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Bizarro Earth

Restez chez vous dit l'Europe aux réfugiés de guerre

Le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé jeudi les migrants économiques à ne pas venir en Europe tout en dénonçant les décisions "unilatérales" de certains pays membres de l'UE, à quatre jours d'un sommet UE-Turquie crucial sur la crise migratoire.


Commentaire : Toutes ces réunions entre mandataires pour " régler " la crise des réfugiés et en arriver à la decision de dire aux réfugiés de rester chez eux ? Est-ce une farce ?


refugies
© Moustafa Jacoub"L'exil syrien" de Moustafa Jacoub

Commentaire: M. Tusk, qui represente l'Europe, veut parler avec M. Erdogan, un alié de l'EI (Daesh)... ?

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Vader

Une peine de 5 ans de prison en cas de refus de communiquer des données chiffrées

French law
Les organismes privés qui refusent de communiquer les données qu'elles hébergent avec des systèmes cryptologiques qu'elles ont conçues risqueront jusqu'à 5 ans de prison et 350 000 euros d'amende, si elles sont utiles à une enquête antiterroriste.

Quelques heures après avoir rejeté de justesse les amendements Ciotti et Galut qui proposaient de condamner le refus des constructeurs de coopérer au piratage de leurs smartphones (voire d'interdire leurs téléphones), l'Assemblée nationale a adopté jeudi après-midi un renforcement des sanctions pour les entreprises qui possèdent des données chiffrées et les clés, et refusent de les communiquer.

Présenté dans le cadre de l'examen du projet de loi de réforme pénale, l'amendement n°90 défendu par le député Philippe Goujon (LR) porte ainsi jusqu'à 5 ans de prison et 350 000 euros d'amende « le fait, pour un organisme privé, de refuser de communiquer à l'autorité judiciaire requérante enquêtant sur des crimes ou délits terroristes (...) des données protégées par un moyen de cryptologie dont il est le constructeur ».

Eye 1

France : à petits pas, vers la dictature politique


Commentaire : Si l'on ouvre Wikipédia à la page du mot dictature, nous pouvons lire ceci :
Une dictature est un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu'aucune loi ou institution ne les limite. La dictature est donc synonyme de régime autoritaire.
On peut toujours arguer qu'en France la pluralité des courants d'opinions et des partis politiques fait échec à toute velléité dictatoriale... Bla-bla de théoricien qui cache bien mal la réalité, avec : une uniformisation des médias, des programmes électoraux indifférenciables, des hommes politiques interchangeables, une bien-pensance incontournable, du politiquement correct généralisé, de l'auto-censure camouflée. Une seule et même force gouvernementale qui, quel que soit son nom, contraint en pratique, les hommes, les lois, les libertés.

surveillance
© Inconnu
Les députés débattent à partir d'aujourd'hui de la réforme pénale destinée à « renforcer la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement et améliorer l'efficacité et les garanties de la procédure pénale » comme son intitulé l'indique. Un texte à haut risque pour les libertés publiques selon le défenseur des droits, Jacques Toubon, qui redoute un abaissement de la démocratie et des droits fondamentaux.

En effet, il ne s'agit ni plus ni moins que de constitutionnaliser l'état d'urgence en inscrivant certaines de ses dispositions, propres à la lutte antiterroriste, dans le droit commun pour faire en sorte que l'exception devienne la règle. Même le député Les Républicains Patrick Devedjian s'est inquiété d'un texte qui banalise la surveillance de masse des citoyens et donne des pouvoirs exorbitants à la police administrative. Mais l'exécutif pourra sans nul doute compter sur la grande majorité des élus de l'UMPS pour valider une réforme dont la fonction première est de museler la contestation sociale, à l'image de l'état d'urgence.

Eye 1

Guerre au cash, guerre contre le peuple


Commentaire : La société sans cash est déjà presque une réalité dans certains pays du continent. En Suède par exemple, ou il n'est plus possible de payer son ticket de bus en liquide, cela va beaucoup plus loin :
[...] l'Église a dû s'adapter car les fidèles portent avec eux de moins en moins d'espèces [...] permettant ainsi aux paroissiens de sortir leur téléphone et de payer instantanément en faisant usage d'une application - « Swish » - mise en place par les banques du pays et qui rivalise désormais sérieusement avec les cartes de crédit.

[...]Les Sans Domicile Fixe eux-mêmes y sont désormais munis de terminaux lecteurs de cartes de crédit autorisant de recevoir les aumônes dans ce pays où les espèces représentent seulement 2% de l'économie suédoise. La Suède est en effet un pays où les commerçants n'hésitent pas à alerter la police si un client tente d'effectuer un paiement substantiel en cash. Car, comme le disent en substance les autorités, « il est suspect de payer en espèces »...
Un cauchemar totalitaire devenu réalité, ou le gouvernement sait très exactement comment et pourquoi vous dépensez votre argent, jusqu'au dernier centime. Il va sans dire que le jour ou celui-ci décide que le toléré d'hier devient l'indésirable d'aujourd'hui, allez hop ! Fini les sdf un peu trop crasseux, les manifestants un peu trop excités, les lanceurs d'alerte un peu trop dans le vrai. On pourrait même imaginer un barème de sanctions spécifiques : compartimenter l'utilisation des paiements électroniques, par exemple. Pour un tel, on supprime le droit d'utiliser les transports en commun, pour un autre, le droit d'effectuer tel types d'achats dans tels types de magasins, pour un troisième, on supprime le pouvoir d'investir financièrement dans tels ou tels types d'activités commerciales. Moduler à l'infini ce que les gens sont autorisés faire ou pas, pour un temps donné.

Entre les mains d'une caste politique malade et d'une bande de banquiers criminels, nous voilà devenu de simples esclaves, à la merci absolue d'un pouvoir tout-puissant.

guerre au cash
© Inconnu
Y a-t-il vraiment une « Guerre contre le cash » ?

Non. Il y a une guerre contre vous. Plusieurs pays — dont le Danemark, la Suède et la Norvège — sont déjà passés à la suppression quasi-totale du cash. D'autres, comme la France, ont interdit les transactions en espèces supérieures à certaines sommes. Il y a même des plans au plus haut du gouvernement de l'Inde — qui est l'une des sociétés les plus dépendantes au cash dans le monde — visant à décourager l'utilisation des espèces.

Parallèlement, des économistes et commentateurs de l'establishment — notamment les économistes de Harvard Larry Summers et Kenneth Rogoff, l'économiste en chef de la Citibank Willem Buiter, Andy Haldane à la Banque d'Angleterre et Martin Wolf du Financial Times — se sont déclarés en faveur d'une économie sans cash.

Comme nous l'avons récemment rapporté, Summers affirme qu'il est « temps de tuer le billet de 100 $ ». Selon le New York Times, « supprimer les billets à haute dénomination pourrait aider à lutter contre le crime ». Aujourd'hui, nous creusons un peu ce tas de fumier pour tenter de découvrir ce qu'il cache. Quelle surprise ! Voilà le Deep State — malodorant, méphitique et malfaisant.

Snakes in Suits

Pour Chomsky, l'ascension de Donald Trump est alimentée par la même désintégration sociale que celle qui a porté Hitler au pouvoir

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

Trump Hitler artwork
The artwork was painted on the side of the Hen and Chicken pub in Bristol.
Noam Chomsky dit que l'ascension de Trump est due en partie à des sentiments profondément enracinés et potentiellement fatals de peur et de colère.

Noam Chomsky dit que l'ascension de Donald Trump dans la politique américaine est en partie alimentée par une peur et un désespoir très profonds, qui pourraient être causés par une croissance alarmante du taux de mortalité chez les blancs pauvres sous-éduqués.

« Il trouve à l'évidence un l'écho dans des sentiments très profonds de colère, de peur, de frustration et de désespoir, probablement dans des parties de la population dont le taux de mortalité est en train d'augmenter, chose inouïe en dehors des guerres et des catastrophes naturelles » a dit Chomsky au Huffington Post, dans une interview de jeudi dernier.

La montée de Trump comme candidat républicain, en tête de la course à la présidence a fait l'effet d'un choc à beaucoup d'Américains, d'un bout à l'autre du spectre politique. Le grandiloquent démagogue milliardaire vient de remporter trois des quatre états primaires et vient en tête dans les sondages, à la fois au niveau national et dans les primaires encore à courir.. Il semble à présent sur le point de prendre une avance irrattrapable sur les autres candidats dans les semaines qui viennent, avec un programme de haine et de vitriol dont la cible sont les femmes, les Latinos, les musulmans et les autres minorités.

Bomb

La France continue sa guerre criminelle en Libye

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

Libya
© Reuters
La France est aux prises avec une guerre secrète en Libye, en violation flagrante de toutes les lois internationales. Mais informer sur ce crime est un délit ! Bienvenue dans le monde orwellien de l'État français.

Une information du quotidien français Le Monde vient, cette semaine, de soulever un peu le couvercle qui pèse sur les opérations clandestines en train de se dérouler dans ce pays d'Afrique du Nord. Elle a révélé que des forces spéciales françaises étaient engagées dans des missions secrètes, consistant à faciliter des frappes aériennes contre « le groupe terroriste État Islamique ».

Selon Le Monde, la mission a été autorisée par le président François Hollande. Les forces spéciales ont été déployées en vue d'une « action discrète » pour préparer les frappes contre des cibles islamiques.

Aussitôt, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est abattu sur le journal comme une tonne de briques, arguant du fait qu'il peut avoir « compromis» la sécurité de l'État.

Quenelle

Après le salon de l'agriculture, Hollande se reprend un flot d'insultes sur Periscope

Une rencontre du président de la République avec une entreprise a été diffusée en direct par son équipe sur les réseaux sociaux grâce à l'application Periscope, qui laisse apparaître les commentaires au vu et au su de tout le monde...


François Hollande a sans doute découvert ce 1er mars les joies de l'Internet grâce à Periscope. Ainsi que sa forte cote d'amour chez les internautes. Lors d'une visite aux salariés de ShowRoomPrivé.com à Saint-Denis, son équipe a en effet utilisé Periscope pour diffuser la rencontre en direct sur Twitter. Cette application permet de transmettre sur le réseau social une vidéo en direct, sans filtre. Elle a récemment fait les joies du joueur du PSG Serge Aurier qui, lors d'une session Périscope, a traité son entraîneur de "fiotte".


Dans le cas de François Hollande, cela a plutôt été l'inverse. Les insultes sont apparues en masse contre le président de la République durant la diffusion. Car, sur Periscope, les internautes visionnant la vidéo peuvent commenter en direct et leurs messages apparaissent sur l'écran, au vu et su de tous les autres "périscopeurs". Dans le cas de François Hollande, le flot était tellement important qu'il cachait parfois l'objet même de la vidéo. Hollande, donc. Florilège :

"Il fait rien pour les jeunes", "Il parle pour rien", "Hollande grosse pu***", "Faut qu'Hollande se casse"... sont ainsi apparus tout au long de la prise de parole présidentielle. Progressivement, le community manager de l'Elysée a commencé à bloquer certains utilisateurs.

Eye 1

État d'urgence : ces brillants députés qui prévoient le blocage de Facebook ou Twitter sans délai


Commentaire : C'est que les politiciens comprennent aussi les dangers potentiels de telles applications qui permettent à la population d'organiser, au choix, des stratégies, des actions, des revendications, des protestations. Le rassemblement populaire et une communion d'idée, voilà sans doute ce qui effraie vraiment les députés et le gouvernement, de façon plus générale.

Bientôt à la télé, dans les journaux : « Attentat au tweet, avec les nouvelles armes de destruction massive que sont les téléphones et les réseaux sociaux »


politiciens
© Inconnu
De nombreux députés Les Républicains ont cosigné un amendement du député Éric Ciotti au projet de loi de réforme pénale, pour permettre au ministre de l'Intérieur d'ordonner sur-le-champ et sans aucun contrôle le blocage d'un site qui provoquerait au terrorisme, « y compris les réseaux sociaux ».

La loi sur l'état d'urgence était censée être une loi d'exception. Mais pourquoi ne pas en faire la normalité ? Le député Éric Ciotti, déjà auteur d'un amendement qui prévoit d'interdire les iPhone ou les smartphones Android en France si Apple ou Google refusent de coopérer au déblocage des téléphones, propose de faciliter le blocage sans délai des sites internet.

Avec plusieurs dizaines de collègues du groupes Les Républicains, le député a déposé un amendement n°224 au projet de loi de réforme pénale qui dispose que « le ministre de l'intérieur peut prendre toute mesure pour assurer l'interruption de tout service de communication au public en ligne provoquant à la commission d'actes de terrorisme ou en faisant l'apologie ».

Flashlight

Cessez-le-feu en Syrie : la Russie tente d'isoler la Turquie

damas
Manifestation devant l’ambassade de Russie à Damas.
Depuis 2012, Moscou tente de rallier les Occidentaux à sa cause : défendre la civilisation contre le jihadisme, comme jadis le monde s'était uni contre le nazisme. Pour cela, il a d'abord dissocié la Maison-Blanche des combattants qu'il considère comme « jihadistes » et que les États-Unis désignent comme « rebelles ». Il tente aujourd'hui d'isoler la Turquie. Loin d'être un épiphénomène diplomatique, la cessation des hostilités en Syrie marque un retournement de situation. Washington vient d'admettre qu'il n'y a pas —ou plus— de groupes armés « modérés ».

C'est à tort que nous analysons la politique russe d'un point de vue arabe ou occidental. La Russie a sa propre vision des jihadistes qu'elle connaît depuis 1978, lorsqu'ils vinrent porter main forte aux pachtounes afghans contre le gouvernement communiste de Kaboul.

Vladimir Poutine a personnellement combattu les jihadistes du Caucase, notamment l'Émirat islamique d'Itchkérie (seconde guerre de Tchétchénie 1999-2000), et les a vaincus. À l'époque, les arabes se disaient solidaires des musulmans russes et ne comprenaient pas ce qui se passait là-bas, tandis que les Occidentaux, après la dissolution de l'Union soviétique, applaudissaient tous ceux qui tentaient de poursuivre le mouvement en disloquant la Russie. Pourtant, sur le terrain, il n'y a avait aucune différence entre l'Émirat d'hier et le Califat d'aujourd'hui. On appliquait la charia et on coupait les têtes de la même manière à Grozny qu'on le fait à Rakka.

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« Syrie: le grand aveuglement » : le reportage que les grands médias ne veulent pas que vous voyez


Commentaire : A l'instar du documentaire de Paul Moreira sur le coup d'Etat néo-nazi en Ukraine, la presse mainstream nous gratifie en moins d'un mois d'un autre très bon reportage, cette fois sur la Syrie.


La diffusion par France 2 de l'émission « Un oeil sur la planète - Syrie : le grand aveuglement - 18 février 2016 » n'a pas été appréciée par ces mêmes médias qui ont présenté une version mensongère de la guerre en Syrie.

Ce reportage a le grand mérite de jeter le discrédit sur les journalistes qui ont participé de cette désinformation sur la Syrie et dont nous avons maintes fois dénoncé le biais. Il ne fait que de remettre les pendules à l'heure et de redire ce que nous disions et que nos lecteurs savaient déjà.

Ce n'est donc pas, comme l'affirment, Cédric Mas dans Le Monde et Marie Peltier dans l'Express, une « entreprise de propagande » qui se fait « le porte voix de Damas ».

Le reportage « Syrie : le grand aveuglement » est seulement plus équilibré et en phase avec la réalité que ceux qu'en ont dit jusqu'ici les principaux médias.