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Meilleur du Web: La crise des réfugiés est une arme aux mains des Etats-Unis pour déstabiliser l'UE

Syrian refugees
© anongalactic.comGermany accepts all Syrian refugees...then loses them?
Un pion négligeable dans un gigantesque jeu d'échecs, l'UE est actuellement à la merci d'une menace très puissante : une déstabilisation causée par l'immigration de masse.

Avec les guerres qui font rage à travers le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (MENA), le monde s'est habitué, s'est désensibilisé à la litanie des tragédies humaines : la mort, la mutilation, l'exode humain généré par des armées de terroristes... Dans le sang et les flammes, on a vu des pays tomber aux mains de milices barbares, le fruit de ce qu'on nous dit être l'incapacité des régimes à réformer leurs institutions.

À la lumière de cette tragédie actuellement en cours, j'aimerais évoquer un produit dérivé de la guerre : la migration de masse que les semblables de Daesh et ses compagnons d'armes ont travaillé très dur à mettre en évidence, afin que leurs mécènes et leurs financiers puissent brandir une nouvelle arme de déstabilisation de masse, contraignant les gouvernement à accepter leur offres.

Comprenez bien que je fais référence à la migration per se... Je ne parle pas de la validité, des droits ou de la situation critique de la légitimité des réfugiés de guerre. Mon intérêt ici est de se focaliser uniquement sur le phénomène créé par la guerre, sur cette grande tragédie humaine, militarisée par certains pouvoirs pour servir des ambitions impérialistes sans scrupules.

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Les Etats-Unis préparent-ils une « révolution de couleur » en Russie?

Traduction : Dominique Muselet

Putin: Izbjeglička kriza je počela mnogo prije ruskih vazdušnih udara u Siriji
© Ria Novosti/Reuters
Via l'ancien ambassadeur indien M K Bhadrakumar, nous apprenons que le gouvernement russe se prépare à affronter une tentative de « révolution colorée », lors des élections parlementaires en septembre :
« La réunion annuelle du Service fédéral de sécurité de Russie (FSB), l'organisation qui a succédé au KGB soviétique, est une excellente occasion de prendre la température des relations « Est-Ouest ». (Le cliché de la guerre froide se révèle utile une fois de plus.) Le discours habituel du président Vladimir Poutine lors de la réunion du FSB, vendredi, à Moscou, a couronné cet événement.

Il a fait une annonce sensationnelle , à savoir que le FSB était en possession d'informations précises selon lesquelles on élaborerait en Occident des plans pour provoquer de l'agitation politique en Russie, pendant la période qui précède les importantes élections législatives d'octobre. Poutine a évité d'utiliser l'expression « révolution de couleur », mais il y a fait implicitement référence. »
Les différents services américains et les néo-conservateurs du Département d'Etat aimeraient certainement fomenter des révoltes en Russie. Mais il y a très peu de chances qu'un putsch réussisse à Moscou. Il n'y a pas d'opposition efficace au gouvernement actuel, et quelques difficultés économiques n'inciteront pas les Russes à prendre l'état d'assaut. Ils auraient pendu Eltsine plus d'une fois, si c'était le cas.

Colosseum

Un Patrimoine de l'humanité saccagé et anéanti par la folie de Daesh

La ville syrienne de Palmyre, inscrite au Patrimoine de l'humanité de l'UNESCO, comptait 70.000 habitants et beaucoup de monuments historiques avant l'arrivée des islamistes en mai 2015. L'édition suédoise Expressen a documenté, au moyen d'une caméra cachée à bord d'un bus, les destructions du patrimoine archéologique de la cité antique de Palmyre opérées par le groupe Etat islamique (EI ou Daech).

palmira
© GoogleLa destruction de la cité Palmira est aussi la destruction du passé.

Commentaire : Si Daesh est appuyé par la coalition, cette dernière n'est-elle donc pas responsable, elle aussi, de la destruction de Palmyre ?


"Les terroristes de l'EI pensaient que 2 tonnes d'or étaient enfouies à Palmyre. Quand ils ont compris qu'il n'y avait rien, ils ont commencé à exécuter des gens et à détruire Palmyre", a déclaré Khalil Hariri, directeur du Musée de Palmyre et expert de la cité antique de Palmyre, dont les propos ont été recueillis par Expressen.

Commentaire: A qui profite la destruction des vieilles cités historiques, patrimoine de l'humanité ? Qui peut être assez fou pour effacer de notre Histoire une mémoire, une civilisation et des œuvres d'art ; toutes ces choses qui font aussi la beauté de nos origines ?

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Syrie : les Russes en force, les Turcs sous pression

turquie
Beaucoup de personnes se demandent pourquoi l'axe Russie-Damas-Iran-Hezbollah a accepté un cessez-le-feu en Syrie alors qu'il était en phase de reconquête. Il y a plusieurs raisons à cela et de fins observateurs les ont déjà données : négocier en position de force, remettre Assad au centre du jeu (plus personne ne demande son départ), couper l'herbe sous le pied aux Saoudo-turcs... Pour ma part, l'un des éléments qui me paraît le plus important est, selon une antique tactique russe, le saucissonnage de la rébellion.

L'opposition à Assad est en ruines et divisée comme jamais entre ceux (minoritaires mais médiatiques) qui ont accepté la trêve et ceux, les djihadistes (majoritaires), qui la refusent. Désormais, toute ambiguïté est levée et le "camp du Bien" ne trouvera rien à y redire : ceux qui continuent le combat contre Assad sont des terroristes qu'il faudra traiter comme tel. On imagine l'immense malaise dans les salles de rédaction de la mafia médiatique occidentale... Déjà, des craquelures apparaissent dans des publications pourtant peu favorables à la position russe (Politico, Boston Globe, même Fox News qui nous fait un timide pas de danse).

Handcuffs

Loi Travail ou le nouvel esclavagisme


Commentaire : En France, on pourrait poser l'axiome suivant : toute personne impliquée dans la vie politique obtenant une charge particulière en rapport avec la fonction pour laquelle elle a été nommé est automatiquement incapable :

- de comprendre et se mettre à la place des gens qu'elle est censée représenter
- de s'adapter à la volonté des gens qu'elle est censée représenter
- d'apporter des solutions qui améliorent la vie des gens qu'elle est censée représenter

Car, en général cette personne :

- a un parcours aux antipodes des compétences requises
- a fait de la politique son métier
- poursuit un but ou un objectif qui lui est propre
- a des troubles de la personnalité qui faussent automatiquement son appréciation de la réalité.

Rien d'étonnant alors, tout sourire rayonnant, de proposer des réformes qui ne feront qu'accentuer la corvéabilité du travailleur moyen, son insatisfaction et son ressentiment en face d'un patronat toujours plus avide, froid et imperturbable, forcément ravi que ce type de réforme prépare au mieux, par exemple, l'arrivée du Traité Transatlantique.


loi travail
La future loi Travail de Myriam El Khomri empile les propositions les plus réactionnaires revendiquées par le patronat. Aucun gouvernement n'avait osé aller aussi loin dans l'abaissement des garanties collectives et des droits acquis par les luttes depuis des décennies !!

C'est un recul de plus de 80 ans, la disparition des conquis du Front Populaire, du CNR à la Libération, de 68 et de 1981. De quoi réjouir M. Kessler (ex n° 2 du Medef) qui avait dit tout haut le rêve patronal : « Effacer les acquis du programme du CNR ». Depuis un siècle le patronat dénonce ce « carcan » que serait le code du travail. De 1909 avec les déclarations du sénateur Touron : « Vos lois sociales coule une industrie déjà fragile » à 2006 et Laurence Parisot avec « La liberté de penser s'arrête là ou commence le droit du travail », le patronat a mené une offensive continue contre le droit des salariés !

Le premier inventaire des modifications qu'apporterait la loi est terrifiant

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Clair et net pour les russes : il n'y a pas de plan B en Syrie, et il n'y en aura pas

Le ministre russe des Affaires étrangères a exclu l'existence, présente ou future, d'un plan B concernant le règlement de la crise en Syrie, contrairement à ce qu'a commenté John Kerry, qui a prévu la partition de la Syrie en cas d'échec.

russes
Le misnistre russe des affaires étrangères, le gentleman Sergueï Lavrov



Commentaire : Les États-Unis mènent toujours leur politique diplomatique avec ambiguïté alors que les Russes sont très clairs dans leurs actions et leur paroles. Cette ambiguïté est aussi propice à la manipulation. Il faut constamment lire entre les lignes et observer les actions menées par les deux protagonistes. Les paroles ne sont pas suffisantes. Ce sont les faits qui comptent.


« On a tout dit sur ce plan B : il n'y en a pas, et il n'y en aura pas. Personne [ni la Russie, ni les États-Unis] ne l'envisage », a martelé Sergueï Lavrov, en répondant à la question des journalistes lui demandant de commenter la proposition des États-Unis sur les différents scénarios possibles pour l'avenir de la Syrie.

Le 22 février, les présidents russe et américain ont annoncé qu'un accord sur un plan de paix en Syrie avait été atteint. Le cessez-le-feu entre les troupes militaires syriennes et les groupes d'opposition entrera en vigueur le 27 février. Cependant, cet accord ne s'applique pas à l'État islamique et au Front al-Nosra. Vladimir Poutine a déclaré que ces organisations terroristes seraient prises pour cible jusqu'à leur anéantissement complet.

Commentaire: Vous pouvez lire aussi :


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Cessez-le-feu en Syrie : une immense victoire pour la Russie


Commentaire : Bien que la stratégie russe ait été remarquable dans le conflit syrien, n'oublions pas que les Maîtres de l'univers siégeant à Washington n'arrêteront jamais leur stratégie du chaos au Moyen-Orient. Face au revers syrien, ils peuvent toujours rassembler leurs forces et continuer leur œuvre de déstabilisation en Libye et au Yémen. Mais quand on sait à quel point il peut être difficile, voire impossible, de composer avec un esprit occidental manifestement dérangé, on se dit que les succès de la Russie tiennent tout de même du miracle.

La peur de la mort, et pourquoi les hommes ont besoin de héros :
Vladimir Poutine a fait une entrée spectaculaire sur la scène internationale à l'été 2014, en défendant les habitants de l'Est de l'Ukraine et de Crimée contre les assauts répétés du régime de Kiev soutenu par les Occidentaux. Il a ensuite consolidé son statut de dirigeant exceptionnel le 30 septembre 2015, quand il a ordonné à l'aviation russe d'intervenir en Syrie pour contrer la menace mondiale n°1 : l'État islamique, un groupe défini (et ce n'est pas un hasard) par sa capacité à susciter la peur de la mort chez le public occidental.

Aux yeux du peuple, cette intervention courageuse et efficace a de facto valu à Poutine le rôle de gardien de la paix mondiale, de dirigeant protecteur de la population. À travers l'intervention syrienne, Poutine est devenu, volontairement ou non, un héros d'envergure mondiale.

Traduit par Diane, vérifié et relu par Ludovic pour le Saker Francophone

russie vs usa
Le récent accord entre les États-Unis et la Russie ne résout rien réellement, il ne met même pas fin à la guerre, et les deux côtés manifestent beaucoup de prudence quant à sa future application. Et pourtant, c'est une immense victoire pour la Russie. Alors qu'il est encore trop tôt pour dire que «les Russes ont gagné en Syrie», je pense qu'il est juste, aujourd'hui, de dire que la position russe sur la Syrie l'a emporté. Voici pourquoi.

Premièrement : personne ne suggère plus que Assad sera renversé ou que Damas sera prise. Cela, à son tour, signifie que tout le monde a maintenant reconnu que la République arabe syrienne, soutenue par la Russie, a repoussé avec succès l'agression de l'immense coalition que les Anglosionistes ont construite pour renverser Assad.

Deuxièmement : la Russie a forcé le Conseil de Sécurité des Nations Unies et les États-Unis à admettre que l'immense majorité de ceux qui combattent Assad aujourd'hui sont des terroristes. Bien sûr, ce n'est pas de cette manière que cela a été exprimé, mais si vous observez les organisations que le Conseil de Sécurité de l'ONU a déclarées terroristes, alors vous avez déjà une majorité absolue des forces anti-Assad. Cela signifie que la légitimité morale et légale des forces anti-Assad est en lambeaux.

Troisièmement : indépendamment de ce que Erdogan cherche à faire, il y a maintenant des signes clairs que ni l'OTAN, ni l'Union européenne ni même le haut commandement militaire turc ne veulent une guerre avec la Russie. Et cela signifie que le jeu de Erdogan n'a pas payé et que toute sa politique syrienne est maintenant complètement morte. Gardez à l'esprit qu'après l'attaque perfide contre le SU-24 russe, le Kremlin s'est donné comme objectif politique de saakachviliser Erdogan. Ce but est presque atteint et l'avenir de Erdogan semble très, très sombre : tout le monde (à l'exception peut-être des Saoudiens) est dégoûté et fatigué de cet obsédé. Ce qui pourrait arriver de mieux à la Turquie aujourd'hui serait que les militaires se débarrassent de Erdogan et le remplacent par quelqu'un qui souhaiterait sincèrement réparer tous les dommages qu'il a causés.

USA

Cessez-le-feu en Syrie : les Etats-Unis préparent-ils la guerre?

Lavrov Kerry
Alors que le plan de paix en Syrie semble petit à petit tenter de se mettre en place (voir notre article à ce sujet ici), des groupes d'opposition acceptant de déposer temporairement les armes, les Etats Unis préparent un plan B, que le Secrétaire d'état américain J. Kerry annonce plus conflictuel, militaire.

A peine les deux présidents russes et américains avaient raccroché le téléphone, que les chefs du Pentagone et de la CIA exigent d'Obama de faire pression sur la Russie pour lui causer de sérieux problèmes, qui la fassent réfléchir. Des sanctions économiques encore plus fortes, soutenir militairement les groupes d'opposition. Article publié dans le Wall Street Journal le jour même de l'annonce du plan de paix, le 23. Les recettes classiques. Mais quelle est la faute de la Russie pour justifier tant d'hystérie: saper le travail américain de déstabilisation de la région. Ils doivent reprendre la main.

Alors que les forces militaires régulières syriennes ont accepté le cessez-le-feu, que les kurdes également. Le Haut Conseil pour les négociations (soutenu par l'Arabie saoudite) accepte de voir venir pendant les deux prochaines semaines.

D'autres hésitent. L'armée libre syrienne ne s'est pas encore prononcée. Il faut dire que, comme l'écrit tranquillement Euronews, dans certaines régions les rebels modérés sont alliés avec Al Nusra, sans pour autant être des radicaux. Bien sûr.

Commentaire: Quoi qu'il en soit, la Russie ne se fait aucune illusion sur les intentions de paix de Washington. Comme l'a souligné le ministre russe des Affaires étrangères, " les Etats-Unis et leurs alliés sont à la recherche de la guerre et non de la paix en Syrie."


Bomb

Les mercenaires de Blackwater et d'Al-Qaïda sont le bras armé secret de Washington dans sa guerre contre le Yémen

Blackwater
Le CASA C-212 de Blackwater dans le ciel de l’Afghanistan en train de larguer des provisions aux soldats de l’armée américaine.
L'implication américaine dans les bombardements de l'Arabie Saoudite au Yémen, et notamment les moyens que ces acteurs utilisent font apparaître «un terrorisme sponsorisé par un Etat» selon l'analyste Finian Cunningham.

Des entreprises de «sécurité» privées liées à la CIA combattent au Yémen dans le cadre de la campagne militaire de l'Arabie saoudite appuyée par les Etats-Unis. Des mercenaires affilés à Al-Qaïda sont également déployés sur place. L'association des entreprises privées avec des entités terroristes ne doit surprendre personne. Tout cela fait partie d'une machine de guerre illégale.

Les médias occidentaux peinent à couvrir le conflit au Yémen et encore moins le lourd déploiement de mercenaires occidentaux dans les combats sur place. Les rares reportages des médias sur Al-Qaïda et sur des groupes terroristes qui lui sont liés au Yémen sont présentés dans le cadre d'attaques intermittentes de drones menées par les Etats-Unis, ou accompagnés d'un récit mentionnant que les militants «profitent» du chaos pour «étendre» leur présence dans la péninsule arabe, comme ce reportage réalisé par le Washington Post.

Attention

Belgique : le bourgmestre de Knokke veut enfermer les réfugiés dans un Guantanamo, sans toutefois les torturer

Guantanamo
© Lemonde.fr"...todos los hombres [...] son dotados por su creador con ciertos derechos inalienables, y que entre ellos están la Vida, la libertad, y la búsqueda de la felicidad", pero existen excepciones... como Guantánamo.
Le bourgmestre de Knokke Leopold Lippens appelle dans les journaux de Sudpresse et dans le quotidien flamand De Tijd à la création pour les migrants qui ne sont pas en ordre de séjour, d'un camp comme à Guantanamo, sans les torturer".

"Soit ils ont la permission de rester, ils sont en règle, soit ils sont illégaux", souligne le bourgmestre de l'opulente cité balnéaire. "Qu'on les envoie dans leur pays et qu'on n'attende pas la décision du procureur du roi pour leur demander de quitter le pays dans les cinq jours", poursuit-il. Agé de 74 ans, le comte Lippens dit craindre pour l'avenir de la côte belge après la fermeture des aires réservées aux migrants à Calais. "Il y a 3 millions de musulmans qui veulent arriver en Europe", croit savoir l'homme fort du Zoute.

"Supposons qu'ils aient trois enfants. Ils seront 20 millions de plus dans 20 ans puis, un jour, ils seront 100 millions. On ne veut pas de cela. On aurait dû rester dans une Europe à 9 et fermer les frontières", conclut-il. Leopold Lippens assure n'être "pas raciste" tout en comparant la nécessité de "loger, avec des WC spéciaux" ces migrants alors que "20% des Belges n'ont pas droit à cela". Le bourgmestre applaudit la politique de fermeté de la N-VA qu'il oppose au laxisme socialiste.

Commentaire: La déshumanisation des réfugiés et la nazification des mentalités continuent :