le New York Times explique :
« Les smartphones actuels contiennent beaucoup de données personnelles — votre correspondance, vos photos, votre emplacement, votre dignité. Mais les appareils de demain, qui existent déjà sous forme rudimentaire, contiendront bien plus encore. Pensez à toutes les technologies que nous croyons vouloir — pas seulement des téléphones meilleurs et plus utiles, mais aussi des voitures qui se conduisent toutes seules, des assistants intelligents à contrôle vocal ou des appareils ménagers que vous pouvez gérer et surveiller à distance. Nombre d'entre eux auront des caméras, des micros et des senseurs récoltant plus de données, et nécessiteront des efforts encore plus sophistiqués pour tout comprendre. Les objets du quotidien enregistreront et analyseront la moindre de vos paroles ou actions ».